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dimanche 2 janvier 2011

Bilan 2010, espoir 2011 : Un spectre hante le Monde.



En complément de l'article "Un spectre hante le Québec" du blog "La Commune".

La lucidité d'Emma du blog La Commune est révélateur de la dichotomie politique qui afflige le peuple québécois. En faisant référence à des propos de certains membres actifs de l'ADQ et du Réseau Liberté-Québec, elle y écrit "sont-ils seulement conscients que leurs propos ne font que trahir leur propre extrémisme?" En fait, je pense que le centre du problème est que l'on ne fait qu'analyser le monde de façon bipolaire, entre droite et gauche. La réalité est que la situation est bien plus complexe. Nous avions écrit un texte sur notre blog à ce sujet qui se nomme "Pour se comprendre, il faut utiliser les mots justes: définitions indispensables à tout débat politique". Dans cet article, ce qui est important de comprendre, c'est que la sociale-démocratie est TOTALEMENT opposée au socialisme. Ce sont deux concepts antagonistes puisque le socialisme prône l'abolition de l'État, alors que la sociale-démocratie prône son renforcement pour répartir la richesse. La réalité est que l'être humain n'est pas plus libre s'il est entretenu par un État providence comme au Québec. Nous ne voulons pas être "entretenus", nous voulons participer librement! Le capitalisme ne prend pas en compte les libertés individuelles. Nous avons démontré dans notre article "Pourquoi combattre le capitalisme : Ce que les libertariens et la droite refusent d'admettre" que le capitalisme a tous les intérêts du monde à centraliser la richesse et donc les décisions. La sociale-démocratie, en acceptant passivement les dictas du capitalisme, démontrera inévitablement ses limites et donc encouragement le cynisme des populations. La seule gauche qui puisse subsister durablement, elle est OUVERTEMENT anti-capitaliste! Il ne faut pas miser sur la sociale-démocratie d'Amir Khadir pour nous sauver du pétrin historique dans lequel nous sommes.

Un seul type d'organisation peut venir à bout de nos chaînes. Il nous faut utiliser la même stratégie révolutionnaire qui fut utilisé lors de toutes les révolutions modernes depuis la commune de Paris de 1871 : les comités d'action par délégués révocables. Il ne faut pas miser sur l'État pour nous libérer, il faut recréer une nouvelle organisation démocratique, à l'image de la population, qui deviendra plus imposante que l'État québécois lui-même. Le principe des comités d'action est simple : chaque individu s'associe en groupe de 25 (par affinité, par idéologie, par amitié, par lien familiaux ou par simple contacte entre collègues de travail). Chaque groupe de 25 vote un délégué, qui est révocable à tout moment s'il ne fait pas l'affaire du comité (les 24 autres). Le nom de chaque individu doit être publique, ainsi que le délégué qui les représentes. Par la suite, lorsque 25 délégués se rencontreront, ils pourront élire à leur tour 1 "super-délégué" révocable parmi eux. Si une telle organisation se répand sur la planète, avec les 6 milliards d'habitants que nous sommes, nous aurons créé le premier gouvernement mondial de l'humanité, et ce, en seulement 6 paliers de gouvernance pyramidal. Le blog de RevolisationActu de Yanick Toutain a un excellent texte sur ce type d'organisation révolutionnaire.

Ne perdez plus de temps, rentabilisez les manifestations, au lieu de vous contenter de chialer. Pourquoi se contenter de manifestations où vous aurez 10 porte-paroles syndicaux qui viendront dire tour à tour leur beau discours, tous similaires? Pourquoi alors qu'il n'en faut qu'un seul pour dire à la foule : rassemblez-vous en groupe de 25 et nommez votre délégué! Les délégués pourront ensuite voter en commun des procédures à prendre pour les actions futures. Ce sera alors le début de l'assemblée populaire du Québec. En Côte D'Ivoire, en France ou en Grèce, de tels organisations commencent à émerger pour contre-balancer les gouvernements corrompus. Pourquoi les québécois continuent à faire confiance au discours des étatistes pour régler les problèmes du monde? Nous nous plaisons de répéter que l'avenir n'est ni à droite, ni à gauche, mais droit devant. Débutons l'année 2011 par fixer notre regard sur l'horizon, nous pourrons ensuite avancer en ligne droite.



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mercredi 15 décembre 2010

Pour se comprendre, il faut utiliser les mots justes: définitions indispensables à tout débat politique.



La confusion règne dans les débats entre la gauche politique et la droite politique. Alors que la droite accuse n'importe quel opposant de socialiste ou encore de communiste, la gauche réplique souvent en les qualifiants de fascistes. Pourtant, souvent, ni un ni l'autre n'est socialiste ou fasciste et encore moins communiste. Il nous est donc nécessaire d'approfondir ces termes au plus tôt.

Communisme: Selon WikiPedia, Le communisme n'est qu'une "conception d'une société sans classe sociale, une organisation sociale sans État, fondée sur la mise en commun des moyens de production (sans l'entreprise privée). Le communisme n'est donc pas un système politique ou économique concret qu'on peut appliquer du jour au lendemain. Il n'est qu'un concept ou un idéal lointain.

