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samedi 16 juillet 2011

Évolution TROMPEUSE des sociétés humaines : Faire la part des choses, ne pas se laisser berner.



Ceci est un échange avec Jimmy St-Gelais, auteur du blog "Pour que Demain soit", concernant son texte "De l’évolution des sociétés humaines". Celui-ci prétends que les conditions de vies humaines s'améliorent pour l'ensemble de l'Humanité, je prétends le contraire en soulignant les conditions matériels qui se dégradent pour le plus grand nombre.

  1. Un élément indispensable aux analyses matérialistes, mais que vous semblez avoir omis : la loi de transformation Quantité-Qualité (L.T.Q.Q.).

    Selon sa théorie, le monde évolue plus ou moins vite dans un environnement donné. Par son évolution, il y a changement quantitatif des données (plus d’esclaves, de pauvres, plus de prédateurs, une plus haute température de l’eau ou de l’air, n’importe quoi qui change en quantité, numériquement. Toujours selon cette théorie, une fois qu’un phénomène a changé drastiquement en nombre (quantité), c’est sa qualité qui en sera altérée.

    Quelques exemples :
    1) si on fait chauffer ou refroidir de l’eau, sa température monte ou descend, sans grande répercutions sur sa qualité. Mais un fois qu’on descend en bas de 0 degrés ou qu’on monte au-dessus de 100 degrés (une fois qu’on change suffisamment la quantité de chaleur), c’est la qualité de l’élément qui change : l’eau gèle ou se met à bouillir.
    2)dans un environnement donné, on peut augmenter progressivement la quantité des prédateurs sans grande répercutions, mais un fois un certain seuil atteint, il y a changement de qualité : les prédateurs doivent adapter leur alimentation ou les proie devront s’adapter pour survivre ou bien il a extinction de l’espèce proie ou prédateur.
    3)on peut augmenter la quantité d’esclaves, de dépossédés, de soumis ou de pauvres, mais une fois un certain seuil atteint, il y a révolution et renversement de l’ordre établi et donc un changement de qualité également.

    La L.T.Q.Q. peut s’appliquer partout et à tous les phénomènes. En cela, elle est une loi scientifique incontournable.


  2. @Darwin
    L’histoire se répète, et je suis certain que des historiens tentent de voir un fil conducteur ou une progression quelconque. Sinon, pourquoi étudier l’histoire? Qui ne se souvient pas des erreurs passées est condamné à les répéter.

    @André Franc-Shi
    Merci, Je ne connaissais pas cette loi sous cette forme. Ce qui s’y approchait le plus pour moi est la dialectique, c’est-à-dire la fusion de deux opposés résultant une nouvelle entité. Étrangement, c’est Hegel et Marx qui ont le plus développés cette idée.


  3. Oh, je vois que cette loi est justement tirée de la dialectique.. je n’étais pas si loin!


  4. «Sinon, pourquoi étudier l’histoire?»
    Pour 1 000 autres raisons. Je suis trop surpris par ce commentaire utilitariste pour développer.


  5. Exactement!
    Cette « loi » est issue de la dialectique matérialiste développée par Friedrich Engels, fidèle compagnons philosophique de Karl Marx.

    Le « verre d’eau social » est quasiment rempli, il est sur le point de déborder; la L.T.Q.Q. se confirmera bientôt une fois de plus sur le plan social : la révolution mondiale est plus proche que vous semblez le croire. Mais pour qu’elle joue en notre faveur, en faveur de tous les peuples et non pas seulement de l’élite mondaine, nous devons être prêts, nous devons être organisés….
    Vous dites « l’esclavagisme, très répandu dans l’antiquité, a pratiquement disparu à l’ère contemporaine ». Mais dites-moi, qu’est-ce qui distingue l’esclavagisme de l’antiquité et l’esclavagisme économique contemporain? Rappelez-vous qu’à cette époque, plusieurs « esclaves privés » étaient logés et nourris par le maître et quelques-fois même rémunérés…. Qu’est-ce qui distingue cet esclave du parent monoparental qui travail plus de 50 heures par semaines et qui a de la difficulté à maintenir son niveau de vie ici au Québec, mais ailleurs également? Qu’est-ce qui distingue cet esclave antique des MILLIARDS d’humains contemporains qui survivent avec moins de 50$ par semaine et qui, par leurs actions communes, ont pour conséquence d’engraisser toujours d’avantage le cul de ceux qui les exploitent et les pillent?


  6. Évidemment, l’exploitation n’a pas disparu, et même sous une société idéale, certaines inégalités demeureraient. Il est utopique de croire que tous les hommes seront un jour égaux sur tous les points L’objectif le plus réaliste est de chercher à applanir les iniquités le plus possible et de permettre à chaque homme, femme et enfant de recevoir les services publiques de base: santé, éducation, logement et nourriture.

    Par ailleurs, de l’antiquité à l’époque industrielle, il est indéniable que les conditions de vie matérielle se sont améliorées pour le plus grand nombre.
    Mais vous avez raison. Il reste du travail à faire…..


  7. Sans compter aussi les droits civiques et politiques qui se sont étendus de beaucoup…


  8. @Jimmy St-Gelais : « il est indéniable que les conditions de vie matérielle se sont améliorées pour le plus grand nombre.  » De quel plus grand nombre parlez-vous? Je penses que votre affirmation se réduit à l’occident, qui a grandement gagné en condition de vie depuis la conquête de l’Amérique, de l’Afrique et de l’Asie, depuis les grandes explorations débutées autour du 15e siècle.

    Mais vous oubliez une donnée importante : notre progrès s’est fait au dépends des autres peuples aujourd’hui encore plus soumis que nous. Et cette domination économique mondiale DOIT perdurer pour maintenir le système capitaliste actuel en place et continuer d’accentuer l’emprise de l’élite économique mondiale. La libération prochaine de l’Afrique sonnera le glas du capitalisme moderne : les inégalités sociales se rependront sous peu au Québec et partout en occident. Et le bond évolutif sera brusque violent, d’où l’importance d’avoir une théorie solide et une organisation citoyenne capable de rivaliser avec l’élite économique actuel, qui tentera inévitablement de rétablir son emprise sur les peuples.

    « Sans compter aussi les droits civiques et politiques qui se sont étendus de beaucoup… » Cela n’est que fumisterie! MONDIALEMENT, il n’y a jamais eu autant de sans abris et de malnutrition. Il faudrait que je retrouve le rapport de l’ONU qui prétendait que 2004, était la première année où plus de la moitié de l’Humanité n’avait pas d’habitation fixe.

    Vous prétendez qu’il est utopique de croire que tous les hommes seront un jour égaux ». Je ne penses pas! Mais ici, il faudrait d’abord définir ce qu’est l’égalité entre les humains….


  9. Ne vous trompez pas. Je suis du côté des démunis.
    Mais vous oubliez les pays émergents dans votre analyse. En fait, la pauvreté dans le monde a diminué de moitié depuis 1981.

    Cependant, je suis d’accord que la crise économique actuelle en Occident, qui touche encore peu la Chine, risque de faire augmenter la pauvreté. Ce que je veux dire est que, malgré les reculs ponctuels, la tendance depuis l’antiquité va vers une réduction des inégalités.
    Mais nous nous écartons du sujet du billet. Je voulais simplement faire une analyse historique du passé et rien ne garantie le futur. Tout comme vous, je souhaite un changement radical….


  10. Je ne doute pas que vous soyez « du côté des démunis ». Mais à quel point? Combien d’entre-nous se qualifient ainsi mais ne sont pas prêt à faire les sacrifices qui vont de sois? Une grande majorité malheureusement! Le jour où tous les humains exploiteurs décideront de se contenter d’un revenu de 1500$ par mois, nous pourrons offrir 1500$ par mois à tous les terriens. Êtes-vous prêt à faire ce sacrifice?

