Membre d' Actualité Distincte : L'information citoyenne autrement!

mercredi 9 novembre 2011

Les 'Chinois' n’ont AUCUNE raison de nous aimer. L'Occident s'obstine à se faire des ennemis.


Je reproduis ici un texte de Pierre JC Allard, publié sur son blog "Nouvelle Societe" et intitulé "Chine. Désolé pour les narcos…".


Je ne vous parlerai pas vraiment de la Chine. C’est trop grand, c’est trop vieux et ce serait trop long. Juste un mot sur la contrition parfaite et les indulgences que m’inspire la superbe photo de Michel Euler de Reuters que l’on voit ci-dessus. Je parlerai seulement d’UN aspect de notre relation avec la Chine. Il y en a d’autres. A ceux qui veulent en savoir plus ou comprendre mieux, je suggère de lire au moins cet article de Wikipedia.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chine
 
Pour ceux qui ne lisent que la première ligne des affiches, même quand on y a dessiné un crâne et des tibias, je vais résumer ce que nous avons fait en Chine au milieu de XIXe siècle. Ainsi, vous ne tomberez pas de nues, si un jour on vous frappe et que vous ne savez pas qui qui vous a frappé ni pourquoi. Surtout, vous de crierez pas à l’injustice.

Pour comprendre notre relation avec les Chinois (les Hans seraient plus exact, mais « Chinois » est plus simple) il faut d’abord comprendre qu’ils on été – sans solution de continuité de leur identité culturelle – contemporains de Sumer et des 26 dynasties egyptiennes, des Asssyro-babyloniens, des Perses, des Grecs, des Romains, des Chrétiens (durant une séquence de 265 papes de Pierre à Benoit), des Arabes, des Turcs … et enfin de notre civilisation occidentale. En fait, les Chinois ont toujours été là. Pas nous.

Ils ont été là et bien présents, puisqu’ils représentent encore 20% de l’humanité et que, depuis 5 000 ans que nous, humains, savons lire, c’est leur culture qui a été en tête du peloton presque tout le temps. Ils ont inventé presque tout, du papier à la boussole et à la poudre à canon. Ils ont été les plus riches, ils ont constitué les États les plus puissants et la moyenne de QI des Chinois surpasse la nôtre de 7 centiles… sur des test que c’est pourtant NOUS qui avons construits…

Avec les révolutions industrielle, américaine et française, est née vraiment notre civilisation « occidentale ». Elle s’est mise aux stéroïdes « science » et « techno » et nous avons pris sur les Chinois une bonne longueur d’avance. Mais il faut se souvenir que notre hégémonie occidentale n’a encore duré que le temps de la 18e des 26 dynasties égyptiennes…  Notre civilisation n’a duré que 5% de de qu’a duré celle de la Chine et elle semble déjà bien essoufflée…  Notre avance n’aurait-elle été qu’un intermède ?

Ce n’est pas impossible, car la Chine, qui semblai dormir et qui démarre en trombe, ça ressemble drôlement à Schumacher qui sort du pit stop et qui remonte la file de ceux qui l’avaient dépassé pendant qu’on changeait ses pneus…!  Nous sommes peut-être la petit sportive impertinente qui a pris la tête du peloton qui s’est constitué pendant que la Chine n’était pas dans la course … et il semble bien que la Chine va nous doubler sous peu.

Question importante: va-t-elle le faire en douceur… ou nous percuter méchamment et nous sortir de la route? Bonne question à se poser, car les Chinois ont quelques raisons de ne pas nous aimer… Et ce n’est pas pour rien que le président Sarkozy a ici l’allure d’un pénitent. On ne s’est pas bien conduit avec la Chine.

C’est qu’on se connaissait depuis longtemps, Chinois et Occidentaux, mais on ne se fréquentait pas tellement. Quelques missionnaires Portugais, mais rien de bien marquant… On ne s’entendait pas mal… Mais un jour, nous leur avons envoyé nos narcotrafiquants. Quand nos marchands sont arrivés en Chine, les Chinois avaient du thé, de la soie et de la porcelaine que nous voulions et ils ne voulaient rien de ce que nous avions. Triste. Alors on a cherché…  et on a trouvé. Nous leur avons vendu de la drogue.

Quand nous Occidentaux sommes arrivés en Chine, l’opium n’y était connu que comme analgésique. C’est nous qui leur avons montré à y prendre plaisir. Nous sommes devenus les « pushers » des Chinois. Trafic de drogues. Un idée géniale, car, acheté en Inde, l’opium pouvait être vendu en Chine 10 fois plus cher. Il y avait là bien du fric a faire. Comme aujourd’hui la coca de la selva péruvienne peut devenir cocaine et faire gagner bien du fric sur les trottoirs de New-York…

Les Occidentaux, Anglais en tête, ont donc vite compris et ils ont établi dans la Chine des dix-huitième et dix-neuvième siècles un narcotrafic dont la croissance a été spectacuaire. 200 caisses d’opium vendues en Chine en 1729, 40 000 caisses en 1838 … By Jove, how the money rolls in !

Super ! Mais en 1838, on a 2 millions de drogués en Chine …  Le gouvernement chinois n’apprécie pas. Il n’apprécie pas du tout de troquer sa soie et son thé pour cette drogue, car l’opium n’est pas le cannabis. L’opium, c’est lancêtre de la morphine et de l’héroïne. C’est la drogue dure qui peut tuer et tuer vite.

Prohibition, donc, mais le dealer, ici, c’est l’Empire britannique. Difficile de lui passer les menottes… Vous ne voulez pas que vos gens s’empoisonnent ? Entrave à la liberté du commerce, disent les Britanniques… Nous sommes pour le libre échange…. Ca sonne familier ?   Eh oui.. !  Alors discussions, disputes, canonnières… Les Anglais vont faire à la Chine la Première Guerre dite de l’Opium (1839-42).

Les Anglais vont faire la guerre à la Chine, pour garder le droit de s’enrichir à faire mourir des Chinois. Moralement discutable, mais ils vont gagner cette guerre, car les Chinois sont riches et n’ont pas l’instinct prédateur des espèces menacées. Ils sont pacifiques, conciliants… civilisées. La Chine a depuis longtemps dans son coin du monde la bonasserie des gros chiens qui n’on pas à mordre pour être respectés.

Ils ne semblent pas vouloir comprendre qu’on puisse leur faire la guerre. Les « guerres de l’opium » – car il y en aura une autre de 1856 à 1860 et, sous un autre nom, une troisième en 1900 – seront donc pour la Chine une séquence de surprises, de défaites, de pactes rompus, de provocations insupportables, de duperie subies et d’humiliations sans fin…

Les Occidentaux, devenus narcotrafiquants et bien armés, vont obtenir à la pointe du fusil d’abord qu’on tolère, puis finalement qu’on légalise leur commerce de l’opium. Ils passeront aussi, les armes à la main, des « traités inégaux » qui leur cèderont de petits morceaux de la Chine d’où ils en corrompront tout le reste, exploitant commodément dès 1878 un marché de 100 000 000 de drogués et y vendant en 1888 10 000 TONNES d’opium par an ! Voyez le lien ci dessous pour un compte rendu de l’évolution institutionnalisée de ce trafic.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_guerre_de_l’opium (et seq)
Une affaire en or, la drogue. On ne trouvera plus lucratif qu’au XXe siecle, quand les banksters découvriront qu’on peut, en collusion avec l’État, simplement créer de l’argent, se le répartir entre amis et acheter tout ce qu’on veut. Au XIXe  siècle on en est encore au bassement matériel, ce qui veut dire piller et voler physiquement.

Il y a beaucoup à voler et à piller en Chine ou à s’offrir avec le profit de la vente de la drogue. Il suffit d’avoir la force et de faire les règles. La Chine est faible et c’est le pactole.  À l’Angleterre, chef de meute, se joindront donc d’abord la France, puis les USA et la Russie… Ensuite, viendront participer à la curée l’Allemagne, l’Austro-Hongrie, l’Italie… Même le Japon sera invité ! Nous y étions tous pour piller la Chine.

L’Occident est entré en Chine pour des raisons ignobles et s’y est conduit en narcotrafiquant. Pas en trafiquant un peu « Robin des bois », comme Pablo Escobar qui bâtissait des écoles en Colombie, ou comme Khun Sa qui assurait l’ordre dans le Triangle d’Or, une région frontalière où il n’y avait pas d’autre ordre que le sien. Non. En Chine, les Occidentaux ont été les narcotrafiquants méchants à moustaches des films de kung-fu. Ceux qui tuent, qui pillent, qui vandalisent par plaisir en ricanant.

Les Chinois n’ont pas de raisons de nous aimer.

Un exemple seulement. En octobre 1860, durant la Deuxième Guerre de l’Opium, Français et Anglais ont décidé de bruler l’Ancien Palais d’Été près de Pékin (Beijing).  Saprebleu ! Il fallait bien leur enseigner le respect aux Chinetoques, n’est-ce pas ? C’était une merveille du monde. Versailles, mais en plus gros.

Il fallut trois jours, à 3 500 soldats, pour tout brûler de l’Ancien Palais d’Été et il en restait encore un peu… qu’on détruira d’ailleurs 40 ans plus tard, dans un dernier accès de vandalisme.

C’est ce qui serait arrivé du Louvre et du meilleur de Paris, en 1944, si les instructions de Hitler avaient été suivies. A Paris, c’est un officier allemand, Choltitz, qui a empêché la destruction ; il n’y a pas eu d’officier français ou anglais pour empêcher la destruction du Palais d’Été. Nous avons été les barbares.

« Deux bandits sont entrés dans le Palais d’Été. L’un a pillé, l’autre a incendié (…) Devant l’Histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre »  Victor Hugo

Ce mépris pour la Chine dans les faits va se developer dans la literature à la fin du siècle, avec Rudyard Kipling qui se plaint du « fardeau de l’homme blanc” qui doit prendre en charge tous ces sauvages multicolores…  Ce mépris va culminer et cibler la Chine avec “Unparalleled invasion ” de Jack London, écrit en 1914, qui explique comment on exterminerait cette vermine chinoise en lui transmettant la peste, si un jour elle causait des ennuis…
Les Chinois n’ont pas de raisons de nous aimer.