Socialisme: À l'opposé, le socialisme, lui est une doctrine économique et politique concrète, fondée sur la propriété collective (et non privé) des moyens de production de la richesse, par opposition au capitalisme. Le socialisme est donc l'ensemble des doctrines qui prônent une gestion de l'économie par des moyens qui s'apparentent aux coopératives dans le système capitaliste.

Sociale-démocratie: La sociale-démocratie vient en opposition au socialisme. La sociale-démocratie ne prône pas l'abolition du capitalisme, mais sa réforme par l'État. La sociale-démocratie désigne les courants politiques de gauche, réformiste, mais non marxiste, qui prône l'intervention de l'État pour taxer et imposer la richesse afin de la redistribuer.

Fascisme: Le fascisme s'apparente à la sociale-démocratie dans le sens où elle prône une forte intervention de l'État. Ce qui les distinguent principalement, c'est que le fascisme utilise le pouvoir de dépenser de l'État pour protéger la bourgeoisie nationale, alors que la sociale-démocratie l'utilise pour offrir des services à la population. Le fascisme, c'est la fusion des intérêts de l'État et de l'entreprise privée nationale.

Libertarisme: Sans remettre en question le capitalisme lui-même, les libertariens viennent en opposition au fascisme. Ils prônent l'application du libéralisme économique pure et simple, sans intervention de l'État pour protéger les bourgeoisie nationales. Ils misent strictement sur le commerce et les lois du marché, bref le libéralisme économique, pour assurer un libre épanouissement des individus. Ses partisans sont favorables à une réduction, voire une disparition de l'État qui vient déséquilibrer le marcher.

Je met au défi quiconque qui peut offrir une définition autre que celles fournies aux termes plus haut. Les sources sont indispensables, bien entendu. Nos définitions concordent avec celles fournies par WikiPedia, Le Petit LaRousse et le Robert.

Plusieurs individus, de droite et de gauche, lorsqu'ils invoquent les termes socialisme ou communisme, semblent faire référence au Capitalisme d'État que nous avons vécu au 20e siècle (Russie, Chine, etc.). Ces systèmes s'apparentent plutôt au fascisme, puisqu'il y a fusion entre l'intérêt de l'État et de l'élite nationale. Il ne faut pas se fier aux étiquettes. Les marxistes qualifient ces systèmes comme capitalisme d'État car en fait, le capital social n'est pas géré par la société ou par la bourgeoisie, mais par un seul monopole d'État. De plus, ceux qui méprisent le communisme en faveur du libéralisme économique comme les libertariens devraient se rendre compte que par le jeu du profit sur l'investissement et de la fusion d'entreprise, le destin du capitalisme revient exactement à la même chose que le capitalisme d'État ou de ce qu'il qualifient de communisme : quelques investisseurs ont investi dans tous les domaines de l'économie et finissent par posséder et contrôler la totalité des entreprises. Ce qui les distinguent du fascisme, c'est qu'une fois la bourgeoisie mondialisé, elle n'a plus besoins des États pour la protéger. Le système libertarien n'est donc pas nationaliste, mais anti-nationaliste. 

Nous nous considérons comme socialiste, car nous prônons l'action de l'individu en tant que citoyen. Le citoyen ne peut s'exprimer et s'épanouir si des monopoles (idéologiques, financiers, étatiques, syndicaux, industriels, etc.) prennent toute la place. Pour redonner le pouvoir aux citoyens, il faut combattre toute forme de monopole. C'est pourquoi nous appuyons plusieurs luttes menées par les libertariens, comme l'élimination des syndicats et la limitation des pouvoirs de l'État, mais nous, socialistes, remettons également en question les monopoles capitalistes, financiers et industriels. Nous sommes pour l'abolition des syndicats, mais également en faveur de l'abolition du patronat. L'un ne va pas sans l'autre. C'est ce qui nous fait affirmer que l'avenir n'est ni à droite (domination du marché), ni à gauche (domination de l'État) mais droit devant (domination du citoyen en tant qu'individu).
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lundi 13 décembre 2010

Lorsque les membres du Réseau-Liberté-Québec briment eux-même les libertés individuelles.




Il y a un certain temps que nous échangeons dans les différents blogs de gauche et de droite, pour convaincre leurs membres que d'autres solutions sont possibles et que l'avenir ne serait peut-être ni à gauche, ni à droite. Si les échanges ont étés respectueux et constructifs dans les blogs dits de gauche, il en a été tout le contraire dans les blogs de droite qui prétendent pourtant défendre les libertés individuelles.


Récemment, c'était Joanne Marcotte, l'une des fondatrice du Réseau-Liberté-Québec qui avait refusé de publier sur son blog nos commentaires constructifs concernant son billet "L’axe gauche-droite: En construction". Quelques internautes nous avaient alors manifestés que la même situation leur était survenue sur ce blog et certains autres qualifiés de droite. En référence, vous pouvez consulter "Les stratégies perverses de la droite politique, l'exemple de Joanne Marcotte."