    Vous dites que « la pauvreté dans le monde a diminué de moitié depuis 1981″, mais dans presque TOUS les cas, ces rapports ne se fient pas aux conditions matérielles des humains étudiées, mais plutôt à l’aspect numérique de leur porte-feuille. Par exemple, pour ces chercheurs bureaucrates, le fait qu’il y ait moitié moins d’individus qui vivent avec moins de 1$ par jours démontre que la pauvreté a reculée de moitié, mais cela est de la mauvaise foi totale!
    Je suis d’accord avec l’article, comme quoi les sociétés humains « évoluent ». On ne pourrait contredire cela. Mais l’évolution n’a pas d’appartenance religieuse ou morale et ne distingue pas le bien du mal. Je penses sérieusement que votre concept d’évolution est teinté de positivisme si vous pensez que le monde moderne est moins inégalitaire que les précédents. Je vous rappel qu’aujourd’hui, on permet à un seul humain d’acheter suffisamment d’armes nucléaires en moins de 5 ans pour détruire la totalité de l’Humanité.
    http://unionrevolte.blogspot.com/2011/01/en-deux-jours-de-travail-les-grands.html
    Solidairement.


  11. « Le jour où tous les humains exploiteurs décideront de se contenter d’un revenu de 1500$ par mois, nous pourrons offrir 1500$ par mois à tous les terriens. Êtes-vous prêt à faire ce sacrifice? »

    Bon, 1500 $ c’est relatif – la valeur réelle de la monnaie variant au-delà de sa valeur nominale.
    Évidemment, nous devons mettre fin à la surconsommation. D’ailleurs, je ne suis pas un consommateur compulsif endetté à l’os comme plusieurs. Veuillez ne pas procéder à des jugements hâtifs.

    « Vous dites que « la pauvreté dans le monde a diminué de moitié depuis 1981″, mais dans presque TOUS les cas, ces rapports ne se fient pas aux conditions matérielles des humains étudiées, mais plutôt à l’aspect numérique de leur porte-feuille. Par exemple, pour ces chercheurs bureaucrates, le fait qu’il y ait moitié moins d’individus qui vivent avec moins de 1$ par jours démontre que la pauvreté a reculée de moitié, mais cela est de la mauvaise foi totale! »
    Ce n’est pas ce qu’affirme un récent rapport de l’ONU. La pauvreté diminue, mais la sous-alimentation subsiste dans certaines régions.
    http://cl-t175-503cl.privatedns.com/economie/actualites-economiques/327058/rapport-de-l-onu-le-monde-parvient-a-endiguer-la-pauvrete-mais-la-faim-subsiste
    Et désolé pour mon positivisme. C’est mon tempérament.


  12. Jimmy,
    Je n’ai rien contre le positivisme, encore moins contre vous. Mais encore faut-il rester objectif. Vous croyez ?VRAIMENT? ce rapport qui prétend que d’ici 4 ans, la pauvreté dans le monde sera réduite de moitié, par rapport à l’an 2000?

    Le rapport que vous avez fourni démontre exactement ce que je vous disait dans le message précédent, à savoir qu’il faut une évaluation numérique et non matérielle. Il est écrit dans le rapport que vous avez fourni que l’ »un des principaux [objectif du millénaire] était de réduire de moitié la proportion de ceux qui vivent avec moins d’un dollar par jour ». Ils ne cherchent donc pas à savoir si le 1$ par jour est suffisant pour s’acheter de la nourriture et se loger, ils ne font que souligner qu’ils gagnent maintenant plus qu’avant, c’est à dire 1$ par jours.

    Étrangement, le même rapport souligne sans gêne que la famine, elle subsiste, voir qu’elle s’amplifie. Donc si j’ai bien compris, les gens sont plus riches, mais simplement trop CONS pour s’acheter de la nourriture ou autre marchandise pour en produire? Vous voyez bien que c’est ridicule; on ne peut analyser les conditions humaines d’une façon strictement numérique, il faut étudier les conditions MATÉRIELLES.

    Vous pouvez aussi me sortir le rapport sur le nombre d’habitants vivant dans les bidonvilles, vous ne réussirez pas à me duper, la pauvreté et les écarts sociaux ne pourraient se rétrécir en régime capitaliste!

    « Même si 227 millions de personnes ont quitté les bidonvilles depuis 2000, soit plus du double de l’objectif d’améliorer la vie d’au moins 100 millions d’habitants d’ici 2020 fixé par les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), la population globale vivant dans des taudis a augmenté de près de 60 millions, révèle un rapport des Nations Unies publié jeudi.


  13. Dans la même lignée de pensée, et selon un autre rapport, les gens seraient plus riches, mais trop cons pour se loger convenablement : « La moitié de la population mondiale, estimée à un peu plus de 6.7 milliards d’individus en 2010, vit dans les villes. » Pour la moitié de la population mondiale, l’ »Eau potable, eaux usées, déchets, routes, transports en commun, culture, écoles, universités, tous les équipements sont pour la plupart dans un état de délabrement ». Et le rapport termine avec cette phrase que j’aime tant : « Les pauvres ne sont pas des terroristes, a-t-elle ajouté. Mais les privations sociales peuvent déboucher sur des comportements antisociaux. ».
    http://www.french.humanitarianphotos.com/articles/1-milliard-habitants-bidonvilles.htm

    Jimmy, désolé d’insister de cette façon, alors que nous sommes légèrement ‘hors sujet’. Mais je penses réellement qu’il faut briser cette conception que d’un point de vu économique, les choses s’améliorent sur la planète. Le capitalisme, dans sa structure, concentre toujours sans cesse d’avantage le capital social, excluant toujours plus d’humains de la vie économique. Dans un tel régime économique, il ne pourrait y avoir amélioration permanente et durable des conditions de vie. S’il y a un aspect positif à cela, c’est que les pauvres « ne sont pas des terroristes », mais qu’au moment venu, ils seront prêts à TOUT pour améliorer leurs conditions de vie….un vent de révolution souffle sur le monde présentement et c’est CELA qui me rempli de positivisme.
    Merci de votre participation et de votre rigueur intellectuelle.

    Amicalement.


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dimanche 6 mars 2011

Réplique à "La fin du libre marché" sur le blog 'Pour Que Demain Soit'



Jimmy St-Gelais, du blog 'Pour Que Demain Soit', offre une analyse économique concernant la hausse de la demande des ressources premières qu'on pourrait résumer à “les prix ne cesseront d’augmenter”. Mais est-ce que cela est mauvais en soit pour les populations de l’occident qui peuvent en majorité se payer tous les produits essentiels? Certainement pas! Cela aura même comme effet bénéfique de limiter la surconsommation, diminuer les gaspillages et favoriser le recyclage et la réutilisation des marchandises. Ce qui est aberrant, c’est que les prix de ces mêmes marchandises augmentent également pour les populations qui ont déjà de la misère à payer l’essentiel. Est-ce la loi du marché (ratio offre/demande) qui est le problème? Certainement pas! Le noeud du problème, c’est la répartition mondiale et nationale de la richesse, des responsabilités et du travail. Le problème est économique, certes, mais pas relié au marché des marchandises. Il est relié au MARCHÉ DU TRAVAIL, la compétition nationale et internationale des travailleurs, qui pousse sans cesse les salaires à la baisse et qui accentue les inégalités sociales.

