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jeudi 28 avril 2011

La Nuit des Longs Couteaux vient de commencer à Abidjan par l'assassinat de IB-Ibrahim Coulibaly.


Source : RevolisationActu, Yanick Toutain.

Je l'avais annoncé il y a plusieurs jours : la victoire des crétins fascistes de Ouattara, la victoire des larbins soudards de Sarkozy-Obama-Ban Ki Moon allait finir dans le sang des vainqueurs eux-mêmes. On allait assister entre les soudards de Soro, les pillards de IB et les dozos fétichistes à une ré-édition de la Nuit des Longs Couteaux quand Adolf Hitler prit la décision de faire le "ménage" parmi les "vainqueurs" fascistes dont les exploits et les illusions risquaient de porter ombrage aux intérêts de la classe capitaliste. Les forces étrangètes ONUCI-LICORNE furent les forces supplétives des SA locaux.
En évoquant la trajectoire d'un légionnaire français à demi repenti, j'écrivais :

Sa devise, il la porte INSCRITE dans sa chair "LEGIO PATRIA NOSTRA"
Obama et Sarkozy ont envoyé les légionnaires "Légio Patria Nostra" assassiner les Africains.
Ils ont rejoint les SA du nouveau petit Hitler de l'Afrique qu'est Alassane Ouattara.
On nous annonce la mort de IB, le mercenaire électron libre du fascisme ouattariste :
Les forces du président ivoirien, Alassane Ouattara, ont tué, mercredi soir 27 avril, l'ex-putschiste Ibrahim Coulibaly, dit "IB", chef du "commando invisible" dans le nord d'Abidjan, qui était perçu comme une menace par le pouvoir même s'il avait contribué à la chute de Laurent Gbagbo.
LEMONDE.FR avec AFP | 28.04.11 | 07h49  •  Mis à jour le 28.04.11 | 11h30
Cette nuit des Longs Couteaux ,c'est ce qui vient de se produire..... de commencer en Côte d'Ivoire.
Le 19 avril, j'écrivais
Hitler avait des Sections d'Assaut (les SA) Ouattara et Soro ont leurs milices fascistes.
Ces pillards, soudards, crétins abrutis se servant sur l'habitant, volant les puces de portables, réquisionnant un groupe d'Abidjanais comme otages - tuant eux-mêmes leurs propres boucliers humains par "maladresse"..
Et les SOUDARDS finissant par ATTENDRE L'ATTAQUE FASCISTE DIRECTE du COMMANDITAIRE USA-FRANCE qu'on voit en image....
Un coup d'Etat fasciste dans lequel les fascistes locaux sont INCAPABLES de PRENDRE LE POUVOIR.....
Les criminels de France agissant comme AGENTS SARKOZYSTES FASCISTES auront à REPONDRE DE LEURS CRIMES !
On voit parfaitement la similitude entre les SA allemands et les soudards naïfs recrutés par les agents de Obama et Sarkozy
WIKIPEDIA : La nuit des Longs Couteaux est une série d'assassinats perpétrés par les nazis en Allemagne entre les 29 juin et 2 juillet 1934, et plus spécifiquement la nuit du 29 au 30 juin 1934.
L'expression « nuit des Longs Couteaux » est la plus largement utilisée dans l'historiographie francophone et anglophone pour désigner ces événements. Bien qu'elle semble en elle-même provenir du refrain d'une chanson de marche des SA[1], son utilisation dans ce contexte n'est pas claire. Elle est en tout cas prononcée, à une seule reprise, par Adolf Hitler lors de son discours du 13 juillet 1934 aux membres du Reichstag, pour qualifier la tentative d'un supposé coup d'état fomenté par Ernst Röhm[2].
Au moins 85 personnes furent tuées par des membres de la Schutzstaffel (SS) et de la Gestapo, même si le bilan final fut sans doute plus proche de la centaine de victimes, dont la majorité appartenait à la Sturmabteilung (SA)[3],[4], avec un millier de personnes arrêtées[3].
Cette purge permit au chancelier Adolf Hitler de briser définitivement toute velléité d'indépendance de la SA, débarrassant ainsi le mouvement nazi de son aile populiste qui souhaitait que la révolution politique soit suivie par une révolution sociale. De ce fait, elle rassura la Reichswehr, les milieux conservateurs traditionnels, les grands financiers et industriels, principalement issus de la bourgeoisie prussienne et hostiles à des réformes sociales de grande ampleur, tout en créant un climat de terreur vis-à-vis de tous les opposants au régime.
Abidjan.net donne le contexte de ce "crime entre amis", ce règlement de compte entre gangsters.