Les réactions de nos commentaires sur le blog libertarien de Martin Masse (également du Réseau-Liberté-Québec) 'leblogueduql.org' ont été houleux dès le départ. Nous avons essayé d'échanger certains concepts idéologiques afin de susciter un débat d'idée, mais les réactions ont étés agressives et irrespectueuses à notre égard. Suite à la publication récente de notre billet "Société de l'Avenir : Le bien-être de l'Homme et de la Nature comme prémisse au profit.", nous avons réussi à introduire un certain contexte d'échange d'idée dans leur billet nommé "Revenir au capitalisme de Pascal Salin". C'est dans notre deuxième réplique, lorsque nous avons remis en question le rôle de la banque centrale, l'incapacité de la majorité des humains à s'épanouir dans le régime capitaliste et que nous avons essayé de clarifier nos arguments que le débat s'est refermé. En fait, notre commentaire aura été publié moins de 2 heures avant d'être simplement effacé par Martin Masse, fondateur de ce blog et je le répète, du Réseau-Liberté-Québec.

On peut relier cela à la censure imposée par Steven Harper où les scientifiques n'ont plus le droit de publier quoi que ce soit sans l'aval du bureau du premier ministre. La censure et le contrôle de l'information semblent être les principaux outils utilisés par la droite politique. Même si leurs discours tentent de vous convaincre qu'ils œuvre pour les libertés individuelles, il ne faut pas vous laisser berner. Ne nous laissons pas tromper par les étiquettes idéologiques qu'ils se sont eux-même accolés, soyons vigilants.


En référence : 
http://m2.typepad.com/leblogueduql/2010/11/revenir-au-capitalisme-de-pascal-salin.html
http://m2.typepad.com/leblogueduql/2010/12/coyotes.html



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samedi 13 novembre 2010

Les stratégies perverses de la droite politique, l'exemple de Joanne Marcotte.


Nous ne sommes normalement pas en faveur de diatribes accusatrices et vide d'arguments. Nos positions sont mûrement réfléchies, argumentées et rarement accusatrices d'une seule personne. Ce ne sera pas le cas de ce billet. Une grande partie d'entre vous connaissent déjà probablement Joanne Marcotte, ancienne vice-présidente du Comité Castonguay sur le financement du système de santé québécois et réalisatrice du pseudo-documentaire politique "L'Illusion tranquille"? Elle est également l'un des pilier du Réseau Liberté-Québec. Nous avions de par le passé, un peu d'admiration face à cette militante conservatrice car nous pensions qu'elle voulait susciter un débat dans la population québécoise. Ce qui est totalement louable et honorable.

Nos illusions se sont vite dissoutes, premièrement lors d'une entrevue à la radio de radio-canada, il me semble que c'était le 22 oct, peu importe. À toutes les questions qui lui étaient posées, Joanne Marcotte ne répondait pas à la question et bifurquait en répliquant que c'était les libertés individuelles qui devraient primer et donc la non intervention de l'État. Comme si elle était incapable d'analyser et de répondre directement à une question qui ne portait absolument pas sur ce sujet.

Ce qui nous a terriblement attristé par dessus tout, c'est quand nous avons constaté que notre désir d'entrer en débat avec elle, via son blog politique, était à sens unique. Nous avons prit la peine de rédiger de longs textes, bien argumentés et sans diffamation de toute sorte, pour répliquer à son billet nommé "L’axe gauche-droite: En construction (3 de 3)". Aucun de nos message ne méritait de commentaire ou de réponse, elle n'a même pas eu la gentillesse de les publier, ce qui aurait été la moindre des considérations et un minimum de respect. Ne vous demandez pas pourquoi nous vous accusons d'être "populiste, d’anti-intellectuelle et de simpliste" Mme Marcotte, vous en êtes le symbole même!

Nous pensions que Joanne Marcotte était un être honorable, ouverte d'esprit et désireuse de débattre dans le but d'élever nos consciences et nos analyses réciproques, nous avons eu tord et cela nous désole énormément. Nous avons été assez naïf pour présupposer que nos messages auraient été publiés et n'en n'avions pas fait de copie. Cela n'arrivera plus en présence de Mme Joanne Marcotte, chauvine et propagandiste des intérêts des monopoles capitalistes et de la liberté des plus nantis. Vous dites vouloir faire de "la politique québécoise autrement"? Pourquoi donc ressembler à ce point à Steven Harper? J'espère seulement que cette fanatique de l'individualisme ne représente pas l'ensemble du Réseau Liberté-Québec et de la droite en général.





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mardi 9 novembre 2010

Fraude et Surfacturation des ainés : C'est le genre de Liberté que réclame le Réseau Liberté Québec?

Quand on gère les résidences privés pour les aîné(e)s comme le transport aérien…

Les compagnies aériennes, qui se remettent à peine de la crise, tentent de minimiser leurs coûts en multipliant les suppléments parfois substantiels pour des services jadis gratuits: une stratégie qui peut fâcher les clients mais qui marche, jugent les analystes.

(…) Les bagages enregistrés, voire les bagages cabine, sont de plus en plus souvent facturés en supplément, à des prix compris entre 20 et 90 dollars selon les bagages et le voyage.