Quant je vois Sarkozy, l’ayant-droit, héritier des narcotrafiquants qui ont brulé le Palais d’Été, s’incliner bien bas et sembler demander pardon au Président de la Chine, je suis, toute honte bue, partagé entre deux (2) sentiments et je me pose deux (2) questions:

La première, c’est de me demander si l’Occident a vraiment la contrition et le ferme propos.

Ceux qui veulent un New World Order et qui bombardent maintenant l’Iraq ou la Libye à l’uranium appauvri, ne pensent-ils pas exactement la meme chose que London au siècle dernier ?  Ne cogitent-ils pas un même projet d’extermination, quand ils répandent cette nouvelle peste qui tuera indéfiniment les generations futures de ceux qui ne sont pas “nous” ?

Peut-on croire que nos dirigeants aient une vraie contrition ? Tt un autre ferme propos que celui que leur impose la défaillance annoncée de leur pouvoir de nuire ? Méritent-ils la moindre indulgence ? Et nous, qui leur avons donné mandat de nous représenter, en méritons-nous, quand nous leur gardons ce mandat ?

La deuxième question, c’est celle qui me fait peur. Qu’en sera-t-il de nous si cette Chine, à qui nous avons fait tant de mal, retrouve toute sa force et n’a pas l’incroyable générosité de nous donner malgré tout cette absolution que nous ne méritons pas ?

Pierre JC Allard
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jeudi 27 octobre 2011

La chute de Kadhafi et la reconquête de la Libye par les banquiers occidentaux et le groupe Rothschild.


Les médias ont beau nous présenter l'invasion de la Libye comme une libération par les révolutionnaires de Benghazi, il est évident pour nous qu'il ne s'agit ici que d'une prise de contrôle occidental. Le 21 février, il y a plus de 9 mois, la déroute des forces pro-Kadhafi était telle qu'ils devaient déjà employer des mercenaires et des avions de chasse pour mater les aspirations révolutionnaires. L'islamo-fasciste Kadhafi, ami de Ceaucescu, complice de Foccart, Houphouet-Boigny et de Blaise Compaoré, assassin de l'égalitariste Thomas Sankara, utilise contre son peuple les mêmes méthodes fascistes qu'il a testé au Libéria et en Sierra-Leone.

«Les gens sont tués, Kadhafi paient des gens pour tuer les Libyens», explique en anglais un ancien «colonel de l'armée» qui souhaite garder l'anonymat. L'homme, un simple cartable à la main, ancien responsable de la sécurité, refuse d'être filmé et décrit une «situation très mauvaise depuis la nuit dernière» avec des mercenaires «venus d'ailleurs» à la solde de Kadhafi et «qui tuent les gens». Des avions de chasse tirent sur la foule selon la chaîne de télé Al-Jezira qui citent de nombreux témoignages concordants. Selon le correspondant d'Al-Jezira à Malte, le pilote d'un des avions libyens arrivés plus tôt dans la journée serait un colonel, à qui on avait demandé de bombarder les manifestants à Benghazi. Il aurait refusé et du coup aurait fui la Libye. Un autre témoin à Fachloum a indiqué que des hélicoptères avaient survolé le quartier pour faire descendre des mercenaires africains armés, qui ont tiré sur toutes les personnes se trouvant dans la rue.

Alors que dans une conférence de presse Oana Lungescu, la porte-parole de l'OTAN, affirme à deux reprises qu'elle agit uniquement dans le cadre du mandat de l'ONU-115, certains observateurs jugent que le rôle militaire de l'OTAN a dépassé la simple protection des civils, notamment par le déploiement au sol de forces spéciales et dans l'aide aux rebelles en-dehors de la simple protection des civils. C'est pour cette raison que l'annonce par les impérialistes de leur immixtion dans les affaires intérieures libyenne, de leur appui aux Islamistes radicaux de Benghazi, ont eu pour effet de COLMATER l'armée fidèle à Kadhafi. L'invasion de la Libye a eu l'effet contraire de celui souhaité, ou du moins avoué. Mais souhaité par qui? Le mobile est dévoilé par la chronologie : si le mobile réel de l'intervention avait été d'empêcher la victoire 'citoyenne' de la Révolution Libyenne. La chronologie exacte des événements devient parfaitement claire : au moment où la défaite de Kadhafi devenait certaine, au moment où l'insurrection allait prendre Tripoli, c'est à partir de CE moment-là que les USA et la France sont entrée dans la partie pour, avec l'aide de leurs amis du CNT de Benghazi, faire tout ce qu'il fallait pour amoindrir la force d’impact des révolte populaires des autres régions. Ici comme ailleurs, l'organisation en délégués révocables du peuple est une condition fondamentale de l'accouchement révolutionnaire le plus rapide et le moins douloureux. Que cela serve d'enseignement, en Libye comme ailleurs, il faut un gouvernement de délégués révocables pour remplacer l'actuel système parlementaire bourgeois corrompu et anti-démocratique.

Mais alors quels étaient les réels mobiles de l'invasion de la Libye par les occidentaux et les engins de la mort de l'OTAN? Kadhafi vendait déjà son pétrole à un prix aventageux pour l'occident. Il faut savoir que le contrôle de la monnaie et des banques d'un pays est essentiel à sa mise sous tutelle. On se rappellera que l'Irak de Sadaam Hussein avait été envahie peu de temps après que ce dernier ait décidé d'échanger son pétrole en EURO, au lieu d'utiliser le dollars US; que Hugo Chavez au Vénézuella et Mahmoud Ahmadinejad en Iran ont fait de même en s'attirant les foudres de Washington. Lorsqu'on comprend l'importance pour les capitalistes de contrôler la monnaie et les banques, on comprend leur insistance à vouloir influencer, voir contrôler les révolutions populaires : la guerre en Libye n'est autre qu'une lutte entre les banques (centrales et privées) de Rothschild et la finance islamique qui gagnait en force en Tunisie et en Libye et dont les 'anciens-dictateurs' voulaient répendre dans leur pays, au détriment des banques et investisseurs occidentaux.

Contrairement aux banques occidentales, la finance islamique ne pratique pas l’usure (pas de taux d’intérêt) et exige un investissement conforme à la charria c’est-à-dire respectant une éthique sociale et religieuse. Pas d’investissement dans la porno ou l'armement par exemple. Or la finance islamique était en plein développement dans le monde arabe et était très avancée déjà...en Tunisie! La famille Ben Ali avait même lancée un vaste complexe financier islamique, qui devait servir de tête de pont entre le Maghreb et l’Europe. Évidemment, la banque islamiste, Zitouna de son nom, a aussitôt été placée sous le contrôle de la banque centrale tunisienne (contrôlée par le groupe Rothschild) après le départ des Ben Ali. Une conclusion s'impose : on ne peut combattre une organisation qui possède le pouvoir d'imprimer de l'argent à l'infini comme ont les banques centrales. Il faut garder l'objectif de la destruction du système bancaire actuel comme prémisse à tout soulèvements populaires, sans quoi nous échouerons assuréement.


Sources : RevolisationActu et LeSouffleDivin
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mercredi 26 octobre 2011

Nous sommes à la recherche de VRAIS Islamistes pour lutter la RIBA et le crédit bancaire.



C'est un tabou social que même plusieurs Islamistes refusent d'admettre que le Coran interdit le prêt avec intérêt, traduit en arabe par le terme RIBA et que nous appellons affectueusement crédit ou prêt bancaire. Ne nous laissons plus tromper par les islamo-fascistes qui veulent imposer la charia au nom de l'Islam, mais qui refusent d'abolir la RIBA. Pourquoi ne le font-ils pas? Simplement parce qu'ils ont étés portés au pouvoir par les grands investisseurs financiers. Doit-on s'étonner qu'ils ne mordent pas la main qui les nourrient?

On ne peut pas défendre les valeurs du Coran de façon subjectives et morcellées sans en violer les fondements fondamentaux de respect de l'intégrité humaine. Pas étonnant que ces islamo-fascistes aient des interprétations douteuses de la place des femmes dans leur société.

Nous sommes donc à la recherche de vrais Islamistes, prêts à défendre les fondements d'une nouvelle société mondiale, qui aura aboli les banques sous toutes leurs formes. Peut-être serez-vous également séduit par notre projet libéral-égalitariste? Il y a environ 1.4 milliards de musulmans sur la planète adhérents aux valeurs du Coran. Je serais curieux de savoir quelle proportion d'entre-eux sont réellement en faveur de l'abolition de la RIBA.
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samedi 22 octobre 2011

Prévisions de la crise économique pour 2012 : Faillite de 10% des banques et concentration de l'économie.


Je vous partage un extrait de la revenu GEAB, du Laboratoire Européen d'Anticipation Politique (LEAP). Ça fait plus de 2 ans que je suis les publications de ce groupe de travail; jusqu'à maintenant, leurs anticipations économiques se sont révélées à plus de 80% justes. Ce texte a l'audace de souligner le malaise économique profond qui règne entre les grandes puissances, causées par la déchéance de la domination du dollars US.


Notre équipe [du LEAP] pourrait aborder ce sujet [de la crise économique] comme les médias anglo-saxons, le président des Etats-Unis et ses ministres, les experts de Washington et de Wall Street, et plus généralement les grands médias le font ces derniers temps à propos de tous les aspects de la crise systémique globale, c’est-à-dire en disant : « C’est la faute de la Grèce et de l’Euro ! ». Cela aurait évidemment comme vertu de réduire à quelques lignes cette partie du GEAB N°58 et de supprimer toute velléité d’analyse d’éventuelles causes aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou au Japon. Mais, sans surprise pour nos lecteurs, ce ne sera pas le choix retenu par LEAP/E2020. Etant le seul think-tank à avoir anticipé la crise et prévu plutôt fidèlement ses différentes phases, nous n’allons pas en effet abandonner aujourd’hui un modèle d’anticipation qui fonctionne bien au profit de préjugés dépourvus de toute capacité prédictive (n’oublions pas que l’Euro se porte toujours bien et que l’Euroland vient de réaliser son petit exploit d’enchaîner en six semaines les 17 votes parlementaires nécessaires pour renforcer son fonds de stabilisation financière). Alors, plutôt que de répercuter de la propagande ou du « prêt-à-penser », restons fidèle à la méthode d’anticipation et collons à une réalité qu’il nous faut dévoiler pour pouvoir la comprendre.

