Affichage des articles dont le libellé est états-unis. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est états-unis. Afficher tous les articles

vendredi 9 septembre 2011

L'autre 11 septembre et la lutte contre l'autodétermination des peuples.


Ce texte est écrit à la mémoire de deux événements significatifs du 11 septembre : soit le 11 septembre 2001, date des célèbres attaques terroristes aux États-Unis et le 11 septembre 1973, date de l’assassinat de Salvador Allende et la prise du pouvoir d’Augusto Pinochet au Chili. Bien que ces deux moments historiques ne soient pas liés directement, ils ont néanmoins une base commune : ils sont le résultat d’un minutieux contrôle de l'économie par les grandes puissances. Depuis la chute généralisée des états se réclamant du communisme (mur de Berlin et U.R.S.S. en 1989 et 1991 respectivement), une certaine période de paix mondiale semblait régner. Pour comprendre les conflits actuels et ceux à venir, il faut comprendre que ce laps de paix éphémère fut précédé par de fortes turbulences planétaires. Le coup d’état chilien, survenu le 11 septembre 1973 en est un bon exemple et est à l’origine de la dernière vague mondiale d’assassinats ciblés dans le contexte de guerre froide qui régnait dans les années 60-70.

Chili, 1970, Salvador Allende, médecin de profession et marxiste avoué, est élu démocratiquement grâce à l’Unité populaire (une union de Partis politiques social-démocrates et communistes, de syndicats, d’organisations ouvrières et paysannes, etc.). Ils instaurent alors un régime socialiste, qui satisfaisait le peuple mais évidemment, mécontente le milieu des affaires (hausse des salaires, réforme agraire, nationalisations...). En 1973, après trois ans au pouvoir, un putsch militaire largement financé et supporté par les Etats-Unis, mettait fin de façon sanglante à l’expérience du socialisme démocratique du président chilien Salvador Allende. Cette journée fut caractérisée par une terrible panique populaire entraînée par le bombardement et l’invasion de la Moneda à Santiago (palais présidentiel) qui entraîna la mort d’Allende, l’invasion des rues par les soldats, la mise au silence des radios et des chaînes télévisées, les fusillades ininterrompues, les cadavres flottant à la dérive dans le Rio Mapocho... Environ 4000 personnes ont trouvées la mort et entre 500 000 et 1 millions de personnes fuirent le Chili. Ce fut la fin soudaine d’un mouvement qui regroupait les rêves d'égalité, de fraternité et de partage  de plusieurs millions de personnes, au Chili et ailleurs. "Un bon marxiste est un marxiste mort", soutenait Pinochet!

Par contre, Allende avait été très loin dans l’élaboration d’un socialisme démocratique et pluraliste (formé par plusieurs partis), en opposition avec l’U.R.S.S., la Corée du Nord, Cuba et leurs acolytes, qui ont tous optés pour la révolution à parti unique. Suite à la prise du pouvoir par Allende, la nationalisation des banques, des principales industries (cuivre, mines de fer et de salpêtre, ciment, métallurgie), la redistribution du pouvoir d’achat en faveur des plus pauvres, les réformes agraires, la réforme de la Constitution, etc. commença à inquiéter les classes aisées et les pays impérialistes. Avant son élection, les Etats-Unis avaient tout fait pour empêcher qu’Allende devienne le nouveau président de la république en finançant les principaux partis d’opposition, dont le parti politique Démocratie-Chrétienne (d'extrême droite idéologique). Le président étasunien de l’époque, Nixon, veut faire « crier » l’économie chilienne, pour utiliser sa propre expression. Il donne alors l’ordre à Washington de mettre fin à toute assistance économique et fait l’impossible pour précipiter la chute brutale des cours mondiaux du cuivre, principale ressource du Chili. Une fois la prise du pouvoir par Pinochet, les partis politiques furent dissous, la liberté d’expression et le droit de réunion supprimés, l’économie totalement privatisée. Il crée même une police politique nommée Direction d’information nationale (DINA), il se taille une Constitution sur mesure et s’auto amnistie par avance.

Comme si ce n’était pas assez, une forte alliance émerge entre les gouvernements despotiques du Chili, de l’Argentine, du Paraguay, de l’Uruguay, du Brésil et de la Bolivie afin de combattre l’ennemie que l’on surnomme à l'époque « le communisme mondial ». Une marée mondiale d’assassinats ciblés (France, Etats-Unis, Mexique, Espagne, Costa Rica, etc.) en résulte. On constate que c’est le coup d’État de Pinochet qui va déclencher une nouvelle vague d’assaut capitaliste sur le monde entier, principalement sur l’Amérique du Sud. C’est ainsi que va s’imposer, souvent avec violence extrême (ex : en Argentine de 1976-1983) la mise en place des politiques ultralibérales de l’Amérique Latine moderne. Le Chili a été, en quelque sorte, le laboratoire de cette politique de libéralisation. Aujourd’hui, bien que les dictatures sud-américaines aient tombées, les politiques mises en place, dans le feu et le sang, grâce à ces dictatures militaires, demeurent. Le devoir de conscientisation contre le coup d’état sinistre du 11 septembre 1973 nous impose de nous mobiliser contre les nouveaux coups de l’impérialisme étasunien et de ses alliés, dont le Canada, la France et la Grande-Bretagne, mais également des marchés financiers en général. Il n’est pas sans rappeler que le Canada a également participé au coup d’état de 2002, en Haïti, aux côtés de la France, les canadiens ont également supportés l'invasion de la Côte d'Ivoire par la France, au début de cette année, et les activités impérialistes du Canada ne font que s'accentuer depuis.

