Affichage des articles dont le libellé est france. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est france. Afficher tous les articles

mardi 9 août 2011

L'Occident se prépare à une invasion de la Somalie, sous prétexte humanitaire de combattre la famine et la sécheresse en Afrique.



Des signes très crédibles d'une proche invasion de la Somalie se font sentir. En effet, le président de l'Ouganda, pays voisin de la Somalie et allié des Etats-Unis, Yoweri Museveni, réclame une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Somalie. Le but avoué par les puissants est d'éradiquer la milice islamiste al-Shabaab, dont ils prétendent avoir la preuve de liens avec Al-Qaïda. Mais un observateur moindrement currieu de la situation internationale sait que al-Shabaab n’a absolument aucune puissance aérienne, ni même de missiles sol-air et probablement même pas de liens avec Al-Qaïda, c'est du moins ce que prétend le Centre national de lutte contre le terrorisme. Il faut rappeler que les militants d'al-Shabaab représentent environ 10 000 combattants (sur une population de 10 millions, donc +/- 1% de la population), et qu'ils sont pour la plupart des adolescents, qui se déplacent en "pick-ups". Ainsi, ce même observateur au cerveau éveillé saura dors et déjà que cette zone d’exclusion aérienne n’a d’autre but que celui de préparer le terrain à une invasion. Le président français Nicholas Sarkozy a déjà approuvé l'invasion de la Somalie, à condition que la demande vienne des instances internationales africaines.Ce contexte fait tristement penser à l'invasion de la Côte d'Ivoire en début de cette année, par les militaires français et avec la bénédiction des États-Unis et des instances internationales. C'est maintenant au tour de la France d'appuyer une action militaire des États-Unis, un juste retour du ballancier, j'imagine.

Les deux bélligérants de cette crise sont évidemment à dénoncer. Toutefois, le processus d'agravation de la crise provient probablement d'avantage des puissances internationales que du groupe al-Shabaab lui-même. D'ailleurs, les zones somaliennes où l’ONU a officiellement déclaré l’état de famine sont les mêmes qui se voient refuser depuis deux ans toute aide en nourriture. En fait, si ça fait plus de 6 mois que la famine de la corne africaine est prévisible, ce n'est que depuis le mois de juillet que l'ONU lui a réellement porté attention. Et depuis cet instant, l'aide se fait attendre impatiemment, puisque l'ONU reporte sans cesse l'arrivé des denrées aux populations, prétextant qu'il faut absolument former un pont aérien pour se faire. En fait, c’est Washington qui a refusé toute aide pour les régions de Somalie qui ne sont pas sous le contrôle du Gouvernement fédéral de transition (GFT). Cela signifie que l’aide humanitaire est limitée à quelques kilomètres carrés, et que malheureusement, sur les 3.7 millions de personnes qui sont menacées de famine en Somalie, 2.8 millions d’entre eux se trouvent dans le sud du pays, où le GFT n’a aucune autorité. Ainsi, toute organisation ou individu qui tentera d'apporter de l'aide aux populations du Sud seront considérées comme supporteur, voir complice de groupes terroristes.

Cette situation tordue s'apparente grandement à l'invasion de la Somalie par les États-Unis, au début des années 1990. À cette époque, pas moins de 30 000 soldats avaient étés déployés sous prétexte de livrer des denrées alimentaires aux enfants somaliens. Mais les faits avaient démontrés que leur intention principale était un changement de régime en Somalie. Et ce n'est qu'en 1994 que les étatsuniens avaient dû fuir la Somalie face à la tenacité et la résistance des populations locales, ainsi que la destruction du célèbre hélicoptère "Black Hawks" et l'exposition des cadavres de ses occupants devant les télévisions du monde, histoire amplement popularisée par le film hollywoodien qui porte le même nom que l'engin abattu... En fait, ça fait au moins 40 ans que les États-Unis sont déterminés à assurer leur contrôle sur cette région du monde. Pourquoi?

