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jeudi 14 juillet 2011

Débat Social en préparation à la Révolution : Similitudes et disparités entre les libertariens et les libéral-égalitaristes



Cette publication est un extrait de mes échanges avec des libertariens du blog "Le Québécois Libre" et du texte "Bouchons de circulation, ponts fermés, etc.: Et si les routes étaient privées?". Voici ma première réplique :

En bon marxiste (en opposition au communistes), je ne suis pas contre la privatisation du réseau routier. Je suis en faveur de toute privatisation d'ailleurs. Mais cela DOIT aller de pair avec une juste répartition du capital social. Si les habitants d'un quartier ne veulent pas investir dans leur réseau routier, il n'en tient qu'à eux. Mais encore faut-il qu'ils en aient le choix!

Il est facile d'imaginer dans la structure que vous proposez qu'il y aura des quartiers "démunis", avec des chemin en gravelle, alors que les quartier plus riches auront de jolies dalles de béton, avec fontaines et toutes les splendeurs imaginables. Pourquoi certains individus habitant "dans les mauvais quartiers" n'auraient pas le droit de passer sur des viaducs sécuritaires?

Il est évident que la privatisation totale de l'économie ne peut être séparée d'une démocratisation de celle-ci, c'est-à-dire d'une juste répartition du capital social.

Pierre-Yves
@Francis Ducharme
"Les étatistes ne sont pas contre la privatisation d'un système routier pour les points que vous avez soulevez (qui sont beacoup trop recherchés et logiques pour des argument étatistes), mais seulement parce que, selon eux les routes c'est trop important pour être dans les mains des méchants capitalistes."

On s'entend que c'est un point de vue idiot. Et contradictoire, comme d'habitude chez les étatistes qui lamentent les calamités issues de la gestion étatique pour immédiatement réclamer davantage de gestion étatique, comme si le problème pouvait être sa propre solution, et quitte a s'enfarger dans des sophismes ahurissants de bêtise. Mais les étatistes se foutent d'avoir l'air stupide, en autant qu'il réussissent a terroriser tous ceux qui ne sont pas d'accord avec eux. C'est un phénomène de meute.
Par contre on ne peut pas concevoir la gouvernance d'un système de routes privées de la même façon que celle d'une chaine de Couche-Tard, c'est tout de que je voulais dire.

@André Franc-Shi:
"Il est évident que la privatisation totale de l'économie ne peut être séparée d'une démocratisation de celle-ci, c'est-à-dire d'une juste répartition du capital social."

Quand vous écrivez des phrases qui ne veulent rien dire, ou qui sont même des contradictions dans leurs termes, ce serait gentil de faire au moins l'effort de définir vos concepts.
Donc S.V.P. définissez "démocratisation". Puis définissez "capital social", et expliquez en quoi ce capital social différerait a ce point du capital financier que sa privatisation pourrait NE PAS entraîner automatiquement sa démocratisation.

Question de rattrapage: en supposant que ce soit tout de même le cas, fournissez UN exemple de mécanisme visant a forcer ce que vous avez défini plus haut sous le terme "démocratisation", et qui ne constituerait pas en-soi un processus coercitif et donc, anti-démocratique.
Vous avez 2,000 pages au maximum (ca devrait suffire pour noyer le poisson).

Steven
@Pierre-Yves
"Question de rattrapage: en supposant que ce soit tout de même le cas, fournissez UN exemple de mécanisme visant a forcer ce que vous avez défini plus haut sous le terme "démocratisation", et qui ne constituerait pas en-soi un processus coercitif et donc, anti-démocratique."
Si je comprend bien, vous ne percevez pas la démocratie comme un système coercitif? Pour moi, il l'est pas à peu près. C'est la volonté de la majorité d'imposer son contrôle (souvent de manière coercitive) sur la minorité...
André Franc-Shi
Je suis en accord avec Steven. La démocratie représentative est, dans sa forme, coercitif et anti-démocratique. Il y a possibilité que TOUS les êtres humains puissent s'épanouir librement, vous savez? Cela se fait par la démocratisation du capital social que j'ai souligné plus haut. Le capital social est l'ensemble de la richesse formée par la société humaine, par chaque terrien. Et sa démocratisation est sa juste répartition et le fait de laisser libre arbitre à CHAQUE individu d'investir librement dans le projet qu'il souhaite.

Il me ferait plaisir d'élaborer ici de nouveau les concepts libéral-égalitaristes, toutefois, les dernières fois que j'ai tenté de publier un commentaire un sois peu élaboré sur ce forum, ils furent effacés par LE (ou les) administrateurs de ce blog. Je ne me ferai pas encore avoir à écrire ces 2,000 pages... ;o)

Marianne
En d'autres termes, le capital social c'est la vieille lune communiste "produit par chacun selon ses possibilités ; redistribué à chacun selon ses besoins". Seigneur ... On sait où cela a mené.
André Franc-Shi
@Marianne : "On sait où cela a mené"
À quel contexte historique, CONCRÈTEMENT, faites-vous référence au juste?
Si vous confondez le libéral-égalitarisme au communisme, c'est que vous n'y connaissez strictement RIEN aux mouvements révolutionnaires! Ce serait comme confondre les anarchistes aux staliniens!
B. Vallée
« Si vous confondez le libéral-égalitarisme au communisme, c'est que vous n'y connaissez strictement RIEN aux mouvements révolutionnaires! Ce serait comme confondre les anarchistes aux staliniens! »
Et les sceptiques seront confondus-dus-dus-dus !

« Il y a possibilité que TOUS les êtres humains puissent s'épanouir librement, vous savez? Cela se fait par la démocratisation du capital social que j'ai souligné plus haut. Le capital social est l'ensemble de la richesse formée par la société humaine, par chaque terrien. Et sa démocratisation est sa juste répartition et le fait de laisser libre arbitre à CHAQUE individu d'investir librement dans le projet qu'il souhaite. »
Oh, quelle magnifique envolée ! Voilà assez d'air chaud pour gonfler une douzaine de mongolfières !

André Franc-Shi
Malheureusement, l'envolée de montgolfières est présentement limitée à l'Afrique et l'Europe...mais d'ici quelques mois, les montgolfières émergeront d'un peu partout dans le monde... :op
Marianne
J'ai l'impression d'avoir déjà lu ce genre de commentaires, à l'époque signés d'un nom comme l'Affranchi" (A. Franc-Shi ?). Whatever. Concepts bidons, invectives contre ceux qui ne les achètent pas, invocation du "contexte historique", convocation des anarchistes vs les staliniens, on est une fois de plus en plein délire gauchiste. Pfft.

Tiens, si, "capital social", cela me fait penser au slogan "Capital soleil", créé il y a quelques années par des communicateurs inspirés à partir de notions dermatologiques approcimatives et utilisé ensuite ad nauseam dans le marketing des crèmes solaires. C'est à peu près aussi sérieux que "capital social". Et encore, ceux qui entendaient ce discours avaient au moins la liberté d'acheter ou de ne pas acheter la crème solaire.

Pour mémoire, le mot important dans la phrase précédente est "liberté".
H. Bernard 
@André Franc-Shi
''À quel contexte historique, CONCRÈTEMENT, faites-vous référence au juste?''
... devine...
Steven
@ André Franc-Shi,
On est en accord sur le fait que la démocratie représentative est coercitive. Cependant, ma position est que toute forme de démocratie est coercitive. La nature même de la démocratie est "la loi de la majorité". La majorité peut faire ce qu'elle veut avec la minorité.

J'aimerais que vous définissiez Capital social. Je sais ce qu'est le capital technique, le capital humain et le capital financier. Cependant, je ne sais pas ce qu'est le capital social et j'ai de la difficulté à m'imaginer ce que c'est. J'entend souvent le terme mais personne ne le définit jamais.

De plus, je vois mal comment on peut attribuer toute forme de capital de façon démocratique. Dans un système de libre-marché, ce sont les consommateurs, qui par leurs achats, décident qu'elles entreprises prospéreront et détiendront donc une part plus importante de capital. Encore dans ce système, les entreprises possédant le plus de capital seront celles ayant réussi à offrir les biens et services les plus en demande par la population au meilleur prix. Dans notre exemple de routes, les entreprises permettant aux personnes se déplaçant d'arriver le plus vite du point A au point B et au moindre coût possible seront celles qui prospéreront le plus et finiront par avoir le plus de capital. Si à un certain point elles ne désservent plus bien la population, elles commenceront à perdre du capital car les entreprises désservant mieux la population seront en mesures de se l'approprier.
André Franc-Shi.
@H. Bernard : “... devine...” Je sais à quoi Marianne tente de faire référence, je lui demande une situation concrète pour lui PROUVER qu’il faut parfois chercher un peu plus loin et qu’il ne faut pas se fier aux ‘étiquette’ grégaires.

@Steven : Encore une fois, vous me servez une opportunité en OR d’expliquer nos concepts. Si je me rappel bien, c’est justement vous qui aviez alimenté la conversation de la dernière fois, avant que je ne sois censuré... (Désolé d’insister, je l’ai encore de travers....).Vous qui devez bien connaître Adamn Smith et Ricardo, j’espère que vous saurez souligner les similitudes qui nous unissent. Nous sommes les défendeurs assidus du libre marcher, le marcher où TOUS les humains seront libres.

Vous dites : “ma position est que toute forme de démocratie est coercitive”
La démocratie, par définition (Demos cratos), c’est la gestion (ou l’administration) par le peuple. En ce sens, je suis d’accord avec vous que la démocratie représentative parlementaire est coercitive et anti-démocratique, car elle exclu une partie des citoyens du très peu de décisions auxquels ils ont droit. Mais il ne faut pas associer la démocratie ni aux élections, ni au parlementarisme, ni même à la représentativité. La démocratie est un concept à part entière.

D’une certaine façon, le marché que l’on connaît aujourd’hu est démocratique, car tous les êtres humains y participent. MAIS, ils ne peuvent y participer équitablement si l’on se fie qu’aux conditions économiques. De plus, le marché du travail assujetti l’humain, le force à se vendre au plus offrant. Si le marché est “démocratique”, le marché du travail est tout le contraire : c’est de la prostitution sociale où nous tous, prostitués, entrons en compétitions les uns contre les autres, et par le fait même, réduisant sans cesse nos conditions de vie (à l’échelle planétaire, le processus est effarent!).