Ce qu'il faut abattre en ce début de 21e siècle, ce n'est pas la loi qui fixe le prix du pain, mais qui fixe le prix du travail humain! Tout comme nous avons séparé l'Église de l'État, il est aujourd'hui plus pressant que jamais de séparer le libéralisme-matériel du libéralisme-humain. En Tunisie comme en Égype, c’est la mauvaise répartition du pouvoir d’achat qui a fait que la majorité des population ont eu de la difficulté à se payer même une baguette de pain. D’une certaine façon, c’est justement les lois du marché qui ont permis un soulèvement généralisé de ces populations.

Sur ce point, nous sommes TOTALEMENT en accord : “Dans ce contexte, les États connaitront une baisse de leurs rentrées fiscales en corrélation avec le ralentissement de l’activité économique suscité par l’accroissement de l’inflation.“. Il faut donc en conclure que c’est la fin de la sociale-démocratie et de l’État Providence, RIEN DE MOINS. Ce n’est pas à nous, citoyens, de payer les imbécillités que ces bandits à cravates ont pu faire avec notre argent (par la création monétaire des banques centrales, par les plans de sauvegarde d'entreprises privées 'trop grosses pour tomber'). Vous voulez tout de même jouer le jeu de la sociale-démocratie? Taxer les entreprises et espérer qu’il en reste assez pour financer des programmes sociaux? Hé bien nous retournerons à l’âge des subventions massives aux entreprises (car il faudra bien les attirer malgré notre haut taux d’imposition), engrenage de la collusion, de la corruption, des barrières tarifaires et du protectionnisme national, qui mena à la première guerre mondiale, au fascisme et au stalinisme du 20e siècle. Sans compter que nous n'avons pas nécessairement les outils pour combattre l'évasion fiscales et autres prouesses financières dont notre élite est accoutumée. S’il y a une leçon qu’il faut tirer du 20e siècle, c’est bien cela : la sociale-démocratie est le berceau du fascisme ou du stalinisme et....tout peut changer en une seule journée : l’élection nationale. Une phrase résonne des confins de l’Histoire : “l’État a toujours été l’outils de la classe dominante, il doit être réduit en miette!”. Les socialistes et les communistes devraient méditer sur ce point. Dans le même sens, les libertariens devrait faire de même avec le concept de bourgeoisie, car si l'État est un obstacle au libre épanouissement de l'individu, la bourgeoisie l'est tout autant.

@Jimmy St-Gelais : “Peut-être existe-t-il des solutions.” Très certainement qu’il existe des solutions et comme vous le soulignez, elles ne seront pas nécessairement faciles à appliquer. D’où l’importance de créer une structure  pyramidale de débat social, sur la question post-capitaliste. Nous proposons l'organisation de comités d'actions de 25 individus, tous représentés par des délégués à TOUT MOMENT révocables. Cette structure, elle est déjà en construction en Tunisie, Égype, France, Grèce et....un peu au Québec.    :p

“Dans un seul pays, ce serait déjà un enjeu colossal.”. Au niveau national, c’est peine perdu : Salvador Allende, Laurent Gbagbo, Jean-Bertrand Aristide et j'en passe des tonnes! Il FAUT un mouvement international. L’année 2011 sera marquée par le retour de la crise économique de 2008 et la période 2011-2014 sera un momentum révolutionnaire historique sur TOUTE la planète. Déjà, l’Afrique et le Moyen-Orient se déchirent et se libèrent peu à peu de la domination occidentale. Cela aura comme effet qu’il ne sera plus possible pour nous de nous procurer à bas coût des ressources naturelles ET de la main d’oeuvre à moins de 50$ PAR MOIS. Comme vous dites, cela aura un effet inflationniste et poussera le modèle basé sur le US$ à la perte. Il faut profiter de cette brèche révolutionnaire, sinon l’élite d’aujourd’hui maintiendra son emprise....ou changera de main, mais un chose est certain, c’est que nous ne serons nullement gagnant dans ce spectacle qui se profile au quotidien.


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mardi 22 février 2011

Échanges sur les causes des révoltes en Afrique et aux États-Unis.

Ce billet est la publication intégrale (jusqu'à ce jour) d'un débat FaceBook concernant les réelles causes des révoltes en Tunisie, en Égypte et aux États-Unis. Il fait suite à la publication controversée de notre texte "Les États-Unis suivent l’exemple de l’Égypte : Siège populaire du capitole du Wisconsin pour protester contre les mesures d’austérité". Vous êtes invités à y contribuer.  ;0)


  • Alain Dupuis Il va y avoir des brainwasher libertarien qui vont trouver ça paradisiaque... pour eux.



  • Marc Saindon Les gens du Wisconsin sont des suppôts de Satan... Glenn Beck le dit.



  • Révolution Citoyenne lol

    @Alain : Mais même l'application du programme libertarien mènera à une guerre civile et donc une révolution.



  • David Caron
    Bon, encore le méchant système capitaliste qui vient nous faire du mal! :(

    1- Les travailleurs du secteur public du Wisconsin contribuent à la hauteur de 1% pour leur pension, ça veut dire que les payeurs de taxes en paient 99%. Le gouverneu...r veut que les employés paient 5,8% ( Ouhhhh! le méchant!).

    2- Un professeur du Wisconsin gagne 78 000$ par année (180 jours de travail).

    3- Les employés du secteur public paient 6% de leur assurance santé, le gouverneur veut le mettre à 12%, encore en deçà de la moyenne nationale.

    4- On oublie de mentionner la contre-manifestation au capitole du Wisconsin. C'est loin d'être tout les Wisconsinois (?) qui appuient les syndicats. N'oubliez pas que le gouverneur vient seulement d'être élu, les gens l'ont élus pour ça. Il fait seulement ce pourquoi les gens l'ont élu pour!

    5- Au final, si le gouvernement ne touche pas au acquis, on va juste en sacrer une coupe de travailleurs dehors, gros progrès!

    C'est aussi bien drôle de voir que les anti-capitalistes reprennent à leur compte les révoltes dans les pays du Maghreb. Je tiens à préciser que la révolte à débuter en Tunisie après qu'un marchand de fruit se soit fait tabasser par la police parce qu'il avait pas les permis nécessaire. Il s'est immolé pour protester contre le fait que le gouvernement l'empêchait d'avoir son propre commerce. Les gens se révoltent en grande partie contre la coercition gouvernemental pas contre le système économique...


  • Dominic Lachance Combo breaker!



  • Jason Keays Le système économique et le gouvernement sont la même chose guys. Le gouvernement est l'entité qui régule le système économique. Les dictateurs comme Moubarak avait la job de bras des États-Unis.


  • Révolution Citoyenne
    ‎@David : Je n’ai jamais dit que le capitalisme était “méchant” en soit. Il a joué un rôle éminemment révolutionnaire pendant au moins 250 ans! Mai s il est vrai qu’aujourd’hui, il est périmé, et qu’il n’arrive plus à répartir convenablemen...t la richesse, les responsabilités et le travail et qu’en se développant, il accentue les déséquilibres sociaux.

    Mon intention n’était pas de juger si les revendications du secteur publique du Wisconsin étaient bonne ou mauvaise. Je voulais surtout souligner la polarisation de l’opinion publique aux États-Unis. En cela, votre contribution est appréciée. De toute façon, on en trouvera toujours des plus misérables que nous pour justifier une baisse de la qualité de vie. Selon cette logique, si on trouve des travailleurs encore plus lamentables que ceux du Wisconsin, on pourrait les citer en exemple pour justifier encore d’avantage de réductions salariales, non? Ce que nous dénonçons, c’est d’avantage le fait que ce soit toujours les mêmes individus (en tant que classes et strates) qui paient, alors que ceux qui s’accaparent de la richesse des peuples ne sont que très rarement importunés.

