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mercredi 15 décembre 2010

Pour se comprendre, il faut utiliser les mots justes: définitions indispensables à tout débat politique.



La confusion règne dans les débats entre la gauche politique et la droite politique. Alors que la droite accuse n'importe quel opposant de socialiste ou encore de communiste, la gauche réplique souvent en les qualifiants de fascistes. Pourtant, souvent, ni un ni l'autre n'est socialiste ou fasciste et encore moins communiste. Il nous est donc nécessaire d'approfondir ces termes au plus tôt.

Communisme: Selon WikiPedia, Le communisme n'est qu'une "conception d'une société sans classe sociale, une organisation sociale sans État, fondée sur la mise en commun des moyens de production (sans l'entreprise privée). Le communisme n'est donc pas un système politique ou économique concret qu'on peut appliquer du jour au lendemain. Il n'est qu'un concept ou un idéal lointain.

Socialisme: À l'opposé, le socialisme, lui est une doctrine économique et politique concrète, fondée sur la propriété collective (et non privé) des moyens de production de la richesse, par opposition au capitalisme. Le socialisme est donc l'ensemble des doctrines qui prônent une gestion de l'économie par des moyens qui s'apparentent aux coopératives dans le système capitaliste.

Sociale-démocratie: La sociale-démocratie vient en opposition au socialisme. La sociale-démocratie ne prône pas l'abolition du capitalisme, mais sa réforme par l'État. La sociale-démocratie désigne les courants politiques de gauche, réformiste, mais non marxiste, qui prône l'intervention de l'État pour taxer et imposer la richesse afin de la redistribuer.

Fascisme: Le fascisme s'apparente à la sociale-démocratie dans le sens où elle prône une forte intervention de l'État. Ce qui les distinguent principalement, c'est que le fascisme utilise le pouvoir de dépenser de l'État pour protéger la bourgeoisie nationale, alors que la sociale-démocratie l'utilise pour offrir des services à la population. Le fascisme, c'est la fusion des intérêts de l'État et de l'entreprise privée nationale.

Libertarisme: Sans remettre en question le capitalisme lui-même, les libertariens viennent en opposition au fascisme. Ils prônent l'application du libéralisme économique pure et simple, sans intervention de l'État pour protéger les bourgeoisie nationales. Ils misent strictement sur le commerce et les lois du marché, bref le libéralisme économique, pour assurer un libre épanouissement des individus. Ses partisans sont favorables à une réduction, voire une disparition de l'État qui vient déséquilibrer le marcher.

Je met au défi quiconque qui peut offrir une définition autre que celles fournies aux termes plus haut. Les sources sont indispensables, bien entendu. Nos définitions concordent avec celles fournies par WikiPedia, Le Petit LaRousse et le Robert.

Plusieurs individus, de droite et de gauche, lorsqu'ils invoquent les termes socialisme ou communisme, semblent faire référence au Capitalisme d'État que nous avons vécu au 20e siècle (Russie, Chine, etc.). Ces systèmes s'apparentent plutôt au fascisme, puisqu'il y a fusion entre l'intérêt de l'État et de l'élite nationale. Il ne faut pas se fier aux étiquettes. Les marxistes qualifient ces systèmes comme capitalisme d'État car en fait, le capital social n'est pas géré par la société ou par la bourgeoisie, mais par un seul monopole d'État. De plus, ceux qui méprisent le communisme en faveur du libéralisme économique comme les libertariens devraient se rendre compte que par le jeu du profit sur l'investissement et de la fusion d'entreprise, le destin du capitalisme revient exactement à la même chose que le capitalisme d'État ou de ce qu'il qualifient de communisme : quelques investisseurs ont investi dans tous les domaines de l'économie et finissent par posséder et contrôler la totalité des entreprises. Ce qui les distinguent du fascisme, c'est qu'une fois la bourgeoisie mondialisé, elle n'a plus besoins des États pour la protéger. Le système libertarien n'est donc pas nationaliste, mais anti-nationaliste. 

Nous nous considérons comme socialiste, car nous prônons l'action de l'individu en tant que citoyen. Le citoyen ne peut s'exprimer et s'épanouir si des monopoles (idéologiques, financiers, étatiques, syndicaux, industriels, etc.) prennent toute la place. Pour redonner le pouvoir aux citoyens, il faut combattre toute forme de monopole. C'est pourquoi nous appuyons plusieurs luttes menées par les libertariens, comme l'élimination des syndicats et la limitation des pouvoirs de l'État, mais nous, socialistes, remettons également en question les monopoles capitalistes, financiers et industriels. Nous sommes pour l'abolition des syndicats, mais également en faveur de l'abolition du patronat. L'un ne va pas sans l'autre. C'est ce qui nous fait affirmer que l'avenir n'est ni à droite (domination du marché), ni à gauche (domination de l'État) mais droit devant (domination du citoyen en tant qu'individu).

3 [ C O M M E N T A I R E S ]

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Fred a dit…

Merci de ces précisions.

Marc-Antoine a dit…

Mais pourquoi ils n'enseignent pas cela dans les écoles?

A. Franc-Shi a dit…

Lavage de cerveau oblige; ce n'est pas l'enseignement ni la quête de la vérité qui compte, mais la formation qui sert l'économie. On veut pas créer des humains éveillés et critiques, mais serviles et....travaillant jusqu'à la mort!

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