Membre d' Actualité Distincte : L'information citoyenne autrement!

samedi 30 octobre 2010

Pourquoi les concepts de la gauche et de la droite politique sont voués à l'échec.




Nous vivons un temps de profondes remises en questions. L'économie capitaliste est saturée et ne parvient plus à distribuer équitablement la richesse et le travail pour tous. Les divisions sociales s'accentuent et les dernières décennies de tâtonnement à gauche et à droite de l'échiquier politique ont démontrées les limites du système politique et économique présentement en place. Selon le Laboratoire Européen d'Anticipation Politique (LEAP), "l’économie occidentale, et en particulier celle des Etats-Unis, n’est jamais vraiment sortie de récession. Les sursauts statistiques enregistrés depuis l’été 2009 n’ont été que les conséquences passagères d’une injection massive de liquidités dans un système fondamentalement devenu insolvable à l’image du consommateur américain".

La première moitié de l'année 2011 va imposer à l’économie occidentale, une cure d’austérité sans précédent, qui plongera inévitablement la planète dans un nouveau chaos financier, monétaire, économique, mais surtout social. La triste réalité d'un Capital beaucoup trop monopolisé reviendra, tout comme ce fut le cas en 2008 : "plus de crédit, plus de travail". Le fait que la majorité du Capital mondial soit contrôlé par une infime minorité de plus en plus grandissante fait qu'ils ne reste plus assez de capital au simple citoyen et à son État pour relancer la roue de la surconsommation qui fut au coeur de la prospérité économique d'après la 2e guerre mondiale. Une preuve de cette saturation des finances est l'énorme déficit que s'est accumulé les États occidentaux et les citoyens ordinaires. Depuis 40 ans, ce sont les gouvernements, les cartes de crédits et les emprunts bancaires qui ont financés la déroute capitaliste. Maintenant, nous en sommes rendus à un point de saturation des finances.

Toujours selon le LEAP, une telle austérité aura des impactes sociaux très importants car les gens ordinaires ne seront plus en mesure de subvenir à leurs besoins, ce qui entraînera une armée de contestation sociale, mais également de division entre les États eux-même :
"chaque mois apporte son cortège de crises des finances publiques d’un état ou d’un autre, de mesures d’austérité drastiques provoquant la multiplication des troubles sociaux [6], de réunions internationales débouchant sur des constats de désaccord, de prolifération de menaces entre Etats à propos des déséquilibres commerciaux, etc… , le tout sur fond de descente aux enfers de la puissance centrale du système mondial, à savoir les Etats-Unis"

Le dolars américain, centre de l'économie mondiale, est de moins en moins une référence. "Nous assistons au déclenchement d’une vaste guerre monétaire mondiale" nous fait remarquer LEAP dans sa revue. "Les Etats-Unis vont simultanément exposer une paralysie politique sans précédent suite aux élections de mi-mandat, tandis que la Réserve fédérale US va se lancer dans une nouvelle tentative de sauvetage de l’économie américaine en monétisant un plan de relance que le gouvernement fédéral n’est plus en mesure de lancer"

Cette énorme déstabilisation de l'économie des États-Unis entraînera une chute de la valeur du dollars US, ce qui incitera les grands possédants de cette devise comme la Chine (la Chine posséderai à elle seule plus de 2500 milliards $US), de se débarrasser de leurs dollars US. Rappelons que la Chine a déjà commencer à diversifier sa devise avec le rouble russe. Cela entraînera d'avantage le dollars US à la baisse, ce qui aidera à déstabiliser l'économie mondiale et le règne du dollars.

Devant l'échec de créer une monnaie mondiale, plus équilibrée, nous allons vivre une décennie de division planétaire, sur fond de contestation massive des citoyens partout dans le monde. On peut penser très sérieusement à un retour au protectionnisme et à l’interventionnisme des États pour protéger leurs bourgeoisies locales. Pendant que l’aide aux populations pauvres et le financement des services sociaux fond à vu d’oeuil, nos dirigeants politiques ont l’audace d’investir dans des opérations et de l’équipement militaires. Un scénario qui fait tristement pensé à la situation d’avant première guerre mondiale. Sans la création d’une structure gouvernementale mondiale et la création d’une nouvelle monnaie mondiale dont la valeur serait calculée en fonction d’un panier de devises, les bourgeoisies mondiales risquent d’entrer dans une nouvelle ère d’impérialisme étatique qui engendrera plus de division et de méfiance entre les peuples.