    Vous dites “les gens l'ont élus pour ça”. Probablement de la même façon dont nous avons élu Jean Charest pour :
    -Réduire les impôts et taxes
    -Réinvestir massivement dans le réseau publique (éducation, santé, personnes âgés et handicapés, etc.)
    -Réduire la taille de l’État notamment par les PPP et la baisse de la bureaucratie

    Sauf que...il n’a réduit les taxes et imports que pour les classes favorisées, il n’a pratiquement pas investi dans le réseau publique tout comme il n’a pas réduit la bureaucratie et les PPP n’étaient finalement qu’une stratégie afin de rendre ‘socialement acceptable’ la collusion et la corruption. Mais comme vous dites, on l’a élu pour ça! Ce que je veux dire, c’est que puisque nous vivons PAS en démocratie, mais en dictature périodique, n’importe qui peut nous dire ce qu’il veut pendant une élection et l’interpréter comme bon lui semble une fois qu’il est élu.


     


  • Révolution Citoyenne
    Maintenant cela étant dit, si vous êtes incapable de voir que les révoltes du Maghreb (ET D’AILLEURS) ne sont pas le fruit des déséquilibres engendrés par le capitalisme, c’est simplement que vous refusez de le voir.

    -À prime à bord, l’Isla...m est anti-capitaliste, ses valeurs centrales sont le partage, le respect et la simplicité volontaire par une lutte à la sur-consommation. C’est même écrit dans le Coran! À l’inverse, le judaïsme vénère la richesse et le pouvoir financier. N’est-ce pas justement eux qui ont créés les premières banques? Le christianisme, lui, est un dérivé du judaïsme et valorise tout autant la richesse financière, la précarité sur Terre pour se garantir le paradis par la suite. Je ne dit pas que ce qui se passe en Tunisie se limite à une lutte de religion, mais certainement une lutte de points de vue, de fondements idéologiques.

    Vous dites “la révolte à débuter en Tunisie après qu'un marchand de fruit se soit fait tabasser”. Cela est vrai. Mais si vous refusez de voir plus loin, je ne suis pas surpris de constater que vous soyez perdu. Le marchand de fruit, justement, pourquoi ne s’est-il pas révolté il y a 30 ans? Pourtant, l’État avait plutôt la même forme à cette époque. Pourquoi avoir attendu tout ce temps et pourquoi s’immoler pour un chariot de fruits? Parce que ce marchand venait d’une famille très pauvre, parce qu’il était diplômé, mais incapable de trouver un meilleur emploi, et surtout parce que ce chariot de fruit était tout ce qui lui restait comme richesse sociale. Pensez-vous qu’il se serait immolé si lui ou ses parents avaient étés riches? Probablement pas puisque sa condition n’aurait pas été aussi précaire. Il aurait probablement acheté un autre chariot de fruits et aurait essayer d’oublier toute cette affaire. Vous savez, des canadiens ont également étés maltraités par la police canadienne lors du dernier G-20. Pourtant, malgré l’énormité de la “coercition gouvernemental” canadienne et les arrestations arbitraires comme jamais dans l’Histoire canadienne, il n’y a pas eu de mouvement de révolte comme en Tunisie. Peut-être que quelqu’un aurait dû s’immoler ou quoi?

    La révolte populaire a été rendue possible parce qu’il subsistait les conditions économiques, spirituelles et sociales favorables à son éclatement. Vous dites que cela est dû à cause de la “coercition gouvernemental”, il faudrait d’avantage parler de coercition économique. Vous ne semblez pas réaliser que cette coercition pourrait également venir de la bourgeoisie, et que ses répercussions serait très semblables. Il parait que la famille Ben Ali possédait +/- 50% des parts de pratiquement toutes les entreprises rentables de Tunisie. Vous ne trouvez pas que cette structure économique est très semblable aux trust, aux franchises et aux sociétés par action? La réalité, c’est que la coercition pourrait venir de n’importe quelle appareil social dominant, le résultat serait le même. N’y a t’il pas justement des gens qui protestent contre la puissance des syndicats? En Tunisie, l’État n’est qu’un voile et n’a servi qu’à accélérer la concentration du pouvoir économique national. Pourquoi pensez-vous que Ben Ali était copin-copin avec ses amis européens et américains?
    -Parce qu’il s’est emparé de l’économie de son pays par le jeu de la compétition capitaliste. Okay, il est vrai qu’il a usé de certains privilèges, qu’il était au courant d’information qu’il forçait les entreprises à l’accepter comme ‘actionnaire’, mais la même situation aurait pu prévaloir pour un bourgeois ordinaire...
    -MAIS SURTOUT parce qu’il permettait à la bourgeoisie des pays dominants d’avoir de la main-d’oeuvre qualifiée à moins de 100$ par mois.

    En d’autres mots, il sert les intérêts capitalistes, et donc on le laisse faire. L’Amérique, l’Europe et la Chine ont besoins de ressources naturelles et de main-d’oeuvre à bon marché, l’asservissement des peuples est nécessaire pour maintenir LEUR système de domination planétaire. Sans cela, c’est tout le système capitaliste qui tombera.

    Chaque baisse de salaire ou de qualité de vie des travailleurs en Afrique sert de prétexte pour baisser les conditions de vie des travailleurs occidentaux. Vous devez réaliser que le capitalisme force les terriens à entrer en compétition entre-eux pour s’approprier les miettes dont la bourgeoisie veut bien leur laisser. L’Histoire nous a démontré que dans un système où le capitalisme serait réellement libre, RIEN n’empêcherait les entreprises de rémunérer ses travailleurs le plus bas possible. Surtout en contexte d’extrême chômage et de population inactive comme on vit présentement. Ais-je besoins de vous rappeler que dans votre système merveilleux, l’humain est une marchandise comme les autres qu’on échange sur le “marché du travail” et qu’on essaye d’avoir le plus de qualité au moindre coût? On lui donnera le stricte minimum pour qu’il puisse “s’entretenir” et s’assurer qu’il sera encore là le lendemain.

    C’est contre cela que se bat les Tunisiens, c’est contre cette perte de contrôle de l’économie et de leur échanges avec les autres que se bat les étatsuniens du Wisconsin et d’ailleurs. Je ne dis pas que tous les individus arrivent à cette conclusion, je ne prétends même pas que ce soit la majorité. Mais si vous observez de plus près, vous verrez “qu’à gauche comme à droite” de l’échiquier politique, ce qu’on réclame, c’est d’être maître de son travail et de permettre une libre émancipation économique et sociale. Toutes les luttes sociales convergent vers ces mêmes revendications. Et cela, ni la droite capitaliste, ni la gauche étatique ne pourra nous l’offrir.




  • Dominique Marceau ‎"Finish him move" pour aller dans le sens de Dominic ;0)



  • Révolution Citoyenne Exactement! Jason touche un point important, merci!
    À toute les périodes de l'Histoire, l'État n'a été que l'appareil répressif pour maintenir la classe dominante au pouvoir.



  • Jason Keays
    on dit le comité de gestion,,,ou l'arbitre qui gère les chicanes entre les classes capitalistes concurrente.

    C'est comme ca que les Égyptiens ont réussi a se débrasser de Moubarak. En faisant des grèves et de gigantesques manifestations, la... classe patronnal a vu ses investissements étrangers diminuer et leur indice boursier chûter. Il devait donc se distancer de Moubarak. Ils ont donc changé le dictateur, mais le régime na nullement changé.

    L'Appareil réppréssif égyptien est le deuxième plus grand bénéficiaire de l'aide Américaine après Israël.