En l’occurrence, depuis des lustres, quand on pense « banques », on pense avant tout à la City de Londres et à Wall Street. Et pour cause, depuis plus de deux siècles pour Londres, et près d’un siècle pour New York, ces deux villes sont les deux cœurs du système financier international et les tanières par excellence des grands banquiers de la planète. Toute crise bancaire mondiale (comme tout phénomène bancaire d’envergure) prend donc sa source dans ces deux villes et y termine sa course aussi, puisque le système financier mondial moderne est un vaste processus d’incessants recyclages de la richesse (virtuelle ou réelle) développée par et pour ces deux villes.

La décimation des banques occidentales qui débute et va se poursuivre dans les prochains trimestres, phénomène d’ampleur historique, ne peut donc se comprendre et se mesurer sans analyser avant tout le rôle de Wall Street et Londres dans cette débâcle financière. La Grèce et l’Euro y jouent indéniablement un rôle comme nous l’avons analysé dans des GEAB précédents, mais ce sont ceux de facteurs déclencheurs : la dette de la Grèce, ce sont les turpitudes bancaires d’hier qui explosent sur la place publique aujourd’hui ; l’Euro c’est l’aiguillon de l’avenir qui perce la baudruche financière actuelle. Ce sont les deux doigts qui pointent le problème ; mais ils ne sont pas le problème. C’est ce que sait le sage et ce qu’ignore l’idiot d’après le proverbe chinois.

Pour anticiper l’avenir des banques occidentales, c’est en effet à Londres et Wall Street qu’il faut regarder, car c’est tout simplement là que le troupeau bancaire se rassemble et vient boire sa dose de Dollars chaque soir. Et l’état du système bancaire occidental peut se mesurer à travers l’évolution des effectifs des banques, de leur profitabilité et de leurs actionnaires. De ces trois facteurs on peut déduire assez directement leur aptitude à survivre ou disparaître.

La décimation des effectifs des banques
Commençons donc par les effectifs ! En la matière le tableau est bien sombre pour les employés du secteur bancaire (et même désormais pour les « stars du système bancaire ») : Wall Street et Londres annoncent sans interruption depuis la mi-2011 des licenciements massifs, relayés par les centres financiers secondaires comme la Suisse et les banques eurolandaises ou japonaises. Ce sont au total plusieurs centaines de milliers d’emplois bancaires qui ont disparu en deux vagues : 2008-2009 d’abord, puis depuis la fin du printemps de cette année. Et cette seconde vague monte en puissance au fur et à mesure des mois qui passent. Avec la récession globale désormais en cours, l’assèchement des flux de capitaux vers les USA et le Royaume-Uni consécutifs aux changements géopolitiques et économiques en cours, les immenses pertes financières de ces derniers mois, et les réglementations en tout genre qui progressivement « cassent » le modèle banco-financier ultra-profitable des années 2000, les dirigeants des grandes banques occidentales n’ont plus le choix : il leur faut à tout prix limiter leurs coûts au plus vite et dans des proportions importantes. La solution la plus simple (après celle consistant à surfacturer les clients) est donc de licencier des dizaines de milliers d’employés. Et c’est ce qui se passe. Mais loin d’être un processus maîtrisé, on constate que tous les six mois ou presque, les dirigeants des banques occidentales découvrent qu’ils avaient sous-estimé l’ampleur des problèmes et qu’ils sont donc obligés d’annoncer de nouveaux licenciements massifs. Avec le perfect storm politico-financier qui s’annonce aux Etats-Unis pour Novembre et Décembre prochains, LEAP/E2020 anticipe ainsi une nouvelle série d’annonces de ce type dès le début 2012. Les cost-killers du secteur bancaire ont de beaux trimestres devant eux quand on voit que Goldman Sachs, qui est également directement concerné par cette situation, en est réduit à limiter le nombre de plantes vertes dans ses bureaux par souci d’économies. Or, après les plantes vertes qu’on éradique, ce sont généralement les pink slips qui fleurissent.

La décimation du nombre des banques
D’une certaine manière, le système bancaire occidental ressemble de plus en plus à la sidérurgie occidentale des années 1970. Ainsi les « maîtres des forges » s’étaient crus les maîtres du monde (contribuant d’ailleurs activement au déclenchement des guerres mondiales), tout comme nos « grands banquiers d’affaires » se sont pris pour Dieu (à l’instar du PDG de Goldman Sachs ou au moins pour les maîtres de la planète. Et l’industrie sidérurgique fut le « fer de lance », la « référence économique absolue », de la puissance pendant plusieurs décennies. On comptait la puissance en dizaines de millions de tonnes d’acier comme on a compté ces dernières décennies la puissance en milliards USD de bonus pour dirigeants et traders des banques d’affaires. Et puis, en deux décennies pour la sidérurgie, en deux/trois ans pour la banque, l’environnement a changé : concurrence accrue, profits qui s’effondrent, licenciements massifs, perte d’influence politique, fin des subventions massives et in fine nationalisations et/ou restructurations accouchant d’un secteur minuscule par rapport à ce qu’il était à son heure de gloire). D’une certaine manière donc, l’analogie vaut pour ce qui attend en 2012/2013 le secteur bancaire occidental.


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dimanche 16 octobre 2011

Occupations du 15 octobre : la tribune est ouverte, que les échanges commencent!


De l'Amérique du Sud aux confins de l'Europe orientale, les indignés ont étés nombreux à démontrer leur solidarité en faveur d'une nouvelle organisation sociale. Alors que l'Europe a connu des succès mitigés (quelques centaines d'indignés à Paris, mais plusieurs milliers à Rome, Berlin, Londres et Madrid...), l'Amérique du Sud s'est démarquée, notamment au Brésil, avec ses foules immenses d'indignés.

À Montréal, environ 5000 personnes se sont rassemblées, l’ambiance y était enjouée et chaleureuse malgré le temps pluvieux et le vent tenace. Les policiers étaient présents, mais très discrets. À ma connaissance, aucun incident n'est survenu, malgré le fait que les autorités n'avaient pas étés informées du parcours de la marche et des événements en cours. Je déplore un peu le fait que le rassemblement ait été homogène, c'est à dire trop majoritairement d'origine québécoise et de la classe moyenne. J'aurais apprécié y retrouver d'avantage de groupes minoritaires, comme les autochtones ou les Haïtiens que le capitalisme a directement accablé tout au long de l'Histoire moderne. J'aurais apprécié y voir plus de gens qui subissent au quotidien les répercussions du capitalisme. Disons qu'on peut pas dire qu'on représentait le '99%' ici... Il semble que les gens n'ont pas encore pleinement prit conscience que le vecteur de pratiquement TOUS les désastres modernes provient de notre organisation économique. Par exemple, comment justifier que nous n'étions que quelques milliers, hier à Montréal, alors que nous étions plus de 200 000 dans les rues de la même ville, en 2003, pour dénoncer la guerre en Irak? C'est totalement illogique lorsqu'on prend conscience que la guerre en Irak a été déclenchée pour des raisons strictement économiques! Où étaient ces 200 000 pacifistes en cette journée du 15 octobre? Peut-être est-ce plus facile de s'indigner lorsqu'on peut associer "le mal" au visage de quelqu'un, comme celui de Georges W. Bush? Pourtant, Bush n'était qu'un homme parmi toute cette organisation mafieuse...

Le 15 octobre n'aura manifestement pas été le jour du grand soulèvement planétaire, mais plutôt un très bon départ de dialogue social en vu d'un nouveau cheminement collectif. Une quinzaine de tentes avaient été érigées au Square Victoria, à Montréal. Cela démontre quand même une certaine détermination. Merci à vous, dignes indignés du monde, pour votre acharnement à combattre les injustices et l'usage de votre lucidité pour identifier le vrai enjeu.

Un petit clip amateur de l'événement OccuponsMontréal d'hier.

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vendredi 14 octobre 2011

Les pantins du G20 à la rescousse de l'élite mondaine. Ils seront divisés, nous serons unis!


L'édifice social de l'élite mondiale brûle et celle-ci commence à trembler devant ce constat. Ils tenteront de sauver les meubles, mais notre créativité populaire éclipsera leur conservatisme primaire. Dès 2012, la scène économico-politique sera fort différente. En effet, au cours de l’année 2012, les dirigeants de près de la moitié des pays du G20 vont être renouvelés (Mexique, Corée du Sud, États-Unis, Chine, Russie, Inde, France, Italie et probablement l’Allemagne).

Cette nouvelle dynamique, combinée au 'retour' de la crise économique mondiale créera des situations propices à l’audace politique et la créativité populaire. Ainsi, l'élite du monde actuel tentera de réformer les appareils politiques et économiques, mais sans jamais transformer la structure économique, ni même remettre en question les privilèges historiquement conquis par les classes bourgeoise et formoise. Ainsi, ils resteront divisés, tentant sans relâche de défendre leurs intérêts individuels, mais nous serons unis et lucides, conscient des erreurs du passé.

Ils tenteront inévitablement de nous faire croire à des changements drastiques. L'indignation de plus en plus grandissante face aux institutions financières les forceront probablement à prendre des mesures en défaveur des grandes banques (encadrement législatif, apparition de redevances, nationalisation, ou autres formes). Selon le Laboratoire Européen d'Anticipation Politique (LEAP), la déchéance du dollars US et l'incapacité de la FED, du FMI et de la Banque Mondiale à résoudre les problèmes modernes encouragera la création d'une première monnaie mondiale, pour régir les échanges internationaux de façon détaché des conjonctures nationales d'un seul pays. De plus, pour répartir les risques liés à l’épargne, les bourses occidentales seront probablement fusionnées et un nouveau protectionnisme économique verra le jour. Ensuite, ils entameront inlassablement de vastes programmes d’infrastructures publiques, à l’échelle mondiale, pour tenter de relancer l'économie sur ces nouvelles bases économiques. Mais soyons lucides, cela n'aura en RIEN changé la structure-même du capitalisme et son appétit insatiable pour le Capital social. La concentration de l'influence et de la richesse continueront de prédominer et le réel pouvoir n'aura jamais changé de main.