La meilleur définition du capital social est probablement celle écrite par Karl Marx dans son oeuvre Le Capital. Mais dans mes mots, le capital, c’est le surplus qui n’est pas nécessaire pour maintenir la production; et le Capital Social, c’est l’ensemble du capital de l’humanité. Il faut savoir que ce concept est très vaste : le savoir, la connaissance humaine fait partie intégrante du capital social. Par exemple, sans les formules mathématiques de Pythagore, il aurait été impossible même pour Bill Gates, d’inventer windows! Mais Bill Gates a eu besoins du savoir de l’informatique, du moulage de plastique et de métaux, de l'alphabet grecque et des chiffres arabes pour codifier son programme. Mais si Bill Gates avait eu à payer les droits d’auteurs aux descendants de ces inventions, son programme Windows aurait été INVENDABLE! Cela n’est qu’un exemple, je tiens à le souligner. Une question qui va dans ce sens : comment faites-vous pour rémunérer le travail domestique d’un conjoint ou l’éducation des enfants à la maison? Ou même le bénévolat ou le travail communautaire? Il y a une panoplie de travaux qui ne sont pas du tout rémunérés et qui sont pourtant indispensables.

Maintenant, vous dites “je vois mal comment on peut attribuer toute forme de capital de façon démocratique”. Et si on prenait le PIB et qu’on le divisait équitablement entre chaque individus afin qu’ils l’investissent comme bon leur semble? Si on faisait ainsi au Canada, on pourrait déjà offrir plus de 3000$ par mois à CHAQUE individus, femmes, hommes, enfants, vieillards, handicapés.... Si une telle révolution se produit sur la planète (qu’on prend le PIB mondial, divisé par le nombre de terriens), on pourrait déjà offrir plus de 950$ par mois à TOUS les terriens! Notre richesse et notre prospérité (en occident) a dépendu et dépends toujours de la soumission économique des autres peuples, pourtant, une grande partie des populations productrices de richesse vit avec moins de 30$ par mois, alors qu’ils ont légitimement droit à 950$.

NOUS SOMMES LES VRAIS DÉFENSEURS DU LIBÉRALISME ÉCONOMIQUE !
La révolution libérale-égalitariste balayera TOUS les pouvoirs économiques des États. L’État ne servira qu’à faire des lois (par exemple, le niveau admissible de plomb dans la peinture), mais n’aura AUCUN pouvoir de dépenser (pas de taxes, pas d’impôts, pas de redevances, NIET).

Dans un système libéral-égalitariste, chaque individu se verra attribué le même pourvoir économique, une portion pour l’investissement personnel (admettons 80%), une portion pour l’investissement démocratique (admettons 20%). L’investissement personnel sert à faire des achats personnels, de type marchandise (dans un marché libre, le consommateur reste maître de sa consommation; d’une certaine façon, un achat équivaut à un vote). La portion investissement démocratique sert à remplacer la forme d’État passéiste que nous connaissons aujourd’hui. Le citoyen est libre d’investir cette portion dans le projet qu’il souhaite : une coopérative, une entreprise privée, l’exploration spatiale, le reboisement, la défense nationale, le réseau de santé et d’éducation ou pourquoi pas réparer les routes? (En référence à ce billet). Ainsi, l’économie est démocratisé à son fin de cycle, mais également à son origine.

Il n’y a pas plus pure démocratie. Oubliez la démocratie proportionnelle ou la démocratie participative, vous avez la fusion parfaire entre les deux. Aucune minorité mise de côté, aucun mécanisme de “démocratie à deux vitesses”.Maintenant, je penses que c’est assez. C’est encore très loins des 20 000 pages, mais on tape au moins les 4000 mots... :op
J’attends assurément vos critiques, si vous désirez poursuivre cet échange...
Mathieu NV
Le problème est le suivant, la logique de vouloir redistribuer tout de façon égalitaire ne tient pas la route d'un point de vue philosophique pour l'être humain.

Pourquoi? Parce que nous ne sommes pas des abeilles et autant dire que si on me donne le même salaire que mon voisin, je vais probablement avoir aucun incitatif pour vouloir me dépasser de faire des études ou de partir ma propre entreprise qui comporte une certaine dose de risques.

Or, sans réel motivation de vouloir améliorer son sort et d'entreprendre, Bill Gates n'aurait jamais conçu un système d'exploitation graphique pour rendre le PC accessible aux gens n'ayant pas de grosses connaissances en informatique.

Plutôt Bill Gates aurait dit, qu'est-ce que cela donne de vouloir faire quelque chose oû il y a moindrement de risque de pas réussir, si j'ai la même chose que mon voisin.

Par contre si vous voulez parler des théories originales du crédit social (à ne pas confondre avec les partis politiques du même nom qui se sont éloignés de ces théories assez rapidement), autant dire que cette théorie ressemble davantage à de la fraude légalisée. Pourquoi? Parce que justement pour mettre un tel système en oeuvre, faut imprimer de l'argent tout en augmentant considérablement le pouvoir de la banque d'état. Or, le Zimbabwe me vient en tête avec une telle situation.
LBII
1- Par rapport à l'exemple des connaissances et du droit d'auteur, je ne pense pas qu'il y aura beaucoup de monde pour vous contredire ici : à la base, le concept de « propriété intellectuelle » n'est pas très prisé chez les libertariens. Il y a des textes là-dessus dans la section principale du site.
2- Il en va de même pour votre concept de démocratie : vous devez savoir que quand on plaide pour la fin de l'interventionnisme gouvernemental, en général on peut se montrer dubitatif devant le système qui permet de légitimer ledit gouvernement, quel qu'il soit.

3- Vous oubliez totalement le concept de propriété individuelle : comment pouvez-vous parler de liberté économique alors que vous refusez aux gens la propriété du fruit de leurs efforts légitiment gagné soit par leur travail, soit par les revenus d'une entreprise qui leur appartient, soit par l'intérêt de ce qu'ils ont épargné? Vous plaidez pour une redistribution, c'est à dire pour le vol organisé d'une partie de la population en faveur du reste de la population moins nantie au nom de principes humainitaires, et c'est là que le bas blesse : dans votre conception du monde, il est légitime de faire ce pilliage redistributif, alors que dans la conception libertarienne des choses, le fait de prendre 1$ des 100 000$ de Pierre pour le donner à Paul qui n'en a que 1000$ est TOTALEMENT illégitime peu importe la raison : les 100 000$ de Pierre, s'il ne les as pas volé, sont à lui et il est immoral de lui voler, même si Paul crève de faim. Cependant, rien ne devrait empêcher Pierre, seulement et seulement s'il le désire, de se départir volontairement de 50$ en faisant un chèque à Paul pour que ce dernier se paye une épicerie pour une semaine, par exemple.

Votre système, M. André, n'a rien de libéral : il repose sur l'écrasement de certains individus au détriment de d'autre. Le système défendu ici défend la liberté des gens d'user de leurs forces et de leurs talents librement et sans contraintes. Naturellement, vous allez probablement me sortir le baratin habituel sur l'inégalité des chances, mais que voulez-vous, la vie crée les humains inégalement de façon naturelle. Qui plus est, les générateurs d'inégalités sont bien souvent ceux qui prétendent vouloir les éliminer. Tiens, n'avez-vous pas pensé que justement, en limitant le droit des « plus riches » à conserver ce qui leur appartient de façon légitime, vous les rendez inégaux par rapport à ceux vers qui vous aller redistribuer les richesses? À moins qu'en plus de vouloir voler les plus riches en faveur des plus pauvres, vous nous annoncez en plus que vous voulez contrôler les naissances... !

André Franc-Shi.
@Mathieu NV : “la logique de vouloir redistribuer tout de façon égalitaire ne tient pas la route d'un point de vue philosophique pour l'être humain”. Dites cela aux philosophes qui sont venus à une conclusion opposée à la vôtre... à moins que vous ne considériez philosophe que les individus qui pensent comme vous?

“je vais probablement avoir aucun incitatif pour vouloir me dépasser de faire des études”. Si cela est votre impression, vous aurez le droit de rester chez-vous et de vous ennuyer. Après un certain temps, je suis convaincu que vous trouverez quelque chose d’utile à faire. L’ennui est probablement la PIRE détresse d’un être humain...

Vous rajoutez que “partir ma propre entreprise qui comporte une certaine dose de risques”. Mais c’est que vous n’avez pas compris le système proposé. Il n’y a plus de risques économiques à prendre! Si vous avez un projet à développer, vous pourrez le faire avec VOTRE capital social, ainsi que l’investissement démocratique que les autres individus voudront bien investir dans votre projet. Le capital investissement devient ainsi “gratuit” pour ceux qui ont des projets intéressant pour les autres citoyens, sans risques pour l’entrepreneur.

Vous parlez de Bill Gates comme s’il était un gros paresseux. N’identifiez pas votre sort au sien. J’ai programmé énormément de programmes informatiques dans mon enfance (et je le fais quelques fois encore). Non pas pour l’enrichissement, car je n’en ai JAMAIS tiré une seule cent, mais parce que cela m’intéressait, parce que je voulais créer un programme qui me permettrait de sauver du temps et des efforts, mais surtout, parce que je voulais produire quelque chose que les autres auraient pu utilisé. Ça m’aurait rendu énormément fier...mais ce ne fut malheureusement pas le cas....peu importe. Quoi qu’il en soit, je ne l’ai JAMAIS fait pour l’incitatif financier, et je suis certain que je ne suis pas le seul au monde à penser ainsi, ni dans le domaine de l’information, ni ailleurs. Que ceux qui font les chose pour des raisons strictement pécunières cessent leur activité, j’en ai rien à branllé, ils se trouveront autre chose à faire...peut-être élever eux-même leurs enfants, pour faire changement ?!?
Je ne fais aucune référence au “crédit social”.
André Franc-Shi.
@LBII :
1 et 2 - Je sais que plusieurs points nous rapprochent des libertariens. En fait, je penses que la SEULE différence serait le fait que vous refusez de constater que la bourgeoisie et la formoisie sont des classes exploiteuses et que c’est leurs actions réciproques qui engendrent les disparités économiques globales. Vous semblez penser magiquement que l’abolition des États entraînera plus de justice et d’égalité, mais cela n’est que le premier pas vers une révolution en profondeur de l’économie. Un seul point de discordance, mais un sacré gros, non ?!?