A cela s’ajoutent les repas, les boissons alcoolisées, les écouteurs, couvertures, divertissements et sièges au premier rang ou devant des portes de sortie, disposant de plus d’espace pour les jambes, également facturés en plus.

Source : Cyberpresse.ca

Une enquête de l’émission La facture montre que des résidences privées pour personnes âgées offrent des services sans vraiment faire d’évaluation. Ces services font gonfler la facture des résidents.

(…) En 2009, quand Christine Rochon place sa mère elle a toute une surprise. La résidence évalue que la dame a besoin de parler une demi-heure par jour avec un préposé. Ce service coûte plus de 250 $ par mois.

Ainsi, les résidences privées restent libres d’évaluer les soins de santé des personnes âgées en perte d’autonomie comme elles le veulent, sans aucune contrainte et au prix qu’elles désirent.

Source : Radio-Canada

L'émission La Facture dénonçait également la facturation de services non remis au bénéficiaire et une diminution progressive de la qualité des services. Il faut maintenant payer un frais additionnel quand on peine à marcher, pour ne pas avoir à aller chercher son repas à la cuisine. C'est vraiment cela la liberté que propose le Réseau Liberté Québec. Ce réseau idéologique de droite qui prône l'entreprise privé, les soins et services à deux vitesse et le principe d'utilisateur-payeur?

Merci à yvanlemay.com pour cette intéressante parabole.



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Alliance Sociale VS Réseau Liberté Québec : Pourquoi ni un ni l'autre ne suffit.


Depuis 2008, de grandes remises en question du politique et de l'économique sont en cours partout sur la planète. Aucun peuple n'y échappe, le Québec n'y fait pas exception. Face aux crises sociales, financières et environnementales, le Québec a quelque peu délaissé la question nationale pour se lancer récemment dans un clivage gauche/droite dans l’arène politique. Les enjeux économiques et politiques sont plus que jamais un enjeux primordial pour le citoyen.

Suite à l’insolvabilité de l’État Providence et à l'omniprésence de la corruption dans la fonction publique et ailleurs que le Réseau Liberté Québec a vu le jour. Cette association de réseautage des différentes idéologies de droite prône l'initiative privée et un maximum de désengagement de l'État et des syndicats. Une grande partie des membres actifs du Réseau Liberté Québec est affilié de près ou de loin à l'idéologie Libertarien qui veulent l'abolition pure et simple de l'État et une forte réduction des pouvoirs des syndicats pour favoriser l'initiative individuelle et l'engagement du citoyen à part entière dans la société. Nous ne pouvons être contre la vertu, mais UnionRévolte est convaincu que l'abolition ou l’extrême restriction de l'État bourgeois ne suffira pas pour assurer une pleine émancipation des citoyens du Québec et du monde. Les libertariens et les membres du Réseau Liberté Québec prétendent s'attaquer aux monopoles idéologiques que sont l'État et les Syndicats, mais n'osent en aucun cas s'opposer aux monopoles financiers, industriels et commerciaux. À quoi servirait d'abolir les monopoles de l'État, des Syndicats et autres regroupements idéologiques si ce n'est que pour donner plus d'importance aux monopoles capitalistes privés? C’est précisément ce qui risque de discréditer la droite politique, la division sociale étant déjà très prononcée au Québec et au Canada. Nous reconnaissons certaines vertus à cette idéologie libérale, mais affirmons avec certitude que l'émancipation de la majorité des citoyens n'y serait en rien avantagée. Remplacer une domination par une autre n’est pas souhaitable.

C'est en réaction à la vaste couverture médiatique du Réseau Liberté Québec qu'une seconde association de réseautage nommé Alliance Sociale est né. Leur prétention est de faire contre-poids à l’association de droite, en regroupant sous forme de réseau, les forces de la gauche politique québécoise. L'alliance Sociale étant encore très jeune, il est difficile de savoir quels en sera les partisans et membres actifs, par contre, à première vu, ce réseau semble être le fruit avant tout des syndicats et de quelques regroupements citoyens. Nous aimons bien cette idée et espérons que cela aidera à porter le débat politique et économique encore plus loin au Québec.
Dors et déjà, on peut pressentir que l'Alliance Sociale sera en faveur des intérêts des syndicats et d'un engagement plus important de l'État afin de réinvestir dans les services sociaux et promouvoir les sociétés d'État. C'est précisément ce qui risque de discréditer la gauche politique: le syndicalisme ayant montré ses limites voir même son absurdité dans bien des cas et les citoyens déjà exacerbés sous les dettes ne voudront pas entendre parler de d'avantage de taxation pour financer les services publiques flétris. Sans compter que la majorité des citoyens ne sont pas en accords avec la majorité des sociétés d'États (loto-québec, hydro-québec, etc.) dont les salaires des PDG sont souvent 4 fois plus élevés que celui du premier ministre et que ces sociétés d'État se comportent exactement comme des entreprises privées, sans consulter les citoyens.