Gardons en tête que la période 2012-2016 sera un carrefour historique où NOUS devrons trouver comment rebâtir une nouvelle structure social, alors que l'ancien monde s'écroulera et que les privilégiés de celui-ci tenteront d’imprégner le nouveau monde de leurs privilèges. Restons lucides et défendons le monde que nous voulons réellement, celui qu'ils jugeront utopique. Je termine avec cet extrait du livre 'Pédagogie des opprimés' de Paulo Freire :

« La peur de la liberté, qui n’est pas nécessairement consciente chez celui qu’elle habite, lui cache la réalité. Au fond, celui qui redoute la liberté se réfugie dans la sécurité vitale, comme dirait Hegel, en préférant celle-ci à une liberté risquée. Mais rare est celui qui manifeste explicitement cette crainte de la liberté. On cherche plutôt à la déguiser, dans un jeu habile, bien que parfois inconscient. Jeu artificiel de paroles où l’homme apparaît ou cherche à paraître comme un défenseur de la liberté et non comme quelqu’un qui a peur. À ses doutes et ses inquiétudes, il prête un air de profond sérieux. Le sérieux de celui qui œuvre pour la liberté, mais une liberté qui se confond avec la conservation du statu quo. Pour lui, quand la conscientisation vient remettre en cause le statu quo, elle menace la liberté. »
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jeudi 13 octobre 2011

Précisions concernant l'occupation du 15 octobre et le mouvement Occupy/Occupons dans plus de 70 capitales du monde.


Il est important de préciser que les événements planétaires prévus pour le 15 octobre ne sont pas de simples manifestations, mais des OCCUPATIONS, dans une perspective de prise de contrôle citoyen. À l'instar des autres mouvements "Occupy/Occupons" de la planète, le but avoué est évidemment de maintenir le siège le plus longtemps possible, jusqu'à ce qu'une organisation citoyenne émerge de ces occupations. On ne peut plus se contenter d'appliquer des remèdes effémères, si on ne change pas drastiquement l'organisation sociale, on se condamne à répéter les mêmes erreurs.

Lieu et information
Samedi le 15 octobre, dans plus de 1500 villes, selon des sources (dont Ottawa, Toronto, Vancouver, Québec, Paris, Marseille, Bruxelles...). À Montréal, des groupes se rassembleront dès 9h30AM, mais le ralliement est prévu pour 12h00. Puisque l'occupation devrait se poursuivre tout au long de la soirée, et idéalement dans les jours qui vont suivres, n'hésitez pas à venir et revenir n'importe quand. Voici une carte du secteur "Square Victoria", qui sera sous occupation citoyenne (secteur de la bourse de Montréal)




Agrandir le plan



Le principal objectif des indignés étant une restructuration de l'économie et de la finance mondiale et une répartition des pouvoirs aux citoyens. On en déduira que la formation d'un nouveau pouvoir citoyen, créé librement par eux-même, pour remplacer l'ancien système parlementaire passéiste et corrompu sera indispensable. À partir du 15 octobre, venez participer à l'élaboration et l'édification de notre nouvelle société!

Une société, réellement démocratique, ne saura voir le jour de façon isolée. Ultérieurement, nous devrons nous rassembler mondialement. C'est pourquoi il est INDISPENSABLE de démontrer notre solidarité avec les indignés du monde entier; que nous partageons leur mépris du despotisme, de la collusion et du totalitarisme.

Pensez à apporter des symboles internationalistes, pour faire référence aux soulèvements en Afrique et en Europe, par exemple. Puisque le but est d'établir un dialogue citoyen, le but ici n'est pas simplement de 'faire du bruit', mais d'intéragir entre nous dans le but de trouver des alternatives crédibles au fiasco social dans lequel nous avons étés portés. Faites valoir VOS idées, vos impressions. Vous pouvez même vous procurer un mégaphone pour une maudique somme de 30$!

Apportez des appareils vidéo/audio pour immortaliser les actions de nos confrères et de nos opposants, fait parti d'un activisme absolument essentiel aujourd'hui. Les 'journalistes citoyens' seront nos yeux et nos oreilles. Si répression il y a, il serait intéressant d'obtenir un MAXIMUM de matériel pour diffuser massivement dans le monde entier. Essayez d'obtenir des clichés compremettants, où on peut clairement identifier les individus fautifs.

Évidemment, le but est d'occuper les lieux le plus longtemps possible, jusqu'à ce que nos revendications soient entendues par l'élite mondaine. Même si vous ne pensez pas occuper les lieux pour une longue période, vous pouvez apporter de la nourriture, des breuvages (idéalement chauds), des couvertures, des abris...n'importe quoi d'utile que vous ne regretterez pas de vous être débarassé. Même si ce n'est pas pour vous personnellement, les efforts collectifs de tous sauront bénéficier au maximum de vos dons.




Bonne occupation!
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mercredi 12 octobre 2011

Lettre aux indignés du monde: ne nous laissons plus berner, il faut apprendre du passé.

Je viens de faire la lecture d'une lettre très intéressante, qui saura inspirer le cortex éveillé de ceux qui participeront aux événements du 15 octobre et autres événements de résistance civile de par le monde. J'a trouvé ce texte sur le blog "Tribulations d'un Mouton Marron", bien qu'il ne soit pas originaire de son auteur.



Une lettre de la part d'anarchistes.

Appui et solidarité! Nous sommes inspiré-e-s par les occupations sur Wall Street et ailleurs au pays. Enfin, le peuple prend à nouveau la rue! Le momentum autour de ces actions peut potentiellement redonner de l'énergie à la protestation et à la résistance dans ce pays. Nous espérons que ces occupations vont augmenter en nombre et en substance, et nous ferons notre possible pour contribuer à ces objectifs.

Pourquoi devriez-vous nous écouter? Brièvement, parce que nous en sommes rendu-e-s au même point depuis longtemps déjà. Nous avons passé plusieurs décennies à lutter contre le capitalisme, à organiser des occupations, et à prendre des décisions par consensus. Si ce nouveau mouvement n'apprend pas des erreurs passées, nous risquons de répéter ces mêmes erreurs. Nous résumerons ici nos leçons apprises à la dure.

Occuper, c'est pas neuf. La terre sur laquelle nous vivons est déjà un territoire occupé. Les États-Unis tirent leurs fondation de l'extermination des peuples autochtones et de la colonisation de leurs terres ancestrales, sans oublier des siècles d'exploitation et d'esclavage. Pour qu'une contre-occupation (car c'est certainement cela dont il s'agit ici) soit autrement qu'insignifiante, elle doit se souvenir de cette histoire. Mieux encore, elle devrait embrasser des deux bras l'histoire de la résistance, à partir de l'autodéfense autochtone et des révoltes d'esclaves jusqu'aux mouvements pacifistes et altermondialistes.

Les 99%, c'est pas un corps social homogène: c'est beaucoup de monde. Quelques occupistes ont présenté un discours dans lequel le fameux "99%" représente une masse plus ou moins homogène. Le visage des "gens ordinaires", qu'on nous présente souvent, est éminemment suspect: il appartient de manière prédominante à la race blanche et à la classe moyenne et de préférence solvable. C'est ce visage qui apparaît devant les caméras de télévision, même si malgré tout, cette frange de la population ne représente qu'une minorité.

C'est une erreur de passer outre notre diversité. Tout le monde ne s'éveille pas aux injustices du capitalisme pour la première fois: plusieurs populations sont ciblées par le pouvoir depuis longtemps. Les travailleurs et travailleuses de la classe moyenne qui sont en train de perdre leur confort social peuvent apprendre beaucoup de ceux qui ont été du mauvais côté de la balance de l'injustice depuis beaucoup plus longtemps.

Le problème ne réside pas que dans quelques pommes pourries. Cette crise n'est pas le résultat de la cupidité d'une minorité de banquiers; elle est l'inévitable conséquence d'un système économique qui récompense une compétition de requins dans toutes les composantes de notre société. Le capitalisme n'est pas un mode de vie statique mais un processus qui consume tout, transformant le monde entier en profit et, par la bande, en désastre. Et maintenant que tout s'en est allé nourrir l'incendie, le système s'effondre, laissant même ses bénéficiaires précédents sur le pavé. La solution n'est pas d'en revenir à des traditions capitalistes plus anciennes - revenir à l'étalon-or, par exemple - car non seulement c'est impossible, mais en plus, ce stade moins avancé du capitalisme n'a jamais davantage servi les intérêts du fameux 99%. Pour sortir de cet hostie de bordel[2], nous aurons à redécouvrir d'autres manières d'interagir.

La police n'est pas notre alliée. Illes sont peut-être des "travailleurs et travailleurs ordinaires", mais leur emploi consiste à protéger les intérêts de la classe dirigeante. Tant qu'illes resteront policiers/ères, il est impossible de compter sur eux, peu importe avec quelle cordialité illes pourront agir. Les occupistes qui ne le savent pas déjà vont l'apprendre aussitôt qu'illes vont menacer l'ordre établi. Les gens qui insistent sur le fait que la police existe pour nous protéger et nous servir vivent probablement d'une vie confortable chez les privilégié-e-s, mais vivent surtout, sans aucun doute, d'une vie obéissante.

N’idolâtrez pas l'obéissance à la loi. Les lois servent à protéger les privilèges des riches et des puissant-e-s; leur obéir n'est pas nécessairement éthiquement correct; c'est parfois même immoral. L'esclavage a déjà été permis par les lois. Les Nazis avaient des lois aussi. Nous devons, en regard de tout ça, développer notre propre esprit critique, au-delà de ce que les lois peuvent recommander.

La diversité chez les participant-e-s ne se fait pas sans diversité des moyens d'action. C'est de la tyrannie intellectuelle que de prétendre savoir par quel moyen tout le monde devrait agir afin de construire un monde meilleur. Dénoncer autrui permet aux autorités de délégitimiser, diviser et détruire le mouvement en tant qu'entité. La critique et le débat propulsent un mouvement vers l'avant, mais la poigne du pouvoir le paralyse. Le but n'est pas de forcer tout le monde à adopter la même stratégie, mais bien de découvrir comment toutes les différentes approches peuvent devenir mutuellement bénéfiques.