3 - Nous ne sommes pas totalement en défaveur de la “propriété individuelle”. Les individus peuvent s’acheter ce qu’ils veulent avec leur investissement personnel.

Vous dites “Vous plaidez pour une redistribution, c'est à dire pour le vol organisé”. Je penses que cette phrase est plus que sophistique, qu’elle est emprunte d’une idée préfaite, de préjugés (une idée de classe comme dirait Mao :0). Le vol, surtout dans cette situation subjective, c’est comme le bien ou le mal : il repose sur des idées socialement acceptées, à une période historique donnée. Ce que vous qualifiez de marché du travail, c’est de l’asservissement et ce que vous qualifiez de “juste rémunération salariale” est en fait un racquet économique. C’est évident selon les lois du marché : plus il y aura de misère, plus les salaire seront revus à la baisse, car plus il y aura de travailleurs prêts à faire ce travail pour une rémunération toujours plus faible. Cela va de pair avec les conditions de vies et les conditions de travail. Si vous trouvez que les être humains sont libres dans ces ‘ententes sociales’, je penses que nos similitudes idéologiques s’arrêtent là. Suite à la révolution libéral-égalitariste, le salariat sera ABOLI, la rémunération personnelle sera considérée comme de la fraude, comme un vol, puisque le capital amassé l’a été avec le savoir historique de l’humanité, avec l’encouragement social et avec la force physique et intellectuelle des autres. L’être humain est un être social vous savez, chaque oeuvre, chaque action, dépends de celle des autres. Ce qui est considéré comme du vol aujourd’hui ne le sera peut-être pas toujours...et vice versa. Il faut savoir que ce que vous qualifiez de vol, l’est parce que l’État que vous détestez tant, l’a attesté et a défendu ce droit avec acharnement pendant plus de 300 ans.

Lors de notre révolution libérale-égalitariste, les entrepreneurs que sont Steve Jobs, Bill Gates et compagnie seront libre d’investir le capital social de leur entreprise dans ce qu’ils souhaitent. Ils restent maître de leur travail si leur entreprise est privé et qu’il en sont les propriétaires. Toutefois, ils ne pourront s’attribuer despotiquement un salaire personnel avec la richesse accumulée par leur travail ainsi que celui des autres individus de la société.

Et vous poursuivez avec cette phrase vide de sens : “Votre système, M. André, n'a rien de libéral : il repose sur l'écrasement de certains individus au détriment de d'autre” Et vous pensez qu’il n’y aura pas d’individus “écrasés” dans votre système au pseudo-libre-marche? Vous pensez réellement que tous les être humains seront inclus dans les activités sociales? Je penses que vous êtes de mauvaise foi si vous pensez cela....

“Le système défendu ici défend la liberté des gens d'user de leurs forces et de leurs talents librement et sans contraintes. “ Vous parlez du système libéral-égalitariste proposé, c’est bien cela? Vous savez, il y a des milliers d’individus au Québec avec pleins de talents et qui ne pourront JAMAIS s’épanouir et réaliser leur projet librement pour cause économique.

Moi je suis convaincu qu’en laissant les individus le plus libre possible, sans contraintes d’aucune sorte, on aura beaucoup plus d’humains innovant, actifs et prêts à s’investir dans des projets. N’est-ce pas justement la raison pour laquelle vous désirez abolir l’État? Tout le monde a ou a eu des rêves de jeunesse; mais combien les ont réellement tentés de les réaliser? Ce n’est souvent pas par manque de volonté, mais plutôt par manque de possibilité....
Kevin
Pourquoi étudier pendant 20 ans si je suis pour avoir le même salaire qu'un vendeur de char? Pourquoi prendre un emploi qui est plus stressant si il vaut exactement la même chose?

Au fait, dans votre système, si une personne épargne son 950 par mois et s'achète de la machinerie pour produire quelque chose d'utile et décide de vendre ce produit à quelqu'un. Cette personne va s'enrichir et éventuellement posséder plus, peut-être démarer une autre entreprise et obtenir beaucoup plus que 950$ par mois. Allez vous lui prendre chacun des fruits de son travail pour les redistribuer?
Kevin
"C’est évident selon les lois du marché : plus il y aura de misère, plus les salaire seront revus à la baisse, car plus il y aura de travailleurs prêts à faire ce travail pour une rémunération toujours plus faible. Cela va de pair avec les conditions de vies et les conditions de travail."

Pourquoi tu inventes des choses comme ça? Est-ce que tu me vois parler de monstre mangeur d'argent qui volent dans le ciel? Pourquoi est-ce que dans ta mise en situation, tu négliges de mentionner qu'il n'existe pas un nombre fixe d'emploi disponible et non plus un nombre fixe d'entrepreneurs? Ton exemple ne vaut strictement rien parce qu'il ne colle pas à la réalité.
Ça gosse des "théoricien fucké" qui inventent des théories stupides et qui sont trop facile à démentir....
André Franc-Shi.
@Kevin : "des théories stupides et qui sont trop facile à démentir"
Et l'évocation de "monstre mangeur d'argent" est votre façon de démentir mes propos? "Pourquoi tu inventes des choses comme ça?" Parce que c'est la stricte vérité! Pourquoi pensez-vous que l'on appel cela "le marché du travail"? Simplement parce que le travail humain est considéré comme une marchandise comme un autre, qui s'échange selon les lois de l'offre et de la demande. Si j'ai bien compris, vous renier cela?

"Pourquoi étudier pendant 20 ans si je suis pour avoir le même salaire qu'un vendeur de char?" Si tu n'aime pas ce que tu étudie, t'es mieux d'étudier autre chose. Dans le système libéral-égalitariste, "l'étudiant" aura également droit à son revenu, tout comme le travailleur, car ils oeuvrent tous deux pour la prospérité de l'Humanité. J'avoue toutefois que le système d'éducation aura un URGENT besoins de démolition collatérale. Il faut fusionner l'éducation à l'action sur le terrain; ceux-ci ne peuvent être dissociables.

"si une personne épargne son 950 par mois et s'achète de la machinerie pour produire quelque chose d'utile et décide de vendre ce produit à quelqu'un. Cette personne va s'enrichir et éventuellement posséder plus, peut-être démarer une autre entreprise et obtenir beaucoup plus que 950$ par mois."
Cette personne aura bien de la difficulté à vivre avec moins de 950$ par mois, vous en conviendrai. Mais admettons qu'elle l'épargne et refuse d'utiliser l'investissement démocratique de ses concitoyens pour démarrer son entreprise, elle le pourra. RIEN ne peut l'empêcher! Toutefois, les chiffres d'affaires de son entreprise devront être rendus publiques et le capital social généré par son action et celui de ses collègues (par son entreprise), sera inclus avec le reste du capital social et redistribué mensuellement. Je vous le répète, le salariat sera aboli et le capital, socialisé!
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dimanche 29 mai 2011

Comment les libéral-égalitaristes, contrairement aux 'communistes', surpasseront les antagonistes sociaux.

Cet extrait est la deuxième partie de mes échanges avec l'auteur du blog l'Agitateur, suite à une réplique à son texte "Quand la répétition devient une performativité". Voici comment celui-ci a réagi, lorsque j'ai fait le rapprochement entre la théorie passéiste qu'il propose et le piège stalinien de l'État économique fort.
    • Vous êtes ridicule. Nous voulons l’abolition de l’État, du salariat et des classes sociales. Nous sommes très loin d’être des staliniens. Vous nous accusez de choses que nous critiquons depuis longtemps. Cela doit faire deux ans que nous expliquons la même chose, sous divers aspects : nous voulons le communisme, c’est-à-dire la mise en commun des moyens de production, redistribution et de diffusion; bref, une propriété commune. Ce dont vous traitez n’a absolument rien à voir avec nous.

      Néanmoins, l’erreur que vous faites dans toute votre analyse – et nsrgnt l’a bien démontré – est que vous vous limitez à voir la réalité comme un ensemble de choses isolés dans leur temps et espace, indépendantes et autonomes les unes des autres. Vous écartez le mouvement dialectique même de l’histoire (notre trajectoire préhistorique jusqu’à aujourd’hui en tant que société humaine totale) et de tout ce qu’il comprend (actions subjectives, langage, structures objectivés, individus, intersubjectivité, etc). Vos propositions sont techniques, dans la mesure où elles préservent l’ordre établi actuel (le capitalisme) en lui donnant un visage humain (acceptable, juste, tolérable, bon). Or, même humain le capitalisme reste du capitalisme et ses mécanismes du marché ne se changeront pas pour vous, ni personne : c’est dans la nature intrinsèque à la relation sociale qu’est le capitalisme que se forme l’exploitation, l’expropriation, les rapports de dominations et tout rapport inégalitaire.

      Pour faire simple, vous imaginez un monde impossible dans le cadre capitaliste. Vous développez vos idées et réflexions à partir d’un constat positiviste, c’est-à-dire que la réalité d’aujourd’hui est comme elle est, et ce qui compte est de gérer le tout selon les meilleures façons possibles. Juste le fait de parler des « individus » et des « citoyens » démontrent cet oublie de l’histoire de l’humanité dans sa totalité. Les « citoyens » n’ont pas toujours existé, ni même les « individus », et vous vous entêtez à démontrer que oui. Même chose pour le « capital social » qui est une pure invention jusqu’à tout récemment par les économistes.

      Bref, nous sommes communistes, vous êtes libéral (votre théorie du libéral-égalitarisme est une tentative libérale tordue de rassembler la dichotomie erronée d’égalitarisme et de liberté). Il est impossible de dialoguer en ce sens.

      • Vous dites que vous voulez “l’abolition de l’État”, mais que vous voulez également “planifier et organiser l’économie”. Maintenant, dites-moi comment vous allez faire cela sans une forme d’État où le capital social serait centralisé et organisé par des “représentants du peuple”.

