dimanche 14 novembre 2010

Jean Charest l’autocrate : Les membres du Parti Libéral intimidés par leur chef gardent silence face aux scandales.


UnionRevolte souligne le courage de Martin Drapeau, membre du parti libéral du québec (PLQ) depuis plus de 30 ans qui, dans un conseil général du parti réuni à Lévis, a manifesté son désir de voir le déclenchement d'une commission d'enquête "sur l'attribution des contrats publics au Québec". Suite à sa proposition, un profond silence s'est emparé de la salle d'assemblé, comme si un malaise s'était emparé des membres libéraux. En effet, Martin Drapeau venait de réclamer tout haut ce que plusieurs libéraux demandent tout bas. Probablement causé par l'intimidation d'un chef politique mafieux, en occurrence Jean Charest, personne des 600 délégués n'a trouvé le courage d'appuyer la proposition de Martin Drapeau. "Pourtant, plus tôt en avant-midi, quelques militants jugeaient l'idée intéressante."

C'est bien beau présenter un message fort et unanime. Cela a un effet très persuadant pour un électorat peu informé des enjeux en question. Par contre, lorsque la population informée réclame majoritairement, selon les sondages, une enquête publique sur la construction, le silence présent au congrès libéral donne une image louche et mafieuse à la Fidel Castro. De par le passé, les militants auraient pu plaider qu'ils avaient peur des dommages collatéraux et ainsi perdre les prochaines élections, mais leur présent silence est encore plus troublant. Pour réclamer cette enquête, Martin Drapeau ajoute qu' "au point où on en est [...] Si on doit perdre l'élection - c'est ce que je pense qu'on risque de faire -, au moins on aura amélioré le système de façon importante."

Si nous supportons Martin Drapeau, c'est parce que nous pensons qu'il serait pertinent d'avoir une enquête publique sur les agissements dans l'industrie de la construction et le financement des partis politiques, mais c'est avant tout par support citoyen. Nous n'appuyons pas sa dissidence dans le but de nuire au parti libéral ou à Jean Charest, mais parce qu'il semble rester indépendant en tant qu'individu face à une organisation. Ce que nous prônons d'abord et avant tout à UnionRevolte, c'est l'émancipation des individus par l'activisme et la démocratie participative. Cela va à l'encontre de l'essence même des organisations idéologiques comme les partis politiques, l'État, les syndicats ou tout autre association. Les opinions de chaque individus sont pertinentes, à l'opposé, les lignes de partis, les bâillons, les monopoles, la mafias, le crime organisé et la collusion sont une insulte à l'intelligence et au jugement humain et une entrave à la liberté des autres. En cela, nous appuyons le geste citoyen et indépendant de Martin Drapeau!

Pour accentuer la pression, vous pouvez également signer la pétition en faveur de la destitution de Jean Charest



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samedi 13 novembre 2010

Les stratégies perverses de la droite politique, l'exemple de Joanne Marcotte.


Nous ne sommes normalement pas en faveur de diatribes accusatrices et vide d'arguments. Nos positions sont mûrement réfléchies, argumentées et rarement accusatrices d'une seule personne. Ce ne sera pas le cas de ce billet. Une grande partie d'entre vous connaissent déjà probablement Joanne Marcotte, ancienne vice-présidente du Comité Castonguay sur le financement du système de santé québécois et réalisatrice du pseudo-documentaire politique "L'Illusion tranquille"? Elle est également l'un des pilier du Réseau Liberté-Québec. Nous avions de par le passé, un peu d'admiration face à cette militante conservatrice car nous pensions qu'elle voulait susciter un débat dans la population québécoise. Ce qui est totalement louable et honorable.

Nos illusions se sont vite dissoutes, premièrement lors d'une entrevue à la radio de radio-canada, il me semble que c'était le 22 oct, peu importe. À toutes les questions qui lui étaient posées, Joanne Marcotte ne répondait pas à la question et bifurquait en répliquant que c'était les libertés individuelles qui devraient primer et donc la non intervention de l'État. Comme si elle était incapable d'analyser et de répondre directement à une question qui ne portait absolument pas sur ce sujet.