N'allez pas prétendre que ceux et celles qui défient la police et les lois sont nécessairement des agents provocateurs. Beaucoup de gens ont de bonnes raisons d'être en colère. Ce n'est pas tout le monde qui veut se limiter au pacifisme légal; des gens se souviennent encore comment se défendre. La violence policière ne sert pas qu'à nous provoquer: elle sert aussi à nous terroriser et à nous blesser, jusqu'à ce que la peur nous condamne à l'inaction. Dans ce contexte, l'autodéfense est essentielle.

Croire que ceux et celles qui affrontent physiquement les autorités sont en quelque sorte des allié-e-s de ces mêmes autorités, c'est non seulement illogique, mais ça s'attaque également en substance à la contestation, tout en rejetant le courage de ceux et celles qui se préparent à participer à ce type d'action. Cette allégation est par ailleurs typique des privilégié-e-s à qui on a inculqué la foi dans l'autorité et le mépris de la désobéissance.

Aucun gouvernement ni institution de pouvoir centralisé ne mettra jamais les intérêts de la population devant ceux des puissant-e-s. Ce serait naïf de le croire. Le centre de gravité de ce mouvement devrait être notre liberté et notre autonomie, et l'aide mutuelle qui peut soutenir celles-ci. Certainement pas l'attente vaine de l'arrivée d'un pouvoir "imputable". Un pouvoir "imputable", ça n'a jamais existé.

Nous ne devrions pas, en conséquence, nous contenter de faire des demandes à nos gouvernant-e-s. Nous devrions créer les occasions de réaliser les demandes par nous-mêmes. Si nous le faisons, les puissant-e-s de ce monde devront prendre nos demandes au sérieux, au minimum afin de conserver notre allégeance et notre attention sur eux. Pour établir un meilleur équilibre, il faut développer notre propre force.

D'innombrables mouvements ont appris à la dure que le fait d'établir leur propre bureaucratie, qu'elle soit "démocratique" ou pas, a finalement saboté les objectifs originels de leur lutte. Nous ne devons pas confier l'autorité à de nouveaux chefs, ni même créer de nouvelles structures décisionnelles; nous devons trouver des moyens de défendre et d'augmenter notre liberté, tout en abolissant les inégalités dans lesquelles nous avons été plongé-e-s de force.

Les occupations vont bénéficier de nos actions. Nous se sommes pas ici seulement pour "chuchoter dans l'oreille du géant". On aura beau parler, ça n'empêchera pas le pouvoir de rester sourd comme un pot. Il nous faut créer un espace pour les initiatives autonomes et pour organiser des actions directes qui affrontent la source de toutes les inégalités sociales et injustices.

Merci d'avoir lu ce message. Merci d'agir. Que vos rêves deviennent réalité.

http://www.crimethinc.com/
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mercredi 5 octobre 2011

Révolution Africaine: La dictature camerounaise menacée par les indignés du "Mouvement de Février"

Voici un communiqué de presse publié aujourd'hui, 5 octobre 2011, par le Colonel Moustapha du "Mouvement de Février" camerounais, qui lutte ouvertement contre la dictature de Paul Biya, au pouvoir depuis plus de 30 ans. J'ai ajouté un bref commentaire au bas.

En ce jour 05 octobre de l’an 2011, nous profitons de l’arrivée de M. Paul Barthélémy Biya Bi Mvondo, président illégitime au pouvoir au Cameroun depuis 30 ans, à Douala dans le cadre de sa campagne pour la mascarade électorale organisée le 09 octobre 2011 afin d’annoncer très officiellement la création d’un groupe révolutionnaire armé devant conduire, jusqu’à la chute de la dictature installée au pouvoir, une insurrection populaire armée.

C’est dans cette optique que nos combattants ont mené des actions coordonnées sur plusieurs sites : pont sur le Wouri, rond point Ndokoti, pont sur la Dibamba, pont sur le Moungo. Le but visé ce jour a été atteint : montrer à la face du monde que le pouvoir vacillant du dictateur kleptocrate et sanguinaire installé illégalement au pouvoir au Cameroun a déjà amorcé son crépuscule. Les jeunes insurgés en armes que nous sommes, allons lui donner le coup de grâce. Ces différentes opérations se sont déroulées exactement comme prévu et nous n’avons connu aucune perte en vie humaine comme l’affirment certains média en écho à des revendications faites par des individus dont la proximité avec le pouvoir est connue de nous depuis longtemps.

C’est l’occasion pour nous ici d’affirmer avec la plus vive énergie, que nous traquerons les traitres à la cause révolutionnaire, et leur réserverons le même sort qu’aux différents soutiens du régime dictatorial et sanguinaire au pouvoir.

Nous appelons les populations à rester chez elles le dimanche 09 octobre 2011 afin de limiter les risques de dégâts collatéraux aux cours des confrontations avec les forces répressives du dictateur Biya.

Nous demandons aux populations camerounaises partout sur le triangle national, de s’approvisionner massivement en produits alimentaires de première nécessité afin de mieux juguler les pénuries artificielles qui seront provoquées par le pouvoir pour étouffer l’élan révolutionnaire très largement partagé par la quasi-totalité des couches sociales camerounaises.

Nous lançons un appel vibrant aux frères en armes afin qu’ils nous rejoignent massivement dans cette lutte et qu’ils refusent d’obéir aux ordres du dictateur sanguinaire de Mvomeka.

Nous dénonçons avec la plus vive énergie l’assaut d’une rare sauvagerie mené par les gendarmes de la légion du littoral contre les militants pacifiques du Cbt MbouaMassock dont le seul crime est d’avoir distribué des tracts à Bonabéri appelant à la fin de la dictature et au boycott actif des urnes le 09 octobre prochain.

Nous réaffirmons notre engagement sans faille à mener jusqu’à son terme cette lutte historique pour la libération des populations camerounaises du joug de la tyrannie.

Nous ne ferons l’économie d’aucune arme, d’aucune énergie et d’aucun sacrifice suprême jusqu’à la victoire finale : la désintégration du système néocolonial en place au Cameroun.

Pour l’Etat Major

Le porte-parole

Colonel Cbt Moustapha



Je penses qu'il est important de souligner qu'au Cameroun comme partout ailleurs dans le monde, un simple "boycott passif" des élections générales n'aura AUCUNE répercussion positive pour les citoyens. On peut même projeter qu'une telle pratique, si généralisée soit-elle, aura comme impacte de rendre la dictature de Paul Biya et les régimes parlementaires bourgeois et corrompus encore plus légitimes. 

Ce qu'il faut, c'est un boycott ACTIF! Cela peut impliquer un refus de participer aux élections générales, mais SURTOUT, de multiplier les actions qui ébranlent le système politique, tout en proposant une alternative. Pas une alternative électorale, sous forme de parti politique, qui aura pour but de gagner les élections générales; cela est voué à l'échec et le mieux qui pourrait en ressortir ne serait guerre mieux. Ce qu'il faut, au Cameroun comme partout ailleurs, c'est de former une nouvelle structure de gestion citoyenne, une délégation citoyenne, pour remplacer les appareils étatiques passéistes actuels. Il faut édifier un nouvel État citoyen par la base, où les décisions se prennent du bas vers le haut et non plus du haut vers le bas de la hiérarchie sociale. Une fois que notre délégation citoyenne aura gagné en popularité et donc en légitimité, elle pourra aisément remplacer les anciens régimes parlementaires inefficaces et corrompus.  Il faut comprendre que si on maintient la même organisation sociale, on se condamne à reproduire sans cesse les mêmes erreurs.


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dimanche 2 octobre 2011

Le 15 octobre, Occupons Montréal, Occupy Wall Street, Occupons toutes les capitales du monde!


En soutien aux marées humaines qui ont envahient les rues des grandes villes des États-Unis pour réclamer une prise en charge citoyenne de la finance mondiale, le mouvements Occupons Montréal (Occupy Montreal) est né, inspiré du fameux Occupy Wall Street, popularisé de par le monde depuis les derniers jours. 

Voici l'appel qui est lancé par Occupons Montréal par FaceBook :

Le 15 octobre des gens du monde entier descendront dans les rues et sur les places. De l’Amérique à l’Asie, de l’Afrique à l’Europe, ces personnes se mobilisent pour réclamer leurs droits et exiger une vraie démocratie. Maintenant il est temps de nous réunir dans une protestation mondiale non-violente.

Le pouvoir en place travaille au prof
it de quelques-uns en ignorant aussi bien la volonté de la majorité que le prix humain et environnemental que nous payons. Cette situation intolérable doit cesser.

Unis d’une seule voix, nous allons faire savoir aux politiciens, et aux élites financières qu’ils servent, que c’est à nous, le peuple, de décider de notre avenir.

Nous ne sommes pas des marchandises entre leurs mains, ni entre celles des banquiers, qui ne nous représentent pas.

Le 15 octobre nous nous rencontrerons dans les rues afin d’initier le changement mondial que nous voulons. Nous allons manifester pacifiquement, débattre et nous organiser jusqu’à l’obtenir.

Il est temps de nous unir. Il est temps pour eux de nous écouter.
Peuples du monde, mobilisez-vous le 15 Octobre!

Sur le blog d'OccuponsMontréal, je publiais un appel pour que cet événement ne se résume pas à une simple manifestation, mais le début d'un profond débat social et d'un processus de réforme de la société québécois, de concert avec nos frères du monde entier :



Nous savons tous qu’un message unanime et cohérent a bien plus d’impact et est donc préférable. Mais qui décidera des revendications émises, qui s’occupera de les partager avec cohérence? Je penses qu’il est important ici de créer une nouvelle structure de gouvernance citoyenne, formé par le peuple lui-même. Une sorte de délégation citoyenne révocable, où tous les délégués de cette organisation politique seront à tout moment révocables par ceux qui les ont élus. Cette structure de délégation révocable, inspirée des soulèvements passés (commune de paris de 1871, révolutions russes, etc.) permettra de centraliser, ou plutôt d’organiser et de diffuser le débat social, tout en donnant la force d’impact et d’action que les citoyens modernes ont besoins. Ultimement, cette structure citoyenne pourra remplacer l’actuel structure étatique corrompu que nous subissons au quotidien.


Il ne faut pas commettre les mêmes erreurs que par le passé; les événements des années 60-70 devraient nous servir de leçon : une organisation citoyenne SOLIDE est indispensable! 