        J’ai prétendu que vous étiez des staliniens parce que vous refusez d’émettre toute forme d’argumentation ou de proposition. Vous semblez avoir une confiance aveugle en une forme d’État que vous traduisez par “planification de l’économie”. Vous savez, si vous répétez le même paterne que lors des révolutions précédentes, que vous octroyez tout le pouvoir économique à la formoisie, nécessairement, le stalinisme s’imposera de nouveau.
        Vous rajoutez que je vous accuse ainsi de “choses que nous critiquons depuis longtemps. “ Cela me ravi, j’ai bien hâte de constater les conclusions auxquels vous arrivez. C’est justement “ le mouvement dialectique même de l’histoire” qui m’a fait arrivé aux conclusions que je (mais que plusieurs autres, dont Yanick Toutain) vous partage. Encore une fois, vous avancez de belles phrases, sans réellement apporter de contenu. Vous continuez (par préjugé) d’associer notre mouvement libéral-égalitariste au capitalisme, mais vous n’avez jamais précisé en quoi ni comment la il était réellement du capitalisme. Savez-vous au moins ce qu’est le capitalisme? En quoi la société que nous proposons fait l’apologie des inégalités que vous nous accusez? Faites juste me le dire clairement une fois pour toute et je vous fou la paix! Mais vous ne pourrez pas, et ainsi votre faible rhétorique me donne déjà raison!


      • L’économie, a travers l’histoire, a pris plusieurs formes et plusieurs rapports différents. Quand vous parlez d’économie, vous devriez vous détacher du paradigme capitaliste. L’État a pris essor pour réguler le marché capitaliste naissant et pas avant. D’autres institutions ont existé par le passé pour maintenir les sociétés jadis en ordre. Ce sont des structures socialement objectivées et construites par les actions subjectives des personnes, tout simplement. C’est pourquoi il est possible de planifier l’économie sans État. Cela s’est fait dans toutes les sociétés précapitalistes à travers l’histoire. Sous la propriété tribale, il y avait une certaine forme d’organisation sociale; pareil pour la propriété communale; même chose pour la propriété féodale et ainsi de suite.

        Comment réaliser cela ? Par la mise en commun des moyens de productions, de redistributions, de circulations et de diffusions. J’entends ici que toute la société gère ces moyens, par la division des tâches selon les localités des personnes aptes à l’activité sociale (à ne pas confondre avec le travail qui est une forme d’esclavage). Il n’y a pas de « boss qui dit quoi » ou de « gestionnaires, actionnaires, propriétaires » qui décident du sort de ces moyens. Tous décident collectivement de quoi faire, ensemble, selon les besoins de la société. Crevons-nous de faim ? Manquons-nous de domiciles ? Sommes-nous assoiffés ? Transformons notre production pour répondre à ces besoins fondamentaux et cessons le gaspillage orchestré par le capitalisme ! Qui transforme cette production ? Nous ! Qui nous ? Prolétaires ! Qui sont ces prolétaires ? La classe sociale subjectivement définie par une conscience commune ! Et celle-ci sera définie par nous-mêmes, ensembles : c’est le concept de solidarité.

        Dans un autre ordre d’idées, les arguments ont été dits. Soit vous ne savez pas lire, soit vous ne comprenez strictement rien à ce que le camarade nsrgnt raconte. Il a précisément répondu à chacune de vos idées et vous continuez à demander des arguments. Je me demande sincèrement si vous vous moquez.

        Nous refusons de suivre le même chemin que les staliniens pour la simple et bonne raison que nous sommes pas staliniens. L’URSS n’est pas un modèle pour nous, ni une nostalgie. Ce fut une expérience socialiste qui tourna au vinaigre et à la détérioration. La formoisie dont vous parlez, tirée du dialecte trotskyste que nous rejetons sévèrement, est propre aux sociétés postindustrielles comme la notre. Or, je vais vous le dire pour la dernière fois, nous sommes pour l’abolition des classes sociales et de l’inégalité sociale dans sa hiérarchisation verticale. Poser des questions à cet effet (ouais mais s’il y a des classes sociales !) relève d’un ridicule.

        En quoi est-ce que le libéral-égalitarisme est au capitalisme ? Simple : la relation sociale de la propriété privée demeure. Ce qui change, c’est son apparence, quelques parties techniques par-ci par-là; bref, les structures de la société. L’investissement, les finances, les prix, les salaires, les rapports fétiches, les rapports de domination, la corruption, les dettes, les prêts et ainsi de suite (toutes les contraintes générées par le capitalisme dans sa totalité) continuent d’exister, mais prennent une forme plus égalitaire. Cette expression néanmoins ne peut se maintenir à long terme pour la simple et bonne raison que l’organisation sociale, aussi volontariste soit-elle, est régulée, orientée, régentée par la forme de propriété du moment. Dans notre cas contemporain d’Amérique du Nord, c’est la propriété privée qui, dans sa totalité, prend le nom de capitalisme. Et le capitalisme pousse à la compétition qui mène à l’inégalité sociale. N’oubliez jamais les deux impératifs du marché capitaliste : toujours plus de production et une meilleure rentabilité – ou, si vous préférez, une plus grande concurrence et un meilleur profit ! C’est inné au capitalisme, cessez de le nier...

        Pour le dire dans des termes naïfs, toutes vos propositions veulent gérer la monnaie tout en gardant le capitalisme. Vous ne dites absolument rien d’anticapitaliste, et encore moins de communiste. La première chose que le communisme ferait est de déclarer toute propriété comme commune. La terre n’est plus une possession à quelqu’un, un groupe ou une société dans son ensemble, mais une terre, point final. Par la planification de l’économie, nous pouvons dire que nous avons besoin de telle quantité de production pour subvenir aux besoins des gens et, ainsi, exploiter un quantum X d’hectare de terre pour atteindre cette production. Ce n’est plus une affaire de « ceci m’appartient » ou « je possède cela ». Non.

        C’est pourquoi vous êtes idéaliste dans vos propos : vous voyez la solution dans une nouvelle gestion de la propriété privée en abolissant, ce que vous nommez, le « profit privé ». Or, le « profit privé » est une façon maladroite de parler de « profit du secteur privé ». En ce sens, vous êtes contre le privé et pour le secteur publique, tout simplement. Sauf que vous vous imaginez le publique gérable au sein du capitalisme sans d’État. Ceci est impossible. L’État existe pour réguler, orienter et régler les problèmes générés par le marché libre à sa pure forme ! Un marché libre de toute intervention est d’une fantaisie libertarienne – pour ne pas dire libérale !

        Si vous osez encore me parler de classe sociale en affirmant que nous voulons donner du pouvoir à une classe sur une autre, je vous ignore. Vous pensez comme un trotskyste et pensez que nous sommes staliniens. Pour cela, vous êtes vraiment dans les patates.

  1. Selon moi, ce que vous appelez “institutions” se traduit par État, et donc à toutes les époques de l’Histoire (mis à part la période de communisme-primitif) une forme d’État a toujours existé pour maintenir le pouvoir de la classe dominante en place. Mais ici les questions de sémantique importent peu et je préfère, si cela vous convient, réorienter le débat sur un aspect théorique.

    Si vous pensez que le concept de formoisie a été théorisé par Trotsky, c’est que vous n’y connaissez RIEN! Ce principe a été développé à la fin du 20e siècle, par le philosophe néo-marxiste Yanick Toutain. Refuser l’existence de la formoisie, ce serait comme refuser de constater que les machines (l’industrialisation) apporte une plus-value et donc un capital supplémentaire à celui qui le détient. Refuser de comprendre et de prendre en compte la formoisie, c’est refuser les enseignements du 20e siècle et se borner à commettre sans cesse les mêmes erreurs. À l’opposer, analyser l’économie-politique sous la loupe de la formoisie, c’est comprendre la déchéance du mouvement communiste au 20e siècle, la déviance stalinienne, l’absurdité de la révolution culturelle et même l’échec des soulèvements des années 60-70. Voici les différentes thèses du camarade Yanick Toutain et les enseignements qu’il fait de la formoisie :

    1° Tout différentiel de productivité induit un transfert de plus-value : L’entreprise la plus productive aspire la plus-value de celle dont la productivité est la plus faible.

    2° La formation augmente la productivité des travailleurs : C’est Adam Smith, dès la fin du 18° siècle qui l’a le premier décrit.

    3° Cette productivité augmentée grâce à la formation va donc – de la même façon que les machines perfectionnées – induire des transferts de plus value en direction de l’entreprise où se trouvent les travailleurs les plus formés.

    4° Cette plus value supplémentaire va être partagée entre le capitaliste et les travailleurs qualifiés : ceux ci réclameront, du fait de leur diplôme, de la récupérer sous forme de salaires supérieurs.

    5° C’est ce vol opéré sur le dos des travailleurs les moins formés qui va provoquer la création d’une classe sociale, bourgeoisie de la formation (formoisie, par un néologisme) ;

    6° Le prolétariat de Marx a donc éclaté en 2 classes différentes : La formoisie formée de travailleurs qualifiés qui exploite le prolétariat de la formation – formariat.

    7° De ce fait, la lutte des classes oppose 3 classes fondamentales : les 2 bourgeoisies, celle des actions et celle des diplômés et le formariat exploité par les 2 bourgeoisies.

    8° La révolution russe, dont Trotsky avait – dès 1905 – prévu les 2 étapes ( 1ère révolution anti-féodale, 2ème révolution anti-capitaliste), a donc connu une 3° étape, une véritable lutte de classes, entre 1917 et 1927, au cours de laquelle la classe sociale des diplômés a, peu à peu, rétabli ses privilèges.

    9° Les formois, les diplômés russes, étaient en 1917 la base sociale du parti menchevik (POSDR – menchevik). Ce parti a tout fait pour préserver un Etat bourgeois – y compris à partir de juillet 17 en persécutant les membres du parti bolchevik. Pendant et après la révolution d’Octobre, on voit les employés des postes, les syndicats de cheminots, de secteurs qualifiés, les enseignants etc.… saboter la révolution.