Un nouveau momentum révolutionnaire se dessine à l’horizon. Il est de notre devoir de nous instruire et de nous impliquer. Pour régler les grands problèmes sociaux et environnementaux modernes, il faut des mouvements citoyens partout sur terre qui réclament un nouveau mode de répartition économique et politique. Abolir la bourgeoisie et le syndicalisme en abolissant la propriété privé des moyens de productions, abolissions des État parlementaires vétuste et réinventer un monde basé sur les libertés individuelles, la démocratie participative et le respect de l’Homme et de la Nature. La gauche étatiste et la droite fasciste sont dépassés, il faut sortir de ces enclaves.



Lire La Suite...

Arrestation Citoyenne de notre élite politique et économique



Les arrestations citoyennes sont légales au Canada et presque partout en occident. Le cas de David Chen vient d'actualiser ce principe d'autodéfense citoyenne en Ontario. David, un épicier, avait été témoin d'un vol dans son épicerie lorsque lui et deux autres complices ont décidés d'attraper, de ligoter et d'enfermer dans une fourgonnette le voleur en question. Une heure après cet acte, la police découvre l'arrestation et décide d'arrêter également les 3 citoyens pour séquestration illégale. Vendredi le 29 octobre 2010, la cour a blanchi David Chen et ses 2 autres coaccusés sous prétexte que les arrestations citoyennes étaient légales au Canada.

Il pourrait-être pertinent de former un regroupement de citoyens qui aurait pour but de relier les crimes économiques et politiques, colliger les preuves et procéder aux arrestations de nos bandits à cravates. Les dernières années ont démontrées que le journalisme d'enquête, les informations citoyennes collectées par les appareils portables et leur échange par les médias sociaux ont beaucoup plus d'impacts que les services d'enquête de la police. Pour preuve, "l'escouade marteau" mise en place par Jean Charest s'est montrée totalement inefficace face aux liens de la mafia et du gouvernement du Québec. À quand un Steven Harper en prison, mis aux arrêts par une action citoyenne, pour avoir encouragé et prolongé les guerres de par le monde, en provoquant la mort et la misère de populations civiles innocentes? À quand une vraie justice égale pour tous?



Lire La Suite...

lundi 25 octobre 2010

Brève Critique du Libertarisme et des concepts de Ludwig von Mises

Ludwig von Mises fut un homme de son époque, qui vécu de très près la confrontation des blocs économiques de la première guerre mondiale, et la seconde guerre mondiale qui opposa ce qu’on a appelé fascisme et communisme. Mises offre des opinions et une critique du 20e siècle très intéressante, mais il ne démontre aucune notion historique et encore moins de psychologie sociale. La fait qu’il dû subir et fuir les conséquences du communisme et du fascisme en Europe lui a provoqué un profond dégoût pour toute forme d’appareil étatique. D’un côté, il réprimait le capitalisme d’État (communisme) et ce qu’il appelait l’économie organisée, et de l’autre côté le fascisme et son capitalisme bourgeois où l’État omniprésent veille aux intérêts de sa bourgeoisie locale. Il prétendait ainsi que l’ennemi à abattre à tout prix était l’État, par contre, ce qu’il ne voyait pas, c’était que l’État n’était que protecteur du capital monopolisé. D’un côté, l’État fasciste défendait le capital bourgeois, alors que de l’autre, l’État, devenu propriétaire de la force du travail et du capital, défendait son capital étatique. Le problème est le même dans ces deux système capitalistes : l’économie est monopolisée par une minorité de personnes et les intérêts de tous deviennent intrinsèques aux intérêts de cette minorité dominante.

Le réflexe de Ludwig von Mises fut de blâmer le nationalisme et les nations pour la 1e guerre mondiale sous prétexte que ce sont les taxes douanières et le protectionnisme des États qui obligea les différents États à entrer dans le conflit.. Là dessus, il n'a pas tord. Par contre, ce qu'il laisse de côté, c'est que l’interventionnisme et le protectionnisme ont étés mis en place partout sur la planète à cette époque pour protéger la bourgeoisie locale de chaque pays. Sans cela, il n’existerait probablement que quelques pays entièrement bourgeois et une grande majorité de pays entièrement prolétarien. La division du travail et la monopolisation du capital oblige cela. Ce que je reproche à Mises, c’est de ne pas relativiser les choses dans l’Histoire. En tout temps, les État ont étés des instruments de l'élite pour se maintenir en place. La démocratie parlementaire n'est qu'un outils pour empêcher la révolte des masses, avec son système de redistribution, sa police, son armée, son code de lois, ses prisons, etc.