Côte d’Ivoire : « IB » a été tué ce mercredi soir à Abidjan

Afrique Monde-28/4/2011
Ibrahim Coulibaly, chef du « Commando invisible » qui avait pourtant fait allégeance au président Ouattara, a été tué mercredi soir à Abidjan par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) d’Alassane Ouattara, a annoncé le porte-parole du Ministre de la défense dans un communiqué lu ce jeudi soir à 22h45gmt sur la chaine TCI.
Le journal français La Croix avait pourtant annoncé un peu plus tôt en exclusivité sur son site internet l’arrestation d’« IB » : « Il serait retenu prisonnier par les forces du président Ouattara à l’usine Unicafé de la commune d’Anyama, sous-préfecture d’Abidjan. Une équipe de la télévision ivoirienne TCI est partie tourner dans la soirée de mercredi sur les lieux de sa captivité », a indiqué mercredi soir à La Croix une source à l’hôtel du Golf.
Son entourage avait indiqué en début d’après midi qu’il était en fuite mais en lieu sûr vers Agboville (70km d’Abidjan), accusant Guillaume Soro, le Premier ministre d’Alassane Ouattara , de vouloir coûte que coûte « en finir avec IB », son vieux rival.
Après avoir harcelé pendant des mois les Forces de défense et de sécurité fidèles à l’ex président Laurent Gbagbo, le « Commando invisible » a été à son tour la cible d’une opération militaire ce mercredi. Les Frci ont attaqué la commune d’Abobo, fief du Commando invisible dirigé par Ibrahim Coulibaly dit « IB ». L’entourage de M. Coulibaly s’est dit surpris par cette attaque car des négociations étaient en cours et « IB » avait demandé mardi soir à ses combattants de déposer les armes.
Pour mémoire, l’ancien sergent-chef Ibrahim Coulibaly, devenu « général », fut l’un des instigateurs du coup d’État de 1999 qui renversa Henri Konan Bédié et du putsch manqué de 2002 contre Laurent Gbagbo et muet en rébellion armée. L’actuel Premier ministre d’Alassane Ouattara, Guilaume Soro, adversaire historique d`Ibrahim Coulibaly, avait revendiqué la paternité de la rébellion après des violents combats à Bouake.
Ibrahim Coulibaly était rentré de plusieurs années d’exil en début d’année 2011 à Abidjan pour créer le Commando invisible. Avec ses « 5000 hommes », il a contribué à la chute de Laurent Gbagbo. Il avait demandé à Alassane Ouattara de reconnaître son rôle et celui de ses hommes dans la chute de M. Gbagbo.
Vendredi dernier, M. Ouattara avait demandé à « IB » et aux miliciens de déposer les armes sous peine d’être désarmés par la force. Ibrahim Coulibaly a dit qu’il était prêt à déposer les armes, mais il a prévenu que cela prendrait du temps à organiser expliquant qu’il ne pouvait pas « abandonner les armes en pleine rue ».


L'article du Monde donne des détails sur le déroulement de cet assassinat annoncé :

Plusieurs centaines de membres des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), équipés de pick-up surmontés de mitrailleuses lourdes et de lance-roquettes, ont lancé mercredi matin une attaque d'envergure contre le fief d'"IB" dans le quartier populaire d'Abobo (nord).
Après cette "opération de sécurisation et de pacification", "'IB' est allé se réfugier dans une cour [d'habitations] non loin d'une usine à PK-18 [secteur nord d'Abobo]", a déclaré  le porte-parole du ministère de la défense.
"RIPOSTE FATALE"
Dans cette cour, Ibrahim Coulibaly "a pris en otage toute une famille. Les FRCI ont effectué des tirs de sommation à deux reprises et il a réagi avec des tirs nourris. Les FRCI n'ont eu d'autre choix que de riposter, et la riposte lui a été fatale", a ajouté le porte-parole.
L'affrontement qui a eu lieu vers 20 heures, heure locale (22 heures, heure de Paris) a fait "deux soldats tués et plusieurs blessés" côté FRCI, et "sept morts"dans le camp adverse, dont "IB" lui-même, a-t-il précisé. Les FRCI avaient durant la journée progressé dans son fief sans rencontrer de réelle résistance.
Le "commando invisible" avait contribué à la chute de l'ex-président Laurent Gbagbo le 11 avril, en déstabilisant son régime par la prise de contrôle progressive du nord d'Abidjan au début de l'année. Le président Ouattara avait appelé vendredi l'ex-putschiste de 1999 et 2002 à désarmer ses hommes, sous peine d'y être contraint par la force.
ADVERSAIRE HISTORIQUE