Plus de valeurs sociales, d'égalité et de juste distribution de la richesse et du travail, bien sûr! Nous sommes tous en faveur de cela, mais en contre parti, nous sommes en total désaccord avec les monopoles des sociétés d'État, les monopoles bureaucratiques, les monopoles syndicaux et du nivellement vers le bas! L'émancipation du citoyen n'est nullement assurée par l'omniprésence de l'État et des Syndicats. Plus de liberté individuelle, de responsabilisation, d’engagement sociale et de poids politique et économique au citoyen, nous sommes en accord. Le libéralisme, mais pas pour promouvoir plus de liberté des grandes industries qui se comportent en bandits. La liberté d’exploiter l’humain et la nature à n’importe quel prix sans consulter quiconque, non merci! Le problème selon nous, c’est qu’aucun de ces réseau ne fait la promotion de la réelle démocratie participative, de la conscientisation et de l’implication du citoyen. Certes, il y a certains aspects intéressants dans ces deux mouvances, par contre, aucun d’eux ne propose de réel changement du système économique et politique. Ce sont les monopoles qui entraînent l’impuissance des citoyens. Les monopoles découragent l’initiative individuelle, déresponsabilisent les individus dans la bureaucratie et les plongent dans l’impuissance et l’attentisme, bref, les monopoles bâillonnent les citoyens. Ce n’est donc pas l’intérêt privé, les syndicats ou l’État auxquels il faut s’attaquer, c’est aux monopoles, qu’ils soient de gauche ou de droite, idéologiques ou capitalistes. Peut-être nous faudrait-il un réseau politique et économique nommé l’Alliance Sociale des Libertés Citoyennes du Québec?



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samedi 30 octobre 2010

Pourquoi les concepts de la gauche et de la droite politique sont voués à l'échec.




Nous vivons un temps de profondes remises en questions. L'économie capitaliste est saturée et ne parvient plus à distribuer équitablement la richesse et le travail pour tous. Les divisions sociales s'accentuent et les dernières décennies de tâtonnement à gauche et à droite de l'échiquier politique ont démontrées les limites du système politique et économique présentement en place. Selon le Laboratoire Européen d'Anticipation Politique (LEAP), "l’économie occidentale, et en particulier celle des Etats-Unis, n’est jamais vraiment sortie de récession. Les sursauts statistiques enregistrés depuis l’été 2009 n’ont été que les conséquences passagères d’une injection massive de liquidités dans un système fondamentalement devenu insolvable à l’image du consommateur américain".

La première moitié de l'année 2011 va imposer à l’économie occidentale, une cure d’austérité sans précédent, qui plongera inévitablement la planète dans un nouveau chaos financier, monétaire, économique, mais surtout social. La triste réalité d'un Capital beaucoup trop monopolisé reviendra, tout comme ce fut le cas en 2008 : "plus de crédit, plus de travail". Le fait que la majorité du Capital mondial soit contrôlé par une infime minorité de plus en plus grandissante fait qu'ils ne reste plus assez de capital au simple citoyen et à son État pour relancer la roue de la surconsommation qui fut au coeur de la prospérité économique d'après la 2e guerre mondiale. Une preuve de cette saturation des finances est l'énorme déficit que s'est accumulé les États occidentaux et les citoyens ordinaires. Depuis 40 ans, ce sont les gouvernements, les cartes de crédits et les emprunts bancaires qui ont financés la déroute capitaliste. Maintenant, nous en sommes rendus à un point de saturation des finances.

Toujours selon le LEAP, une telle austérité aura des impactes sociaux très importants car les gens ordinaires ne seront plus en mesure de subvenir à leurs besoins, ce qui entraînera une armée de contestation sociale, mais également de division entre les États eux-même :
"chaque mois apporte son cortège de crises des finances publiques d’un état ou d’un autre, de mesures d’austérité drastiques provoquant la multiplication des troubles sociaux [6], de réunions internationales débouchant sur des constats de désaccord, de prolifération de menaces entre Etats à propos des déséquilibres commerciaux, etc… , le tout sur fond de descente aux enfers de la puissance centrale du système mondial, à savoir les Etats-Unis"

Le dolars américain, centre de l'économie mondiale, est de moins en moins une référence. "Nous assistons au déclenchement d’une vaste guerre monétaire mondiale" nous fait remarquer LEAP dans sa revue. "Les Etats-Unis vont simultanément exposer une paralysie politique sans précédent suite aux élections de mi-mandat, tandis que la Réserve fédérale US va se lancer dans une nouvelle tentative de sauvetage de l’économie américaine en monétisant un plan de relance que le gouvernement fédéral n’est plus en mesure de lancer"

Cette énorme déstabilisation de l'économie des États-Unis entraînera une chute de la valeur du dollars US, ce qui incitera les grands possédants de cette devise comme la Chine (la Chine posséderai à elle seule plus de 2500 milliards $US), de se débarrasser de leurs dollars US. Rappelons que la Chine a déjà commencer à diversifier sa devise avec le rouble russe. Cela entraînera d'avantage le dollars US à la baisse, ce qui aidera à déstabiliser l'économie mondiale et le règne du dollars.

