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dimanche 29 mai 2011

Comment les libéral-égalitaristes, contrairement aux 'communistes', surpasseront les antagonistes sociaux.

Cet extrait est la deuxième partie de mes échanges avec l'auteur du blog l'Agitateur, suite à une réplique à son texte "Quand la répétition devient une performativité". Voici comment celui-ci a réagi, lorsque j'ai fait le rapprochement entre la théorie passéiste qu'il propose et le piège stalinien de l'État économique fort.
    • Vous êtes ridicule. Nous voulons l’abolition de l’État, du salariat et des classes sociales. Nous sommes très loin d’être des staliniens. Vous nous accusez de choses que nous critiquons depuis longtemps. Cela doit faire deux ans que nous expliquons la même chose, sous divers aspects : nous voulons le communisme, c’est-à-dire la mise en commun des moyens de production, redistribution et de diffusion; bref, une propriété commune. Ce dont vous traitez n’a absolument rien à voir avec nous.

      Néanmoins, l’erreur que vous faites dans toute votre analyse – et nsrgnt l’a bien démontré – est que vous vous limitez à voir la réalité comme un ensemble de choses isolés dans leur temps et espace, indépendantes et autonomes les unes des autres. Vous écartez le mouvement dialectique même de l’histoire (notre trajectoire préhistorique jusqu’à aujourd’hui en tant que société humaine totale) et de tout ce qu’il comprend (actions subjectives, langage, structures objectivés, individus, intersubjectivité, etc). Vos propositions sont techniques, dans la mesure où elles préservent l’ordre établi actuel (le capitalisme) en lui donnant un visage humain (acceptable, juste, tolérable, bon). Or, même humain le capitalisme reste du capitalisme et ses mécanismes du marché ne se changeront pas pour vous, ni personne : c’est dans la nature intrinsèque à la relation sociale qu’est le capitalisme que se forme l’exploitation, l’expropriation, les rapports de dominations et tout rapport inégalitaire.

      Pour faire simple, vous imaginez un monde impossible dans le cadre capitaliste. Vous développez vos idées et réflexions à partir d’un constat positiviste, c’est-à-dire que la réalité d’aujourd’hui est comme elle est, et ce qui compte est de gérer le tout selon les meilleures façons possibles. Juste le fait de parler des « individus » et des « citoyens » démontrent cet oublie de l’histoire de l’humanité dans sa totalité. Les « citoyens » n’ont pas toujours existé, ni même les « individus », et vous vous entêtez à démontrer que oui. Même chose pour le « capital social » qui est une pure invention jusqu’à tout récemment par les économistes.

      Bref, nous sommes communistes, vous êtes libéral (votre théorie du libéral-égalitarisme est une tentative libérale tordue de rassembler la dichotomie erronée d’égalitarisme et de liberté). Il est impossible de dialoguer en ce sens.

      • Vous dites que vous voulez “l’abolition de l’État”, mais que vous voulez également “planifier et organiser l’économie”. Maintenant, dites-moi comment vous allez faire cela sans une forme d’État où le capital social serait centralisé et organisé par des “représentants du peuple”.

        J’ai prétendu que vous étiez des staliniens parce que vous refusez d’émettre toute forme d’argumentation ou de proposition. Vous semblez avoir une confiance aveugle en une forme d’État que vous traduisez par “planification de l’économie”. Vous savez, si vous répétez le même paterne que lors des révolutions précédentes, que vous octroyez tout le pouvoir économique à la formoisie, nécessairement, le stalinisme s’imposera de nouveau.
        Vous rajoutez que je vous accuse ainsi de “choses que nous critiquons depuis longtemps. “ Cela me ravi, j’ai bien hâte de constater les conclusions auxquels vous arrivez. C’est justement “ le mouvement dialectique même de l’histoire” qui m’a fait arrivé aux conclusions que je (mais que plusieurs autres, dont Yanick Toutain) vous partage. Encore une fois, vous avancez de belles phrases, sans réellement apporter de contenu. Vous continuez (par préjugé) d’associer notre mouvement libéral-égalitariste au capitalisme, mais vous n’avez jamais précisé en quoi ni comment la il était réellement du capitalisme. Savez-vous au moins ce qu’est le capitalisme? En quoi la société que nous proposons fait l’apologie des inégalités que vous nous accusez? Faites juste me le dire clairement une fois pour toute et je vous fou la paix! Mais vous ne pourrez pas, et ainsi votre faible rhétorique me donne déjà raison!