Alassane Ouattara, lors d'une conférence de presse, le 13 avril 2011.AFP/PHILIPPE DESMAZES
"On demandait une semaine, dix jours, le temps de bien expliquer aux combattants qu'ils doivent désarmer sans conditions. Il faut les convaincre qu'ils peuvent déposer les armes sans craindre pour leur vie", avait déclaré au début de l'offensive Félix Anoblé, numéro deux du "commando invisible". "IB" avait demandé à être reçu par le chef de l'Etat pour se mettre à sa disposition. Son entourage avait accusé le premier ministre, Guillaume Soro, de faire obstacle à cette demande.
M. Soro a été l'adversaire historique d'Ibrahim Coulibaly au sein de la rébellion responsable du putsch raté de 2002 contre M. Gbagbo, force dont il prit finalement la tête et qui forme désormais le gros des FRCI. Ibrahim Coulibaly, l'un des personnages les plus mystérieux de la scène ivoirienne depuis une décennie, avait revendiqué ces derniers jours sa part dans la chute de M. Gbagbo, tout en assurant se placer sous l'autorité d'Alassane Ouattara, dont il avait été le garde du corps.
COMMISSION VÉRITÉ ET RÉCONCILIATION
Dans un entretien au quotidien français La Croix jeudi, M. Ouattara a évalué à près de 3 000 morts le bilan des violences post-électorales en Côte d'Ivoire, tandis que l'ONU fait état de près de 1 000 morts.
Dans cette même interview, le président ivoirien annonce la création "d’ici à deux semaines" d'une commission Vérité et Réconciliation "à l’image de ce qui a été fait en Afrique du Sud", précisant qu'il va recevoir la semaine prochaine, l’ancien directeur général de l’ONU, Kofi Annan, et Desmond Tutu "pour en discuter ensemble". M. Ouattara annonce également la nomination d’un gouvernement d’union nationale, avant fin mai.
Le président Ouattara se déclare, par ailleurs, "très inquiet" pour les Français enlevés le 4 avril. Le directeur d'un hôtel d'Abidjan et un chef d'entreprise ont été enlevés dans la capitale économique ivoirienne, alors en proie à des violences entre ses partisans et ceux du président sortant Laurent Gbagbo, qui refusait de quitter le pouvoir. "J'ai demandé à ce que les responsables militaires arrêtés soient interrogés. Cela n'a encore rien donné", déclare-t-il.

En effet, les Vincent Bolloré craignent que la défaite du réformisme Gbagbo ne soit le signal  de la VERITABLE REVOLUTION ANTI-ESCLAVOISE.
Ce que les crétins de l'impérialisme n'avaient pas compris, c'est la DOUBLE NATURE de la formoisie compradore : à la fois mangeurs de miettes volées aux paysans et aux pauvres d'Afrique, mais aussi ENDORMEURS PROFESSIONNELS.
La défaite de Gbagbo c'est la défaite du FPI, c'est la défaite de la classe formoise en Côte d'Ivoire.
Mais la stratégie imbécile suivie par Charles Blé-Goudé et Laurent Gbagbo depuis le 16 décembre, une stratégie qui a OUBLIE la mobilisation des masses aura aussi eu une conséquence ce ces deux réformistes n'auront pas envisagé : Les masses spoliatées ne sont pas défaites.
Et la course "à la soupe ! à la soupe ! de tous les traitres formois que sont les Mangou et tous les Koulibaly du FPI ne pourra que faciliter davantage la mise en lumière de cette imbécile classe formoise.
Et, en conséquence, montrer que seul le libéral-égalitarisme est susceptible de donner un avenir à l'Afrique !