    10° En 1921, Lénine a ouvert la porte au loup en rétablissant (NEP) la hiérarchie des salaires (débat sur les spetz -spécialistes). L’opposition ouvrière ( de Kollontaï Chliapnikov) – dans un débat mal posé – a essayé de s’opposer au pouvoir croissant de la formoisie, sans la combattre en tant que classe. Le groupe Lénine Trotsky, victime de naïveté et par une erreur théorique, a commis une faute grave à ce moment.

    11° La défaite de l’opposition de gauche (Trotsky), puis de l’Opposition Unifiée (Trotsky Kamenev Zinoviev) contre le groupe Staline Boukharine a été la défaite du formariat allié à la petite formoisie radicale (honnête) contre le front commun de la formoisie(Staline) et de la paysannerie privilégiées( koulaks et moyens paysans) représentés par Boukharine.

    12° L’appellation « Thermidor » de Trotsky est donc plus pertinente que ce que lui-même en comprenait : Le Thermidor de 1794 est la victoire de la bourgeoisie et la mise en place d’un Etat bourgeois, le Thermidor de 1927 est la victoire de la formoisie et la mise en place d’un Etat FORMOIS.

    13° Un Etat formois est un appareil politico-militaire défendant les privilèges des diplômés en empêchant le retour des féodaux et des capitalistes.

    14° Tout Etat formois, par essence, persécute tous les courants égalitaristes susceptibles de remettre en cause les privilèges des diplômés. Les textes pseudo marxistes de Staline des années 30 dénonçant  » l’égalitarisme petit-bourgeois » sont la couverture idéologique du massacre de tout le parti bolchevik orchestré par l’ancien recteur de l’Université de Moscou, ancien socialiste menchevik, le procureur Vychinski.

    .15° La défaite de la révolution chinoise de 1927 a été planifiée par les dirigeants formois de l’URSS qui ne voulaient pas prendre le risque de voir un Etat à leur porte susceptible de remettre en cause la hiérarchie des salaires.

    16° La victoire de la révolution chinoise en 1949 a provoqué une situation instable qui s’est prolongé jusqu’aux années 60. Ce que certains ont appelé « la révolution culturelle » était en fait une révolution sociale, une révolution anti-formoise qui avait comme but de mettre fin aux privilèges salariaux que s’étaient accordés les hauts formois chinois.

    17° Les pays de l’Est, le « bloc socialiste » sont en fait des Etats dont le caractère formois s’est opéré sans transition, sans la période d’instabilité qui a caractérisé la révolution russe et la révolution chinoise : L’explication en est le poids politique important de la classe sociale formoise, en Allemagne de l’Est en premier lieu et dans les autres pays de l’Est : Dès le départ la bureaucratie formoise russe pouvait passer une alliance politique avec les ingénieurs et autres privilégiés formois.

    18° Seule l’Albanie où les niveaux de formation était faible a subi le poids politique des contradictions chinoises. Mais cela sans pour autant construire un Etat anti-formois.

    19° Le conflit qui a opposé Che Guevara et Fidel Castro est lui aussi le reflet de la lutte de classes formoisie – formariat. Le départ du Che pour l’Afrique puis pour la Bolivie signifie son choix du formariat du Tiers monde. Cela dit sa faiblesse en économie – comme avant lui Trotsky – ne lui a pas permis de comprendre la question des transferts de plus value et le fait que Castro le poussait vers la porte et la mort pour pouvoir passer une alliance avec la formoisie stalinienne mondiale. L’anecdote de l’ascenseur et des salaires privilégiés prouve amplement son incompréhension de l’aspect programmatique et stratégique des écarts de salaire. Cela dit la naïveté de son combat ne doit pas empêcher qu’il soit salué à sa mesure.

    30° Il ne faut pas rééditer l’erreur de Marx en considérant le schéma comme achevé et définitif : il pourra exister de nouvelles classes à l’avenir
    PS : Cette 30° thèse a été dépassée par la production du concept d’innovoisie (vers 1996 ?) L’innovoisie est la classe exploiteuse formée de ceux qui touchent des droits d’auteur et des droits de brevet et qui, ce faisant, peuvent consommer plus que la production moyenne mondiale.
    • J’en ai rien à foutre de votre opinion. Je vous apporte des arguments tirés des études et analyses, ainsi que critiques de la sociologie – voire même de l’anthropologie. Votre « selon moi », je m’en balance. L’État n’existe que depuis la naissance du capitalisme pour assurer son bon fonctionnement. Nier cela, c’est nier plus d’un siècle d’Histoire de sciences sociales.
      Pour le reste, le terme de « formoisie » est effectivement créée par Yanick, mais reste néanmoins un concept trotskyste, pensée que nous rejetons sévèrement. Les classes sociales sont beaucoup plus complexes que vous ne le prétendez.
      • Contrairement à vous, je ne me fiche pas de ce que vous avez à dire, et c’est la raison pour laquelle je continuerai d’argumenter avec vous en tout respect.

        Si j’ai bien compris, vous nier le fait que la Rome antique avait son État esclavagiste et que le moyen âge avait son État féodal? Si vous me rétorquez que cela ne sont que différentes organisations sociales et ne sont en fait pas des États, ce n’est qu’une question de sémantique et je ne penses pas qu’il soit souhaitable de perdre plus d’énergie sur cette question.

        Vous dites que la formoisie est un « concept trotskyste »? Étrange…pourtant le faible Trotsky ne l’avait qu’effleuré avec sa théorie de « révolution permanente ». Le même constat est pourtant venu à la tête de Mao et le contraint à sa « révolution culturelle ». Pourquoi alors attribuer la formoisie à Trotsky et pas à Mao? Meme Adam Smith avait décelé cette classe sociale (sans l’appeler classe sociale); ou Marx, qui a souligné le capital-formation dans soin ouvrage « le Capital ». Et vous refusez quand même d’accepter la notion de formoisie, malgré les événements du 20e siècle ?!?


  2. Votre “camarade nsrgnt” n’a pas démoli un par un mes arguments. Il a seulement démontré qu’il ne comprenait strictement rien (ou très peu) à ce que j’avance.

    Vous scandez sans cesse le mot d’ordre “planification de l’économie”, mais vous ne semblez pas réaliser que tout système économique est planifié. Même l’actuelle économie capitaliste, dans son pseudo-libéralisme est plus ou moins planifiée : par les banques centrales et de prêts, par les organisations internationales, les États… Je comprends que vous voulez la planifier autrement…tout comme nous. Maintenant, c’est à savoir à qui bénéficiera l’organisation économique de demain, celle que nous voulons bâtir.

    Maintenant, qu’est-ce, CONCRÈTEMENT, la “mise en commun” dont vous faites l’éloge? Vous dites “J’entends ici que toute la société gère ces moyens, par la division des tâches “ et ajoutez plus loin que “Tous décident collectivement de quoi faire, ensemble, selon les besoins de la société.” Mais ce sont là des phrases qui paraissent bien, mais dans le fond, dénudées de sens concret! Qui dirigera et organisera le capital social? Les délégués révocables du peuple? Pourtant, cette expérience économique a déjà été testée de par le passé et démontrée non concluante pour surpasser les embûches de la formoisie, tel qu’exprimé plus haut dans l’extrait du camarade Yanick Toutain.
    Vous rajoutez qu’il “n’y a pas de « boss qui dit quoi » ou de « gestionnaires, actionnaires, propriétaires » qui décident du sort”. Mais il y a tout de moins des gens en charge qui prennent les décisions. Si vos intentions sont différentes que les expériences menées de par le passé, expliquez-moi, svp!

    Vous dites “En quoi est-ce que le libéral-égalitarisme est au capitalisme ? Simple : la relation sociale de la propriété privée demeure.” Mais c’est totalement faux! Ce n’est pas parce que ceux qui démarrent des projets sont maître de leur travail et de leur projet, que la propriété privé (au sens capitaliste) demeure! Pour savoir cela, il faut savoir d’où vient le capital qui finance les projets des individus privés. Et dans ce cas-ci, le capital provient des individus tous ensembles, qui décident de répartir leur “investissement démocratique” comme bon leur semble, en finançant l’entreprise, la coopérative, des projets de science, etc., selon leurs besoins et comme bon leur semble. Ainsi, celui qui veut démarrer une “entreprise” (ou plutôt un projet) doit pouvoir convaincre ses concitoyens d’investir (une partie ou la totalité de leur investissement démocratique) dans son projet, c’est cela la démocratie participative; c’est cela la démocratie proportionnelle; bref, LA démocratie populaire. Et puisque les profits sont socialisés, ils seront redistribués à tous les mois, directement aux individus, une partie égale pour leur consommation personnelle, une partie égale pour leur investissement démocratique. Ainsi, l’économie est démocratisée (planifiée, organisée) par tous les individus, à la source (l’investissement) et à la finalité (l’achat et la consommation des marchandises), avant de recommencer le cycle.

    De plus, si les services financiers sont abolies et que les banques sont Africationalisés, il n’y a plus de prêts, plus d’intérêts sur le capital ou de dettes, plus d’oppression financière. Cela, je l’ai souligné précédemment, mais vous entretenez un discours à sens unique.

    Vous rajoutez “vous vous imaginez le publique gérable au sein du capitalisme sans d’État”. Mais non! Je n’imagine pas le publique gérable, mais le publique qui gère! Je suis d’accord avec vous qu’actuellement, “L’État existe pour réguler, orienter et régler les problèmes générés par le marché libre”, mais vous mélangez tout! Ce n’est pas le marché des marchandises qui crée les inégalités et les “problèmes”, mais le marché du travail, qui LUI, revoit sans cesse à la baisse les conditions de vie des prolétaires. C’est ce marché du travail qui transforme l’Homme en marchandise et le contraint à la prostitution économique! Il ne faut pas abolir le marché qui fixe le prix du pain, mais bien celui qui fixe la force de travail. Le marché des marchandises est le meilleur moyen de répartir équitablement les marchandises.

    Malgré nos différents, je penses sincèrement que notre but ultime soit le même…

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samedi 28 mai 2011

Surpasser les dogmes marxistes : Discussion concernant le Capital et la propriété privé.

Cette publication est la première partie de mes échanges avec l'auteur du blog l'Agitateur, suite à une réplique à son texte "Quand la répétition devient une performativité".