      • L’économie, a travers l’histoire, a pris plusieurs formes et plusieurs rapports différents. Quand vous parlez d’économie, vous devriez vous détacher du paradigme capitaliste. L’État a pris essor pour réguler le marché capitaliste naissant et pas avant. D’autres institutions ont existé par le passé pour maintenir les sociétés jadis en ordre. Ce sont des structures socialement objectivées et construites par les actions subjectives des personnes, tout simplement. C’est pourquoi il est possible de planifier l’économie sans État. Cela s’est fait dans toutes les sociétés précapitalistes à travers l’histoire. Sous la propriété tribale, il y avait une certaine forme d’organisation sociale; pareil pour la propriété communale; même chose pour la propriété féodale et ainsi de suite.

        Comment réaliser cela ? Par la mise en commun des moyens de productions, de redistributions, de circulations et de diffusions. J’entends ici que toute la société gère ces moyens, par la division des tâches selon les localités des personnes aptes à l’activité sociale (à ne pas confondre avec le travail qui est une forme d’esclavage). Il n’y a pas de « boss qui dit quoi » ou de « gestionnaires, actionnaires, propriétaires » qui décident du sort de ces moyens. Tous décident collectivement de quoi faire, ensemble, selon les besoins de la société. Crevons-nous de faim ? Manquons-nous de domiciles ? Sommes-nous assoiffés ? Transformons notre production pour répondre à ces besoins fondamentaux et cessons le gaspillage orchestré par le capitalisme ! Qui transforme cette production ? Nous ! Qui nous ? Prolétaires ! Qui sont ces prolétaires ? La classe sociale subjectivement définie par une conscience commune ! Et celle-ci sera définie par nous-mêmes, ensembles : c’est le concept de solidarité.

        Dans un autre ordre d’idées, les arguments ont été dits. Soit vous ne savez pas lire, soit vous ne comprenez strictement rien à ce que le camarade nsrgnt raconte. Il a précisément répondu à chacune de vos idées et vous continuez à demander des arguments. Je me demande sincèrement si vous vous moquez.

        Nous refusons de suivre le même chemin que les staliniens pour la simple et bonne raison que nous sommes pas staliniens. L’URSS n’est pas un modèle pour nous, ni une nostalgie. Ce fut une expérience socialiste qui tourna au vinaigre et à la détérioration. La formoisie dont vous parlez, tirée du dialecte trotskyste que nous rejetons sévèrement, est propre aux sociétés postindustrielles comme la notre. Or, je vais vous le dire pour la dernière fois, nous sommes pour l’abolition des classes sociales et de l’inégalité sociale dans sa hiérarchisation verticale. Poser des questions à cet effet (ouais mais s’il y a des classes sociales !) relève d’un ridicule.

        En quoi est-ce que le libéral-égalitarisme est au capitalisme ? Simple : la relation sociale de la propriété privée demeure. Ce qui change, c’est son apparence, quelques parties techniques par-ci par-là; bref, les structures de la société. L’investissement, les finances, les prix, les salaires, les rapports fétiches, les rapports de domination, la corruption, les dettes, les prêts et ainsi de suite (toutes les contraintes générées par le capitalisme dans sa totalité) continuent d’exister, mais prennent une forme plus égalitaire. Cette expression néanmoins ne peut se maintenir à long terme pour la simple et bonne raison que l’organisation sociale, aussi volontariste soit-elle, est régulée, orientée, régentée par la forme de propriété du moment. Dans notre cas contemporain d’Amérique du Nord, c’est la propriété privée qui, dans sa totalité, prend le nom de capitalisme. Et le capitalisme pousse à la compétition qui mène à l’inégalité sociale. N’oubliez jamais les deux impératifs du marché capitaliste : toujours plus de production et une meilleure rentabilité – ou, si vous préférez, une plus grande concurrence et un meilleur profit ! C’est inné au capitalisme, cessez de le nier...