La Somalie est convoitée principalement pour sa situation géo-politique. En effet, ce pays est au coeur de la nouvelle ruée sur l’Afrique, située entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique, mais surtout bordé par le Golfe Persique, où transite une grande partie des marchandises commerciales, qui vont de l'Asie vers l'Europe. La Somalie se trouve donc à la croisée du commerce mondial maritime et aérien, avec ses quelques 90 vols commerciaux par jour. Il est donc évident que l'occident souhaite sécuriser et administrer ce territoire primordial à leur hégémonie. Surtout considérant les nombreuses attaques de convois commerciaux  maritimes transitants par le Golfe Persique par des pirates somaliens. Mais JAMAIS, nos instances internationales vous auront dit que ces pirates somaliens sont en faits atterrés par la misère et la pauvreté, portés aux armes par la cacophonie de leur estomac en souffrance. Les pauvres ne sont pas des terroristes, ils le deviennent lorsqu'on décide de faire abstraction de leur réalite. La plupart des conflits proviennent des innégalités créées par le système économique. Seul une révolution libéral-égalitariste viendra à bout des antagonistes sociaux modernes pour faire primer la logique et la raison humaine, face à la cupidité et l'égoïsme.




Lire La Suite...

vendredi 18 mars 2011

Libye : Le Canada et la France, une fois de plus coupable de crime de guerre!



Depuis plus d'une semaine, lorsque nos médias insistent trop sur la catastrophe nucléaire japonaise, ils passent à leur deuxième sujet préféré, la crise politique libyenne. Ceux-ci ne se gênent même plus pour qualifier ce conflit de "guerre civile". Toutefois, dans ces mêmes médias, on nous informait aujourd'hui que le Canada envoyait "six chasseurs CF-18 en direction de la Libye afin d'appuyer l'offensive de la communauté internationale contre le régime" et que la France annonçait que des “frappes militaires contre Kadhafi auront lieu rapidement”. Si les médias n'hésitent plus à qualifier ces événements de guerre civile, cela signifie alors qu'ils reconnaissent que le peuple libyen est divisé en au moins deux entités armées bien distinctes.

De quel droit le Canada et la France s'engageraient dans une voie militaire contre une partie du peuple libyen? Selon quelle logique l'ONU et la communauté internationale vont exiger la passivité aux militaires libyens sur leur propre territoire, en formant "une zone d'interdiction aérienne et terrestre"? Est-ce que nos gouvernements accepteraient une telle soumission dans une situation semblable? Pourquoi ne pas exiger le même respect des droits humains de ses alliés Israéliens à l'égard des Palestiniens, des Sri-Lankais face aux 'Tigres Tamouls' ou de l'armée colombienne qui supporte en secret les paramilitaires? Alors que tous les soulèvements armés de la Terre sont qualifiés de "terroristes", on qualifie le soulèvement libyen de "rebelles". Pourquoi ne pas condamner les bombardements étatsuniens contre les populations d''Irak et d'Afghanistan au même titre que les bombardements libyens? La vérité est que la communauté internationale protège ses intérêts et applique constamment le deux poids deux mesures et donc propage une justice injuste. Nous en avions fait le constat en 2004 avec la crise politique contre Aristide en Haïti, dans la Côte D’Ivoire de 2010 et maintenant cette perversion de l’ONU contre la Libye.

Ce texte n’est en RIEN un support à Kadhafi ou à son pseudo-socialisme d’État, mais une dénonciation de la malice entretenue par la communauté internationale, dont l’OTAN, l’ONU, le FMI et la Banque Mondiale sont les membres tentaculaires. Que les Canadiens et les Européens en soit bien conscient : toute intervention militaire sur le sol libyen est un crime contre l’Humanité au même titre que les bombardements libyens et une violation de la neutralité des institutions internationales. Les événements récents en Côte d’Ivoire et en Libye sont des occasions de remettre en question le fonctionnement anti-démocratique des institutions internationales, l’ONU, le FMI et la BM en tête. Au niveau international, notre priorité devrait être l’instauration d’une réelle instance démocratique, où TOUS les représentants seraient à tout moment révocables par les peuples respectifs. Nul besoin de vous rappeler que cela ne se fera pas par la simple volonté des peuples, mais par leur organisation en délégation révocable.


Lire La Suite...

mardi 15 février 2011

Réplique au texte "Aristocratie élective et stabilité du système" : D'autres systèmes démocratiques existent que le parlementarisme.