Les grands empires ont propagés pendant des siècles, par leurs actes barbares, l’injustice et la misère, afin d’assurer le maintient de leur hégémonie. Aujourd’hui, les bêtes qu’ils ont formées se retournent contre leur propre maître. Bien sûr, l’on ne parle pas ici d’Augusto Pinochet, mais des talibans et de Ben Laden. À la fin des années 70 s’installe en Afghanistan, pays à majorité tribale, un gouvernement pro-soviétique. Les Etats-Unis, qui voient cette évolution d’un très mauvais œil, décident de financer les principales tribus anti-soviétiques, dont les Talibans. En septembre 1979 survient l’assassinat du président afghan, ce qui enclenche une guerre civile. L’armée rouge soviétique décide d’intervenir, ce qui pousse également les Etats-Unis à agir. Afin de résister aux forces soviétiques, la CIA entraînera avec zèle, une armée de plusieurs milliers de mercenaires, dont Ben Laden. La guerre fait plus d’un million de morts et plusieurs milliers de déportés. Ces atrocités dureront 10 ans...

Aujourd’hui, plusieurs anciens alliés des impérialistes se sont tournés contre leurs anciens maîtres. La guerre de 2001 en Afghanistan est, en quelque sorte, la conséquence de leur désobéissance face à leur tuteur. La guerre en Irak n’avait aucun lien avec les attaques terroristes du 11 septembre, bien que les étasuniens aient tentés de nous le faire croire. Cette guerre était, bien avant tout, économique (c-à-d. impérialiste). Le but était de s’emparer de ressources pétrolières, mais également de priver l’approvisionnement de la Chine (dont l’ancien gouvernement Irakien était un grand exportateur). La Chine est pratiquement l’une des seules puissances qui peut réellement rivaliser avec les Etats-Unis. C’est pourquoi les États-Unis veulent essentiellement stopper son développement, par le rationnement de son pétrole.

Dans un monde où règne la quête effrénée du profit et de la libre concurrence à tout prix, il ne peut qu’exister une paix éphémère suivie de fortes périodes de guerre. Le capitalisme tend à monopoliser sans cesse le capital, donc le pouvoir, entre les mains du moins en moins de personnes, de régions, de pays. Donc, s’ils veulent garder leur position dominante, les grands empires devront s’attaquer entre eux, directement ou indirectement, afin de se redistribuer les richesses de la Terre ainsi que la main d’œuvre à bon marché. C’est ce qu’on appelle l’impérialisme. C’est dans cette optique que Lénine affirma que « quiconque désire une paix solide et démocratique doit être partisan de la guerre civile contre les gouvernements et la bourgeoisie ». Que tous les pacifistes du monde entier en tirent une leçon!
Lire La Suite...

mardi 9 août 2011

L'Occident se prépare à une invasion de la Somalie, sous prétexte humanitaire de combattre la famine et la sécheresse en Afrique.



Des signes très crédibles d'une proche invasion de la Somalie se font sentir. En effet, le président de l'Ouganda, pays voisin de la Somalie et allié des Etats-Unis, Yoweri Museveni, réclame une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Somalie. Le but avoué par les puissants est d'éradiquer la milice islamiste al-Shabaab, dont ils prétendent avoir la preuve de liens avec Al-Qaïda. Mais un observateur moindrement currieu de la situation internationale sait que al-Shabaab n’a absolument aucune puissance aérienne, ni même de missiles sol-air et probablement même pas de liens avec Al-Qaïda, c'est du moins ce que prétend le Centre national de lutte contre le terrorisme. Il faut rappeler que les militants d'al-Shabaab représentent environ 10 000 combattants (sur une population de 10 millions, donc +/- 1% de la population), et qu'ils sont pour la plupart des adolescents, qui se déplacent en "pick-ups". Ainsi, ce même observateur au cerveau éveillé saura dors et déjà que cette zone d’exclusion aérienne n’a d’autre but que celui de préparer le terrain à une invasion. Le président français Nicholas Sarkozy a déjà approuvé l'invasion de la Somalie, à condition que la demande vienne des instances internationales africaines.Ce contexte fait tristement penser à l'invasion de la Côte d'Ivoire en début de cette année, par les militaires français et avec la bénédiction des États-Unis et des instances internationales. C'est maintenant au tour de la France d'appuyer une action militaire des États-Unis, un juste retour du ballancier, j'imagine.