        Pour le dire dans des termes naïfs, toutes vos propositions veulent gérer la monnaie tout en gardant le capitalisme. Vous ne dites absolument rien d’anticapitaliste, et encore moins de communiste. La première chose que le communisme ferait est de déclarer toute propriété comme commune. La terre n’est plus une possession à quelqu’un, un groupe ou une société dans son ensemble, mais une terre, point final. Par la planification de l’économie, nous pouvons dire que nous avons besoin de telle quantité de production pour subvenir aux besoins des gens et, ainsi, exploiter un quantum X d’hectare de terre pour atteindre cette production. Ce n’est plus une affaire de « ceci m’appartient » ou « je possède cela ». Non.

        C’est pourquoi vous êtes idéaliste dans vos propos : vous voyez la solution dans une nouvelle gestion de la propriété privée en abolissant, ce que vous nommez, le « profit privé ». Or, le « profit privé » est une façon maladroite de parler de « profit du secteur privé ». En ce sens, vous êtes contre le privé et pour le secteur publique, tout simplement. Sauf que vous vous imaginez le publique gérable au sein du capitalisme sans d’État. Ceci est impossible. L’État existe pour réguler, orienter et régler les problèmes générés par le marché libre à sa pure forme ! Un marché libre de toute intervention est d’une fantaisie libertarienne – pour ne pas dire libérale !

        Si vous osez encore me parler de classe sociale en affirmant que nous voulons donner du pouvoir à une classe sur une autre, je vous ignore. Vous pensez comme un trotskyste et pensez que nous sommes staliniens. Pour cela, vous êtes vraiment dans les patates.

  1. Selon moi, ce que vous appelez “institutions” se traduit par État, et donc à toutes les époques de l’Histoire (mis à part la période de communisme-primitif) une forme d’État a toujours existé pour maintenir le pouvoir de la classe dominante en place. Mais ici les questions de sémantique importent peu et je préfère, si cela vous convient, réorienter le débat sur un aspect théorique.

    Si vous pensez que le concept de formoisie a été théorisé par Trotsky, c’est que vous n’y connaissez RIEN! Ce principe a été développé à la fin du 20e siècle, par le philosophe néo-marxiste Yanick Toutain. Refuser l’existence de la formoisie, ce serait comme refuser de constater que les machines (l’industrialisation) apporte une plus-value et donc un capital supplémentaire à celui qui le détient. Refuser de comprendre et de prendre en compte la formoisie, c’est refuser les enseignements du 20e siècle et se borner à commettre sans cesse les mêmes erreurs. À l’opposer, analyser l’économie-politique sous la loupe de la formoisie, c’est comprendre la déchéance du mouvement communiste au 20e siècle, la déviance stalinienne, l’absurdité de la révolution culturelle et même l’échec des soulèvements des années 60-70. Voici les différentes thèses du camarade Yanick Toutain et les enseignements qu’il fait de la formoisie :

    1° Tout différentiel de productivité induit un transfert de plus-value : L’entreprise la plus productive aspire la plus-value de celle dont la productivité est la plus faible.

    2° La formation augmente la productivité des travailleurs : C’est Adam Smith, dès la fin du 18° siècle qui l’a le premier décrit.

    3° Cette productivité augmentée grâce à la formation va donc – de la même façon que les machines perfectionnées – induire des transferts de plus value en direction de l’entreprise où se trouvent les travailleurs les plus formés.