La lecture du texte “Aristocratie élective et stabilité du système“, publié sur le blog ChasseurDePuces, m’a incité à le partager ici avec vous, tout en y ajoutant mes propres réflexions personnelles. Il est simple de démontrer que nos démocraties parlementaires actuelles sont en fait des dictatures périodiques camouflées, surtout si le parti au pouvoir obtient la majorité des sièges. D’ailleurs, la plupart des ouvriers occidentaux n’ont obtenus le droit de vote qu’au milieu du 19e siècle. On avait alors ‘inventé’ les partis politiques, pour limiter les chances qu’un simple ouvrier gagne la direction de l’État national. La vérité est que la réelle démocratie n’est pas souhaitable pour nos élites locales et internationales. Au fil de l’Histoire, il leur a donc fallu ériger un système démocratique, mais élitiste. Cela est vrai à tous les paliers de gouvernances (municipal, provincial, mondial...). Imaginez un instant qu’il existe une organisation planétaire réellement démocratique. Vous ne pensez pas que les pays opprimés, majoritaires, imposeraient des “règles plus strictes” aux pays dominants, minoritaires? Le texte de Bernard Manin met habillement à jour les assises de notre système démocratique, qui se veut représentatif, mais de qui? Voici le texte en question tiré du blog ChasseurDePuces :

Manin expose l’idée que la procédure d’élection possède une ambiguïté intrinsèque. Cette procédure est simultanément et indéniablement démocratique et aristocratique. Démocratique parce que chaque vote de chaque citoyenNE a le même poids, mais aristocratique étant donné que les éluEs se doivent d’être différentEs et perçuEs comme supérieurEs aux votantEs.

Inégalité du mécanisme électif :

Analyse abstraite de quatre facteurs pour démontrer l’inégalité flagrante du mécanisme électif.

Préférence de personne : N’incite pas à élire des candidatEs selon leur mérite, mais selon des critères très arbitraires et personnels aux votantEs. Ce processus n’encourage pas l’égalité des chances contrairement au concours où les efforts, les actions ou les décisions des candidatEs seraient aussi tenus en compte.

Dynamique d’une situation de choix : Pour qu’unE candidatE soit préféréE à unE autre, il ou elle doit avoir une qualité appréciée par ses concitoyenNEs et rare chez les autres candidatEs. Les candidatEs se présentent donc parce qu’ils pensent qu’ils et elles peuvent être perçus comme supérieurEs à leurs concitoyenNEs sur certains aspects. Cette donnée est contraignante pour les candidatEs qui doivent faire certains choix et actions dans le but de se distinguer des autres candidatEs.

Contraintes cognitives : le relief des candidatEs est ce qui les différencie des votants ordinaires. Ce relief est contextuel, et les traits distinctifs choisis sont mis en lumière par la campagne électorale. Par contre celle-ci n’est pas un espace unique à la mise en valeur du relief, étant donné que certainEs candidatEs peuvent profiter d’un relief déjà connu par le public du fait de leurs relations sociales, politiques et économiques quotidiennes, qui correspond une campagne électorale permanente.

Coût de la diffusion : Aussi le seul aspect inégalitaire du mécanisme électoral pouvant être totalement éliminé. Par un financement public, les candidatEs n’ont pas à faire appel à la richesse des citoyenNEs pour se financer, donc n’ont pas à porter une attention particulière aux intérêts de ceux et celles qui les ont financéEs.


Par ces aspects, le mécanisme électif résulte en une aristocratie élective. Manin fait le choix du terme « aristocratie » pour des raisons historiques, mais explique que les élus sélectionnés ne sont pas nécessairement dans les élites existantes, parce que la supériorité des candidats est non seulement perçue, ce qui ne garantit pas l’excellence politique, mais qu’elle l’est dans un contexte donné. Ainsi, la nature même de l’élection résulte en la nomination d’individus qui sont différents des électeurs, différents et perçus comme supérieurs.