Les deux bélligérants de cette crise sont évidemment à dénoncer. Toutefois, le processus d'agravation de la crise provient probablement d'avantage des puissances internationales que du groupe al-Shabaab lui-même. D'ailleurs, les zones somaliennes où l’ONU a officiellement déclaré l’état de famine sont les mêmes qui se voient refuser depuis deux ans toute aide en nourriture. En fait, si ça fait plus de 6 mois que la famine de la corne africaine est prévisible, ce n'est que depuis le mois de juillet que l'ONU lui a réellement porté attention. Et depuis cet instant, l'aide se fait attendre impatiemment, puisque l'ONU reporte sans cesse l'arrivé des denrées aux populations, prétextant qu'il faut absolument former un pont aérien pour se faire. En fait, c’est Washington qui a refusé toute aide pour les régions de Somalie qui ne sont pas sous le contrôle du Gouvernement fédéral de transition (GFT). Cela signifie que l’aide humanitaire est limitée à quelques kilomètres carrés, et que malheureusement, sur les 3.7 millions de personnes qui sont menacées de famine en Somalie, 2.8 millions d’entre eux se trouvent dans le sud du pays, où le GFT n’a aucune autorité. Ainsi, toute organisation ou individu qui tentera d'apporter de l'aide aux populations du Sud seront considérées comme supporteur, voir complice de groupes terroristes.

Cette situation tordue s'apparente grandement à l'invasion de la Somalie par les États-Unis, au début des années 1990. À cette époque, pas moins de 30 000 soldats avaient étés déployés sous prétexte de livrer des denrées alimentaires aux enfants somaliens. Mais les faits avaient démontrés que leur intention principale était un changement de régime en Somalie. Et ce n'est qu'en 1994 que les étatsuniens avaient dû fuir la Somalie face à la tenacité et la résistance des populations locales, ainsi que la destruction du célèbre hélicoptère "Black Hawks" et l'exposition des cadavres de ses occupants devant les télévisions du monde, histoire amplement popularisée par le film hollywoodien qui porte le même nom que l'engin abattu... En fait, ça fait au moins 40 ans que les États-Unis sont déterminés à assurer leur contrôle sur cette région du monde. Pourquoi?

La Somalie est convoitée principalement pour sa situation géo-politique. En effet, ce pays est au coeur de la nouvelle ruée sur l’Afrique, située entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique, mais surtout bordé par le Golfe Persique, où transite une grande partie des marchandises commerciales, qui vont de l'Asie vers l'Europe. La Somalie se trouve donc à la croisée du commerce mondial maritime et aérien, avec ses quelques 90 vols commerciaux par jour. Il est donc évident que l'occident souhaite sécuriser et administrer ce territoire primordial à leur hégémonie. Surtout considérant les nombreuses attaques de convois commerciaux  maritimes transitants par le Golfe Persique par des pirates somaliens. Mais JAMAIS, nos instances internationales vous auront dit que ces pirates somaliens sont en faits atterrés par la misère et la pauvreté, portés aux armes par la cacophonie de leur estomac en souffrance. Les pauvres ne sont pas des terroristes, ils le deviennent lorsqu'on décide de faire abstraction de leur réalite. La plupart des conflits proviennent des innégalités créées par le système économique. Seul une révolution libéral-égalitariste viendra à bout des antagonistes sociaux modernes pour faire primer la logique et la raison humaine, face à la cupidité et l'égoïsme.




Lire La Suite...

lundi 18 avril 2011

Agonie du dollars US, retour de la Crise Économique et dislocation géopolitique mondiale.



Dès la mise en ligne de ce blog, en février 2010, l’un de mes premiers texte portait sur la “Fin de la crise économique? Est-ce qu'on se fiche de nous ou quoi!?”. Dans ce texte, je soulignais l’inévitable retour de la crise économique de 2008, dont le principal facteur est la sur-abondance de devise US sur le marché mondial, ainsi qu’un déséquilibre du pouvoir d’achat du citoyen moyen. J’avais alors évoqué la flambée des prix des ressources primaires et la hausse des taux d’intérêt des banques comme coup de barre fatal de la classe moyenne et de son État providence, déjà sur-endetté.

Aujourd’hui, comme en 2008, la majorité des ‘experts’ économistes prétendent que tout ira bien, qu’il est impensable d’imaginer une banqueroute des États-Unis, puisqu’il suffit à la banque centrale, la FED, d’imprimer des Dollars. De cette façon, l’inflation qui découlerait d’une forte création monétaire ferait perdre de la valeur au dollars US, ce qui viendrait noyer et amoindrir la valeur de la dette américaine. Cela aurait donc un double effet bénéfique : éviter les mesures d’austérité drastiques que la moyenne des étatsuniens ne pourraient supporter, puis un allégement du niveau d’endettement national. Toutefois, cela pourrait être vrai si la devise US avait encore la prestance qu’elle a déjà eue : tant qu’il y a des acheteurs étrangers de dollars US, le déficit étatsunien sera financé par les pays acheteurs de cette devise. Mais qu’adviendra t-il lorsque personne ne voudra se procurer cette devise?