    4° Cette plus value supplémentaire va être partagée entre le capitaliste et les travailleurs qualifiés : ceux ci réclameront, du fait de leur diplôme, de la récupérer sous forme de salaires supérieurs.

    5° C’est ce vol opéré sur le dos des travailleurs les moins formés qui va provoquer la création d’une classe sociale, bourgeoisie de la formation (formoisie, par un néologisme) ;

    6° Le prolétariat de Marx a donc éclaté en 2 classes différentes : La formoisie formée de travailleurs qualifiés qui exploite le prolétariat de la formation – formariat.

    7° De ce fait, la lutte des classes oppose 3 classes fondamentales : les 2 bourgeoisies, celle des actions et celle des diplômés et le formariat exploité par les 2 bourgeoisies.

    8° La révolution russe, dont Trotsky avait – dès 1905 – prévu les 2 étapes ( 1ère révolution anti-féodale, 2ème révolution anti-capitaliste), a donc connu une 3° étape, une véritable lutte de classes, entre 1917 et 1927, au cours de laquelle la classe sociale des diplômés a, peu à peu, rétabli ses privilèges.

    9° Les formois, les diplômés russes, étaient en 1917 la base sociale du parti menchevik (POSDR – menchevik). Ce parti a tout fait pour préserver un Etat bourgeois – y compris à partir de juillet 17 en persécutant les membres du parti bolchevik. Pendant et après la révolution d’Octobre, on voit les employés des postes, les syndicats de cheminots, de secteurs qualifiés, les enseignants etc.… saboter la révolution.

    10° En 1921, Lénine a ouvert la porte au loup en rétablissant (NEP) la hiérarchie des salaires (débat sur les spetz -spécialistes). L’opposition ouvrière ( de Kollontaï Chliapnikov) – dans un débat mal posé – a essayé de s’opposer au pouvoir croissant de la formoisie, sans la combattre en tant que classe. Le groupe Lénine Trotsky, victime de naïveté et par une erreur théorique, a commis une faute grave à ce moment.

    11° La défaite de l’opposition de gauche (Trotsky), puis de l’Opposition Unifiée (Trotsky Kamenev Zinoviev) contre le groupe Staline Boukharine a été la défaite du formariat allié à la petite formoisie radicale (honnête) contre le front commun de la formoisie(Staline) et de la paysannerie privilégiées( koulaks et moyens paysans) représentés par Boukharine.

    12° L’appellation « Thermidor » de Trotsky est donc plus pertinente que ce que lui-même en comprenait : Le Thermidor de 1794 est la victoire de la bourgeoisie et la mise en place d’un Etat bourgeois, le Thermidor de 1927 est la victoire de la formoisie et la mise en place d’un Etat FORMOIS.

    13° Un Etat formois est un appareil politico-militaire défendant les privilèges des diplômés en empêchant le retour des féodaux et des capitalistes.

    14° Tout Etat formois, par essence, persécute tous les courants égalitaristes susceptibles de remettre en cause les privilèges des diplômés. Les textes pseudo marxistes de Staline des années 30 dénonçant  » l’égalitarisme petit-bourgeois » sont la couverture idéologique du massacre de tout le parti bolchevik orchestré par l’ancien recteur de l’Université de Moscou, ancien socialiste menchevik, le procureur Vychinski.

    .15° La défaite de la révolution chinoise de 1927 a été planifiée par les dirigeants formois de l’URSS qui ne voulaient pas prendre le risque de voir un Etat à leur porte susceptible de remettre en cause la hiérarchie des salaires.

    16° La victoire de la révolution chinoise en 1949 a provoqué une situation instable qui s’est prolongé jusqu’aux années 60. Ce que certains ont appelé « la révolution culturelle » était en fait une révolution sociale, une révolution anti-formoise qui avait comme but de mettre fin aux privilèges salariaux que s’étaient accordés les hauts formois chinois.