Ce qui nous a terriblement attristé par dessus tout, c'est quand nous avons constaté que notre désir d'entrer en débat avec elle, via son blog politique, était à sens unique. Nous avons prit la peine de rédiger de longs textes, bien argumentés et sans diffamation de toute sorte, pour répliquer à son billet nommé "L’axe gauche-droite: En construction (3 de 3)". Aucun de nos message ne méritait de commentaire ou de réponse, elle n'a même pas eu la gentillesse de les publier, ce qui aurait été la moindre des considérations et un minimum de respect. Ne vous demandez pas pourquoi nous vous accusons d'être "populiste, d’anti-intellectuelle et de simpliste" Mme Marcotte, vous en êtes le symbole même!

Nous pensions que Joanne Marcotte était un être honorable, ouverte d'esprit et désireuse de débattre dans le but d'élever nos consciences et nos analyses réciproques, nous avons eu tord et cela nous désole énormément. Nous avons été assez naïf pour présupposer que nos messages auraient été publiés et n'en n'avions pas fait de copie. Cela n'arrivera plus en présence de Mme Joanne Marcotte, chauvine et propagandiste des intérêts des monopoles capitalistes et de la liberté des plus nantis. Vous dites vouloir faire de "la politique québécoise autrement"? Pourquoi donc ressembler à ce point à Steven Harper? J'espère seulement que cette fanatique de l'individualisme ne représente pas l'ensemble du Réseau Liberté-Québec et de la droite en général.





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mardi 9 novembre 2010

Fraude et Surfacturation des ainés : C'est le genre de Liberté que réclame le Réseau Liberté Québec?

Quand on gère les résidences privés pour les aîné(e)s comme le transport aérien…

Les compagnies aériennes, qui se remettent à peine de la crise, tentent de minimiser leurs coûts en multipliant les suppléments parfois substantiels pour des services jadis gratuits: une stratégie qui peut fâcher les clients mais qui marche, jugent les analystes.

(…) Les bagages enregistrés, voire les bagages cabine, sont de plus en plus souvent facturés en supplément, à des prix compris entre 20 et 90 dollars selon les bagages et le voyage.

A cela s’ajoutent les repas, les boissons alcoolisées, les écouteurs, couvertures, divertissements et sièges au premier rang ou devant des portes de sortie, disposant de plus d’espace pour les jambes, également facturés en plus.

Source : Cyberpresse.ca

Une enquête de l’émission La facture montre que des résidences privées pour personnes âgées offrent des services sans vraiment faire d’évaluation. Ces services font gonfler la facture des résidents.

(…) En 2009, quand Christine Rochon place sa mère elle a toute une surprise. La résidence évalue que la dame a besoin de parler une demi-heure par jour avec un préposé. Ce service coûte plus de 250 $ par mois.

Ainsi, les résidences privées restent libres d’évaluer les soins de santé des personnes âgées en perte d’autonomie comme elles le veulent, sans aucune contrainte et au prix qu’elles désirent.

Source : Radio-Canada

L'émission La Facture dénonçait également la facturation de services non remis au bénéficiaire et une diminution progressive de la qualité des services. Il faut maintenant payer un frais additionnel quand on peine à marcher, pour ne pas avoir à aller chercher son repas à la cuisine. C'est vraiment cela la liberté que propose le Réseau Liberté Québec. Ce réseau idéologique de droite qui prône l'entreprise privé, les soins et services à deux vitesse et le principe d'utilisateur-payeur?

Merci à yvanlemay.com pour cette intéressante parabole.



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Alliance Sociale VS Réseau Liberté Québec : Pourquoi ni un ni l'autre ne suffit.


Depuis 2008, de grandes remises en question du politique et de l'économique sont en cours partout sur la planète. Aucun peuple n'y échappe, le Québec n'y fait pas exception. Face aux crises sociales, financières et environnementales, le Québec a quelque peu délaissé la question nationale pour se lancer récemment dans un clivage gauche/droite dans l’arène politique. Les enjeux économiques et politiques sont plus que jamais un enjeux primordial pour le citoyen.