Le dollars US a déjà perdu de son emprise. Saddam Hussein l’avait d’abord abandonné au profit de l’Euro, avant d’être renversé par l’invasion des États-Unis. Depuis, l’Iran (2006) et les pays de l’Alliance Bolivarienne pour les Amériques (ALBA, en 2009), dont le Venezuela, ont fait de même. Plus récemment, le dollars US a continué de perdre de de sa prestance depuis 2008, et peine aujourd'hui à dominer les échanges internationaux face aux autres monnaies. Le récent séisme japonais et la crise nucléaire qui a suivi n’ont fait qu’accentuer ce processus. En effet, pour financer la reconstruction, le gouvernement japonais prévoit vendre plusieurs actifs de bonds du trésors étatsuniens, ce qui aura pour effet d’augmenter l’offre de cette devise et donc d’en abaisser sa valeur. Mais plus la valeur de cette devise baisse, plus les détenteurs de cette devise voudront s’en débarrasser, ce qui aura pour effet de faire chuter sa valeur encore plus, et ainsi de suite...

Parallèlement à la division économique qui croît, sous la pression de la chute de valeur du dollars US, des divisions politique internationales ressurgissent. La crise libyenne et la crise ivoirienne ont servi de puissant accélérateur de la dislocation géopolitique mondiale, accentuant les divisions à l’intérieur même du camp occidental. Devant la frustration des créanciers du gouvernement étatsunien, même le Front Monétaire International (FMI) ne se gêne plus pour partager publiquement ses critiques face à la gestion de l’économie étatsunienne, et prétends même que “les États-Unis ne sont pas crédibles quand ils parlent de réduire leurs déficits”. En référence à la récente paralysie évitée du gouvernement étatsunien, où démocrates et républicains se sont confrontés pour une infime partie du budget des États-Unis, le Laboratoire Économique d’Anticipation Politique (LEAP) se questionne : “si pour quelques dizaines de milliards USD de réduction des déficits, le système politique américain atteint un tel degré de paralysie, que va-t-il se passer quand dans les mois à venir vont s’imposer des réductions de plusieurs centaines de milliards USD par an?” Certains, dont le nouveau gouverneur de Californie, Jerry Brown, n’hésitent pas d’évoquer le spectre de la guerre civile. L’empire s’écroule de l’intérieur, alors qu’il est de plus en plus abandonné par ses alliés internationaux.

En référence aux "faux dollars" imprimés par la FED depuis plusieurs années, le LEAP nous apprenait que ce sera au moins “20 000 milliards de ces actifs-fantômes qui vont s’envoler en fumée à partir de l’Automne 2011". Parmi ces moyens d’y parvenir, il faut compter sur une forte hausse des taux d’intérêts bancaires, afin de forcer le remboursement des dettes, la poursuite de la dégringolade des fonds de pensions et des caisses de retraites, la perte d’actifs en bourse et les faillites financières qui en découleront. Sans oublier que “l’insolvabilité fédérale est désormais au coin de la rue”, selon Richard Fisher, président de la Réserve Fédérale de Dallas. Un effondrement précipité serait évidemment catastrophique pour les pays gravitant trop près de la sphère US. Les citoyens accepteront-ils encore et encore de payer pour les délires perfides de leurs élites politiques et économiques?
Lire La Suite...

mardi 22 février 2011

Échanges sur les causes des révoltes en Afrique et aux États-Unis.

Ce billet est la publication intégrale (jusqu'à ce jour) d'un débat FaceBook concernant les réelles causes des révoltes en Tunisie, en Égypte et aux États-Unis. Il fait suite à la publication controversée de notre texte "Les États-Unis suivent l’exemple de l’Égypte : Siège populaire du capitole du Wisconsin pour protester contre les mesures d’austérité". Vous êtes invités à y contribuer.  ;0)


  • Alain Dupuis Il va y avoir des brainwasher libertarien qui vont trouver ça paradisiaque... pour eux.



  • Marc Saindon Les gens du Wisconsin sont des suppôts de Satan... Glenn Beck le dit.



  • Révolution Citoyenne lol

    @Alain : Mais même l'application du programme libertarien mènera à une guerre civile et donc une révolution.



  • David Caron
    Bon, encore le méchant système capitaliste qui vient nous faire du mal! :(

    1- Les travailleurs du secteur public du Wisconsin contribuent à la hauteur de 1% pour leur pension, ça veut dire que les payeurs de taxes en paient 99%. Le gouverneu...r veut que les employés paient 5,8% ( Ouhhhh! le méchant!).

    2- Un professeur du Wisconsin gagne 78 000$ par année (180 jours de travail).

    3- Les employés du secteur public paient 6% de leur assurance santé, le gouverneur veut le mettre à 12%, encore en deçà de la moyenne nationale.

    4- On oublie de mentionner la contre-manifestation au capitole du Wisconsin. C'est loin d'être tout les Wisconsinois (?) qui appuient les syndicats. N'oubliez pas que le gouverneur vient seulement d'être élu, les gens l'ont élus pour ça. Il fait seulement ce pourquoi les gens l'ont élu pour!

    5- Au final, si le gouvernement ne touche pas au acquis, on va juste en sacrer une coupe de travailleurs dehors, gros progrès!