Un texte de Yanick Toutain
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Rassemblement citoyen au Burkina Faso, le 30 avril prochain : passer de l’idée à l’acte.



Dans moins de deux jours, les Burkinabès se rassembleront en masse à Ouagadougou, suite à l’appel des 34 partis d’oppositions du Burkina Faso. L’événement qualifié de “grand meeting” par ses organisateurs ne devrait donc pas être une simple manifestation comme les autres. Si on considère également que le lendemain étant le 1er mai, fête des travailleurs normalement marquée par les manifestations, on peut espérer que le mouvement populaire perdure au-delà de cette date.

Toutefois, aucun mouvement populaire aura une force d’impact suffisante pour ébranler le régime de Blaise Compaoré s’il reste éparpillé parmi 34 partis politiques. Les Burkinabès doivent se fédérer en délégation révocable, afin d’acquérir un consensus social, une force d’impact et donc l’outil qui leur permettra de bâtir le Burkina Faso de demain. Les Burkinabès doivent être conscients que le renversement de Blaise Compaoré ne sera que le début de leur révolution. En cela, il est INDISPENSABLE d’avoir un contre-pouvoir citoyen fort et crédible, d’où l’importance de se réunir et de dialoguer en délégation révocable, cette délégation de citoyens qui remplacera l’ancien État corrompu de Blaise Compaoré et ses comparses.
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mercredi 20 avril 2011

Déclaration des Burkinabès d'Allemagne, face aux révoltes et à la crise politique au Burkina Faso

Source : Camer.Be

Ceci est une déclaration des Burkinabè de l’Allemagne relative à la situation sociopolitique nationale. Selon les signataires de cette déclaration, toutes ces manifestations ont un dénominateur commun. Lisez. Depuis plus de deux mois, le Burkina est secoué par divers manifestations plus ou moins violentes. Après les manifestations des élèves et étudiants, s’en est suivi celles des militaires en passant par celui des commerçants, sans oublier ceux des magistrats et auxiliaires de justice qui ont eu a suspendre avec juste raison l’exercice de leur fonction. A y regarder de plus près, toutes ces manifestations ont un dénominateur commun : La graine de l’impunité, ensemencée au détour de la révolution d’août 84, qui a été entre temps arrosée du sang des dignes fils du pays, Thomas Sankara et ses collaborateurs, Boukary Dabo, Oumarou Clément Ouédraogo, Norbert Zongo et ses compagnons d’infortune, et aujourd’hui Justin Zongo pour ne citer que ceux-là, puisque la liste est très longue, a fini par donner ses fruits les plus pourris au pays des hommes intègres et convaincre plus d’un Burkinabè, qu’il n’existe qu’une justice de façade, à la botte d’un cercle. La fracture sociale, qui fait que moins de 20% de la population détiennent près de 75% de la richesse nationale se "bunkerisent" dans l’opulence et traite avec arrogance la majorité de la population qui tire le diable par la queue.
 
La patrimonialisation et la corruption à grande échelle font qu’au Faso, il suffit d’avoir un époux ou une épouse, un parent, etc. dans le cercle fermé pour se voir de gré à gré attribuer un marché juteux, ou d’avoir la bonne carte de parti pour être admis à un concours ou un examen quelconque etc. Même la grande muette n’échappe pas à cette injustice, car au Faso, nous avons une armée de galère, qui peine à joindre les deux bouts, et qui contraste avec celle chargée de la protection du seul président, qui ne connaît pas de fins de mois difficiles et qui bénéficie de tous les privilèges. Une dictature qui depuis presque 24 ans sévit en manipulant les élections et maintient volontairement la population dans l’ignorance absolue puisque le pays des hommes intègres est le deuxième pays au monde ayant un taux le plus élevé d’analphabètes.

Toutes ces observations sautent à l’œil de n’importe quel Burkinabè, sauf ceux du parti au pouvoir « CDP » qui, au lieu de voir dans ces manifestations le ras-le-bol des populations qui n’en peuvent plus, trouvent qu’elles sont manipulées par tel ou tel parti politique. Avec un si mauvais diagnostic, il n’est pas étonnant qu’on ne trouvera aucun remède aux maux d’un pays qu’on voudrait pourtant émergent. Aussi, fidèle à sa tradition de mépris à la souffrance des hommes intègres, le premier magistrat du pays, s’est mû dans un silence dont il a le secret, faisant fi des morts et semblant se préoccuper des dégâts matériels lors des manifestations.