  1. Très bien écrit. Toutefois, je trouve déplorable que vous tombiez dans le piège d’associer capitalisme et libéralisme. Il vous semble impossible d’imaginer un monde totalement libéral, mais où le profit privé n’existerait pas. Un monde où on ne ferait pas abstraction du Capital, mais qu’on le répartirait plutôt équitablement entre CHAQUE terrien, l’égalitarisme. Bref, un monde où le Capital social serait libéralisé, démocratisé.

    Et si nous avions fait erreur pendant plus de 200 ans et que ce n’était pas la propriété privé qu’il fallait détruire mais plutôt le profit privé, source de tous les déséquilibres? Si cela vous intéresse, je vous propose de faire lecture sur le néo-communisme du 21e siècle, qu’on nomme également le libéral-égalitarisme.

    Solidairement.

  2. Bakouchaïev dit :
    @ André Franc-Shi : Vos propos me laissent perplexe. Le capital est une forme d’accumulation de profit qui découle de la propriété privé des moyens de production, qui elle-même est basée sur le surtravail (heures non payées pour le travail accompli gratuitement pour les capitalistes) ce qui engendre la plus value, à la base du profit. Le profit ne saurait être socialisé, il découle de l’exploitation des travailleurs et des travailleuses. Vous ne pouvez pas vous débarasser de l’exploitation des travailleurs et des travailleuses, si vous ne voulez pas vous débarasser du capital et de la propriété privé des moyens de production. La sortie du capitalisme passe par la collectivisation des moyens de production (je parle ici de l’autogestion et non de la gestion de l’économie par l’État qui nous mènerait à la répétition de la révolution d’Octobre).

    @ l’Agitateur : Je suis sommes toute d’accord, mais sortir de ce cul de sac va être laborieux. Quand les gens ont d’autres options que la confrontation violente, ils prennent d’autres options. On est loin de l’éviction des proprios par les locataires et des employeurs par les travailleurs et travailleuses.

    C’est quand ils sont désespéréEs que les gens agissent, pas avant. L’économie de l’Argentine s’est complètement effondrée et c’est pour ça qu’une forme d’autogestion a pris place dans ce pays. Mais comme nous l’ont montré les révoltes arabes et la révolution russe (on ne sera probablement jamais d’accord sur ce point) quand les gens se soulèvent sans organisation politique crédible et bien ils se font récupérer.
  3. @Bakouchaïev : Merci de votre critique. Je penses que vous avez identifié le problème (« je parle ici de l’autogestion et non de la gestion de l’économie par l’État »), mais que vous refusez d’en conclure les enseignements (« Le profit ne saurait être socialisé »). Qu’est-ce que l’autogestion, sinon la gestion par chaque individus librement?

    Si le Capital est surtravail, je n’ai RIEN ni contre le Capital, ni contre le surtravail. Toutefois, le surtravail est permis par l’action complémentaire de TOUS les terriens et donc le Capital appartient à l’Humanité toute entière. Le profit privé (ou le salariat) doit être considéré comme un VOL et traité comme un crime comparable à la fraude aujourd’hui.

    Toutefois, attaquer la propriété privé de front, c’est utiliser un « remède de cheval » pour quelqu’un qui aurait un rhume. C’est le même principe que les anti-biotiques : on détruit tout, le bon comme le méchant. En quoi la propriété privé serait néfaste si on en retirait l’idée de profit privé? Par exemple, si j’ai un projet d’inventer et de distribuer une nouvelle sorte de pompe à eau pour développer les pauvres plus pauvres, en quoi est-ce néfaste pour l’Humanité que je sois le seul architecte de MON projet? Je penses que les travailleurs devraient être libres de s’associer comme bon leur semble : en coopérative, en fédération, en PME ou même en entreprise à employé/patron unique, PEU IMPORTE! La liberté de CHAQUE individus doit primer; non plus celui des organisations, des partis politiques, des États ou des corporations (mais cela n’empêche pas que les travailleurs pourront se réunir en corporation, si cela leur plaît).

    Mais pour qu’un tel système fonctionne, il faut détruire le capitalisme; il faut détruire le Capital privé et le profit privé qui en est le principal moteur. Pour se faire, il faut impérativement faire (non pas nationaliser mais) l’AFRICATION* de toutes les banques (et par ricochet de toute l’économie) et ainsi publier les chiffres d’affaires de CHAQUE entreprises. Ainsi, chaque patron d’entreprise est maître de la gestion du Capital de son entreprise, mais ne peut attribuer de salaire ni à lui, ni à quiconque. Ensuite, pour répartir ce Capital social équitablement, il suffit de le distribuer (admettons à chaque mois) sous forme de revenu égal pour tous. Saviez-vous que si nous faisions cela au Canada (si on prend le PIB et qu’on le divise par le nombres d’habitants), on pourrait offrir un revenu de plus de 3000$ PAR MOIS à TOUS les canadiens? Et si on applique la même formule sur toute la planète, on pourrait déjà offrir un revenu de plus de 950$ par mois à TOUS les terriens, imaginez! Il suffit ensuite d’établir un système « d’investissement démocratique » où chaque individu se verrait demander d’investir (par exemple) 20% de ce revenu dans des projets sociaux (entreprise privé, recherche spatiale, assainissement de l’eau, réparation des routes, la construction d’un hôpital ou d’une école, libre à chaque individus de décider librement). Ainsi, chaque individu devient banquier, investisseur, politicien, fonctionnaire….bref, maître du Capital social. Nous ne voulons pas détruire le marché des marchandises, mais le marché du travail!

    Là où je suis 100% d’accord avec vous, c’est quand vous invoquez que lorsque « les gens se soulèvent sans organisation politique crédible et bien ils se font récupérer ». Je ne vois pas pourquoi vous prétendez qu’ »on ne sera probablement jamais d’accord sur ce point ». Nous (les libéral-égalitaristes), prônons l’organisation d’une délégation citoyenne révocable depuis des années. Mais notre délégation révocable a apprit des erreurs du passé et nous tentons de rapprocher le pouvoir du simple individu. Lors de la Commune de Paris de 1871, un délégué représentait +/- 15625 individus; lors des révolutions russes, les soviets représentaient +/- 500 à 1000 individus; mais lors de la prochaine révolution libérale-égalitariste un délégué révocable représentera seulement 25 individus! 15625 \ 25 = 625; 625 \ 25 = 25. Notre mouvement est même logiquement mathématique et malgré que toute la démocratie mondiale reposerait sur de minuscules groupes de 25 individus, elle se ferait en seulement 6 paliers. 6 paliers de délégués révocables, formés de groupes de 25 individus (la grosseur d’une classe d’école), qui représenteraient les 7 milliards d’humains, imaginez!
    Voilà, Bakouchaïev, j’espère avoir éclairci suffisamment ma pensée. Si vous êtes encore perplexe, je vous prit de bien vouloir me souligner les points qui vous incombent et j’espère avoir la chance d’échanger de nouveau avec vous.

    *L’AFRICATION, ce n’est pas mettre sous tutelle de l’État (par opposition à la nationalisation), mais mettre sous contrôle de l’Humanité. L’Africation de l’économie, c’est répartir de façon neutre TOUT le capital social; cela doit s’accomplir par les calculs et l’action d’un ou de plusieurs ordinateurs. Ses actions sont donc impartiales et traitent chaque individus sur un pied d’égalité.

  4. nsrgnt dit :
    Pour l’instant, je ne vais m’en tenir qu’à une courte explication des raisons pourquoi vous avez tort tous les deux.

    André se borne à la sphère de la circulation et rejette complètement l’importance des origines du profit ie. la sphère de production. Par contre, bien que l’explication par Bakouchaïev sur l’origine de la plus-value soit satisfaisante, je tiens à souligner que s’en tenir à une explication productiviste du capitalisme est insuffisante pour saisir celui-ci.
    http://agitateur.wordpress.com/2010/01/19/karl-marx-en-bref

    Le capitalisme est une totalité sociale: plus qu’un simple mode de production économique, c’est un mode de reproduction sociale. Ignorer l’aspect coercitif du capital, c’est ignorer ce qu’est le capitalisme.

    Ergo, socialiser le profit, ce n’est pas se débarrasser du capitalisme et de tous ses processus: prolétarisation, exploitation, marchandisation et valorisation. La socialisation du profit est ENTIÈREMENT compatible avec le capitalisme. L’entité collective s’appropriant le profit agit comme CAPITALISTE COLLECTIF (voir Engels, Anti-Dühring). Le capital demeure la force sociale motrice au lieu des êtres humains.

    • Bakouchaïev dit :
      @ nsrgnt : Je sais bien que le capitalisme est un système de reproduction sociale et qu’il est contraignant. C’est ce que j’ai voulu mettre en lumière. Les prolétaires n’ont pas le choix de vendre leur force de travail pour combler leurs besoins essentiels et se reproduire socialement. Tout ça car ils et elles ne possèdent pas leurs moyens de production. Tout ça est interrelié. Le terme cool de ces interrelations, c’est la dialectique.

      Mon but n’était pas de faire une description détaillée du système capitaliste, mais de pointer brièvement en quoi André Franc-Shi ne se débarasse pas des fondements du capitalisme.
      Parce que si on change radicalement le système de production (dans le sens d’aller à la racine de), on change aussi les rapports sociaux. Si on a pas changer les rapports sociaux ou l’élément coercitif du capitalisme et bien on pas changer fondamentalement notre mode de production. Bref, on a pas changé grand chose, à part peut-être la tapisserie.
  5. @nsrgnt : Merci de vos apports, mais je suis assez certain que vous n’avez pas saisi la totalité de ce que nous proposons.

    Vous dites que je « rejette complètement l’importance des origines du profit ». Je comprends que le profit d’aujourd’hui et d’autrefois a été accumulé par l’exploitation des travailleurs, mais il n’est pas obligé d’en être ainsi! Le Capital a toujours existé (même avant l’invention de la monnaie) et il existera toujours. Ce n’est pas un problème de produire plus que ce que les individus peuvent consommer. Le problème survient lorsque la répartition de ce Capital ne se fait pas de façon juste. Maintenant, nous proposons de répartir ÉGALEMENT le Capital entre chaque humain, non pas par l’État, mais par l’Africation de l’économie.