Comment renverser le pouvoir des corporations, des multinationales et des gouvernements corrompus?
http://unionrevolte.blogspot.com/2011/01/comment-renverser-le-pouvoir-des.html






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samedi 1 octobre 2011

Libye et le retour de Kadhafi : La plus grosse armée du monde, mise en déroute par un peuple et sa fierté.

Source : Le blog d'Allain Jules


Nous pouvons, sans le moindre risque, d’ores et déjà vous annoncer que les jours de l’OTAN/CNT déchanteront d’ici la semaine prochaine et que le vrai leader de la Jamahiriya arabe libyenne et socialiste sera de retour. Et fortement. Tremblez bande de tueurs d’enfants ! Ah, au lieu de mettre sur pied un vrai gouvernement, l’illégitime CNT s’est engagé dans une partie de poker menteur insipide où, il a simplement donné des postes ministériels par ville. Une sorte de planification hypocrite alors que le « rebelle » choisi de Brega ou de Misrata ne représente que lui-même et non la population de sa zone tribale ou de sa région. Ce Gouvernement fantoche est donc refusé par les chefs de tribus, sans que les médias « meanstream » n’en parlent. Mais, il y a pire.

Ces médias auraient aimé dire urbi et orbi que le leader panafricaniste libyen a été pendu haut et court, qu’il a été arrêté ou même tué. Hélas, tous ces rêves en couleur sont renvoyés aux calendes grecques parce que l’insaisissable guide bénéficie de la protection de vaillants guerriers Touaregs irreperables dans le désert arrivés par milliers sur le sol libyen (12 000 membres) et que des millions de Libyens lui apportent soutien et aide journalière face à la sempiternelle et immémorielle barbarie de l’Occident via l’OTAN contre l’Afrique.

Pour atteindre le guide libyen, faudrait tuer des dizaines de milliers de Libyens. C’est vrai que les monstres génocidaires de l’OTAN ne reculent devant rien et argueront comme depuis le début, alors qu’ils bombardent les populations civiles, que, « c’est pour la protection des civils »…mon oeil. Des opérations d’envergure et inarrêtables auront lieu bientôt, à Tripoli voire Benghazi. Soyez en sûr. Peu à peu, le Libyen sort de sa torpeur et se réhabilite. le danger viendra d’un enfant, d’un vieux, d’une femme. Quoi de plus légitime quand la souveraineté de son pays est menacée ? Quand on veut vous réduire en esclavage ?

Ce qui est réel aujourd’hui, malgré le black-out total sur ces évènements, sachez que Brega, Zawiyah  ou encore Ras Lanouf, ne sont plus aux mains du CNT. A Zliten, les renégats sont entrain d’être mis en déroute. la non-information, pour ne pas décourager les « troupes », et surtout pour ne pas montrer que l’intervention de la coalition armée la plus « puissante » au monde est mise en échec par un petit peuple, mais vaillant. Il ne faut pas en parler, donc. La haute technologie, la puissance de feu et la propagande mortifère ne peuvent venir à bout d’un peuple fier.

Ne vous méprenez pas, la prise supposée de Tripoli n’est en rien la fin de quoi que ce soit. Le génocide organisé, enfin, contre les villes de Syrte ou de Bani Walid parce qu’elles sont proches de Mouammar Kadhafi par affinités ethnico-tribales ne changera rien à la situation. Le CNT qui ne peut gagner la guerre face aux loyalistes ne peut imposer une quelconque autorité sur les Libyens. Leur seul salut c’est l’implantation ad vitam aeternam des soldats de l’apocalypse de l’OTAN en Libye. Après le vrai-faux charnier d’Abou Salim que nous dénoncions, nous sommes heureux de savoir que les médias « meanstream » reconnaissent enfin leur faute. Certains sont allés jusqu’à dire que c’était l’oeuvre d’Hannibal Kadhafi.
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vendredi 9 septembre 2011

L'autre 11 septembre et la lutte contre l'autodétermination des peuples.


Ce texte est écrit à la mémoire de deux événements significatifs du 11 septembre : soit le 11 septembre 2001, date des célèbres attaques terroristes aux États-Unis et le 11 septembre 1973, date de l’assassinat de Salvador Allende et la prise du pouvoir d’Augusto Pinochet au Chili. Bien que ces deux moments historiques ne soient pas liés directement, ils ont néanmoins une base commune : ils sont le résultat d’un minutieux contrôle de l'économie par les grandes puissances. Depuis la chute généralisée des états se réclamant du communisme (mur de Berlin et U.R.S.S. en 1989 et 1991 respectivement), une certaine période de paix mondiale semblait régner. Pour comprendre les conflits actuels et ceux à venir, il faut comprendre que ce laps de paix éphémère fut précédé par de fortes turbulences planétaires. Le coup d’état chilien, survenu le 11 septembre 1973 en est un bon exemple et est à l’origine de la dernière vague mondiale d’assassinats ciblés dans le contexte de guerre froide qui régnait dans les années 60-70.

Chili, 1970, Salvador Allende, médecin de profession et marxiste avoué, est élu démocratiquement grâce à l’Unité populaire (une union de Partis politiques social-démocrates et communistes, de syndicats, d’organisations ouvrières et paysannes, etc.). Ils instaurent alors un régime socialiste, qui satisfaisait le peuple mais évidemment, mécontente le milieu des affaires (hausse des salaires, réforme agraire, nationalisations...). En 1973, après trois ans au pouvoir, un putsch militaire largement financé et supporté par les Etats-Unis, mettait fin de façon sanglante à l’expérience du socialisme démocratique du président chilien Salvador Allende. Cette journée fut caractérisée par une terrible panique populaire entraînée par le bombardement et l’invasion de la Moneda à Santiago (palais présidentiel) qui entraîna la mort d’Allende, l’invasion des rues par les soldats, la mise au silence des radios et des chaînes télévisées, les fusillades ininterrompues, les cadavres flottant à la dérive dans le Rio Mapocho... Environ 4000 personnes ont trouvées la mort et entre 500 000 et 1 millions de personnes fuirent le Chili. Ce fut la fin soudaine d’un mouvement qui regroupait les rêves d'égalité, de fraternité et de partage  de plusieurs millions de personnes, au Chili et ailleurs. "Un bon marxiste est un marxiste mort", soutenait Pinochet!

Par contre, Allende avait été très loin dans l’élaboration d’un socialisme démocratique et pluraliste (formé par plusieurs partis), en opposition avec l’U.R.S.S., la Corée du Nord, Cuba et leurs acolytes, qui ont tous optés pour la révolution à parti unique. Suite à la prise du pouvoir par Allende, la nationalisation des banques, des principales industries (cuivre, mines de fer et de salpêtre, ciment, métallurgie), la redistribution du pouvoir d’achat en faveur des plus pauvres, les réformes agraires, la réforme de la Constitution, etc. commença à inquiéter les classes aisées et les pays impérialistes. Avant son élection, les Etats-Unis avaient tout fait pour empêcher qu’Allende devienne le nouveau président de la république en finançant les principaux partis d’opposition, dont le parti politique Démocratie-Chrétienne (d'extrême droite idéologique). Le président étasunien de l’époque, Nixon, veut faire « crier » l’économie chilienne, pour utiliser sa propre expression. Il donne alors l’ordre à Washington de mettre fin à toute assistance économique et fait l’impossible pour précipiter la chute brutale des cours mondiaux du cuivre, principale ressource du Chili. Une fois la prise du pouvoir par Pinochet, les partis politiques furent dissous, la liberté d’expression et le droit de réunion supprimés, l’économie totalement privatisée. Il crée même une police politique nommée Direction d’information nationale (DINA), il se taille une Constitution sur mesure et s’auto amnistie par avance.

Comme si ce n’était pas assez, une forte alliance émerge entre les gouvernements despotiques du Chili, de l’Argentine, du Paraguay, de l’Uruguay, du Brésil et de la Bolivie afin de combattre l’ennemie que l’on surnomme à l'époque « le communisme mondial ». Une marée mondiale d’assassinats ciblés (France, Etats-Unis, Mexique, Espagne, Costa Rica, etc.) en résulte. On constate que c’est le coup d’État de Pinochet qui va déclencher une nouvelle vague d’assaut capitaliste sur le monde entier, principalement sur l’Amérique du Sud. C’est ainsi que va s’imposer, souvent avec violence extrême (ex : en Argentine de 1976-1983) la mise en place des politiques ultralibérales de l’Amérique Latine moderne. Le Chili a été, en quelque sorte, le laboratoire de cette politique de libéralisation. Aujourd’hui, bien que les dictatures sud-américaines aient tombées, les politiques mises en place, dans le feu et le sang, grâce à ces dictatures militaires, demeurent. Le devoir de conscientisation contre le coup d’état sinistre du 11 septembre 1973 nous impose de nous mobiliser contre les nouveaux coups de l’impérialisme étasunien et de ses alliés, dont le Canada, la France et la Grande-Bretagne, mais également des marchés financiers en général. Il n’est pas sans rappeler que le Canada a également participé au coup d’état de 2002, en Haïti, aux côtés de la France, les canadiens ont également supportés l'invasion de la Côte d'Ivoire par la France, au début de cette année, et les activités impérialistes du Canada ne font que s'accentuer depuis.

Les grands empires ont propagés pendant des siècles, par leurs actes barbares, l’injustice et la misère, afin d’assurer le maintient de leur hégémonie. Aujourd’hui, les bêtes qu’ils ont formées se retournent contre leur propre maître. Bien sûr, l’on ne parle pas ici d’Augusto Pinochet, mais des talibans et de Ben Laden. À la fin des années 70 s’installe en Afghanistan, pays à majorité tribale, un gouvernement pro-soviétique. Les Etats-Unis, qui voient cette évolution d’un très mauvais œil, décident de financer les principales tribus anti-soviétiques, dont les Talibans. En septembre 1979 survient l’assassinat du président afghan, ce qui enclenche une guerre civile. L’armée rouge soviétique décide d’intervenir, ce qui pousse également les Etats-Unis à agir. Afin de résister aux forces soviétiques, la CIA entraînera avec zèle, une armée de plusieurs milliers de mercenaires, dont Ben Laden. La guerre fait plus d’un million de morts et plusieurs milliers de déportés. Ces atrocités dureront 10 ans...