Suite à l’insolvabilité de l’État Providence et à l'omniprésence de la corruption dans la fonction publique et ailleurs que le Réseau Liberté Québec a vu le jour. Cette association de réseautage des différentes idéologies de droite prône l'initiative privée et un maximum de désengagement de l'État et des syndicats. Une grande partie des membres actifs du Réseau Liberté Québec est affilié de près ou de loin à l'idéologie Libertarien qui veulent l'abolition pure et simple de l'État et une forte réduction des pouvoirs des syndicats pour favoriser l'initiative individuelle et l'engagement du citoyen à part entière dans la société. Nous ne pouvons être contre la vertu, mais UnionRévolte est convaincu que l'abolition ou l’extrême restriction de l'État bourgeois ne suffira pas pour assurer une pleine émancipation des citoyens du Québec et du monde. Les libertariens et les membres du Réseau Liberté Québec prétendent s'attaquer aux monopoles idéologiques que sont l'État et les Syndicats, mais n'osent en aucun cas s'opposer aux monopoles financiers, industriels et commerciaux. À quoi servirait d'abolir les monopoles de l'État, des Syndicats et autres regroupements idéologiques si ce n'est que pour donner plus d'importance aux monopoles capitalistes privés? C’est précisément ce qui risque de discréditer la droite politique, la division sociale étant déjà très prononcée au Québec et au Canada. Nous reconnaissons certaines vertus à cette idéologie libérale, mais affirmons avec certitude que l'émancipation de la majorité des citoyens n'y serait en rien avantagée. Remplacer une domination par une autre n’est pas souhaitable.

C'est en réaction à la vaste couverture médiatique du Réseau Liberté Québec qu'une seconde association de réseautage nommé Alliance Sociale est né. Leur prétention est de faire contre-poids à l’association de droite, en regroupant sous forme de réseau, les forces de la gauche politique québécoise. L'alliance Sociale étant encore très jeune, il est difficile de savoir quels en sera les partisans et membres actifs, par contre, à première vu, ce réseau semble être le fruit avant tout des syndicats et de quelques regroupements citoyens. Nous aimons bien cette idée et espérons que cela aidera à porter le débat politique et économique encore plus loin au Québec.
Dors et déjà, on peut pressentir que l'Alliance Sociale sera en faveur des intérêts des syndicats et d'un engagement plus important de l'État afin de réinvestir dans les services sociaux et promouvoir les sociétés d'État. C'est précisément ce qui risque de discréditer la gauche politique: le syndicalisme ayant montré ses limites voir même son absurdité dans bien des cas et les citoyens déjà exacerbés sous les dettes ne voudront pas entendre parler de d'avantage de taxation pour financer les services publiques flétris. Sans compter que la majorité des citoyens ne sont pas en accords avec la majorité des sociétés d'États (loto-québec, hydro-québec, etc.) dont les salaires des PDG sont souvent 4 fois plus élevés que celui du premier ministre et que ces sociétés d'État se comportent exactement comme des entreprises privées, sans consulter les citoyens.

Plus de valeurs sociales, d'égalité et de juste distribution de la richesse et du travail, bien sûr! Nous sommes tous en faveur de cela, mais en contre parti, nous sommes en total désaccord avec les monopoles des sociétés d'État, les monopoles bureaucratiques, les monopoles syndicaux et du nivellement vers le bas! L'émancipation du citoyen n'est nullement assurée par l'omniprésence de l'État et des Syndicats. Plus de liberté individuelle, de responsabilisation, d’engagement sociale et de poids politique et économique au citoyen, nous sommes en accord. Le libéralisme, mais pas pour promouvoir plus de liberté des grandes industries qui se comportent en bandits. La liberté d’exploiter l’humain et la nature à n’importe quel prix sans consulter quiconque, non merci! Le problème selon nous, c’est qu’aucun de ces réseau ne fait la promotion de la réelle démocratie participative, de la conscientisation et de l’implication du citoyen. Certes, il y a certains aspects intéressants dans ces deux mouvances, par contre, aucun d’eux ne propose de réel changement du système économique et politique. Ce sont les monopoles qui entraînent l’impuissance des citoyens. Les monopoles découragent l’initiative individuelle, déresponsabilisent les individus dans la bureaucratie et les plongent dans l’impuissance et l’attentisme, bref, les monopoles bâillonnent les citoyens. Ce n’est donc pas l’intérêt privé, les syndicats ou l’État auxquels il faut s’attaquer, c’est aux monopoles, qu’ils soient de gauche ou de droite, idéologiques ou capitalistes. Peut-être nous faudrait-il un réseau politique et économique nommé l’Alliance Sociale des Libertés Citoyennes du Québec?