    17° Les pays de l’Est, le « bloc socialiste » sont en fait des Etats dont le caractère formois s’est opéré sans transition, sans la période d’instabilité qui a caractérisé la révolution russe et la révolution chinoise : L’explication en est le poids politique important de la classe sociale formoise, en Allemagne de l’Est en premier lieu et dans les autres pays de l’Est : Dès le départ la bureaucratie formoise russe pouvait passer une alliance politique avec les ingénieurs et autres privilégiés formois.

    18° Seule l’Albanie où les niveaux de formation était faible a subi le poids politique des contradictions chinoises. Mais cela sans pour autant construire un Etat anti-formois.

    19° Le conflit qui a opposé Che Guevara et Fidel Castro est lui aussi le reflet de la lutte de classes formoisie – formariat. Le départ du Che pour l’Afrique puis pour la Bolivie signifie son choix du formariat du Tiers monde. Cela dit sa faiblesse en économie – comme avant lui Trotsky – ne lui a pas permis de comprendre la question des transferts de plus value et le fait que Castro le poussait vers la porte et la mort pour pouvoir passer une alliance avec la formoisie stalinienne mondiale. L’anecdote de l’ascenseur et des salaires privilégiés prouve amplement son incompréhension de l’aspect programmatique et stratégique des écarts de salaire. Cela dit la naïveté de son combat ne doit pas empêcher qu’il soit salué à sa mesure.

    30° Il ne faut pas rééditer l’erreur de Marx en considérant le schéma comme achevé et définitif : il pourra exister de nouvelles classes à l’avenir
    PS : Cette 30° thèse a été dépassée par la production du concept d’innovoisie (vers 1996 ?) L’innovoisie est la classe exploiteuse formée de ceux qui touchent des droits d’auteur et des droits de brevet et qui, ce faisant, peuvent consommer plus que la production moyenne mondiale.
    • J’en ai rien à foutre de votre opinion. Je vous apporte des arguments tirés des études et analyses, ainsi que critiques de la sociologie – voire même de l’anthropologie. Votre « selon moi », je m’en balance. L’État n’existe que depuis la naissance du capitalisme pour assurer son bon fonctionnement. Nier cela, c’est nier plus d’un siècle d’Histoire de sciences sociales.
      Pour le reste, le terme de « formoisie » est effectivement créée par Yanick, mais reste néanmoins un concept trotskyste, pensée que nous rejetons sévèrement. Les classes sociales sont beaucoup plus complexes que vous ne le prétendez.
      • Contrairement à vous, je ne me fiche pas de ce que vous avez à dire, et c’est la raison pour laquelle je continuerai d’argumenter avec vous en tout respect.

        Si j’ai bien compris, vous nier le fait que la Rome antique avait son État esclavagiste et que le moyen âge avait son État féodal? Si vous me rétorquez que cela ne sont que différentes organisations sociales et ne sont en fait pas des États, ce n’est qu’une question de sémantique et je ne penses pas qu’il soit souhaitable de perdre plus d’énergie sur cette question.

        Vous dites que la formoisie est un « concept trotskyste »? Étrange…pourtant le faible Trotsky ne l’avait qu’effleuré avec sa théorie de « révolution permanente ». Le même constat est pourtant venu à la tête de Mao et le contraint à sa « révolution culturelle ». Pourquoi alors attribuer la formoisie à Trotsky et pas à Mao? Meme Adam Smith avait décelé cette classe sociale (sans l’appeler classe sociale); ou Marx, qui a souligné le capital-formation dans soin ouvrage « le Capital ». Et vous refusez quand même d’accepter la notion de formoisie, malgré les événements du 20e siècle ?!?


  2. Votre “camarade nsrgnt” n’a pas démoli un par un mes arguments. Il a seulement démontré qu’il ne comprenait strictement rien (ou très peu) à ce que j’avance.