Blaise Compaoré a brusquement retrouvé la parole quand les armes ont commencé à crépiter à Ouagadougou. Confirmant ainsi que sa seule préoccupation est son pouvoir, et pour le garder, il annonce la dissolution du gouvernement et le limogeage des différents chefs de l’armée pour distraire l’opinion. Le malaise est plus profond que les mesures annoncées par le président. Le mal doit être traité à sa racine et par conséquent : Nous, Burkinabè en Allemagne se joignent à l’ensemble des Burkinabè pour demander la démission de Blaise Compaoré pour avoir failli à sa mission. En outre, nous condamnons les pillages des militaires et exigeons le dédommagement des victimes de ces pillages. Les Burkinabè en Allemagne ne sauraient terminer sans présenter leurs condoléances aux familles de Justin Zongo, d´Assad Ouédraogo, de Madina Bouda, et de toutes les victimes de ces dernières manifestations.

Fait en Allemagne le 17.04.11
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lundi 18 avril 2011

Agonie du dollars US, retour de la Crise Économique et dislocation géopolitique mondiale.



Dès la mise en ligne de ce blog, en février 2010, l’un de mes premiers texte portait sur la “Fin de la crise économique? Est-ce qu'on se fiche de nous ou quoi!?”. Dans ce texte, je soulignais l’inévitable retour de la crise économique de 2008, dont le principal facteur est la sur-abondance de devise US sur le marché mondial, ainsi qu’un déséquilibre du pouvoir d’achat du citoyen moyen. J’avais alors évoqué la flambée des prix des ressources primaires et la hausse des taux d’intérêt des banques comme coup de barre fatal de la classe moyenne et de son État providence, déjà sur-endetté.

Aujourd’hui, comme en 2008, la majorité des ‘experts’ économistes prétendent que tout ira bien, qu’il est impensable d’imaginer une banqueroute des États-Unis, puisqu’il suffit à la banque centrale, la FED, d’imprimer des Dollars. De cette façon, l’inflation qui découlerait d’une forte création monétaire ferait perdre de la valeur au dollars US, ce qui viendrait noyer et amoindrir la valeur de la dette américaine. Cela aurait donc un double effet bénéfique : éviter les mesures d’austérité drastiques que la moyenne des étatsuniens ne pourraient supporter, puis un allégement du niveau d’endettement national. Toutefois, cela pourrait être vrai si la devise US avait encore la prestance qu’elle a déjà eue : tant qu’il y a des acheteurs étrangers de dollars US, le déficit étatsunien sera financé par les pays acheteurs de cette devise. Mais qu’adviendra t-il lorsque personne ne voudra se procurer cette devise?

Le dollars US a déjà perdu de son emprise. Saddam Hussein l’avait d’abord abandonné au profit de l’Euro, avant d’être renversé par l’invasion des États-Unis. Depuis, l’Iran (2006) et les pays de l’Alliance Bolivarienne pour les Amériques (ALBA, en 2009), dont le Venezuela, ont fait de même. Plus récemment, le dollars US a continué de perdre de de sa prestance depuis 2008, et peine aujourd'hui à dominer les échanges internationaux face aux autres monnaies. Le récent séisme japonais et la crise nucléaire qui a suivi n’ont fait qu’accentuer ce processus. En effet, pour financer la reconstruction, le gouvernement japonais prévoit vendre plusieurs actifs de bonds du trésors étatsuniens, ce qui aura pour effet d’augmenter l’offre de cette devise et donc d’en abaisser sa valeur. Mais plus la valeur de cette devise baisse, plus les détenteurs de cette devise voudront s’en débarrasser, ce qui aura pour effet de faire chuter sa valeur encore plus, et ainsi de suite...