    Je ne dis pas que le simple fait de collectiviser le Capital abolira toute forme de Capital. Toutefois, si le profit privé n’est plus, les individus n’auront plus intérêt à faire des actions complètement stupides pour s’accaparer des miettes de richesses. Dans notre système volontariste, les travailleurs seront libres de travailler et d’agir comme bon leur semble. Certainement qu’il y aura des individus qui auront une mode de vie plus prolétarien (travail répétitif) ou bourgeois (travail d’organisation), mais au bout du compte, tous deux seront tout aussi libres de faire autre chose et seront rémunérés de la même façon qu’ils travaillent ou pas (ils auront leur juste part du Capital social).

    Processus de prolétarisation? Peu importe si nous sommes tous libres à tout moment d’être prolétaires ou bourgeois! Nous proposons un système volontariste, donc je ne vois pas où pourrait provenir l’exploitation des travailleurs…

    Et si ce que vous appelez « L’entité collective » était un simple ordinateur qui se contentait de répartir le capital social également à TOUS les individus? Aucune organisation, aucune banque, aucun regroupement ni aucun État ou individu ne gèrera plus que SA part du Capital social; une part égale aux autres, évidemment.

    Si le capitalisme c’est l’accumulation et la concentration du Capital social, hé bien donc, le système libéral-égalitariste que nous proposons ABOLIRA LE CAPITALISME en tant qu’accumulation et concentration du Capital social, non? :0)

    Je ne vois vraiment pas où vous trébuchez dans ces concepts.
    Le texte de Engels dont vous faites référence met justement en garde les révolutionnaires contre les 10 points à la fin du chapitre 2 du Manifeste du Parti Communiste. Les soviets russes ont refusés cet enseignement et ont remis le contrôle du Capital social à l’élite étatique (la formoisie). Vous voyez bien qu’il est également possible de détruire la propriété privé ET de préserver le capitalisme et l’exploitation des travailleurs. Ces deux questions sont fort différentes et pratiquement pas reliées entre elles, sinon sur un point de vu historique….

    Le réel enjeux, c’est le contrôle et la répartition du Capital social, du fruit du travail collectif de tous les êtres humains, vous ne pensez pas?

  6. nsrgnt dit :
    Ce dernier commentaire m’horrifie ! Comme dirait quelqu’un que je connais, « C’est dégeulassssss !!! »

    a) André a une compréhension quantitative du capitalisme au lieu d’une compréhension qualitative, ce qui l’amène à penser que le capital(isme) a toujours existé comme phénomène naturel chez l’être humain (une perspective clairement wébérienne) au lieu d’apparaître comme forme sociale historique spécifique (une perspective non-exclusivement tenue par des marxistes). Peu étonnant qu’il soit obsédé par la répartition du profit.

    b) Le commentaire est empreint d’une vision typiquement idéaliste et utopiste. Le futur parfait est imaginé a priori selon le bagage socioculturel de l’auteur (« selon sa culture »), un processus qui exclue automatiquement les dynamiques historiques futures, c’est-à-dire les « faits » qui vont arriver et les « transformations » que les sociétés vont subir par rapport à ce qui se passe concrètement dans celles-ci, sans oublier les dynamiques sociales passées propres à chaque sociétés. Bref, on balance aux poubelles l’Histoire pour laisser place au rêve.

    c) Le volontarisme est impossible dans une société où la coercition au travail existe encore ie. ou les travailleurs-euses sont dépossédé-e-s de leurs moyens de subsistance. Si André s’obstine à penser le contraire, je n’ai plus rien à discuter avec lui tellement c’est simple à comprendre.

    d) Bien que j’ai SPÉCIFIÉ CLAIREMENT les propriétés du capitalisme, André a fait complètement abstraction de ce fait dans sa réponse en s’entêtant à penser le capitalisme selon son beau syllogisme si parfait.

    e) Probablement la pire partie du commentaire, typiquement hypermoderne/postmoderne: le délire technologique. Amenons notre aliénation au maximum ! Complétons ce que le capitalisme est incapable de faire ! Anéantissons la société ! Ne soyons que des individus ! Débarrassons-nous de tout phénomène subjectif (par extension politique) en n’ayant QUE des rapports OBJECTIFS avec une machine qui s’occupe de transiger les rapports entre les individualités humaines. Plus d’institutions ! Plus de remises en question face à l’Autre ! Que des individualités sublimées du lien social ! Ce serait l’horreur et l’anomie ! C’est le fétichisme de la marchandise à son état le plus pur ! C’est le marché réalisé !

    f) Très empiriquement, il est clair que le groupe dont André fait parti n’a jamais réalisé ce que c’est le travail salarié dans le mode de production capitaliste. La peine quotidienne, la violence de la hiérarchie, la pression insoutenable du rythme, le salaire ridicule, les blessures, la folle discipline, la fatigue, les problèmes de santé, le vieillissement accéléré par l’usage extrême du corps, la honte, etc… Vous pouvez sérieusement vous foutre dans le cul votre délire de pseudo-intellectuels. J’en ai rien à cirer tellement c’est fabuleux. Je serais prêt à parier que vous n’êtes qu’une bande de petit bourgeois aux études payées. Vous ne pouvez pas comprendre ce qu’est le socialisme, encore moins le communisme, parce que cela n’est possible que lorsque l’on subit les effets du capitalisme. C’est ÇA le matérialisme.
  7. @nsrgnt : Cessez vos accusations d’ignorance et d’utopisme avec moi. Les seuls utopistes sont ceux qui font abstraction des enseignements du passé. En tout respect pour vous (je penses que vous êtes quelqu’un d’intelligent), j’avais bien raison de penser que vous ne compreniez RIEN à ce que j’avançais. Veuillez, s-v-p, relire mes dernières interventions, en complément de celle-ci.
    Je vous répète ad nauseam que chaque travailleurs sera libre de travailler quand, où et comment bon lui semble (volontariste), que le capital social généré par leurs actions et leurs échanges sera collectivisé et équitablement réparti entre chaque individus, et vous me répétez sans cesse que mes propositions sont coercitives. Ou bien il y a quelque chose que je ne connais pas à la sémantique de ce terme, ou bien vous faites exprès pour ne pas comprendre et détourner le sujet. Qu’est-ce qui est coercitif dans ce que nous proposons ?

    De plus, je ne prétends pas que le capitalisme a toujours existé, mais que le capital social, LUI, oui. J’ai profondément maudit cette accusation de votre part : “Très empiriquement, il est clair que le groupe dont André fait parti n’a jamais réalisé ce que c’est le travail salarié dans le mode de production capitaliste”. Qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans ma phrase pourtant simple : “On abolit le marché du travail”? Ne m’accusez pas de vouloir préserver le salariat alors que je vous propose le revenu égal pour tous, c’est quoi ce fanatisme déplacé ?!? Je penses que vos préjugés concernant ma vie personnelle sont encore plus misérables; il ne me vaut même pas la peine d’y répondre.
    Sur cela, si vous finissez par entrevoir ce que je tentais de vous faire comprendre, où si un brin de curiosité vous vient à l’esprit, il me fera plaisir de poursuivre cet échange avec vous. En toute ouverture d’esprit et sans préjugés ni conclusions hâtives cette fois.
    Sans rancune.
  8. nsrgnt dit :
    Je dénote des contradictions ainsi que des paradoxes qui invalident l’ensemble de la structure imaginée. Outre ce à quoi j’ai déjà répondu:
    « La liberté de CHAQUE individus doit primer; non plus celui des organisations, des partis politiques, des États ou des corporations »

    Toute leçon élémentaire de sociologie nous démontre que les êtres humains s’organisent en groupes et sentent un attachement envers ceux-ci. Cette donnée fait littéralement parti de ce que nous pouvons considérer comme la nature humaine. Les enjeux qui découlent des rapports entre les intérêts des groupes forment ce que nous appelons « le politique ».

    « Nous ne voulons pas détruire le marché des marchandises, mais le marché du travail! »
    Les marchandises existent comme valeurs d’échange dans la sphère de circulation. Le profit résulte de la vente des produits du surtravail. Ces marchandises sont donc une spéculation en vu d’un profit espéré. Lorsque les marchandises ne trouvent pas de débouchés, nous nous retrouvons en situation de surproduction et, par extension, de crise économique (décroissance du capital). Le capitalisme possède plusieurs dynamiques, tactiques et stratégies afin de repousser les moments de crise.

    Le profit abstrait, sous forme monétaire, n’existe donc pas sous une forme qui lui est propre, saisissable et distribuable, en d’autre mots, en tant que valeur d’usage. Il est composé de valeurs d’usage qui ont été transformées en valeurs d’échange par les rapports au sein du procès de production. Les moyens de production supplémentaires ainsi que les biens de luxe ne sont pas des catégories qui entrent dans la définition du profit.

    Par définition, le capitalisme a donc tendance à surproduire. Cela est dû à la séparation du moment de production et du moment de consommation en deux entités indépendantes. Le capitalisme crée conséquemment, par ses rapports de force, un groupe exclusivement composé de producteurs (les bourgeois-e-s) et un groupe exclusivement composé de consommateurs (les travailleurs-euses). La lutte des classes vient perturber cette dichotomie.

    L’intérêt des prolétaires est de se réapproprier le procès de production, non pas pour générer des surplus inutiles, mais afin de vivre une vie plaisante caractérisée par la réponse à leurs besoins et leur autonomie (leur capacité de définir les normes ie. le politique).

    En ce sens, seule une production planifiée politiquement engendre la liberté et l’égalité. C’est dans l’agonisme, dont le compromis est un élément fondamental, que l’être humain se réalise. Par extension, le prestige individuel et de groupe est une qualité pour laquelle les êtres humains entrent en compétition.
    Conséquemment, il est impossible de « tout régler objectivement par une machine ». Par ailleurs, même dans ta fiction, tu ne pourras pas te débarrasser des formes institutionnelles du pouvoir puisque quelqu’un devra faire régner le décision objective de ta machine, ainsi que décider quels projets seront acceptés ou refusés. De plus, en postulant le surtravail, le profit lié au surtravail, le salaire, l’épargne, l’investissement et la propriété patronale (décisions privées de production), il est impossible de parler de volontarisme. Sous ces conditions, il se doit d’y avoir un moyen de coercition au travail ainsi qu’une forme d’injonction au profit. Je peux seulement conclure que tu parles d’un capitalisme à visage humain, ce que plusieurs appellent le socialisme. D’autre part, les revenus égaux ne prennent pas en compte les besoins réels des individus: quelqu’un avec plus de besoins (les sources sont multiples) reçoit donc une moins grande part du surplus social et se retrouve dans une situation de pouvoir inférieure. Pour me répéter, en liant ce trait au fait que le pouvoir économique équivaut au pouvoir politique et que les décisions « politiques » sont en fait des décisions économiques objectives, ce que tu proposes, c’est purement et simplement le marché.

