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mercredi 29 décembre 2010

Qu'est-ce qui justifie l'écart des salaires et comment surpasser le salariat?


L'égalité, le respect et la reconnaissance du travail exigent d'une société qu'à efforts égaux, salaire égal. N’est-ce pas là l’argument de ceux qui demandent une hausse de salaire à leur patron ou ceux qui prônent l’égalité entre les femmes, les hommes et les différentes nationalités et ethnies? Donc pourquoi tant d'écart entre les différentes échelles salariales? Est-ce qu'un individu travaillant 50 heures par semaines dans 3 emplois à temps partiels travail moins ou met moins d'effort au travail qu'un individu jouissant d'un emploi stable et travaillant 40 heures par semaines mais pourtant plus rémunéré? Voyons quels arguments sont utilisés par ceux qui défendent l'iniquité salariale. On fait souvent référence à l'endettement étudiant et les années de salaire perdues, on fait également référence aux risques économiques et à l'engagement humain investi dans le processus de création d'entreprise ou même au fait qu'un individu doit avoir acquis une certaine expertise pour manipuler certains équipements ou l'utilisation de connaissances spécialisées. La vérité, nous le savons tous, c’est que rien ne justifie un tel écart de salaire!

Plusieurs facteurs tendent à aller dans ce sens, dont le principal est le droit d'auteur historique. Prenez par exemple Bill Gates, il a construit sa fortune en inventant un système d'exploitation pour ordinateur, en occurrence Windows que tout le monde connaît. Par contre, pour pouvoir inventer ce programme informatique, il a fallu que quelqu'un avant lui invente l'ordinateur, le moulage de métaux (aluminium, fer, plastique...), l'électricité, mais également les lettres de l'alphabet, les nombres et les nombreuses formules mathématiques utilisées pour développer son programme de gestion. De plus, plusieurs individus ont étés mis à contribution pour développer, faire la promotion et vendre son produit. Son oeuvre est donc un produit social nécessitant l'organisation de différentes inventions le précédent. Si Bill Gates avait eu à payer l'ensemble des droits d'auteurs à tous les descendants de ceux qui lui ont permis son invention, il aurait été inimaginable de s'acheter un ordinateur ainsi que le système d'exploitation Windows. L’action de chaque humain est le fruit d'un contexte historique et social, il ne peut s'épanouir sans le travail des autres.

Les droits d'auteur sont le fruit du capitalisme, mis en place pour que les profiteurs et les exploitants puissent profiter du travail d'autrui. On fait croire que les droits d’auteurs bénéficient à l’individu innovant, mais la réalité montre l’inverse : les droits d’auteurs bénéficient à ceux qui peuvent les acheter. Même les artistes sont souvent obligés de vendre les droits sur leurs propres écrits et leurs compositions pour pouvoir les publier à grande échelle. Nous réclamons que les droits d'auteurs ne soient pas limités à 70 ans comme présentement car ils ne bénéficient qu’aux exploiteurs de talents. Nous réclamons que les droits d’auteurs soient étendus à l'ensemble de l'Histoire humaine, depuis l'invention des premiers outils, en passant par l'invention de l'écriture, et jusqu'aux découvertes récentes. Ces innovations appartiennent à l’humanité, pas à une poignée d’individus! Il n'y a plus de place pour le secret industriel et commercial! C’est le pouvoir financier des États-Unis et de l’U.R.S.S. qui leurs ont permis de rejoindre la Lune. Pourtant, ce pouvoir financier, ils l’ont extrait de la taxation de leurs populations locales et l’exploitation impérialiste des ressources naturelles des autres pays de la planète. Ces découvertes n’appartiennent pas plus aux étatsuniens qu’aux russes d’aujourd’hui! Toute l'histoire de l'humanité repose sur l'appropriation du travail des individus innovant pour l'enrichissement et la domination d'une minorité. Cela doit cesser!

Considérant cela, tout ce qui reste pour justifier les écarts de salaire est l'endettement étudiant ainsi que les années de salaire 'perdues' à l'étude. En cela, nous réclamons que tous les étudiants soient rémunérés de la même façon que tous les autres travailleurs. Ainsi, plus aucune distinction de salaire par rapport aux études, plus d'écart justifié par l'utilisation d'un savoir ou d'une expertise spécialisée. Certains reprochent aux marxistes d'être en défaveur du libéralisme économique. À ceux-là, nous répondons que nous ne sommes pas contre le libéralisme des choses matérielles, mais contre le libéralisme de l'humain. En d'autres mots, si nous reconnaissons que les prix des marchandises doivent être fixés selon l'offre et la demande, nous pensons que le prix du travail des humains (le salaire) ne devrait pas être contrains à cette loi. Chacun doit pouvoir donner ce qu'il peut, sans discrimination. Personne ne doit être affligé à la passivité et à l'inaction, tous doivent s'émanciper pour le bien-être de l'humanité.
Sur ce sujet, consultez notre article concernant le “Libéralisme économique : Opposer libéralisme matériel et libéralisme humain.