     


  • Révolution Citoyenne
    Aucun régime ne changera réellement tant qu'une réelle instance politique citoyenne ne sera constituée pour remplacer le système précédent (ou plutôt actuel). Seul les délégations RÉVOCABLES hérités de la Commune de Paris de 1871 peuvent se...rvir d'alternative selon moi. Il suffit d'actualiser le principe, et c'est exactement ce que nous faisons. Notre mouvement se nomme libéral-égalitariste, si cela vous intéresse. ;0)

Vous pouvez ICI consulter l'échange intégral sur FaceBook


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mercredi 29 décembre 2010

Qu'est-ce qui justifie l'écart des salaires et comment surpasser le salariat?


L'égalité, le respect et la reconnaissance du travail exigent d'une société qu'à efforts égaux, salaire égal. N’est-ce pas là l’argument de ceux qui demandent une hausse de salaire à leur patron ou ceux qui prônent l’égalité entre les femmes, les hommes et les différentes nationalités et ethnies? Donc pourquoi tant d'écart entre les différentes échelles salariales? Est-ce qu'un individu travaillant 50 heures par semaines dans 3 emplois à temps partiels travail moins ou met moins d'effort au travail qu'un individu jouissant d'un emploi stable et travaillant 40 heures par semaines mais pourtant plus rémunéré? Voyons quels arguments sont utilisés par ceux qui défendent l'iniquité salariale. On fait souvent référence à l'endettement étudiant et les années de salaire perdues, on fait également référence aux risques économiques et à l'engagement humain investi dans le processus de création d'entreprise ou même au fait qu'un individu doit avoir acquis une certaine expertise pour manipuler certains équipements ou l'utilisation de connaissances spécialisées. La vérité, nous le savons tous, c’est que rien ne justifie un tel écart de salaire!

Plusieurs facteurs tendent à aller dans ce sens, dont le principal est le droit d'auteur historique. Prenez par exemple Bill Gates, il a construit sa fortune en inventant un système d'exploitation pour ordinateur, en occurrence Windows que tout le monde connaît. Par contre, pour pouvoir inventer ce programme informatique, il a fallu que quelqu'un avant lui invente l'ordinateur, le moulage de métaux (aluminium, fer, plastique...), l'électricité, mais également les lettres de l'alphabet, les nombres et les nombreuses formules mathématiques utilisées pour développer son programme de gestion. De plus, plusieurs individus ont étés mis à contribution pour développer, faire la promotion et vendre son produit. Son oeuvre est donc un produit social nécessitant l'organisation de différentes inventions le précédent. Si Bill Gates avait eu à payer l'ensemble des droits d'auteurs à tous les descendants de ceux qui lui ont permis son invention, il aurait été inimaginable de s'acheter un ordinateur ainsi que le système d'exploitation Windows. L’action de chaque humain est le fruit d'un contexte historique et social, il ne peut s'épanouir sans le travail des autres.

Les droits d'auteur sont le fruit du capitalisme, mis en place pour que les profiteurs et les exploitants puissent profiter du travail d'autrui. On fait croire que les droits d’auteurs bénéficient à l’individu innovant, mais la réalité montre l’inverse : les droits d’auteurs bénéficient à ceux qui peuvent les acheter. Même les artistes sont souvent obligés de vendre les droits sur leurs propres écrits et leurs compositions pour pouvoir les publier à grande échelle. Nous réclamons que les droits d'auteurs ne soient pas limités à 70 ans comme présentement car ils ne bénéficient qu’aux exploiteurs de talents. Nous réclamons que les droits d’auteurs soient étendus à l'ensemble de l'Histoire humaine, depuis l'invention des premiers outils, en passant par l'invention de l'écriture, et jusqu'aux découvertes récentes. Ces innovations appartiennent à l’humanité, pas à une poignée d’individus! Il n'y a plus de place pour le secret industriel et commercial! C’est le pouvoir financier des États-Unis et de l’U.R.S.S. qui leurs ont permis de rejoindre la Lune. Pourtant, ce pouvoir financier, ils l’ont extrait de la taxation de leurs populations locales et l’exploitation impérialiste des ressources naturelles des autres pays de la planète. Ces découvertes n’appartiennent pas plus aux étatsuniens qu’aux russes d’aujourd’hui! Toute l'histoire de l'humanité repose sur l'appropriation du travail des individus innovant pour l'enrichissement et la domination d'une minorité. Cela doit cesser!

Considérant cela, tout ce qui reste pour justifier les écarts de salaire est l'endettement étudiant ainsi que les années de salaire 'perdues' à l'étude. En cela, nous réclamons que tous les étudiants soient rémunérés de la même façon que tous les autres travailleurs. Ainsi, plus aucune distinction de salaire par rapport aux études, plus d'écart justifié par l'utilisation d'un savoir ou d'une expertise spécialisée. Certains reprochent aux marxistes d'être en défaveur du libéralisme économique. À ceux-là, nous répondons que nous ne sommes pas contre le libéralisme des choses matérielles, mais contre le libéralisme de l'humain. En d'autres mots, si nous reconnaissons que les prix des marchandises doivent être fixés selon l'offre et la demande, nous pensons que le prix du travail des humains (le salaire) ne devrait pas être contrains à cette loi. Chacun doit pouvoir donner ce qu'il peut, sans discrimination. Personne ne doit être affligé à la passivité et à l'inaction, tous doivent s'émanciper pour le bien-être de l'humanité.
Sur ce sujet, consultez notre article concernant le “Libéralisme économique : Opposer libéralisme matériel et libéralisme humain.”


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Libéralisme économique : Opposer libéralisme matériel et libéralisme humain.


Les pseudo-révolutionnaires que sont les libertariens s'accrochent à l'utopie d'offrir plus de liberté individuelle, toutefois, sans jamais remettre en question la gestion capitaliste de l'économie. Plusieurs penseurs libertariens du 20e siècle se sont même prononcés en défaveur du socialisme car ils prétendaient que le socialisme était incapable de fixer un prix aux marchandises puisqu'il remettait en question la loi du marché, c'est à dire la loi de l’offre et de la demande. Probablement par paresse intellectuelle, ils n'ont pas poussé leur processus mental plus loin et se sont contentés de ces réponses. Mais qu'ont à dire les philosophes et économistes socialistes et marxistes à ce sujet?

Les marxistes répondent que les libertariens n'ont jamais réussi à faire de distinction entre libéralisme matériel et libéralisme humain. Si le prix des marchandises produites doit inévitablement être fixé par son abondance ou par sa rareté, ce n'est pas le cas des humains. Les marxistes ne prônent pas l'abolition du marché, mais l'abolition du marché du travail, ce système de prostitution sociale qui force les gens à accepter n'importe quelle tâche abrutissante et des salaires toujours plus bas pour simplement se nourrir. La vérité c'est qu'il faut redéfinir notre conception du travail et du salaire.

Qu'est-ce qui est le plus bénéfique pour une société : emballer des sacs de plastiques dans une épicerie ou s'occuper de ses enfants, faire du bénévolat, faire de la course en plein-air, s'instruire en lisant un livre, aller à l’école ou simplement écrire sur internet pour débattre de sujets politiques? Sans vouloir offenser qui que ce soit, je doute que l'abrutissement de la tâche d'épicerie soit vraiment bénéfique à l'ensemble de la société, contrairement aux autres qui ne sont pourtant pas rémunérées. Plusieurs individus font des tâches extraordinaires, sans même toucher à un seul sou en salaire, alors que d'autres peuvent travailleur 60 heures par semaine à des tâches qui détruisent leur humanité, qui les forcent à abandonner leurs enfants, à dégrader leur santé physique et psychologique ou pire encore, l’environnement. Si en plus ces individus surmenés deviennent malades physiquement ou atteint d'un "burn-out" à cause du sur-travail, je doute que cela soit bénéfique pour l'ensemble d'entre-nous. Quelle solution s'offre à nous et comment surpasser le libéralisme humain? La réalité est qu’il n’y a qu’un moyen d’y parvenir.