    Vous scandez sans cesse le mot d’ordre “planification de l’économie”, mais vous ne semblez pas réaliser que tout système économique est planifié. Même l’actuelle économie capitaliste, dans son pseudo-libéralisme est plus ou moins planifiée : par les banques centrales et de prêts, par les organisations internationales, les États… Je comprends que vous voulez la planifier autrement…tout comme nous. Maintenant, c’est à savoir à qui bénéficiera l’organisation économique de demain, celle que nous voulons bâtir.

    Maintenant, qu’est-ce, CONCRÈTEMENT, la “mise en commun” dont vous faites l’éloge? Vous dites “J’entends ici que toute la société gère ces moyens, par la division des tâches “ et ajoutez plus loin que “Tous décident collectivement de quoi faire, ensemble, selon les besoins de la société.” Mais ce sont là des phrases qui paraissent bien, mais dans le fond, dénudées de sens concret! Qui dirigera et organisera le capital social? Les délégués révocables du peuple? Pourtant, cette expérience économique a déjà été testée de par le passé et démontrée non concluante pour surpasser les embûches de la formoisie, tel qu’exprimé plus haut dans l’extrait du camarade Yanick Toutain.
    Vous rajoutez qu’il “n’y a pas de « boss qui dit quoi » ou de « gestionnaires, actionnaires, propriétaires » qui décident du sort”. Mais il y a tout de moins des gens en charge qui prennent les décisions. Si vos intentions sont différentes que les expériences menées de par le passé, expliquez-moi, svp!

    Vous dites “En quoi est-ce que le libéral-égalitarisme est au capitalisme ? Simple : la relation sociale de la propriété privée demeure.” Mais c’est totalement faux! Ce n’est pas parce que ceux qui démarrent des projets sont maître de leur travail et de leur projet, que la propriété privé (au sens capitaliste) demeure! Pour savoir cela, il faut savoir d’où vient le capital qui finance les projets des individus privés. Et dans ce cas-ci, le capital provient des individus tous ensembles, qui décident de répartir leur “investissement démocratique” comme bon leur semble, en finançant l’entreprise, la coopérative, des projets de science, etc., selon leurs besoins et comme bon leur semble. Ainsi, celui qui veut démarrer une “entreprise” (ou plutôt un projet) doit pouvoir convaincre ses concitoyens d’investir (une partie ou la totalité de leur investissement démocratique) dans son projet, c’est cela la démocratie participative; c’est cela la démocratie proportionnelle; bref, LA démocratie populaire. Et puisque les profits sont socialisés, ils seront redistribués à tous les mois, directement aux individus, une partie égale pour leur consommation personnelle, une partie égale pour leur investissement démocratique. Ainsi, l’économie est démocratisée (planifiée, organisée) par tous les individus, à la source (l’investissement) et à la finalité (l’achat et la consommation des marchandises), avant de recommencer le cycle.

    De plus, si les services financiers sont abolies et que les banques sont Africationalisés, il n’y a plus de prêts, plus d’intérêts sur le capital ou de dettes, plus d’oppression financière. Cela, je l’ai souligné précédemment, mais vous entretenez un discours à sens unique.

    Vous rajoutez “vous vous imaginez le publique gérable au sein du capitalisme sans d’État”. Mais non! Je n’imagine pas le publique gérable, mais le publique qui gère! Je suis d’accord avec vous qu’actuellement, “L’État existe pour réguler, orienter et régler les problèmes générés par le marché libre”, mais vous mélangez tout! Ce n’est pas le marché des marchandises qui crée les inégalités et les “problèmes”, mais le marché du travail, qui LUI, revoit sans cesse à la baisse les conditions de vie des prolétaires. C’est ce marché du travail qui transforme l’Homme en marchandise et le contraint à la prostitution économique! Il ne faut pas abolir le marché qui fixe le prix du pain, mais bien celui qui fixe la force de travail. Le marché des marchandises est le meilleur moyen de répartir équitablement les marchandises.

    Malgré nos différents, je penses sincèrement que notre but ultime soit le même…


0 [ C O M M E N T A I R E S ]

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