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jeudi 4 novembre 2010

Vaste fraude dans le milieu agricole au Québec, réagissez!



Dimanche dernier à La semaine verte sur les ondes de Radio-Canada, on a pu voir les résultats d’une enquête des plus révélatrices sur la production du veau de lait. À l’origine de l’enquête, on retrouve deux producteurs maintenant indépendants qui affirment que deux entreprises avec qui ils ont déjà fait affaire, et qui à elles seules contrôlent l’ensemble de la chaîne de production au Québec, gonflent leurs dépenses, donc leur déficit, pour obtenir davantage d'argent de l'État – quand les coûts de production sont plus élevés que ce que l’animal rapporte, l’ASRA compense la différence (voir la première et la seconde partie du reportage).

André Lussier et Patrick St-Onge affirment avoir fait part de leurs préoccupations pendant plusieurs années aux inspecteurs de la Financière agricole qui étaient en charge de leur production, mais ces derniers ont préféré fermer les yeux – ils se sont bouché littéralement les oreilles quand les producteurs leur ont parlé de fraudes. Exaspéré de cette fin de non-recevoir, M. Lussier a envoyé une plainte écrite à la Financière agricole. Cette dernière a alors porté l’affaire devant la section des crimes économiques de la Sûreté du Québec. Résultat: après deux ans et demi d'enquête, aucune accusation n'est portée. La SQ se borne à dire qu'aucune intention criminelle n’a été démontrée.


Source : leblogueduql.org

L'activisme populaire et les arrestations citoyennes étant encore légales au Canada, nous recommandons à tout ceux qui ont des informations à partager sur ce sujet de le faire via les différents médias sociaux. Si la SQ et l'escouade marteau reste impassible face à ces agissements, les citoyens devront faire le boulot d"enquête et d'arrestation à leur place.

Nous vous recommandons également de vous informer d'avantage auprès du groupe FaceBook sur la "Vaste fraude de plusieurs millions de dollars"



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mardi 2 novembre 2010

Quand la FED frémit, les États-Unis tremblent et le monde craque.




La Fed entame aujourd'hui une réunion très attendue sur sa politique monétaire. En effet, la situation économique aux États-Unis s'est dégradée à un point tel qu'une grande partie des étatsuniens ne parvient plus à se loger et se nourrir convenablement et ce, malgré les plans de relance économiques de Bush et d'Obama pour sauver leurs banques nationales qui avaient fait de mauvais choix financiers. La FED est maintenant muselée, sans pouvoir, elle ne peut plus baisser son taux d'intérêt directeur, celui-ci étant déjà à 0.25%. Entre 2008 et 2010, cet organisme privé a imprimé l'équivalent de 1900 milliards de dollars US et a tenté par tous les moyens de l'injectée dans l'économie réelle, mais sans résultats concrets.

Les analystes économiques prédisent qu'aujourd'hui, dans sa réunion sur la politique monétaire, la FED optera de nouveau pour le seul pouvoir qu'il lui reste : la création monétaire, c'est-à-dire imprimer encore plus d'argent. Plusieurs de ces analystes, dont nous partageons l'analyse, prédisent déjà que l'injection de nouvelle liquidité sera totalement innutile :
Ils "ont estimé qu'avec 981 milliards de dollars de réserves non utilisées dans le système bancaire et 943 milliards de trésorerie disponible dans les entreprises américaines, imprimer quelques centaines de milliards de plus pourrait revenir à jeter de l'argent dans un puits.” «Les entreprises sont déjà assises sur des montagnes d'argent et n'investissent pas. Les prêts aux consommateurs sont déjà plutôt bon marché et la consommation n'augmente pas», souligne l'économiste Mark Thoma, de l'Université de l'Oregon.