    C'est aussi bien drôle de voir que les anti-capitalistes reprennent à leur compte les révoltes dans les pays du Maghreb. Je tiens à préciser que la révolte à débuter en Tunisie après qu'un marchand de fruit se soit fait tabasser par la police parce qu'il avait pas les permis nécessaire. Il s'est immolé pour protester contre le fait que le gouvernement l'empêchait d'avoir son propre commerce. Les gens se révoltent en grande partie contre la coercition gouvernemental pas contre le système économique...


  • Dominic Lachance Combo breaker!



  • Jason Keays Le système économique et le gouvernement sont la même chose guys. Le gouvernement est l'entité qui régule le système économique. Les dictateurs comme Moubarak avait la job de bras des États-Unis.


  • Révolution Citoyenne
    ‎@David : Je n’ai jamais dit que le capitalisme était “méchant” en soit. Il a joué un rôle éminemment révolutionnaire pendant au moins 250 ans! Mai s il est vrai qu’aujourd’hui, il est périmé, et qu’il n’arrive plus à répartir convenablemen...t la richesse, les responsabilités et le travail et qu’en se développant, il accentue les déséquilibres sociaux.

    Mon intention n’était pas de juger si les revendications du secteur publique du Wisconsin étaient bonne ou mauvaise. Je voulais surtout souligner la polarisation de l’opinion publique aux États-Unis. En cela, votre contribution est appréciée. De toute façon, on en trouvera toujours des plus misérables que nous pour justifier une baisse de la qualité de vie. Selon cette logique, si on trouve des travailleurs encore plus lamentables que ceux du Wisconsin, on pourrait les citer en exemple pour justifier encore d’avantage de réductions salariales, non? Ce que nous dénonçons, c’est d’avantage le fait que ce soit toujours les mêmes individus (en tant que classes et strates) qui paient, alors que ceux qui s’accaparent de la richesse des peuples ne sont que très rarement importunés.

    Vous dites “les gens l'ont élus pour ça”. Probablement de la même façon dont nous avons élu Jean Charest pour :
    -Réduire les impôts et taxes
    -Réinvestir massivement dans le réseau publique (éducation, santé, personnes âgés et handicapés, etc.)
    -Réduire la taille de l’État notamment par les PPP et la baisse de la bureaucratie

    Sauf que...il n’a réduit les taxes et imports que pour les classes favorisées, il n’a pratiquement pas investi dans le réseau publique tout comme il n’a pas réduit la bureaucratie et les PPP n’étaient finalement qu’une stratégie afin de rendre ‘socialement acceptable’ la collusion et la corruption. Mais comme vous dites, on l’a élu pour ça! Ce que je veux dire, c’est que puisque nous vivons PAS en démocratie, mais en dictature périodique, n’importe qui peut nous dire ce qu’il veut pendant une élection et l’interpréter comme bon lui semble une fois qu’il est élu.


     


  • Révolution Citoyenne
    Maintenant cela étant dit, si vous êtes incapable de voir que les révoltes du Maghreb (ET D’AILLEURS) ne sont pas le fruit des déséquilibres engendrés par le capitalisme, c’est simplement que vous refusez de le voir.

    -À prime à bord, l’Isla...m est anti-capitaliste, ses valeurs centrales sont le partage, le respect et la simplicité volontaire par une lutte à la sur-consommation. C’est même écrit dans le Coran! À l’inverse, le judaïsme vénère la richesse et le pouvoir financier. N’est-ce pas justement eux qui ont créés les premières banques? Le christianisme, lui, est un dérivé du judaïsme et valorise tout autant la richesse financière, la précarité sur Terre pour se garantir le paradis par la suite. Je ne dit pas que ce qui se passe en Tunisie se limite à une lutte de religion, mais certainement une lutte de points de vue, de fondements idéologiques.

    Vous dites “la révolte à débuter en Tunisie après qu'un marchand de fruit se soit fait tabasser”. Cela est vrai. Mais si vous refusez de voir plus loin, je ne suis pas surpris de constater que vous soyez perdu. Le marchand de fruit, justement, pourquoi ne s’est-il pas révolté il y a 30 ans? Pourtant, l’État avait plutôt la même forme à cette époque. Pourquoi avoir attendu tout ce temps et pourquoi s’immoler pour un chariot de fruits? Parce que ce marchand venait d’une famille très pauvre, parce qu’il était diplômé, mais incapable de trouver un meilleur emploi, et surtout parce que ce chariot de fruit était tout ce qui lui restait comme richesse sociale. Pensez-vous qu’il se serait immolé si lui ou ses parents avaient étés riches? Probablement pas puisque sa condition n’aurait pas été aussi précaire. Il aurait probablement acheté un autre chariot de fruits et aurait essayer d’oublier toute cette affaire. Vous savez, des canadiens ont également étés maltraités par la police canadienne lors du dernier G-20. Pourtant, malgré l’énormité de la “coercition gouvernemental” canadienne et les arrestations arbitraires comme jamais dans l’Histoire canadienne, il n’y a pas eu de mouvement de révolte comme en Tunisie. Peut-être que quelqu’un aurait dû s’immoler ou quoi?