Devant l'échec de créer une monnaie mondiale, plus équilibrée, nous allons vivre une décennie de division planétaire, sur fond de contestation massive des citoyens partout dans le monde. On peut penser très sérieusement à un retour au protectionnisme et à l’interventionnisme des États pour protéger leurs bourgeoisies locales. Pendant que l’aide aux populations pauvres et le financement des services sociaux fond à vu d’oeuil, nos dirigeants politiques ont l’audace d’investir dans des opérations et de l’équipement militaires. Un scénario qui fait tristement pensé à la situation d’avant première guerre mondiale. Sans la création d’une structure gouvernementale mondiale et la création d’une nouvelle monnaie mondiale dont la valeur serait calculée en fonction d’un panier de devises, les bourgeoisies mondiales risquent d’entrer dans une nouvelle ère d’impérialisme étatique qui engendrera plus de division et de méfiance entre les peuples.

Un nouveau momentum révolutionnaire se dessine à l’horizon. Il est de notre devoir de nous instruire et de nous impliquer. Pour régler les grands problèmes sociaux et environnementaux modernes, il faut des mouvements citoyens partout sur terre qui réclament un nouveau mode de répartition économique et politique. Abolir la bourgeoisie et le syndicalisme en abolissant la propriété privé des moyens de productions, abolissions des État parlementaires vétuste et réinventer un monde basé sur les libertés individuelles, la démocratie participative et le respect de l’Homme et de la Nature. La gauche étatiste et la droite fasciste sont dépassés, il faut sortir de ces enclaves.



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samedi 23 octobre 2010

En réponse à "Sondage sur les réductions de dépenses" pour retrouver l'équilibre budgétaire.

En réponse à "Sondage sur les réductions de dépenses" pour retrouver l'équilibre budgétaire.
-http://droitemonde.blogspot.com/2010/10/sondage-sur-les-reductions-des-depenses.html-

Je trouve votre analyse précipitée, intéressée et très subjective. Vous dites :
"Pour ceux qui doutent que ceux qui ne votent pas pour l'ADQ s'abstiennent, ce sondage est pour vous. 54% des gens qui annuleraient leurs votes ou ne voteraient pas veulent un retour à l'équilibre budgétaire dès l'an prochain. Ce n'est pas la plus haute proportion, qui elle, est de 63% chez les adéquistes et 56% au PQ. Cependant, chez les électeurs qui ne voteraient pas, c'est là qu'on retrouve la proportion la plus faible de gens qui veulent attendre un retour à l'équilibre en 2013-2014. On vient prouver avec ce sondage commandé par l'IEDM que les abstentions comptent beaucoup de votes à droite et ce, plus de votes à droite qu'au PLQ."

Bien entendu que la grande majorité de la population souhaite un retour à l'"équilibre budgétaire". Par contre, je suis certain que les idées et façons d'y parvenir sont diverses. Vous ne pouvez conclure que cela prouve que la population souhaite "couper dans les dépenses". Peut-être désirent-ils un hausse des impôts pour les riches ou les grandes entreprises? Peut-être prônent-ils l'introduction d'une taxe sur les biens de luxes ou les produits polluants? Un désinvestissement dans les projets militaires? Cela ne sont que quelques exemples, mais prouve que votre analyse et vos conclusions sont caduques et totalement faussés par vos opinions politiques.

Personnellement, je pense que ce que les gens veulent, c'est réduire l'écart entre riches et pauvres. Si autrefois un dirigeant d'entreprise se contentait de faire 100 fois le salaire d'un employé moyen, aujourd'hui, ce ratio est passé à 1000 fois le salaire de l'employé en faveur de l'élite économique.

Sachez également que la dette du Québec est à plus de 60% locale. La dette du Québec, on la doit en majorité à des québécois, donc l'intérêt profite aux banques plus ou moins locales. Cela est très différent des États-Unis et bien d'autres pays que la majorité de leur dette est envers un pays extérieur (Chine, Europe, Moyen-Orient, etc.). Pour gagner en crédibilité, vous devriez prôner le remboursement des dettes extérieures en premier et non le remboursement de la dette à tout prix et les coupures dans les services sociaux qui exclu et méprise ceux qui ont eu moins de chance que vous et moi dans la vie.

De plus, si vous comptez les actifs du gouvernement (routes, écoles, hôpitaux, bâtiments, etc.), la dette 'par tête de pipe' est très légère. C'est exactement comme un hypothèque, il faut compter les passifs et les actifs. Peut-être avez-vous oublié cela également dans votre analyse de la situation?

Vous me faites pensés aux libertariens qui prônent l'abolition de l'État à tout prix, pour pouvoir profiter des bons aspects de vivres en société, sans vouloir en payer le prix.



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mercredi 20 octobre 2010

Echanges entre Libertariens et Marxistes.

Débat complet entre Libertariens et Marxistes:
-http://www.leblogueduql.org/2010/10/si-les-mineurs-avaient-ete-quebecois.html-

Je ne vois vraiment pas pourquoi vous vous affolez tous, bien que j'en suis très heureux. Les anarchistes et libertariens, comme vous les appelez, sont probablement nos meilleurs alliés, dans les critiques qu'ils font du système économique et politique actuel. Par contre, je pense sérieusement que leur non gestion et non encadrement favorisera inévitablement les plus gros, les profiteurs, et les plus forts, et reviendrait exactement au même système qu'actuellement, mais avec une élite différente. Avez-vous des références, ou des textes qui pourraient nous aider à mieux comprendre vos concepts et les moyens de les mettre en pratique?