En 2010, si on divisait le Produit Intérieur Brute (PIB) de toute l’économie mondiale par le nombre d’habitants, on atteindrait un salaire d’environ 1000$ par mois, par terrien. Cela inclus évidemment les hommes, les femmes et les enfants. Cette seule application pourrait à elle seule éliminer l’ensemble de la pauvreté sur toute la planète. Nuls besoins de vous mentionner qu’une telle initiative aurait comme conséquence d’accroître la demande mondiale des produits de base qui sont les assises de toute production de richesse. Cela aura comme conséquence d’accroître encore plus le PIB mondial et ainsi la possibilité d’augmenter d’avantage le salaire de la population planétaire. Les prix des marchandises étant fixés par l’offre et la demande, nous avons là un système qui s’auto-régularise, mais dont la base reste l’égalité des chances et la liberté de tous. Mais par-dessus tout, la logique et la raison humaine prennent la place de l’émotivité et la fébrilité de la quête du profit détaché de la réalité.

Sur ce sujet, consultez notre article concernant “Qu'est-ce qui justifie l'écart des salaires et comment surpasser le salariat?”
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mardi 28 décembre 2010

Dénoncer le double jeu de l'ONU et de la communauté internationale en Côte d'Ivoire.



L'ONU et les instances internationales œuvrent rarement en faveur de l'intérêt des populations locales ou pour le bien-être de la nature et de l'humanité dans son ensemble. Ils réservent cela pour les discours et les dépêches médiatiques. Tout comme les libertariens, ils se cachent derrières des concepts abstraits, subjectifs et passionnels comme la liberté, la réussite ou la paix pour en fait promouvoir et assurer LEUR liberté, LEUR réussite et surtout LEUR paix d'esprit. Par exemple, "en Afghanistan, l’OTAN lutte contre les champs de pavot cultivés par les insurgés et protège ceux de ses alliés". Ici comme ailleurs, ils défendent leurs intérêts propres, leurs intérêts de classe. Les stratégies de l'ONU et de la communauté internationale en Côte d'Ivoire y sont tristement similaires. En réaction à la fin de la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire qui était prévue pour le 20 décembre 2010, voici une lettre écrite par le ministre ivoirien des Affaires étrangères, adressée au secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Ban Ki Moon.

Monsieur le Secrétaire Général,

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) est une opération de maintien de la paix créée par la résolution 1528 (2004) du 27 février 2004 du Conseil de Sécurité, après qu’une tentative avortée de coup d’Etat le 19 septembre 2002 se fut transformée en rébellion armée, donnant lieu à une partition de fait du territoire ivoirien. Le mandat de l’ONUCI, dont la composante militaire est aussi appelée Force impartiale, consistait en substance à désarmer et à démobiliser les rebelles et à accompagner les acteurs politiques et militaires ivoiriens dans leur volonté de cesser toute belligérance et de s’inscrire dans un processus de paix et de réconciliation (Voir Résolution 1528, art. 6).

Cependant, la mise en œuvre du mandat de l’ONUCI a été ponctuée par de nombreuses prises de position et d’agissements partiaux qui ont été régulièrement portés à votre connaissance. Plus particulièrement, l’élection présidentielle qui s’est tenue les 31 octobre et 28 novembre 2010 a donné lieu à plusieurs cas graves d’ingérence, d’abus de pouvoir et de partialité dont je vous fais ci-dessous, une liste non exhaustive :

1. Le 29 novembre 2010, au lendemain du deuxième tour de l’élection présidentielle, vous avez instamment invité "les candidats et les parties à respecter la loi en matière de règlement des différends électoraux". Malgré cela, en violation de la loi électorale ivoirienne, au mépris des institutions de la République de Côte d’Ivoire et de toutes les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, votre Représentant Spécial a déclaré ne reconnaître que les résultats provisoires donnés par le Président de la Commission électorale dans l’illégalité la plus totale ;

2. La chaîne de radio de l’ONUCI dénommée "ONUCI FM" s’est érigée en relais médiatique du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), passant à longueur de journées des émissions incitant à la haine, au non respect de la décision du Conseil Constitutionnel et à la désobéissance civile;

3. Le jeudi 16 décembre 2010, dans le cadre d’une marche annoncée comme pacifique par le RHDP, les faits suivants ont été relevés :
Des soldats membres des Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN), constituant de fait le bras armé du RHDP et habillés en tenues militaires des casques bleus (comme en témoignent clairement les images du journal de 20 heures de la chaîne de télévision française TF1 en date du 16 décembre 2010) ont attaqué à l’arme lourde un point de contrôle des Forces de l’ordre situé à la périphérie de l’Hôtel du Golf à Abidjan, quartier général de campagne de Monsieur Alassane Ouattara ;

A Tiébissou, Bangolo, Logoualé et Duékoué, les FAFN qui ont attaqué les positions des FDS ont été ravitaillés en armes et en munitions par les véhicules et les hélicoptères de l’ONUCI ;
A Yamoussoukro, c’est avec les véhicules de l’ONUCI qu’étaient transportés les manifestants du RHDP à travers la ville pour leurs rencontres et leurs actions violentes contre les forces de l’ordre ;

Il est regrettable que toutes ces actions aient contribué à alourdir le bilan enregistré au cours des manifestations du 16 décembre 2010 : 20 morts dont 10 éléments des Forces de l’ordre tués par balles ou brulés vifs à leur domicile. Les faits de collusion rapportés ci-dessus nous incitent à penser que les armes et particulièrement les munitions dont se sont servies les FAFN leur ont été fournies par l’ONUCI, laquelle déclarait dans un rapport intitulé Processus DDR/SSR en Côte d’Ivoire en date du 30 septembre 2010 que les FAFN ne disposaient d’aucune munition. En vertu de ce qui précède, l’Etat de Côte d’Ivoire considère que l’ONUCI s’est rendue coupable de graves dérapages qui font d’elle indubitablement un agent de déstabilisation ayant contribué à diviser davantage le peuple ivoirien.

Tous ces faits n’étant pas de nature à ramener la paix dans le pays, le Gouvernement ivoirien considère que l’ONUCI a largement failli à sa mission en posant des actes qui ne sont pas conformes à son mandat. Comme nous l’avons souligné en plusieurs occasions, la Côte d’Ivoire demeure jalouse de sa souveraineté et de la maitrise des étapes devant la conduire sur le chemin du développement. C’est dans cette optique que nous avions souhaité en son temps, que la Côte d’Ivoire ne figure pas à l’agenda de la Commission de Consolidation de la Paix, afin de rester maîtresse de notre destin.
Monsieur le Secrétaire Général,

Les nombreux efforts déployés par la communauté internationale, notamment par l’ONU, pour aider la Côte d’Ivoire à sortir de la crise où elle est plongée depuis la tentative de coup d’Etat du 19 septembre 2002 n’ont pas échappé au peuple et au Gouvernement ivoiriens ; aussi voudrais-je en cette circonstance vous exprimer nos remerciements les plus sincères. Toutefois, en raison des faits évoqués plus haut, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance que le Président de la République de Côte d’Ivoire demande le départ immédiat de l’ONUCI (y compris les forces françaises qui la soutiennent) du territoire ivoirien. Cela implique tout naturellement que la Côte d’Ivoire ne souhaite pas le renouvellement de cette Opération qui expire le 20 décembre 2010. Je vous saurais gré des dispositions que vous voudrez bien prendre aux fins de mettre en application dans les meilleurs délais cette décision du Gouvernement ivoirien. Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l’assurance de ma très haute considération.