    La révolte populaire a été rendue possible parce qu’il subsistait les conditions économiques, spirituelles et sociales favorables à son éclatement. Vous dites que cela est dû à cause de la “coercition gouvernemental”, il faudrait d’avantage parler de coercition économique. Vous ne semblez pas réaliser que cette coercition pourrait également venir de la bourgeoisie, et que ses répercussions serait très semblables. Il parait que la famille Ben Ali possédait +/- 50% des parts de pratiquement toutes les entreprises rentables de Tunisie. Vous ne trouvez pas que cette structure économique est très semblable aux trust, aux franchises et aux sociétés par action? La réalité, c’est que la coercition pourrait venir de n’importe quelle appareil social dominant, le résultat serait le même. N’y a t’il pas justement des gens qui protestent contre la puissance des syndicats? En Tunisie, l’État n’est qu’un voile et n’a servi qu’à accélérer la concentration du pouvoir économique national. Pourquoi pensez-vous que Ben Ali était copin-copin avec ses amis européens et américains?
    -Parce qu’il s’est emparé de l’économie de son pays par le jeu de la compétition capitaliste. Okay, il est vrai qu’il a usé de certains privilèges, qu’il était au courant d’information qu’il forçait les entreprises à l’accepter comme ‘actionnaire’, mais la même situation aurait pu prévaloir pour un bourgeois ordinaire...
    -MAIS SURTOUT parce qu’il permettait à la bourgeoisie des pays dominants d’avoir de la main-d’oeuvre qualifiée à moins de 100$ par mois.

    En d’autres mots, il sert les intérêts capitalistes, et donc on le laisse faire. L’Amérique, l’Europe et la Chine ont besoins de ressources naturelles et de main-d’oeuvre à bon marché, l’asservissement des peuples est nécessaire pour maintenir LEUR système de domination planétaire. Sans cela, c’est tout le système capitaliste qui tombera.

    Chaque baisse de salaire ou de qualité de vie des travailleurs en Afrique sert de prétexte pour baisser les conditions de vie des travailleurs occidentaux. Vous devez réaliser que le capitalisme force les terriens à entrer en compétition entre-eux pour s’approprier les miettes dont la bourgeoisie veut bien leur laisser. L’Histoire nous a démontré que dans un système où le capitalisme serait réellement libre, RIEN n’empêcherait les entreprises de rémunérer ses travailleurs le plus bas possible. Surtout en contexte d’extrême chômage et de population inactive comme on vit présentement. Ais-je besoins de vous rappeler que dans votre système merveilleux, l’humain est une marchandise comme les autres qu’on échange sur le “marché du travail” et qu’on essaye d’avoir le plus de qualité au moindre coût? On lui donnera le stricte minimum pour qu’il puisse “s’entretenir” et s’assurer qu’il sera encore là le lendemain.

    C’est contre cela que se bat les Tunisiens, c’est contre cette perte de contrôle de l’économie et de leur échanges avec les autres que se bat les étatsuniens du Wisconsin et d’ailleurs. Je ne dis pas que tous les individus arrivent à cette conclusion, je ne prétends même pas que ce soit la majorité. Mais si vous observez de plus près, vous verrez “qu’à gauche comme à droite” de l’échiquier politique, ce qu’on réclame, c’est d’être maître de son travail et de permettre une libre émancipation économique et sociale. Toutes les luttes sociales convergent vers ces mêmes revendications. Et cela, ni la droite capitaliste, ni la gauche étatique ne pourra nous l’offrir.




  • Dominique Marceau ‎"Finish him move" pour aller dans le sens de Dominic ;0)



  • Révolution Citoyenne Exactement! Jason touche un point important, merci!
    À toute les périodes de l'Histoire, l'État n'a été que l'appareil répressif pour maintenir la classe dominante au pouvoir.



  • Jason Keays
    on dit le comité de gestion,,,ou l'arbitre qui gère les chicanes entre les classes capitalistes concurrente.

    C'est comme ca que les Égyptiens ont réussi a se débrasser de Moubarak. En faisant des grèves et de gigantesques manifestations, la... classe patronnal a vu ses investissements étrangers diminuer et leur indice boursier chûter. Il devait donc se distancer de Moubarak. Ils ont donc changé le dictateur, mais le régime na nullement changé.

    L'Appareil réppréssif égyptien est le deuxième plus grand bénéficiaire de l'aide Américaine après Israël.

     


  • Révolution Citoyenne
    Aucun régime ne changera réellement tant qu'une réelle instance politique citoyenne ne sera constituée pour remplacer le système précédent (ou plutôt actuel). Seul les délégations RÉVOCABLES hérités de la Commune de Paris de 1871 peuvent se...rvir d'alternative selon moi. Il suffit d'actualiser le principe, et c'est exactement ce que nous faisons. Notre mouvement se nomme libéral-égalitariste, si cela vous intéresse. ;0)

Vous pouvez ICI consulter l'échange intégral sur FaceBook


Lire La Suite...

dimanche 20 février 2011

Les États-Unis suivent l’exemple de l’Égypte : Siège populaire du capitole du Wisconsin pour protester contre les mesures d’austérité.