Lorsque je prétendais que "Le vrai capitalisme, basé sur la compétition, n'existe plus, et n'a jamais existé" c'est que le capitalisme (pensé et modelé par les penseurs du 17e siècle, repose sur une compétition égale et juste entre tous les acteurs. Par contre, dans l'essence-même du capitalisme, dans sa structure, il ne favorise pas une compétition égale et juste et tend à favoriser sans cesse le possédant du Capital. Par exemple, plus vous achetez d'unité d'une marchandise, moins elle vous sera dispendieuse... Même la compétition elle-même entraine une désinflation et une rigueur salariale toujours grandissante, qui fait que les prix des produits sont constamment revus à la baisse, par la suite les profits et donc les salaires qui s'en suivent. Cela est vrai dans toutes les industries. Le capitalisme d'aujourd'hui est devenu encore plus injuste à cause de la monopolisation du Capital et du pouvoir sans cesse grandissante.

Vous prétendez que "Pas de capitalisme, pas d'État.", c'est totalement faux! L'empire romain avait son État, les monarchies européennes avaient les leurs, même les amérindiens avaient leur forme d'État! L'abolition pure et simple de l'État comme ennemi #1, c'est un vieux fantasme des anarchistes de droite, comme Proudhon. L'histoire a montré que cela n'était pas constructif...

Vous me reprochez également que "parfois vous dénoncez le capitalisme comme étant responsable des maux de la société et d'autres fois, vous dénoncez pseudo-capitalisme et le fascisme". Je nomme le capitalisme 'pseudo-capitalisme' car je prétends que le capitalisme n'est qu'un concept qui n'a jamais été mis en pratique et ne le sera probablement jamais, tout comme le communisme. Le fascisme est l'évolution historique du speudo-capitalisme. Le fascisme, c'est la domination du Capital sur le pouvoir des masses et de l'État démocratique. Le capitalisme, en se développant, a fait que le pouvoir de l'État démocratique s'est effrité en faveur du pouvoir du Capital. Nous vivons présentement dans un monde dictatorial où seul les intérêts du Capital sont prit en compte, en opposé aux intérêts de l'Humain et de la Nature. C'est exactement cela le fascisme.

Définition de Fascisme, selon le dictionnaire Larousse 1998 :
-Système économique et politique corporatiste et nationaliste où les décisions de l'État sont prise en fonction de l'intérêt des corporations nationales.

Nous sommes anti-capitalistes car nous croyons qu'il est plus que temps de sur-passer les dogmes imposés par le capitalisme. La supposée libre compétitivité du capitalisme n'est qu'un leurre, tout comme la religion l'était à l'époque. Un paysan du Bangladesh ou partout ailleurs, qui fait ses récolte à la main, ne peut pas faire compétition avec la production industrielle engendrée par les tracteurs et toutes les machines du monde industriel. Pourtant, c'est cela que la compétition lui impose. Les travailleurs ne doivent pas se faire compétition, ils doivent s'unir!

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jeudi 14 octobre 2010

ForceQuebec, le parti politique idyllique sorti de nulle part, comment, pour qui?

Il est drôle de constater à quel point certains partis politiques prennent du temps à naître, alors que d'autres semblent surgir avec force de nulle part. Dans tous les cas, les partis politiques à base de citoyens comme l'ADQ, Québec Solidaire et le Parti Vert prennent plus d'une décennie avant de se forger de la crédibilité et donc un électorat, alors que les partis politiques pré_conçus par nos élites comme le nouveau ForceQuébec (FQ) trouvent déjà une voie sérieuse. Selon un sondage publié par nos médias, FQ bénéficierait déjà de 30% de l'électorat québécois, même avec seulement deux membres connus, même pas de programme politique ni même de site internet. Pourquoi en est_il ainsi? Il suffit d'analyser l'entourage et l'essence même de ce nouveau partis politique pour comprendre une telle subite crédibilité de la part de nos médias.

Avant de commencer, sachons que les médias au Québec sont dominés que par deux grandes entreprises, soit Québécor et Astras Médias. On pourrait également ajouter Radio_Canada, mais avec les dernières années de compressions budgétaires, radio_canada se contente souvent de répéter ce que disent les deux autres. Pourquoi donc le nouveau parti politique ForceQuébec a t'il tant de crédibilité avant même d'être né? Parce que ce parti est commandité directement par Pierre_Karl Péladeau (propriétaire de Québécor, Journal de Montréal, Videotron, TVA, etc.) et par Paul Démarais (propriétaire de Astral Médias, Gesca, Rogers, La Presse, etc.). Pour appuyer ces dires et analyser plus en profondeur le nouveau FQ, commençons par ses deux portes-paroles, soit Joseph Facal et François Legault. Il suffit d'examiner leur porte_folio pour comprendre d'où ils viennent et où ils veulent aller.