Alcide DJEDJE ILAHIRI

Son Excellence
Monsieur BAN KI MOON,
Secrétaire Général de l’Organisation
des Nations Unies
NEW YORK


Lundi le 20 décembre dernier, l'ONU a voté à l'unanimité un prolongement de leur mission en Côte d'Ivoire, pour une période de 6 mois. Ils veulent y déloger Laurent Gbagbo pour installer Alassane Ouattara au pouvoir et ainsi forcer le peuple à subir les mesures d'austérité du FMI et les conditions de la Banque Mondiale. Forcer les populations de Cote-D'Ivoire à se contenter de moins 100$ par mois pour croître les profits des esclavagistes de ce monde. Ça fait tristement penser au sort de Jean-Bertrand Aristide en Haïti qui fut menotté par des militaires français, canadiens et étasuniens puis enlevé à l'aide d'un hélicoptère après avoir refusé le chantage du FMI et de la Banque Mondiale en février 2004. Abaisser le pouvoir économique des populations défavorisées pour accroître les monopoles capitalistes, tel est leur but non avoué. Non pas la liberté, la réussite et encore moins la paix, ne vous laissez pas berner. Les lois du "marché du travail" veulent que toute réduction de salaire en Afrique, en Asie ou en Amérique du Sud auront comme conséquence des réductions de salaires en Europe et en Amérique du Nord également. Alassane Ouattara, Stephen Harper ou Jean Charest, même combat : la spoliation des biens publiques et le vol du travail collectif. Ces gens sont en guerre contre la Côte d'Ivoire, mais ils sont également en guerre contre l'Afrique, le Québec et tous les démunis du pouvoir. Ils n'en auront JAMAIS assez!
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vendredi 17 décembre 2010

Pourquoi combattre le capitalisme : Ce que les libertariens et la droite refusent d'admettre.

Certains individus, dont les libertariens refusent de constater que le capitalisme entraîne le capital et donc le pouvoir à se monopoliser sans cesse d’avantage entre les mains de moins en moins d'individu. Pourtant, il existe une panoplie d'arguments et de processus logiques qui prouvent qu'à moyen ou à long terme, en régime capitaliste, le capital social sera tôt ou tard monopolisé par une clique très restreinte d'individu. Ce futur, semblable au capitalisme d’État que l’on a appelé ‘communisme’ au 20e siècle est et sera antagoniste à toute forme de démocratie.

Par exemple, on le voit dans la gestion gouvernementale et la gestion d'entreprise, une gestion centralisée assure des frais de gestion moindres. C'est justement l'argument qui fut utilisé pour vendre l'idée de la fusion des municipalités au Québec. Pourtant, la démocratie comme expression du simple citoyen en a souffert car les décisions qui concernent l’individu se prennent de plus en plus bureaucratiquement, loin de l’individu lui-même. Cette logique de rentabilité par la centralisation n’existe pas seulement au niveau étatique, mais également au niveau des entreprises. Le simple soucis d'efficacité encourage une centralisation des décisions et du pouvoir des entreprises et donc du pouvoir économique. Le capitalisme, en se développant, centralise les décisions économiques, peu importe les gouvernements au pouvoir.

Les avancées technologiques viennent également accentuer le clivage : il est évident qu'une entreprise doit investir dans l'innovation technologique et l'amélioration de ses moyens de production pour faire face à la compétition. Pourtant, ce ne sont que les entreprises qui auront les moyens d'investir qui pourront le faire. Si vous ajoutez à cela le jeu de fusion entre entreprises qui est nécessaire au progrès capitaliste, cela engendrera encore une centralisation des décisions économiques des entreprises. Ce n'est pas une mauvaise chose en soit, surtout si on ne prend en considération que l'efficacité sur l'investissement, mais il y a quand même centralisation du pouvoir économique et donc perte de pouvoir du simple citoyen sur son sort économique.

Mis à part le jeu de la concurrence qui entraîne inévitablement une concentration de la richesse et du pouvoir, il faut également prendre en compte la situation des investisseurs. Les investisseurs n'ont pas toujours existé. Autrefois, on produisait une marchandise, puis on l'échangeait contre de l'argent (la formule de cet échange est donc M-A, marchandise contre argent). Suite au développement de la concentration de la richesse, cette formule prédominante a été graduellement transformée par A-M-A+, c'est à dire un investisseur étranger qui investi pour que des travailleurs produisent une marchandise et ensuite l'échanger contre une somme d'argent supérieure au montant investi à l'origine cumulé aux dépenses engendrées par la production. Par le développement des bourses et des stratégies de placement, la formule moderne prédominante est maintenant devenue A-A+. On place de l'argent dans un compte de placement et on en retire un bénéfice par l'intérêt. Évidemment, il faut un Capital d'investissement pour participer à ce processus. Il est donc réservé à une certaine élite financière et par le jeu de la compétition, tout placement négatif sera bénéfique à un investissement concurrentiel et le processus viendra accentuer la concentration du capital social entre les possédants de capitaux eux-mêmes.

Par contre, l'un des processus le plus éloquent de concentration du capital est l'épargne sur l'achat massif d’une quantité de produits. Par exemple, quelqu'un veut acheter des pommes. Le prix par pomme sera différent s'il achète une pomme à l'unité, un sac de 10 pommes ou une poche de 100lb de pommes. Même s'il s'agit des même pommes, il sera avantageux d'acheter le plus de pommes possibles. Ce processus est inhérent au système de marché capitaliste, dans tous les domaines de l'économie et tend évidemment à favoriser ceux qui ont les moyens d'acheter en gros, comme WallMart.

La monopolisation n'est pas une mauvaise chose en soit, c'est la façon anarchique dont elle est gérée qui est mauvaise. Par exemple, WallMart est le meilleur système de distribution des produits : vous pouvez acheter tout ce que vous voulez à la même place, à des prix plus bas qu'ailleurs puisqu'ils achètent en gros de leurs fournisseurs. N'est-ce pas là le paradis du consommateur? Même le producteur y est gagnant puisqu'il peut vendre la totalité de sa marchandise à un seul énorme détaillant et donc beaucoup moins de gestion et de risque économique. Pourtant, les répercussions sur la diversité économique sont désastreuses puisque ce merveilleux mode de distribution de marchandise est centralisé et joui d'un quasi-monopole qui s'accentuera à mesure que le système capitaliste se développera.

Dans le cas où il y aurait monopole dans un secteur économique, le monopole en question a tous les pouvoirs de fixation des prix. C'est à dire que même s'il y a une forte demande pour un produit, le monopole peut décider de limiter la production (fermer des usines) pour créer une rareté, faire gonfler les prix et ainsi augmenter sa marge de profit. Moins de dépenses, plus de profits, n'est-ce pas là le rêve de tout investisseur?