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Libéralisme économique : Opposer libéralisme matériel et libéralisme humain.


Les pseudo-révolutionnaires que sont les libertariens s'accrochent à l'utopie d'offrir plus de liberté individuelle, toutefois, sans jamais remettre en question la gestion capitaliste de l'économie. Plusieurs penseurs libertariens du 20e siècle se sont même prononcés en défaveur du socialisme car ils prétendaient que le socialisme était incapable de fixer un prix aux marchandises puisqu'il remettait en question la loi du marché, c'est à dire la loi de l’offre et de la demande. Probablement par paresse intellectuelle, ils n'ont pas poussé leur processus mental plus loin et se sont contentés de ces réponses. Mais qu'ont à dire les philosophes et économistes socialistes et marxistes à ce sujet?

Les marxistes répondent que les libertariens n'ont jamais réussi à faire de distinction entre libéralisme matériel et libéralisme humain. Si le prix des marchandises produites doit inévitablement être fixé par son abondance ou par sa rareté, ce n'est pas le cas des humains. Les marxistes ne prônent pas l'abolition du marché, mais l'abolition du marché du travail, ce système de prostitution sociale qui force les gens à accepter n'importe quelle tâche abrutissante et des salaires toujours plus bas pour simplement se nourrir. La vérité c'est qu'il faut redéfinir notre conception du travail et du salaire.

Qu'est-ce qui est le plus bénéfique pour une société : emballer des sacs de plastiques dans une épicerie ou s'occuper de ses enfants, faire du bénévolat, faire de la course en plein-air, s'instruire en lisant un livre, aller à l’école ou simplement écrire sur internet pour débattre de sujets politiques? Sans vouloir offenser qui que ce soit, je doute que l'abrutissement de la tâche d'épicerie soit vraiment bénéfique à l'ensemble de la société, contrairement aux autres qui ne sont pourtant pas rémunérées. Plusieurs individus font des tâches extraordinaires, sans même toucher à un seul sou en salaire, alors que d'autres peuvent travailleur 60 heures par semaine à des tâches qui détruisent leur humanité, qui les forcent à abandonner leurs enfants, à dégrader leur santé physique et psychologique ou pire encore, l’environnement. Si en plus ces individus surmenés deviennent malades physiquement ou atteint d'un "burn-out" à cause du sur-travail, je doute que cela soit bénéfique pour l'ensemble d'entre-nous. Quelle solution s'offre à nous et comment surpasser le libéralisme humain? La réalité est qu’il n’y a qu’un moyen d’y parvenir.

En 2010, si on divisait le Produit Intérieur Brute (PIB) de toute l’économie mondiale par le nombre d’habitants, on atteindrait un salaire d’environ 1000$ par mois, par terrien. Cela inclus évidemment les hommes, les femmes et les enfants. Cette seule application pourrait à elle seule éliminer l’ensemble de la pauvreté sur toute la planète. Nuls besoins de vous mentionner qu’une telle initiative aurait comme conséquence d’accroître la demande mondiale des produits de base qui sont les assises de toute production de richesse. Cela aura comme conséquence d’accroître encore plus le PIB mondial et ainsi la possibilité d’augmenter d’avantage le salaire de la population planétaire. Les prix des marchandises étant fixés par l’offre et la demande, nous avons là un système qui s’auto-régularise, mais dont la base reste l’égalité des chances et la liberté de tous. Mais par-dessus tout, la logique et la raison humaine prennent la place de l’émotivité et la fébrilité de la quête du profit détaché de la réalité.

Sur ce sujet, consultez notre article concernant “Qu'est-ce qui justifie l'écart des salaires et comment surpasser le salariat?
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mercredi 15 décembre 2010

Pour se comprendre, il faut utiliser les mots justes: définitions indispensables à tout débat politique.



La confusion règne dans les débats entre la gauche politique et la droite politique. Alors que la droite accuse n'importe quel opposant de socialiste ou encore de communiste, la gauche réplique souvent en les qualifiants de fascistes. Pourtant, souvent, ni un ni l'autre n'est socialiste ou fasciste et encore moins communiste. Il nous est donc nécessaire d'approfondir ces termes au plus tôt.