Parallèlement à la division économique qui croît, sous la pression de la chute de valeur du dollars US, des divisions politique internationales ressurgissent. La crise libyenne et la crise ivoirienne ont servi de puissant accélérateur de la dislocation géopolitique mondiale, accentuant les divisions à l’intérieur même du camp occidental. Devant la frustration des créanciers du gouvernement étatsunien, même le Front Monétaire International (FMI) ne se gêne plus pour partager publiquement ses critiques face à la gestion de l’économie étatsunienne, et prétends même que “les États-Unis ne sont pas crédibles quand ils parlent de réduire leurs déficits”. En référence à la récente paralysie évitée du gouvernement étatsunien, où démocrates et républicains se sont confrontés pour une infime partie du budget des États-Unis, le Laboratoire Économique d’Anticipation Politique (LEAP) se questionne : “si pour quelques dizaines de milliards USD de réduction des déficits, le système politique américain atteint un tel degré de paralysie, que va-t-il se passer quand dans les mois à venir vont s’imposer des réductions de plusieurs centaines de milliards USD par an?” Certains, dont le nouveau gouverneur de Californie, Jerry Brown, n’hésitent pas d’évoquer le spectre de la guerre civile. L’empire s’écroule de l’intérieur, alors qu’il est de plus en plus abandonné par ses alliés internationaux.

En référence aux "faux dollars" imprimés par la FED depuis plusieurs années, le LEAP nous apprenait que ce sera au moins “20 000 milliards de ces actifs-fantômes qui vont s’envoler en fumée à partir de l’Automne 2011". Parmi ces moyens d’y parvenir, il faut compter sur une forte hausse des taux d’intérêts bancaires, afin de forcer le remboursement des dettes, la poursuite de la dégringolade des fonds de pensions et des caisses de retraites, la perte d’actifs en bourse et les faillites financières qui en découleront. Sans oublier que “l’insolvabilité fédérale est désormais au coin de la rue”, selon Richard Fisher, président de la Réserve Fédérale de Dallas. Un effondrement précipité serait évidemment catastrophique pour les pays gravitant trop près de la sphère US. Les citoyens accepteront-ils encore et encore de payer pour les délires perfides de leurs élites politiques et économiques?
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vendredi 15 avril 2011

Burkina Faso : Le despote Blaise Compaoré en fuite, au grand dam d’Alassane Ouattara et Nicolas Sarkozy


Le Burkina Faso est en révolte chronique depuis le putsch militaire contre Thomas Sankara, en 1987. Toutefois, depuis le début de l’année, 2011, les révoltes semblent se propager à l’ensemble du pays et des classes sociales. J’avais souligné le soulèvement des militaires de la fin mars dernier, dans le texte “Manipulations psychologiques face à la Côte D’Ivoire et silence médiatique pour le Burkina Faso”. Blaise Compaoré avait alors conclu une entente avec les militaires, afin de bonifier leurs revenus et leurs avantages sociaux. Mais hier, jeudi 14 avril, de nouvelles mutineries ont éclatées dans deux casernes militaires, sous prétexte que l’entente n’avait pas été respectée. L’une de ces casernes étant dans l'enceinte même de la résidence de Compaoré, le président-dictateur a dû fuir vers son village natal, Ziniaré.

Certaines sources prétendent que Blaise Compaoré a regagné son palais présidentiel, mais le mouvement de révolte a été rejoint, ce vendredi 15 avril, par 3 autres casernes, dont le camp Guillaume Ouédraogo, l’un des plus importants de la capitale, Ouagadougou. Ce qui est le plus troublant pour Compaoré, c’est que le régiment présidentiel qui s’est révolté dans les dernières heures est composé des éléments les plus performants et les mieux payés de l’armé burkinabès. Mais selon plusieurs sources, les mutins affirment qu’“On ne peut pas travailler pour qu'il s'enrichisse”.

Il est inconcevable que l’occident et les instances internationales se soient acharnées ainsi contre l’ivoirien Laurent Gbagbo, alors qu’elles négligent aussi passivement les mascarades électorales de novembre 2010 au Burkina Faso. Il est vrai que ce scrutin a été ‘sous observation internationale’, par l’Observatoire Européen pour la Démocratie et le Développement (OEDD). Pourtant, ces observateurs n’ont même pas soulignés le fait que moins de 25% des Burkinabès avaient le droit de vote, car 12,5 millions des 16 millions de Burkinabès n’étaient PAS inscrits sur la liste électorale. Il est plus que louche que ces mêmes observateurs aient prétendus que l’élection s’était déroulée “dans le calme [...], le sérieux, la courtoisie, la discipline, l’ordre et la maturité”, alors que selon des témoins, “seuls les représentants du candidat Compaoré et les forces de l’ordre étaient présents dans les bureaux de vote visités”.