Cela montre le ridicule de l'affaire : électrifier toute l'Afrique et procurer de l'eau potable à ses millions d'habitants coûterait environ 150 milliards, mais on préfère imprimer de l'argent pour financier et sauver un système économique dépassé et à la dérive. Nous ne le répéterons jamais assez, le problème est que le citoyen commun est déjà trop endetté et que son salaire est à la baisse, alors que les prix des services et des produits sont à la hausse. On pourrait distribuer 6000$ à chaque citoyen étatsunien (l'équivalent des 1900 milliards des plans de sauvetage économiques), cela ne réglerait absolument rien!

L’essence même du capitalisme veut que le Capital se monopolise sans cesse et de plus en plus vite. Cela signifie que de plus en plus d'argent est entre les mains de moins en moins de personnes. Par exemple, si autrefois les entreprises se contentaient d'environ 5% de rentabilité par année, aujourd'hui, elles ne se contentent même pas des 15%, voir même 20% qu’elles atteignent! Si on injecte inlassablement de plus en plus de Capital dans le système actuel mais qu'au bout de la ligne la quasi totalité revient aux même personnes, on est pas plus avancé! Surtout que ce sera au citoyen, par ses impôts et par l'inflation, de financer ces plans de relances. Citoyen qui, je vous le répète, est déjà étouffé par les dettes et les dépenses quotidiennes.

Ne pensez pas que nous sommes épargnés de cela au Québec et au Canada. Tout ce qui arrive aux États-Unis affectera inévitablement le Canada. C’est exactement l’argument que notre élite politique et économique a utilisé pour promouvoir le plan de relance économique ici, au Canada. Bien que nous n'en n'aillons pas beaucoup entendu parlé, le Canada également a eu son plan de relance économique. S'il n'était que de 150 milliards, il faut comprendre que la population canadienne est environ dix fois moins nombreuse qu'aux États-Unis. Toute proportion gardée, nous avons eu un plan de relance canadien à la hauteur de 78% de celui des États-Unis. Triste avenir pour les contribuables canadiens qui ont un destin plutôt semblable à celui des États-Unis, eux qui voient leurs revenus diminuer et leurs dépenses augmentées au quotidien.

Le libéralisme économique et le capitalisme en général ont démontrés leurs parti prix en faveur des grands propriétaires de capitaux. Cela n'est pas récent, bien au contraire! La fin du 19e siècle avait déjà laissé présagé les problèmes d'un Capital national trop monopolisé, il en résulta la première guerre mondiale. L'euphorie économique qui s'en suivi entraîna une crise de surproduction, puis une crise bancaire dans les années 1930. La deuxième guerre mondiale étant le prolongement de la première, vous avez ensuite la seconde euphorie économique mondiale et la tentative d'imbriquer la totalité de l'économie mondiale. La chute du communisme en 1991 a été l'étape finale de ces greffes économiques. Maintenant que l'économie est saturée, qu'il n'y a plus de grands marché à conquérir et que ni les États, ni les citoyens sont en mesure de sauver le système économique, qui le fera?



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samedi 30 octobre 2010

Pourquoi les concepts de la gauche et de la droite politique sont voués à l'échec.




Nous vivons un temps de profondes remises en questions. L'économie capitaliste est saturée et ne parvient plus à distribuer équitablement la richesse et le travail pour tous. Les divisions sociales s'accentuent et les dernières décennies de tâtonnement à gauche et à droite de l'échiquier politique ont démontrées les limites du système politique et économique présentement en place. Selon le Laboratoire Européen d'Anticipation Politique (LEAP), "l’économie occidentale, et en particulier celle des Etats-Unis, n’est jamais vraiment sortie de récession. Les sursauts statistiques enregistrés depuis l’été 2009 n’ont été que les conséquences passagères d’une injection massive de liquidités dans un système fondamentalement devenu insolvable à l’image du consommateur américain".