Aujourd’hui, plusieurs anciens alliés des impérialistes se sont tournés contre leurs anciens maîtres. La guerre de 2001 en Afghanistan est, en quelque sorte, la conséquence de leur désobéissance face à leur tuteur. La guerre en Irak n’avait aucun lien avec les attaques terroristes du 11 septembre, bien que les étasuniens aient tentés de nous le faire croire. Cette guerre était, bien avant tout, économique (c-à-d. impérialiste). Le but était de s’emparer de ressources pétrolières, mais également de priver l’approvisionnement de la Chine (dont l’ancien gouvernement Irakien était un grand exportateur). La Chine est pratiquement l’une des seules puissances qui peut réellement rivaliser avec les Etats-Unis. C’est pourquoi les États-Unis veulent essentiellement stopper son développement, par le rationnement de son pétrole.

Dans un monde où règne la quête effrénée du profit et de la libre concurrence à tout prix, il ne peut qu’exister une paix éphémère suivie de fortes périodes de guerre. Le capitalisme tend à monopoliser sans cesse le capital, donc le pouvoir, entre les mains du moins en moins de personnes, de régions, de pays. Donc, s’ils veulent garder leur position dominante, les grands empires devront s’attaquer entre eux, directement ou indirectement, afin de se redistribuer les richesses de la Terre ainsi que la main d’œuvre à bon marché. C’est ce qu’on appelle l’impérialisme. C’est dans cette optique que Lénine affirma que « quiconque désire une paix solide et démocratique doit être partisan de la guerre civile contre les gouvernements et la bourgeoisie ». Que tous les pacifistes du monde entier en tirent une leçon!
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mardi 9 août 2011

L'Occident se prépare à une invasion de la Somalie, sous prétexte humanitaire de combattre la famine et la sécheresse en Afrique.



Des signes très crédibles d'une proche invasion de la Somalie se font sentir. En effet, le président de l'Ouganda, pays voisin de la Somalie et allié des Etats-Unis, Yoweri Museveni, réclame une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Somalie. Le but avoué par les puissants est d'éradiquer la milice islamiste al-Shabaab, dont ils prétendent avoir la preuve de liens avec Al-Qaïda. Mais un observateur moindrement currieu de la situation internationale sait que al-Shabaab n’a absolument aucune puissance aérienne, ni même de missiles sol-air et probablement même pas de liens avec Al-Qaïda, c'est du moins ce que prétend le Centre national de lutte contre le terrorisme. Il faut rappeler que les militants d'al-Shabaab représentent environ 10 000 combattants (sur une population de 10 millions, donc +/- 1% de la population), et qu'ils sont pour la plupart des adolescents, qui se déplacent en "pick-ups". Ainsi, ce même observateur au cerveau éveillé saura dors et déjà que cette zone d’exclusion aérienne n’a d’autre but que celui de préparer le terrain à une invasion. Le président français Nicholas Sarkozy a déjà approuvé l'invasion de la Somalie, à condition que la demande vienne des instances internationales africaines.Ce contexte fait tristement penser à l'invasion de la Côte d'Ivoire en début de cette année, par les militaires français et avec la bénédiction des États-Unis et des instances internationales. C'est maintenant au tour de la France d'appuyer une action militaire des États-Unis, un juste retour du ballancier, j'imagine.

Les deux bélligérants de cette crise sont évidemment à dénoncer. Toutefois, le processus d'agravation de la crise provient probablement d'avantage des puissances internationales que du groupe al-Shabaab lui-même. D'ailleurs, les zones somaliennes où l’ONU a officiellement déclaré l’état de famine sont les mêmes qui se voient refuser depuis deux ans toute aide en nourriture. En fait, si ça fait plus de 6 mois que la famine de la corne africaine est prévisible, ce n'est que depuis le mois de juillet que l'ONU lui a réellement porté attention. Et depuis cet instant, l'aide se fait attendre impatiemment, puisque l'ONU reporte sans cesse l'arrivé des denrées aux populations, prétextant qu'il faut absolument former un pont aérien pour se faire. En fait, c’est Washington qui a refusé toute aide pour les régions de Somalie qui ne sont pas sous le contrôle du Gouvernement fédéral de transition (GFT). Cela signifie que l’aide humanitaire est limitée à quelques kilomètres carrés, et que malheureusement, sur les 3.7 millions de personnes qui sont menacées de famine en Somalie, 2.8 millions d’entre eux se trouvent dans le sud du pays, où le GFT n’a aucune autorité. Ainsi, toute organisation ou individu qui tentera d'apporter de l'aide aux populations du Sud seront considérées comme supporteur, voir complice de groupes terroristes.

Cette situation tordue s'apparente grandement à l'invasion de la Somalie par les États-Unis, au début des années 1990. À cette époque, pas moins de 30 000 soldats avaient étés déployés sous prétexte de livrer des denrées alimentaires aux enfants somaliens. Mais les faits avaient démontrés que leur intention principale était un changement de régime en Somalie. Et ce n'est qu'en 1994 que les étatsuniens avaient dû fuir la Somalie face à la tenacité et la résistance des populations locales, ainsi que la destruction du célèbre hélicoptère "Black Hawks" et l'exposition des cadavres de ses occupants devant les télévisions du monde, histoire amplement popularisée par le film hollywoodien qui porte le même nom que l'engin abattu... En fait, ça fait au moins 40 ans que les États-Unis sont déterminés à assurer leur contrôle sur cette région du monde. Pourquoi?

La Somalie est convoitée principalement pour sa situation géo-politique. En effet, ce pays est au coeur de la nouvelle ruée sur l’Afrique, située entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique, mais surtout bordé par le Golfe Persique, où transite une grande partie des marchandises commerciales, qui vont de l'Asie vers l'Europe. La Somalie se trouve donc à la croisée du commerce mondial maritime et aérien, avec ses quelques 90 vols commerciaux par jour. Il est donc évident que l'occident souhaite sécuriser et administrer ce territoire primordial à leur hégémonie. Surtout considérant les nombreuses attaques de convois commerciaux  maritimes transitants par le Golfe Persique par des pirates somaliens. Mais JAMAIS, nos instances internationales vous auront dit que ces pirates somaliens sont en faits atterrés par la misère et la pauvreté, portés aux armes par la cacophonie de leur estomac en souffrance. Les pauvres ne sont pas des terroristes, ils le deviennent lorsqu'on décide de faire abstraction de leur réalite. La plupart des conflits proviennent des innégalités créées par le système économique. Seul une révolution libéral-égalitariste viendra à bout des antagonistes sociaux modernes pour faire primer la logique et la raison humaine, face à la cupidité et l'égoïsme.




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samedi 16 juillet 2011

Évolution TROMPEUSE des sociétés humaines : Faire la part des choses, ne pas se laisser berner.



Ceci est un échange avec Jimmy St-Gelais, auteur du blog "Pour que Demain soit", concernant son texte "De l’évolution des sociétés humaines". Celui-ci prétends que les conditions de vies humaines s'améliorent pour l'ensemble de l'Humanité, je prétends le contraire en soulignant les conditions matériels qui se dégradent pour le plus grand nombre.

  1. Un élément indispensable aux analyses matérialistes, mais que vous semblez avoir omis : la loi de transformation Quantité-Qualité (L.T.Q.Q.).

    Selon sa théorie, le monde évolue plus ou moins vite dans un environnement donné. Par son évolution, il y a changement quantitatif des données (plus d’esclaves, de pauvres, plus de prédateurs, une plus haute température de l’eau ou de l’air, n’importe quoi qui change en quantité, numériquement. Toujours selon cette théorie, une fois qu’un phénomène a changé drastiquement en nombre (quantité), c’est sa qualité qui en sera altérée.

    Quelques exemples :
    1) si on fait chauffer ou refroidir de l’eau, sa température monte ou descend, sans grande répercutions sur sa qualité. Mais un fois qu’on descend en bas de 0 degrés ou qu’on monte au-dessus de 100 degrés (une fois qu’on change suffisamment la quantité de chaleur), c’est la qualité de l’élément qui change : l’eau gèle ou se met à bouillir.
    2)dans un environnement donné, on peut augmenter progressivement la quantité des prédateurs sans grande répercutions, mais un fois un certain seuil atteint, il y a changement de qualité : les prédateurs doivent adapter leur alimentation ou les proie devront s’adapter pour survivre ou bien il a extinction de l’espèce proie ou prédateur.
    3)on peut augmenter la quantité d’esclaves, de dépossédés, de soumis ou de pauvres, mais une fois un certain seuil atteint, il y a révolution et renversement de l’ordre établi et donc un changement de qualité également.

    La L.T.Q.Q. peut s’appliquer partout et à tous les phénomènes. En cela, elle est une loi scientifique incontournable.


  2. @Darwin
    L’histoire se répète, et je suis certain que des historiens tentent de voir un fil conducteur ou une progression quelconque. Sinon, pourquoi étudier l’histoire? Qui ne se souvient pas des erreurs passées est condamné à les répéter.

    @André Franc-Shi
    Merci, Je ne connaissais pas cette loi sous cette forme. Ce qui s’y approchait le plus pour moi est la dialectique, c’est-à-dire la fusion de deux opposés résultant une nouvelle entité. Étrangement, c’est Hegel et Marx qui ont le plus développés cette idée.


  3. Oh, je vois que cette loi est justement tirée de la dialectique.. je n’étais pas si loin!


  4. «Sinon, pourquoi étudier l’histoire?»
    Pour 1 000 autres raisons. Je suis trop surpris par ce commentaire utilitariste pour développer.


  5. Exactement!
    Cette « loi » est issue de la dialectique matérialiste développée par Friedrich Engels, fidèle compagnons philosophique de Karl Marx.