    J’arrête d’écrire car la tête me bouillonne. Je n’ai pas envi de faire un essai. Par contre, je terminerai avec ceci: Tout le pouvoir aux soviets !
  9. @ nsrgnt : Là où nous sommes en accord, c’est lorsque vous prétendez que “les décisions politiques sont en fait des décisions économiques objectives”. C’est pourquoi nous abolirons le plus possible le politiques, en redistribuant le pouvoir économique directement aux individus. Vous savez, si vous passez par les mêmes chemins que par le passé, vous tomberez dans les mêmes pièges. Concernant votre dernière intervention, j’aurais quelques précisions à faire:

    Nous savons très bien que ”L’intérêt des prolétaires est de se réapproprier le procès de production”. Pourquoi donc pensez-vous que nous revendiquons que les travailleurs soient libres de travailler où, quand et comment bon leur semble (volontarisme)? Pourquoi pensez-vous que nous voulons répartir également le Capital social entre chaque individus? Pour qu’un travailleur qui veut réaliser un projet puisse le faire, sans risque et sans perte de revenu. Pour que les autres individus qui trouvent intéressant le projet de ce travailleur puissent démocratiquement investir dans celui-ci. Toutefois, ce travailleur innovant ne pourra pas s’approprier les bénéfices financiers de SON projet (profit), puisque (je penses que nous sommes en accord ici) le profit c’est le vol et qu’il sera interdit.

    Vous dites qu’“En ce sens, seule une production planifiée politiquement engendre la liberté et l’égalité”. Comment une organisation bien définie (organisé par une organisation supérieure aux individus) assure t’elle la liberté? Je penses qu’il y a un paradoxe ici : L’État, à toutes les époques de l’Histoire, n’a été que l’outils de la classe dominante pour se maintenir au pouvoir (vous vous rappelez votre marxisme 101?) et vous me dites que son organisation de l’économie nous assurerait liberté et égalité….on a vu ce que ça a donné lors du 20e siècle!

    Vous rajoutez que “quelqu’un devra faire régner le décision objective de ta machine”, mais cette machine, appelons-la ‘l’ordinateur social’, ne prendra AUCUNE décision, et se contentera d’AGIR pour faire régner l’égalité économique. Ce que je veux dire, c’est que cet ordinateur social sera relayé aux ordinateurs de toutes les banques et fera un compte rendu de tout le capital social accumulé dans les comptes de banques. Tel que je vous soulignais plus haut, cet ordinateur social aura la tâche (admettons une fois par mois), de redistribuer également entre chaque individus, TOUT le capital social accumulé pendant ce mois. Ainsi, il ne prend aucune décision, il ne fait qu’appliquer la simple formule : PIB \ Nombre d’habitants. Même un enfant pourrait programmer un tel ordinateur avec une formule aussi simple. Évidemment, pour qu’un tel système fonctionne, toute l’information doit être rendue publique et accessible par tous.

    Où avez-vous compris que notre ordinateur social devra “décider quels projets seront acceptés ou refusés”? Ce n’est pas à la machine sociale de faire cela, mais aux individus qui bénéficieront de ces projets! Je vous parlais précédemment du principe “d’investissement démocratique”, où j’avais proposé que 20% de capital social reçu par les individus soit investi dans des projets sociaux : construire un pont, réparer les routes, construire un hôpital, une école, la conquête spatiale, l’armement, la recherche contre le cancer, le reboisement, une entreprise ou organisation privé, etc… Je pourrais même investir (admettons) 25$ par mois pour chacun de ces projets! Chaque individu peut investir son investissement démocratique dans le projet qu’il veut, à condition que ce ne soit pas pour ses dépenses personnelles, évidemment. Ainsi, comme je prétendais plus haut, ce n’est PAS les partis politiques, les corporations ou toute autre forme d’instance qui prend les décisions, mais les citoyens eux-mêmes!
    Vous dites également qu’“en postulant le surtravail, le profit lié au surtravail, le salaire, l’épargne, l’investissement et la propriété patronale (décisions privées de production), il est impossible de parler de volontarisme”. Mais pourquoi donc? Personne n’est forcé de travailler, mais si quelqu’un aime suffisamment son travail, pourquoi ne pourrait-il par ‘surtravailler’? Puisque les travailleurs du futur recevront tous un revenu égal et que le surtravail est un travail rémunéré moindre que sa production, il y aura nécessairement du surtravail. Concernant le salaire, svp, cessez de faire comme si je voulais le préserver alors que nous voulons le remplacer par le revenu égal pour tous. Donc PAS de salariat! Concernant l’épargne, je n’ai RIEN contre ceux qui consomment moins que leur revenu; même que ces individus devraient être glorifiés socialement. Toutefois, si le capital social est socialisé, le capital engendré par leur épargne sera tôt ou tard redistribué aux autres, alors que l’investissement sera un droit donné également à tous les individus (revenu égal pour tous + investissement démocratique). Concernant l’aspect patronal, c’est essentiel pour que les innovants puissent être maître de leur projet. Mais peu importe, les travailleurs sont TOTALEMENT libres; donc si le patron veut avoir de la main-d’oeuvre, il devra convaincre les travailleurs que son projet est suffisamment intéressant et enrichissant. À tout moment, RIEN n’empêche un travailleur de quitter ce projet, sans perte de revenu, bien évidemment. Tout travailleur peut décider de devenir patron et débuter son propre projet si cela lui plaît. Comme je le prétendais plus haut, ils sont libres de s’unir en entreprise privé, en coopérative, en association, en fédération, PEU IMPORTE! Et si quelqu’un a besoins de financement, il devra solliciter l’investissement démocratique des autres individus qui forme sa société. Tous les aspect de notre système libéral-égalitariste sont conçus pour qu’à tout moment, ce soit les individus eux-mêmes qui soient aux commandes, non plus des organisations ou des regroupements…

    En terminant, vous dites que “sous ces conditions, il se doit d’y avoir un moyen de coercition au travail ainsi qu’une forme d’injonction au profit”. Vous n’avez pas tord! L’injonction au profit, c’est l’abolition du profit privé et la collectivisation du capital social. Le moyen de coercition au travail, c’est le principe de ‘travail civique’, présent dans tous les système volontaristes. C’est-à-dire que les tâches essentielles que personne ne veut faire (par exemple le travail dans les champs) seront mensuellement distribuées entre chaque individus par tirage au sort.

    Ce que nous proposons est très très loins du “capitalisme”, puisque l’accumulation du Capital est abolie! Même le système féodal s’apparentait d’avantage au capitalisme que ce que nous proposons. Il ne faut pas mélanger capitalisme et marché; car si le marché est essentiel au capitalisme, le capitalisme n’est pas essentiel au marché. Vous terminez en prétendant que “ce que tu proposes, c’est purement et simplement le marché”. EXACTEMENT! Le marché libre (libéralisme) à son état pure même, mais sans le système esclavagiste moderne que l’on appel le marché du travail. Maintenant le terme “libéral-égalitariste” prend tout son sens dans votre esprit, non? En fait, c’est le libéralisme où chaque individu sera réellement libre; contrairement au pseudo-libéralisme moderne qui exclu plus de 80% des terriens de cette liberté.

    Contrairement à vous, je terminerai ainsi : “Tout le pouvoir aux individus!” ;0)
    • Si vous proposez le libre-marché, que faites-vous donc sur ce blogue ? Parce qu’à vous lire, vous parlez comme les libertariens. Vous êtes décidément à la mauvaise place.
      • Je suis “ décidément à la mauvaise place.”? Je ne penses pas. Si vous parcourez mon blog, vous verrez que j’ai eu également de longs échanges avec les libertariens [et les anarchistes] (notamment sur le forum de l’institue Von Mises du Canada), qui refusent pourtant de constater les paradigmes modernes : bourgeoisie/prolétariat. Mais vous tombez dans le même piège si vous refusez de prendre en considération les STRATES sociales, qui elles, juxtaposent les classes sociales. C’est la raison pour laquelle la domination économique (de la formoisie dont était issue Staline) a perdurée en U.R.S.S., malgré l’abolition de la bourgeoisie. Décidément, ma place n’est pas plus auprès des libertariens, elle est auprès des néo-marxistes, c’est-à-dire des libéral-égalitaristes.
        Je sais que cela vous importe peu, mais je penses qu’il est important de précisé que j’ai eu un passé plutôt actif au sein du PCC-ML et du PCR-CO. Mais devant les échecs du passé, j’ai fait mes devoirs de remise en question, et vous?


      • Nous sommes, dans le collectif, des néomarxistes et nous nous identifions aucunement à votre théorie libérale. Vous faites plutôt allusion aux postmarxistes qui affirment la mort du marxisme et de son paradigme (qui ne se limite pas au dogme que vous traitez). Les « strates » dont vous parlez nient en totalité la hiérarchisation sociale verticale existante dans toute société organisée autour d’une propriété non-commune. Elles déclarent le monde d’aujourd’hui comme éternel, alors que toutes les classes sociales sont le résultat d’une totalité dialectique qui, au fil de l’histoire de l’humanité, a transformé l’ensemble des rapports sociaux. En un mot, vous faites du positivisme, et cette erreur épistémologique est sans frontière, hélas.


      • Demandez à un libertarien s’il souhaite collectiviser le capital social et instaurer le revenu égal pour tous, nous en reparlerons ensuite… :p


Je vous propose de poursuivre la lecture de nos échanges dans le billet "Comment les libéral-égalitaristes, contrairement aux 'communistes', surpasseront les antagonistes sociaux."
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