Communisme: Selon WikiPedia, Le communisme n'est qu'une "conception d'une société sans classe sociale, une organisation sociale sans État, fondée sur la mise en commun des moyens de production (sans l'entreprise privée). Le communisme n'est donc pas un système politique ou économique concret qu'on peut appliquer du jour au lendemain. Il n'est qu'un concept ou un idéal lointain.

Socialisme: À l'opposé, le socialisme, lui est une doctrine économique et politique concrète, fondée sur la propriété collective (et non privé) des moyens de production de la richesse, par opposition au capitalisme. Le socialisme est donc l'ensemble des doctrines qui prônent une gestion de l'économie par des moyens qui s'apparentent aux coopératives dans le système capitaliste.

Sociale-démocratie: La sociale-démocratie vient en opposition au socialisme. La sociale-démocratie ne prône pas l'abolition du capitalisme, mais sa réforme par l'État. La sociale-démocratie désigne les courants politiques de gauche, réformiste, mais non marxiste, qui prône l'intervention de l'État pour taxer et imposer la richesse afin de la redistribuer.

Fascisme: Le fascisme s'apparente à la sociale-démocratie dans le sens où elle prône une forte intervention de l'État. Ce qui les distinguent principalement, c'est que le fascisme utilise le pouvoir de dépenser de l'État pour protéger la bourgeoisie nationale, alors que la sociale-démocratie l'utilise pour offrir des services à la population. Le fascisme, c'est la fusion des intérêts de l'État et de l'entreprise privée nationale.

Libertarisme: Sans remettre en question le capitalisme lui-même, les libertariens viennent en opposition au fascisme. Ils prônent l'application du libéralisme économique pure et simple, sans intervention de l'État pour protéger les bourgeoisie nationales. Ils misent strictement sur le commerce et les lois du marché, bref le libéralisme économique, pour assurer un libre épanouissement des individus. Ses partisans sont favorables à une réduction, voire une disparition de l'État qui vient déséquilibrer le marcher.

Je met au défi quiconque qui peut offrir une définition autre que celles fournies aux termes plus haut. Les sources sont indispensables, bien entendu. Nos définitions concordent avec celles fournies par WikiPedia, Le Petit LaRousse et le Robert.

Plusieurs individus, de droite et de gauche, lorsqu'ils invoquent les termes socialisme ou communisme, semblent faire référence au Capitalisme d'État que nous avons vécu au 20e siècle (Russie, Chine, etc.). Ces systèmes s'apparentent plutôt au fascisme, puisqu'il y a fusion entre l'intérêt de l'État et de l'élite nationale. Il ne faut pas se fier aux étiquettes. Les marxistes qualifient ces systèmes comme capitalisme d'État car en fait, le capital social n'est pas géré par la société ou par la bourgeoisie, mais par un seul monopole d'État. De plus, ceux qui méprisent le communisme en faveur du libéralisme économique comme les libertariens devraient se rendre compte que par le jeu du profit sur l'investissement et de la fusion d'entreprise, le destin du capitalisme revient exactement à la même chose que le capitalisme d'État ou de ce qu'il qualifient de communisme : quelques investisseurs ont investi dans tous les domaines de l'économie et finissent par posséder et contrôler la totalité des entreprises. Ce qui les distinguent du fascisme, c'est qu'une fois la bourgeoisie mondialisé, elle n'a plus besoins des États pour la protéger. Le système libertarien n'est donc pas nationaliste, mais anti-nationaliste. 

Nous nous considérons comme socialiste, car nous prônons l'action de l'individu en tant que citoyen. Le citoyen ne peut s'exprimer et s'épanouir si des monopoles (idéologiques, financiers, étatiques, syndicaux, industriels, etc.) prennent toute la place. Pour redonner le pouvoir aux citoyens, il faut combattre toute forme de monopole. C'est pourquoi nous appuyons plusieurs luttes menées par les libertariens, comme l'élimination des syndicats et la limitation des pouvoirs de l'État, mais nous, socialistes, remettons également en question les monopoles capitalistes, financiers et industriels. Nous sommes pour l'abolition des syndicats, mais également en faveur de l'abolition du patronat. L'un ne va pas sans l'autre. C'est ce qui nous fait affirmer que l'avenir n'est ni à droite (domination du marché), ni à gauche (domination de l'État) mais droit devant (domination du citoyen en tant qu'individu).
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