Devant cette imposture électorale et le silence de la communauté internationale, il est impératif, pour le renversement du dictateur Blaise Compaoré, de briser l’armée burkinabès en deux. Il est urgent que les militaires patriotes fassent défection, pour rejoindre le mouvement de protestation civil des procureurs, des étudiants et des petits commerçants déjà dans les rues. Ceux-ci ne peuvent évidemment pas compter sur l'assistance de la communauté internationale et de ses médias, ces derniers étant redevables envers Compaoré pour son implication dans l'invasion du nord-ouest de la Côte d'Ivoire et du renversement de Laurent Gbagbo.
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mardi 5 avril 2011

Bain de sang sous protectorat de l'ONU et des soldats français en Côte d'Ivoire



J'avais déjà souligné, dans le texte "Côte D'Ivoire : Comment on manipule l'économie des peuples pour enrichir l'élite mondaine?", le fait que les grandes corporations multinationales, dont Armajaro et son patron sanguinaire Anthony Ward, avaient un grand impact dans les troubles politiques et économiques de la Côte D’Ivoire. J'ai appris récemment que le petit-fils de Dominique Ouattara et d’Alassane Ouattara, Loïc Folloroux, était également le 'directeur Afrique' d'Anthony Ward. Ce serait donc Loïc Folloroux, qui sert de lien entre l'esclavagiste Anthony Ward, l’insurrection armée d’Alassane Ouattara, alors que son épouse, Dominique Ouattara a des liens étroits avec plusieurs membres de l'ONU et du secteur des affaires en Afrique. Un tel conflit d'intérêt aurait fait scandale dans n’importe quel pays développé du monde, mais lorsqu'il s'agit des malversations de l'ONU et de la communauté internationale, dans un pays comme la Côte d'Ivoire, le tout passe sous silence!

Depuis le 29 mars 2011, la situation en Côte d'Ivoire est devenue très volatile : les forces pro-occidentales de Ouattara ont débuté l’invasion du sud du pays, avec l’appui des forces de l’ONUci et des troupes françaises ‘Licorne’. Le but est évidemment de prendre possession d’Abidjan, la capitale, et de se débarrasser de Gbagbo dans le meilleur des cas. Pour y parvenir, la conquête des ports commerciaux, dont celui de San Pédro en tête de liste, est jugé nécessaire pour lever le blocus économique et gagner l’appui des Ivoiriens. C'est dans un tel contexte de lutte qu'on constate les priorités des différentes parties impliquées et que leur vrai visage est mis à nu. Voici une petite chronologie des événements des 7 derniers jours en Côte d’Ivoire :

-29 mars : Invasion de l’ouest ivoirien par les forces pro-Ouattara supportées par la communauté internationale, et massacres de 800 à 3000 individus, notamment à Duékoué.

-31 mars : Les forces pro-Ouattara contrôlent le principal port d'exportation du cacao et du café de San Pédro et commencent à charger deux cargos français pour exporter le cacao et le café, malgré l’embargo de la communauté internationale.

-31 mars : Diffusion de messages prétendant que plusieurs militaires pro-Gbagbo auraient fait défection, mais des vidéos propagées par les partisans de Gbagbo démontrent l’inverse.

-1e avril : Les ex-FDS qui ont rejoint les pro-Ouattara sont placés au front et on n’hésite pas à les assassiner dans le dos. Plusieurs corps d’ex-FDS, “avec des impacts de balles dans le dos” ont étés retrouvés dans les villes reconquises.

-1e avril : Conquête par les pro-Gbagbo de l‘Hôtel du Golf, où se cachait Alassane Ouattara avant sa fuite sous escorte de l’ONUci

-4 avril : Des combats intenses auraient repris dans la ville de San Pédro, où les FDS ont reconquis le port commercial et ont commencés à déchargés les cargos français qui tentaient de “voler” le cacao et le café ivoirien.

-4 avril : Les forces de l'ONUci attaquent par hélicoptère le palais présidentiel et la résidence de Gbagbo.