Commençons par François Legault, ses contacts avec Lucien Bouchard sont tissés serrés comme on dit. Il fut élus la première fois en 1998, sous la gouverne de Lucien Bouchard, dans les grandes années du déficit zéro. Lucien Bouchard, lui, est un grand amis de Paul Démarais, propriétaire des groupes d'Astral Médias. Les positions politiques de Paul Démarrais restent obscures, mais on peut penser qu'elles sont très proches de celles de son pantin de Lucien Bouchard. Quant-à Joseph Facal, il fut adjoint parlementaire de Lucien Bouchard en 1998, qui mena la lutte au déficit zéro, les baisses des impôts des plus nantis et la dégradation de l'État québécois. Joseph Facal fit préparer un plan d'allégement des structures gouvernementales et d'assouplissement des politiques de gestion, qui servit pleinement les intérêts de notre actuel premier ministre Jean Charest. Dernièrement, M. Facal est devenu chroniqueur pour la revue "Les Affaires" et pour le "Journal de Montréal", auprès de Pierre_Karl Péladeau. Il appuis pleinement le lock_out imposé aux journalistes du Journal de Montréal. Il est l'un des signataires, avec Lucien Bouchard, du Manifeste des lucides, qui prétendait que les québécois ne travaillaient pas assez et étaient victimes d'immobilisme en s'opposant à tout développement. Il est l'un des instigateurs de la "nouvelle" politique de tarification fondée sur le principe de l'utilisateur_payeur, qui enclave les opprimés dans leur misère. Nul besoins de vous dire qu'ayant été président du Conseil du trésor et ministre d'État à l'Administration et à la Fonction publique en janvier 2002, il s'est fait bien des contacts politiques et économiques très importants, bien que nous le connaissons très peu. Ce qu'il faut garder en tête, c'est qu'il est très près de Québécor et de Pierre-Karl Péladeau. Si vous contrôlez la quasi totalité des médias, vous pouvez créer et faire accroire n'importe quoi à n'importe qui, ForceQuébec en est la preuve.

Si on fait un gros remue_méninge des idéaux de tous ces gens, dont la plupart ont écrit le "manifeste des lucides", on sait d'avance qu'ils soutiennent que les québécois sont trop taxés, surtout les entreprises, que la dette publique est trop lourde, mais qu'il faut faire des plans de relance pour sauver le système capitaliste et qu'ils sont adeptes de la mentalité utilisateurs-payeurs qui exclu les moins nantis de ce monde. Le manifeste des lucide prône également l'augmentation de la semaine de travail, baisse des salaires pour faire compétition aux pays asiatiques, dégel des frais de scolarité, bref, une plus grande ouverture au secteur privé et une favorisation toujours grandissante des grands intérêts capitalistes au dépends des moins fortunés. Quant_aux commanditaire de ForceQuébec, on voit comment Pierre_Karl Péladeau traite ses syndiqués du Journal de Montréal, il est d'ailleurs pour les cotisation volontaire aux syndicats, ce qui rendrait toutes leurs actions vétustes. Quant_à Paul Démarais, ses positions politiques sont plutôt obscures, mais nous en savons beaucoup sur son compagnon et grand amis, Lucien Bouchard, qui fut le premier à décapiter l'État québécois sous prétexte du déficit zéro. Cela en dit gros sur ForceQuébec! Après avoir subi les années de coupures de Lucien Bouchard, la spoliation et la braderie des biens publiques de Jean Charest, on nous propose maintenant la même recette agressive et exclusive. Il ne faut pas s'étonner du cynisme de la population, on nous présente du réchauffé comme la nouvelle saveur du jour. Les politiciens changent, mais les financiers qui les supportent restent les mêmes.

Nul besoins de vous dire que Force Québec tiendra assurément un discours basé sur l'effort individuel, la rigueur budgétaire, la remise en cause des acquis sociaux, le remboursement de la dette, le rapetissement de l'État québécois et j'en passe. 70% de Québécois n'ont pas aimé le budget Bachand qui taxait d'avantage les pauvres et augmentait l'écart de richesse entre individus. Ce n'est rien à côté de ce que vous promet maintenant le FQ ! Alors que les trois quarts des Québécois veulent la démission d'un premier ministre qui a trop jouer de près avec le privé, on nous en promet davantage! Plus de privé, plus de chances de collusions, il me semble que c'est évident, non? On se rend compte, chiffres à l'appui, que le modèle québécois est de loin supérieur à beaucoup d'autres modèles dans le monde. Nous sommes plus en santé, notre dette est dans la moyenne des pays de l'OCDE, nos bas frais de scolarité encouragent l'accessibilité, la neutralité, le partage et l'égalité des chances, et partout ceux qui ont appliqué les recettes des « Lucides » sont aujourd'hui ruinés (États_Unis, Royaume_Unis, etc.). Ruinés au bénéfice de qui? De ceux qui ont achetés les biens publiques en catimini et à bon marché pour faire fortune sur le dos des plus pauvres et des plus vulnérables. Si c'est cela la lucidité, je préfère rester désaxé!




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