Le 15 février dernier, le Capitole du Wisconsin, à Madison, a été envahi par une foule d’environ 100 000 protestataires venus scander leur désapprobation face aux mesures financières proposées par leur gouverneur. En effet, le gouverneur républicain Scott Walker, nouvellement élu depuis 7 semaines, propose aux travailleurs de réduire leurs pensions, augmenter les frais de l'assurance-maladie et l’âge de la retraite, tout en limogeant les syndicats. Par exemple, on veut réduire les droits de négociation collective pour les employés du secteur public pour qu’ils ne puissent plus négocier au sujet des prestations, des pensions ou autre avantage social, mais seulement au sujet des salaires. Le gouverneur Walker insiste sur le fait que ces ‘concessions’ des travailleurs sont indispensables pour combler un manque de 3,6 milliards de dollars dans le budget du Wisconsin. Pourtant, il n’y a rien dans les mesures financières rendues publiques par Scott Walker qui pourrait limiter les ‘bonus’ aux dirigeants d’entreprises, les profits faramineux ou même encourager une  hausse des salaires des ouvriers.

Ce sont ces mesures économiques partisanes et inégales que les citoyens du Wisconsin sont venus dénoncer au capitole de Madison. Tout comme leurs frères Tunisiens, de plus en plus d’étatsuniens s’insurgent pour dénoncer les inégalités sociales qui s’accentues aux États-Unis et dans le monde. Notre lutte est analogue et les solutions qui s’offrent à nous sont tout aussi similaires : soit vous défendez les pseudo-valeurs de ‘liberté économique’ défendues par la classe capitaliste, ou bien on joint la lutte des sociaux-démocrates et des syndicalistes qui réclament plus d’équité par des mesures arbitraires. Mais les gens d’expérience savent, par la théorie ou par l’intuition, que ces deux voies sont vouées à l’échec et mèneront à l’appauvrissement et l’endoctrinement des populations. Par asphyxie économique de la bourgeoisie proposée par la droite, ou par le chantage des subventions et les cotisations syndicales proposées par la gauche. Nous l’avons constaté avec l’expérience d’Electrolux au Québec, qui a préféré déménager au Tennessee, alléché par les subventions de l’État. À première vue, cela peut sembler favorable pour les travailleurs étasuniens, mais ce sont quand même les contribuables du Tennessee qui ont payé ces 132$ millions pour attirer Electrolux. De plus, comme nous l’avons souligné dans notre texte “Fermeture d’Electrolux à l’Assomption: Est-ce que les Québécois ont besoins de plus d’exemples pour voir que ça pu d'allure?”, le gouverneur du Tennessee a promis à Electrolux une main-doeuvre industrielle rémunérée aussi bas que 14,60$ de l'heure, sans protection syndicale.

Les citoyens du Québec, des États-Unis et d’ailleurs doivent savoir qu’il existe une troisième voie. Non pas celle de l’État répressif et omniprésent, ni celle de la bourgeoisie et de son exploitation capitaliste, mais la voie du pouvoir citoyen, de l’individu. Tout au long de l’Histoire, les marxistes ont lutés pour que le travail social revienne à la société, à chaque individus. Il y a eu des faux-pas, il faut l’admettre, mais la revendication centrale de notre lutte doit toujours être que le fruit du travail social, le profit, revienne à l’individu, non pas à une organisation. Pour ne pas commettre les erreurs du passé, il est essentiel de faire cette distinction : la richesse sociale n’appartient ni à la bourgeoisie, ni à l’État, mais identiquement à chaque individu. Telle est la seule réconciliation possible entre les idéaux de la gauche et de la droite politique qui mèneront inévitablement à une révolution mondiale et à un surpassement du capitalisme. Sans cela, les antagonismes de classes, dont les soulèvements en Tunisie, au Wisconsin, en Islande ou en Chine ne sont qu’une révélation, ne cesseront jamais de s’amplifier.


Suivez et participez aux échanges et aux questionnements qu'ont suscité ce texte.
Lire La Suite...

mardi 2 novembre 2010

Quand la FED frémit, les États-Unis tremblent et le monde craque.




La Fed entame aujourd'hui une réunion très attendue sur sa politique monétaire. En effet, la situation économique aux États-Unis s'est dégradée à un point tel qu'une grande partie des étatsuniens ne parvient plus à se loger et se nourrir convenablement et ce, malgré les plans de relance économiques de Bush et d'Obama pour sauver leurs banques nationales qui avaient fait de mauvais choix financiers. La FED est maintenant muselée, sans pouvoir, elle ne peut plus baisser son taux d'intérêt directeur, celui-ci étant déjà à 0.25%. Entre 2008 et 2010, cet organisme privé a imprimé l'équivalent de 1900 milliards de dollars US et a tenté par tous les moyens de l'injectée dans l'économie réelle, mais sans résultats concrets.

Les analystes économiques prédisent qu'aujourd'hui, dans sa réunion sur la politique monétaire, la FED optera de nouveau pour le seul pouvoir qu'il lui reste : la création monétaire, c'est-à-dire imprimer encore plus d'argent. Plusieurs de ces analystes, dont nous partageons l'analyse, prédisent déjà que l'injection de nouvelle liquidité sera totalement innutile :
Ils "ont estimé qu'avec 981 milliards de dollars de réserves non utilisées dans le système bancaire et 943 milliards de trésorerie disponible dans les entreprises américaines, imprimer quelques centaines de milliards de plus pourrait revenir à jeter de l'argent dans un puits.” «Les entreprises sont déjà assises sur des montagnes d'argent et n'investissent pas. Les prêts aux consommateurs sont déjà plutôt bon marché et la consommation n'augmente pas», souligne l'économiste Mark Thoma, de l'Université de l'Oregon.