Stabilité :

Manin insiste sur le caractère ambigu de l’élection, ces deux facettes démocratique et aristocratique indissociables, et sur ce qui en résulte, la stabilité de l’institution. Cette dualité crée un accord stable autour de l’élection. Ainsi, les élites donnent leur approbation à un mécanisme qui leur réserve des fonctions représentatives et les citoyenNEs ordinaires donnent leur approbation à un mécanisme qui leur donne une voix égale dans l’arbitrage des élites pour les charges. En plus, la contrainte de distinction à laquelle sont soumis les candidatEs offre de la flexibilité et une certaine marge d’incertitude aux résultats des élections. Finalement, selon l’auteur, l’élection et le suffrage universel constituent un point d’équilibre argumentatif étant donné qu’en cas de protestation de puissants arguments peuvent être invoqués. Ça devient simple de rejeter la culpabilité des «mauvais choix électoraux» sur le vote que l’on critique l’aspect aristocratique ou radicalement démocratique de l’élection. Cette institution mixte permet donc la satisfaction des citoyenNEs et des élites, ce qui permet une stabilité du système.


La question à se poser maintenant est à qui profite cette stabilité? On sait que le capitalisme, par son développement, entraîne et accentue les déséquilibres sociaux. Nous en avions souligné quelques processus dans le texte "Pourquoi combattre le capitalisme : Ce que les libertariens et la droite refusent d'admettre".
Cela est vrai à l’intérieur d’une entreprise, d’un même pays, entre ses régions et même mondialement, entre les différents pays eux-mêmes. Si le système politique actuel ne favorise pas les débats citoyens ouverts, mais plutôt les échanges élitistes, on peut affirmer que notre système politique actuel favorise le statu-quo et donc la domination capitaliste. L’économie est en constante progression, mais alors qu’on assiste à des révolutions permanentes dans le domaine économique, la politique, elle, reste figée dans sa bureaucratie et son étapisme. Ainsi, nous pensons qu’il est primordial d’ériger un nouveau pouvoir politique citoyen, qui pourra substituer celui que nous avons présentement. Le nouveau pouvoir politique que nous construisons autour des principes libéral-égalitaristes sera légitime, représentatif, universellement applicable, mais surtout, par sa structure, actif et ouvert au débat citoyen.

Ce que nous proposons, c’est l’édification d’une instance politique de délégués révocables, semblable au gouvernement de la Commune de Paris (1871), mais amélioré, actualisé. Plus concrètement, nous proposons d’éliminer complètement les élections générales pour que les décisions soit prises par des délégués du peuple, qui seront à tout moment révocable. Ainsi, notre mouvement est totalement démocratique, car le peuple peut À TOUT MOMENT remplacer ses dirigeants s’ils ne sont pas en accord avec leurs décisions, contrairement aux dirigeants-dictateurs présents qui peuvent faire ce qu’ils veulent, jusqu’à la prochaine élection.   

Concrètement, ce que nous proposons, c’est que chaque citoyen se regroupe par 25 et élisent un délégué révocable. Ainsi, lorsque 25 délégués se rencontreront, ils pourront à leur tout élire un ‘super-délégué’ et ainsi de suite. Tous les délégués de tous les paliers sont à tout moment révocables, donc l’appareil politique pyramidal est parfaitement représentatif et démocratique. Si on formait une telle instance citoyenne avec les 7.5 millions de Québécois, notre pyramide politique de délégués révocables serait constituée de seulement 4 paliers politiques et assurerait une proximité entre le citoyen et le pouvoir politique. Une telle organisation, en France, serait tout aussi légitime et serait constituée de 5 paliers politiques qui représenteraient les 65 millions de Français. Si on finit par réunir ainsi la totalité des 7 milliards de terriens en groupes de 25, nous pourrons former la première instance démocratique planétaire de l’Humanité, en seulement 6 paliers de gouvernance. De telles organisations encouragent évidemment l’ouverture et la participation, car les assemblées citoyennes ne sont composées que de 25 individus, qui se connaissent généralement bien puisque ce sont eux qui ont librement conçu leur propre comité de citoyen. Un tel système politique est l’application pure et simple de la logique humaine, pu de frime ni de froufrou, faites place au libre débat intellectuel et à l’activisme citoyen, bref, la demos cratos.


Lire La Suite...