La première moitié de l'année 2011 va imposer à l’économie occidentale, une cure d’austérité sans précédent, qui plongera inévitablement la planète dans un nouveau chaos financier, monétaire, économique, mais surtout social. La triste réalité d'un Capital beaucoup trop monopolisé reviendra, tout comme ce fut le cas en 2008 : "plus de crédit, plus de travail". Le fait que la majorité du Capital mondial soit contrôlé par une infime minorité de plus en plus grandissante fait qu'ils ne reste plus assez de capital au simple citoyen et à son État pour relancer la roue de la surconsommation qui fut au coeur de la prospérité économique d'après la 2e guerre mondiale. Une preuve de cette saturation des finances est l'énorme déficit que s'est accumulé les États occidentaux et les citoyens ordinaires. Depuis 40 ans, ce sont les gouvernements, les cartes de crédits et les emprunts bancaires qui ont financés la déroute capitaliste. Maintenant, nous en sommes rendus à un point de saturation des finances.

Toujours selon le LEAP, une telle austérité aura des impactes sociaux très importants car les gens ordinaires ne seront plus en mesure de subvenir à leurs besoins, ce qui entraînera une armée de contestation sociale, mais également de division entre les États eux-même :
"chaque mois apporte son cortège de crises des finances publiques d’un état ou d’un autre, de mesures d’austérité drastiques provoquant la multiplication des troubles sociaux [6], de réunions internationales débouchant sur des constats de désaccord, de prolifération de menaces entre Etats à propos des déséquilibres commerciaux, etc… , le tout sur fond de descente aux enfers de la puissance centrale du système mondial, à savoir les Etats-Unis"

Le dolars américain, centre de l'économie mondiale, est de moins en moins une référence. "Nous assistons au déclenchement d’une vaste guerre monétaire mondiale" nous fait remarquer LEAP dans sa revue. "Les Etats-Unis vont simultanément exposer une paralysie politique sans précédent suite aux élections de mi-mandat, tandis que la Réserve fédérale US va se lancer dans une nouvelle tentative de sauvetage de l’économie américaine en monétisant un plan de relance que le gouvernement fédéral n’est plus en mesure de lancer"

Cette énorme déstabilisation de l'économie des États-Unis entraînera une chute de la valeur du dollars US, ce qui incitera les grands possédants de cette devise comme la Chine (la Chine posséderai à elle seule plus de 2500 milliards $US), de se débarrasser de leurs dollars US. Rappelons que la Chine a déjà commencer à diversifier sa devise avec le rouble russe. Cela entraînera d'avantage le dollars US à la baisse, ce qui aidera à déstabiliser l'économie mondiale et le règne du dollars.

Devant l'échec de créer une monnaie mondiale, plus équilibrée, nous allons vivre une décennie de division planétaire, sur fond de contestation massive des citoyens partout dans le monde. On peut penser très sérieusement à un retour au protectionnisme et à l’interventionnisme des États pour protéger leurs bourgeoisies locales. Pendant que l’aide aux populations pauvres et le financement des services sociaux fond à vu d’oeuil, nos dirigeants politiques ont l’audace d’investir dans des opérations et de l’équipement militaires. Un scénario qui fait tristement pensé à la situation d’avant première guerre mondiale. Sans la création d’une structure gouvernementale mondiale et la création d’une nouvelle monnaie mondiale dont la valeur serait calculée en fonction d’un panier de devises, les bourgeoisies mondiales risquent d’entrer dans une nouvelle ère d’impérialisme étatique qui engendrera plus de division et de méfiance entre les peuples.

Un nouveau momentum révolutionnaire se dessine à l’horizon. Il est de notre devoir de nous instruire et de nous impliquer. Pour régler les grands problèmes sociaux et environnementaux modernes, il faut des mouvements citoyens partout sur terre qui réclament un nouveau mode de répartition économique et politique. Abolir la bourgeoisie et le syndicalisme en abolissant la propriété privé des moyens de productions, abolissions des État parlementaires vétuste et réinventer un monde basé sur les libertés individuelles, la démocratie participative et le respect de l’Homme et de la Nature. La gauche étatiste et la droite fasciste sont dépassés, il faut sortir de ces enclaves.



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