    Le « verre d’eau social » est quasiment rempli, il est sur le point de déborder; la L.T.Q.Q. se confirmera bientôt une fois de plus sur le plan social : la révolution mondiale est plus proche que vous semblez le croire. Mais pour qu’elle joue en notre faveur, en faveur de tous les peuples et non pas seulement de l’élite mondaine, nous devons être prêts, nous devons être organisés….
    Vous dites « l’esclavagisme, très répandu dans l’antiquité, a pratiquement disparu à l’ère contemporaine ». Mais dites-moi, qu’est-ce qui distingue l’esclavagisme de l’antiquité et l’esclavagisme économique contemporain? Rappelez-vous qu’à cette époque, plusieurs « esclaves privés » étaient logés et nourris par le maître et quelques-fois même rémunérés…. Qu’est-ce qui distingue cet esclave du parent monoparental qui travail plus de 50 heures par semaines et qui a de la difficulté à maintenir son niveau de vie ici au Québec, mais ailleurs également? Qu’est-ce qui distingue cet esclave antique des MILLIARDS d’humains contemporains qui survivent avec moins de 50$ par semaine et qui, par leurs actions communes, ont pour conséquence d’engraisser toujours d’avantage le cul de ceux qui les exploitent et les pillent?


  6. Évidemment, l’exploitation n’a pas disparu, et même sous une société idéale, certaines inégalités demeureraient. Il est utopique de croire que tous les hommes seront un jour égaux sur tous les points L’objectif le plus réaliste est de chercher à applanir les iniquités le plus possible et de permettre à chaque homme, femme et enfant de recevoir les services publiques de base: santé, éducation, logement et nourriture.

    Par ailleurs, de l’antiquité à l’époque industrielle, il est indéniable que les conditions de vie matérielle se sont améliorées pour le plus grand nombre.
    Mais vous avez raison. Il reste du travail à faire…..


  7. Sans compter aussi les droits civiques et politiques qui se sont étendus de beaucoup…


  8. @Jimmy St-Gelais : « il est indéniable que les conditions de vie matérielle se sont améliorées pour le plus grand nombre.  » De quel plus grand nombre parlez-vous? Je penses que votre affirmation se réduit à l’occident, qui a grandement gagné en condition de vie depuis la conquête de l’Amérique, de l’Afrique et de l’Asie, depuis les grandes explorations débutées autour du 15e siècle.

    Mais vous oubliez une donnée importante : notre progrès s’est fait au dépends des autres peuples aujourd’hui encore plus soumis que nous. Et cette domination économique mondiale DOIT perdurer pour maintenir le système capitaliste actuel en place et continuer d’accentuer l’emprise de l’élite économique mondiale. La libération prochaine de l’Afrique sonnera le glas du capitalisme moderne : les inégalités sociales se rependront sous peu au Québec et partout en occident. Et le bond évolutif sera brusque violent, d’où l’importance d’avoir une théorie solide et une organisation citoyenne capable de rivaliser avec l’élite économique actuel, qui tentera inévitablement de rétablir son emprise sur les peuples.

    « Sans compter aussi les droits civiques et politiques qui se sont étendus de beaucoup… » Cela n’est que fumisterie! MONDIALEMENT, il n’y a jamais eu autant de sans abris et de malnutrition. Il faudrait que je retrouve le rapport de l’ONU qui prétendait que 2004, était la première année où plus de la moitié de l’Humanité n’avait pas d’habitation fixe.

    Vous prétendez qu’il est utopique de croire que tous les hommes seront un jour égaux ». Je ne penses pas! Mais ici, il faudrait d’abord définir ce qu’est l’égalité entre les humains….


  9. Ne vous trompez pas. Je suis du côté des démunis.
    Mais vous oubliez les pays émergents dans votre analyse. En fait, la pauvreté dans le monde a diminué de moitié depuis 1981.

    Cependant, je suis d’accord que la crise économique actuelle en Occident, qui touche encore peu la Chine, risque de faire augmenter la pauvreté. Ce que je veux dire est que, malgré les reculs ponctuels, la tendance depuis l’antiquité va vers une réduction des inégalités.
    Mais nous nous écartons du sujet du billet. Je voulais simplement faire une analyse historique du passé et rien ne garantie le futur. Tout comme vous, je souhaite un changement radical….


  10. Je ne doute pas que vous soyez « du côté des démunis ». Mais à quel point? Combien d’entre-nous se qualifient ainsi mais ne sont pas prêt à faire les sacrifices qui vont de sois? Une grande majorité malheureusement! Le jour où tous les humains exploiteurs décideront de se contenter d’un revenu de 1500$ par mois, nous pourrons offrir 1500$ par mois à tous les terriens. Êtes-vous prêt à faire ce sacrifice?

    Vous dites que « la pauvreté dans le monde a diminué de moitié depuis 1981″, mais dans presque TOUS les cas, ces rapports ne se fient pas aux conditions matérielles des humains étudiées, mais plutôt à l’aspect numérique de leur porte-feuille. Par exemple, pour ces chercheurs bureaucrates, le fait qu’il y ait moitié moins d’individus qui vivent avec moins de 1$ par jours démontre que la pauvreté a reculée de moitié, mais cela est de la mauvaise foi totale!
    Je suis d’accord avec l’article, comme quoi les sociétés humains « évoluent ». On ne pourrait contredire cela. Mais l’évolution n’a pas d’appartenance religieuse ou morale et ne distingue pas le bien du mal. Je penses sérieusement que votre concept d’évolution est teinté de positivisme si vous pensez que le monde moderne est moins inégalitaire que les précédents. Je vous rappel qu’aujourd’hui, on permet à un seul humain d’acheter suffisamment d’armes nucléaires en moins de 5 ans pour détruire la totalité de l’Humanité.
    http://unionrevolte.blogspot.com/2011/01/en-deux-jours-de-travail-les-grands.html
    Solidairement.


  11. « Le jour où tous les humains exploiteurs décideront de se contenter d’un revenu de 1500$ par mois, nous pourrons offrir 1500$ par mois à tous les terriens. Êtes-vous prêt à faire ce sacrifice? »

    Bon, 1500 $ c’est relatif – la valeur réelle de la monnaie variant au-delà de sa valeur nominale.
    Évidemment, nous devons mettre fin à la surconsommation. D’ailleurs, je ne suis pas un consommateur compulsif endetté à l’os comme plusieurs. Veuillez ne pas procéder à des jugements hâtifs.

    « Vous dites que « la pauvreté dans le monde a diminué de moitié depuis 1981″, mais dans presque TOUS les cas, ces rapports ne se fient pas aux conditions matérielles des humains étudiées, mais plutôt à l’aspect numérique de leur porte-feuille. Par exemple, pour ces chercheurs bureaucrates, le fait qu’il y ait moitié moins d’individus qui vivent avec moins de 1$ par jours démontre que la pauvreté a reculée de moitié, mais cela est de la mauvaise foi totale! »
    Ce n’est pas ce qu’affirme un récent rapport de l’ONU. La pauvreté diminue, mais la sous-alimentation subsiste dans certaines régions.
    http://cl-t175-503cl.privatedns.com/economie/actualites-economiques/327058/rapport-de-l-onu-le-monde-parvient-a-endiguer-la-pauvrete-mais-la-faim-subsiste
    Et désolé pour mon positivisme. C’est mon tempérament.


  12. Jimmy,
    Je n’ai rien contre le positivisme, encore moins contre vous. Mais encore faut-il rester objectif. Vous croyez ?VRAIMENT? ce rapport qui prétend que d’ici 4 ans, la pauvreté dans le monde sera réduite de moitié, par rapport à l’an 2000?

    Le rapport que vous avez fourni démontre exactement ce que je vous disait dans le message précédent, à savoir qu’il faut une évaluation numérique et non matérielle. Il est écrit dans le rapport que vous avez fourni que l’ »un des principaux [objectif du millénaire] était de réduire de moitié la proportion de ceux qui vivent avec moins d’un dollar par jour ». Ils ne cherchent donc pas à savoir si le 1$ par jour est suffisant pour s’acheter de la nourriture et se loger, ils ne font que souligner qu’ils gagnent maintenant plus qu’avant, c’est à dire 1$ par jours.

    Étrangement, le même rapport souligne sans gêne que la famine, elle subsiste, voir qu’elle s’amplifie. Donc si j’ai bien compris, les gens sont plus riches, mais simplement trop CONS pour s’acheter de la nourriture ou autre marchandise pour en produire? Vous voyez bien que c’est ridicule; on ne peut analyser les conditions humaines d’une façon strictement numérique, il faut étudier les conditions MATÉRIELLES.

    Vous pouvez aussi me sortir le rapport sur le nombre d’habitants vivant dans les bidonvilles, vous ne réussirez pas à me duper, la pauvreté et les écarts sociaux ne pourraient se rétrécir en régime capitaliste!

    « Même si 227 millions de personnes ont quitté les bidonvilles depuis 2000, soit plus du double de l’objectif d’améliorer la vie d’au moins 100 millions d’habitants d’ici 2020 fixé par les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), la population globale vivant dans des taudis a augmenté de près de 60 millions, révèle un rapport des Nations Unies publié jeudi.


  13. Dans la même lignée de pensée, et selon un autre rapport, les gens seraient plus riches, mais trop cons pour se loger convenablement : « La moitié de la population mondiale, estimée à un peu plus de 6.7 milliards d’individus en 2010, vit dans les villes. » Pour la moitié de la population mondiale, l’ »Eau potable, eaux usées, déchets, routes, transports en commun, culture, écoles, universités, tous les équipements sont pour la plupart dans un état de délabrement ». Et le rapport termine avec cette phrase que j’aime tant : « Les pauvres ne sont pas des terroristes, a-t-elle ajouté. Mais les privations sociales peuvent déboucher sur des comportements antisociaux. ».
    http://www.french.humanitarianphotos.com/articles/1-milliard-habitants-bidonvilles.htm

    Jimmy, désolé d’insister de cette façon, alors que nous sommes légèrement ‘hors sujet’. Mais je penses réellement qu’il faut briser cette conception que d’un point de vu économique, les choses s’améliorent sur la planète. Le capitalisme, dans sa structure, concentre toujours sans cesse d’avantage le capital social, excluant toujours plus d’humains de la vie économique. Dans un tel régime économique, il ne pourrait y avoir amélioration permanente et durable des conditions de vie. S’il y a un aspect positif à cela, c’est que les pauvres « ne sont pas des terroristes », mais qu’au moment venu, ils seront prêts à TOUT pour améliorer leurs conditions de vie….un vent de révolution souffle sur le monde présentement et c’est CELA qui me rempli de positivisme.
    Merci de votre participation et de votre rigueur intellectuelle.

    Amicalement.


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