Cela montre le ridicule de l'affaire : électrifier toute l'Afrique et procurer de l'eau potable à ses millions d'habitants coûterait environ 150 milliards, mais on préfère imprimer de l'argent pour financier et sauver un système économique dépassé et à la dérive. Nous ne le répéterons jamais assez, le problème est que le citoyen commun est déjà trop endetté et que son salaire est à la baisse, alors que les prix des services et des produits sont à la hausse. On pourrait distribuer 6000$ à chaque citoyen étatsunien (l'équivalent des 1900 milliards des plans de sauvetage économiques), cela ne réglerait absolument rien!

L’essence même du capitalisme veut que le Capital se monopolise sans cesse et de plus en plus vite. Cela signifie que de plus en plus d'argent est entre les mains de moins en moins de personnes. Par exemple, si autrefois les entreprises se contentaient d'environ 5% de rentabilité par année, aujourd'hui, elles ne se contentent même pas des 15%, voir même 20% qu’elles atteignent! Si on injecte inlassablement de plus en plus de Capital dans le système actuel mais qu'au bout de la ligne la quasi totalité revient aux même personnes, on est pas plus avancé! Surtout que ce sera au citoyen, par ses impôts et par l'inflation, de financer ces plans de relances. Citoyen qui, je vous le répète, est déjà étouffé par les dettes et les dépenses quotidiennes.

Ne pensez pas que nous sommes épargnés de cela au Québec et au Canada. Tout ce qui arrive aux États-Unis affectera inévitablement le Canada. C’est exactement l’argument que notre élite politique et économique a utilisé pour promouvoir le plan de relance économique ici, au Canada. Bien que nous n'en n'aillons pas beaucoup entendu parlé, le Canada également a eu son plan de relance économique. S'il n'était que de 150 milliards, il faut comprendre que la population canadienne est environ dix fois moins nombreuse qu'aux États-Unis. Toute proportion gardée, nous avons eu un plan de relance canadien à la hauteur de 78% de celui des États-Unis. Triste avenir pour les contribuables canadiens qui ont un destin plutôt semblable à celui des États-Unis, eux qui voient leurs revenus diminuer et leurs dépenses augmentées au quotidien.

Le libéralisme économique et le capitalisme en général ont démontrés leurs parti prix en faveur des grands propriétaires de capitaux. Cela n'est pas récent, bien au contraire! La fin du 19e siècle avait déjà laissé présagé les problèmes d'un Capital national trop monopolisé, il en résulta la première guerre mondiale. L'euphorie économique qui s'en suivi entraîna une crise de surproduction, puis une crise bancaire dans les années 1930. La deuxième guerre mondiale étant le prolongement de la première, vous avez ensuite la seconde euphorie économique mondiale et la tentative d'imbriquer la totalité de l'économie mondiale. La chute du communisme en 1991 a été l'étape finale de ces greffes économiques. Maintenant que l'économie est saturée, qu'il n'y a plus de grands marché à conquérir et que ni les États, ni les citoyens sont en mesure de sauver le système économique, qui le fera?



Lire La Suite...

lundi 18 octobre 2010

En réponse à "Si les mineurs avaient été québécois"

En réponse à "Si les mineurs avaient été québécois"
-http://www.leblogueduql.org/2010/10/si-les-mineurs-avaient-ete-quebecois.html-

Merci pour cette merveilleuse histoire, exagérée bien sûr, mais qui met en lumière les grands problème de la gestion en commun de la société. L'individualisme généré par le système capitaliste n'est pas plus merveilleux pour autant. Voici une version Étasunienne du désastre qu'a dû subir des travailleurs miniers, ensouvelis sous terre au Chili. Dans cette nouvelle histoire, une mine s'effondre près de la frontière entre les États-Unis et le Mexique et 33 mineurs restent enfouis sous 700 mètres de terre :

-Les médias et le gouvernement tentent d'étouffer l'affaire et manipulant l'information: il n'y aurait qu'un seul mineur, sous seulement 10 mètres de terre.

-L'armé et la police tentent de repousser les journalistes citoyens du site pour ne pas que les conditions de travail des travailleurs illégaux mexicains fasse de nouveau manchette.

-Les médias nationaux, complices, font une campagne commune de désinformation pour convaincre le publique étasunien que les travailleurs mexicains méritent l'asphyxie sous terre puisqu'ils ne sont pas de fidèles chrétiens orthodoxes.

-On décide de ne pas forer de trous et d'abandonner les mineurs sous terre car les bénéfices et les profits ne valent pas les dépenses pour les libérer.

-L'OTAN déclenche une guerre contre le Mexique puisque le drapeau des États-Unis aurait été brulé au Mexique en représailles à l'abandon des recherches.
Lire La Suite...