Les libertariens prétendent que la simple application de la loi du marché (l’offre et la demande), si elle n’était pas entravée par les interventions des États, tendrait à briser les monopoles capitalistes, industriels et financiers. Pourtant, au 19e siècle, l’État était pratiquement absent de toutes les sphères économiques et pourtant, des monopoles nationaux sont nés. Selon nous, c’est justement ces monopoles nationaux qui ont utilisé les États à la fin du 18e siècle pour créer des mesures protectionnistes et douanières pour protéger les bourgeoisies nationales. Ce sont ces différentes barrières économiques qui força les différents blocs économiques de l’époque à entrer en guerre et de former ainsi la première guerre mondiale. Le fascisme est justement la fusion entre l’intérêt de la bourgeoisie nationale et l’intérêt de l’État. On constate aujourd’hui que le fascisme est mondialisé : tous les États du monde, même les États-Unis qui ont toujours prôné la non intervention de l’État dans l’économie est prêt à tout pour protéger sa bourgeoisie nationale.

Maintenant que les intérêts économiques de la bourgeoisie sont mondialisés, elle n’a plus besoins des États nationaux pour se défendre d’elle-même. Les États sont même devenus une entrave à sa domination complète. Ce ne sont pas les États qui ont engendrées les monopoles capitalistes mais bien le capitalisme lui-même. Les États ont toujours étés des outils pour que la classe dominante puisse asseoir sont pouvoir. Autrefois la classe dominante était nationale, elle est aujourd’hui mondiale. On constate que les États nationaux sont de plus en plus vétustes et inutiles, en contre-partie, les instances internationales comme l’OTAN, le G20, le FMI, la Banque Mondiale et l’ONU prennent de plus en plus d’importance dans les décisions économiques. Dans ce cas-ci, ce n’est plus du fascisme car ce n’est pas nationaliste, mais c’est une forme de fascisme mondial. Dans tout ce processus, l’action de l’individu en tant que citoyen et le respect de son intégrité est totalement ignoré. Même si le capitalisme a joué un rôle éminemment révolutionnaire dans l’Histoire de l’Humanité, il démontre maintenant ses limites : il n’arrive plus à distribuer convenablement les responsabilités, les tâches et les richesses. Il ne permet plus à l’Homme de s’épanouir et de s’émanciper en respect avec l’environnement.


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jeudi 25 novembre 2010

Selon l'ONU : Le capitalisme libéral détruit l'environnement et appauvrit les populations



Dans un article du journal Lefigaro, on apprend que l'UNO vient de publier un nouveau rapport concernant le niveau de pauvreté planétaire : au cours des 40 dernières années, le nombre de pays très pauvres a presque doublé. Pire encore : "Le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a de même doublé depuis les années 80". Deux fois plus de pauvreté en moins de 30 ans! En plus, ces données ont étés colligées avant 2008, année de la crise économique, qui fut fatale pour bien des pays en développement. Cela n'est pas nouveau. Au début des années 1800, on prétendait que la pauvreté doublait tous les siècles, maintenant que le développement capitaliste se fait plus rapidement, la pauvreté doublerait tous les 30 ans, logique, non?

Pourtant, selon d'autre rapports de l'ONU, l'humanité n'aurait jamais créé autant de richesse! Il n'y aurait jamais eu autant de millionnaires sur la planète! Mais où est allé la majorité de la richesse des peuples? À une minorité d'individus peut-être? Avez-vous besoins de preuves supplémentaires pour conclure que le capitalisme monopolise sans cesse d'avantage le Capital social? Que cela taise les propos utopiques et idéalistes des libéraux et libertariens du Réseau Liberté Québec qui prônent la liberté de ceux qui possèdent la richesse au détriment de ceux qui ne possède pas de pouvoir financiers, qui eux, restent en carence de liberté.

Le capitalisme peut sembler logique sur papier, en théorie, mais lorsqu'il est confronté à la réalité, il est totalement désarmé, illogique, destructeur, inhumain, mais surtout narcissique et individualiste. L'État peut venir pallier ces faiblesses, il peut règlementer, redistribuer et légiférer, mais au bout du compte, remplacer une oppression par une autre n'est pas souhaitable et n'aide en rien l'affranchissement et l'épanouissement de l'Humanité. Il faut remplacer l'incohérence capitaliste par la logique humaine, il faut démocratiser l'économie.
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mercredi 20 octobre 2010

Echanges entre Libertariens et Marxistes.

Débat complet entre Libertariens et Marxistes:
-http://www.leblogueduql.org/2010/10/si-les-mineurs-avaient-ete-quebecois.html-

Je ne vois vraiment pas pourquoi vous vous affolez tous, bien que j'en suis très heureux. Les anarchistes et libertariens, comme vous les appelez, sont probablement nos meilleurs alliés, dans les critiques qu'ils font du système économique et politique actuel. Par contre, je pense sérieusement que leur non gestion et non encadrement favorisera inévitablement les plus gros, les profiteurs, et les plus forts, et reviendrait exactement au même système qu'actuellement, mais avec une élite différente. Avez-vous des références, ou des textes qui pourraient nous aider à mieux comprendre vos concepts et les moyens de les mettre en pratique?

Lorsque je prétendais que "Le vrai capitalisme, basé sur la compétition, n'existe plus, et n'a jamais existé" c'est que le capitalisme (pensé et modelé par les penseurs du 17e siècle, repose sur une compétition égale et juste entre tous les acteurs. Par contre, dans l'essence-même du capitalisme, dans sa structure, il ne favorise pas une compétition égale et juste et tend à favoriser sans cesse le possédant du Capital. Par exemple, plus vous achetez d'unité d'une marchandise, moins elle vous sera dispendieuse... Même la compétition elle-même entraine une désinflation et une rigueur salariale toujours grandissante, qui fait que les prix des produits sont constamment revus à la baisse, par la suite les profits et donc les salaires qui s'en suivent. Cela est vrai dans toutes les industries. Le capitalisme d'aujourd'hui est devenu encore plus injuste à cause de la monopolisation du Capital et du pouvoir sans cesse grandissante.

Vous prétendez que "Pas de capitalisme, pas d'État.", c'est totalement faux! L'empire romain avait son État, les monarchies européennes avaient les leurs, même les amérindiens avaient leur forme d'État! L'abolition pure et simple de l'État comme ennemi #1, c'est un vieux fantasme des anarchistes de droite, comme Proudhon. L'histoire a montré que cela n'était pas constructif...

Vous me reprochez également que "parfois vous dénoncez le capitalisme comme étant responsable des maux de la société et d'autres fois, vous dénoncez pseudo-capitalisme et le fascisme". Je nomme le capitalisme 'pseudo-capitalisme' car je prétends que le capitalisme n'est qu'un concept qui n'a jamais été mis en pratique et ne le sera probablement jamais, tout comme le communisme. Le fascisme est l'évolution historique du speudo-capitalisme. Le fascisme, c'est la domination du Capital sur le pouvoir des masses et de l'État démocratique. Le capitalisme, en se développant, a fait que le pouvoir de l'État démocratique s'est effrité en faveur du pouvoir du Capital. Nous vivons présentement dans un monde dictatorial où seul les intérêts du Capital sont prit en compte, en opposé aux intérêts de l'Humain et de la Nature. C'est exactement cela le fascisme.

Définition de Fascisme, selon le dictionnaire Larousse 1998 :
-Système économique et politique corporatiste et nationaliste où les décisions de l'État sont prise en fonction de l'intérêt des corporations nationales.

Nous sommes anti-capitalistes car nous croyons qu'il est plus que temps de sur-passer les dogmes imposés par le capitalisme. La supposée libre compétitivité du capitalisme n'est qu'un leurre, tout comme la religion l'était à l'époque. Un paysan du Bangladesh ou partout ailleurs, qui fait ses récolte à la main, ne peut pas faire compétition avec la production industrielle engendrée par les tracteurs et toutes les machines du monde industriel. Pourtant, c'est cela que la compétition lui impose. Les travailleurs ne doivent pas se faire compétition, ils doivent s'unir!

Lisez le Débat au complet ICI



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