-5 avril : Au moins 2300 civils tués et des milliers autres blessés, par les bombardements aériens des forces françaises et de l’ONUci

-5 avril : Mort du porte-parole des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), le Colonel-Major Gohourou Babri, qui tomba dans une embuscade des militaires français, qui ont ouvert le feu “sans sommation”.

Plusieurs analystes de la situation en Côte D’Ivoire prétendent que la principale priorité des pro-Ouattara est la conquête de San Pédro, afin de ré-ouvrir le commerce international du cacao et du café ivoirien, et ainsi rallier les producteurs agricoles du pays. Abidjan ne serait donc qu’un objectif secondaire, se débarrasser de Gbagbo serait une prime, mais qui ne profiterait pas à l’ONU au niveau politique. Dans tous les cas, que le conflit perdure ou se conclu hâtivement, les seuls gagnants ici seront Anthony Ward, ses collaborateurs parasites français et membre de sa famille, sans oublier sa corporation, Armajaro, et ses actionnaires. Ce même Anthony Ward qui, je le rappel, a embauché Loïc Folloroux, fils de Dominique Ouattara et Alassane Ouattara comme ‘directeur Afrique’, qui sert de  lien entre SON insurrection et l’ONU.


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vendredi 1 avril 2011

Manipulations psychologiques face à la Côte D’Ivoire et silence médiatique pour le Burkina Faso.



Les âneries se multiplient dans les médias partisans du capitalisme, face aux révoltes en Afrique. Après le coup médiatique contre la Libye, qui “justifia” l’invasion par l’Est du pays par les islamistes de Benghazi, ces médias ont décidés arbitrairement de recentrer la censure et leur contrôle sur les événements au Burkina Faso et en Côte D’Ivoire. J’invoque principalement ici le silence imposé aux révoltes Burkinabès, alors que nos médias se concentraient à répéter en boucle le pseudo-massacre de ces femmes en Côte D’Ivoire.

Tous connaissent cette histoire où, début mars 2011, un nombre encore obscure de femmes auraient prétendument été tuées par balles, par des hommes pro-Gbagbo. On nous a matraqué cette information en boucle pendant quelques jours, sur le net, dans les journaux, à la radio, à la télévision... Pourtant! Des vidéos amateurs circulent également sur le net montrant ces mêmes femmes, dans la même manifestation et croulant sous les mêmes balles, se lever quelques secondes par la suite avec un air accompli avant de se faire dire de reprendre sa position. Plusieurs vidéos compromettantes peuvent être trouvées dans le recueil télé-visuel du blog ‘touspourgbagbo’.

Parallèlement à cette frénésie anti-Gbagbo (ou pro-Ouattara), le peuple du Burkina Faso se soulève, sous silence international, contre son président-dictateur. Il faut rappeler que Blaise Compaoré est un grand allié de l’occident et défenseur des intérêts français dans la région, et que les forces d’invasion de Ouattara en Côte d’Ivoire proviennent en majorité du Burkina Faso. Mais comment justifier le silence face aux émeutes des jeunes Burkinabès, réprimés dans la violence? Comment justifier le silence face aux dissidences militaires qui se multiplient au Burkina Faso et qui fait de plus en plus penser aux récents événements Tunisiens et Égyptiens? Seule une totale partisannerie de nos médias peut justifier une telle impartialité face aux événements en Côte d’Ivoire et à son voisin, le Burkina Faso.

La raison profonde de la contestation de la jeunesse Burkinabès est pourtant évidente : depuis 1987, année de l’assassinat brutal de Thomas Sankara, la population est exacerbée par l’insouciance du régime face aux conditions du peuple et révolté par la collusion et la corruption, ainsi que toutes les séries de brutalités que cela oblige. Il faut rappeler que Thomas Sankara avait offert à la jeunesse africaine l’espoir et la volonté de s’unir au-delà des frontières et de libérer tous les peuples d’Afrique de la domination capitaliste. La jeunesse africaine avait un rêve, un projet, il est aujourd’hui malmené par ceux qui s’opposent à son application, Blaise Compaoré et Alassane Ouattara en tête. Tant que nous gardons le silence face à la positions de nos gouvernements et des instances internationales, nous en sommes également complices.


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