Primitivement, avant bien qu'il n'existe toute forme d'État, il existait tout de même une division sociale, entre les femmes, les homme, le chef de tribu, etc. on se battait entre clans pour des ressources, des outils, de la nourriture, le feu, etc., et on avait pas besoins d'États pour le faire! Les États sont venus par la suite à cause d'une plus grande complexité dans la division du travail et des tâches. Qui dit division des tâches dit également classes sociales. Les États représentent toujours des classes sociales, tant qu'il y aura des classes sociales, il y aura également des États. Ce que je veux dire ici c’est que même s’il n’avait jamais eu d’États nationaux, le capital se serait tout de même monopolisé à l’extrême et le fascisme (non-national) serait tout de même né. En fait, l’entreprise mondiale dominante serait devenue une forme d’État à elle seule.

Mises est quand même très instructif au niveau économique. Sa façon de démontrer le rôle prépondérant de la subjectivité en économie est très enrichissante. Par contre, sa critique du marxisme, me semble avant tout être une critique des pays du bloc communiste (capitalisme d’État), qui ne représentent pas très bien le marxisme. Si Ludwig von Mises avait voulu faire une critique du marxisme, il aurait dû commencer par s'abreuver aux source et lire lui-même les livres de Karl Marx, au lieu de se référer aux chauvins qui ont tentés d’interpréter le marxisme et le communisme de toute sorte de manière pendant le 20e siècle. D’ailleurs, plusieurs penseurs marxistes ont pour la plupart étés tués ou expulsés en Sibérie par l’U.R.S.S.

Mises soutiens que l'économie planifié ne peut pas fonctionner "« Du fait de la destruction du système des prix, le paradoxe de la « planification » tient à ce qu'il est impossible d'y faire un plan, faute de calcul économique. Ce que l'on dénomme économie planifiée n'est pas une économie du tout. C'est tout juste un système de tâtonnements dans le noir. »"
Encore une fois, Ludwig von Mises a sous-estimé le marxisme et l'intelligence humain en prétendant que marxisme, économie planifiée et "loi de l'offre et de la demande" ne faisaient pas bon *marché*. En fait, son analyse de la fixation des prix est exactement la même que celle de Karl Marx, c'est à dire relative et selon l'offre et la demande du temps. Si une personne traverse le désert et n'a pas bu d'eau depuis une semaine, il sera prêt à payer très cher pour un seul verre d'eau. Par contre, le deuxième verre d'eau aura beaucoup moins de valeur, et ainsi de suite. Ludwig von Mises soutiens que :
« La valeur n'est pas intrinsèque, elle n'est pas dans des choses. Elle est en nous ; elle est la façon dont l’homme réagit aux conditions de son environnement. »
Dans sa critique du marxisme, Ludwig von Mises reproche au socialisme de ne pas parvenir à fixer les prix, alors qu'une équation tirée du capitalisme entre offre et demande peut très bien servir également le socialisme. Le socialisme, c'est d'utiliser les acquis du passé pour organiser logiquement et démocratiquement le monde. Il est facile d'imaginer une politique de fixation des prix basé sur l'offre et la demande, mais qui inclus également un aspect humain et environnemental. Pourquoi les prix des logements, de l'habillement, de la nourriture, de l'éducation, de la santé et j'en passe devraient être jugés de la même façon que le prix du pétrole? Le prix d’un litre d’essence vaut moins cher qu’un litre d’eau, même avec toutes les taxes gouvernementales. Pendant qu’une partie de notre société et de notre planète n’a pas d’eau potable, on gaspille l’essence à outrance. C’est vraiment le genre d’absurdité que vous désirez? Vous voulez vraiment abandonner tout contrôle là dessus? Marx n'a jamais été en défaveur de la loi de l'offre et de la demande, qui est une loi élémentaire à tout système économique. Ce qu'il a fait, c'est d'analyser cette prémisse dans un système où la division de la société se fait entre bourgeois (propriétaires) et prolétaires (non propriétaires, contraints de vendre leur force de travail). Il soutiens que, pour plusieurs raisons, un tel système aura pour conséquence une monopolisation sans cesse grandissante du capital.

Pour Ludwig von Mises, les principes de propriété privée, de division du travail et de liberté des échanges ont permis pour la prospérité de nos sociétés et sont les fondements même de la civilisation. Marx serait probablement en accord avec cela puisqu'il prônait également que l’Homme était un être social, dont l’un des besoins essentiel était la construction d’éléments privés, à son image, et de les partager avec les autres. Par contre, il prétendait que le plus gros problème du capitalisme était que les moyens de productions (entreprises, corporations, mines, etc.) soient privés, sans pour autant vouloir les nationaliser et les rendre sous contrôle de l’État absolu. Il était, tout comme Mises, en faveur de la division du travail et du libre échange, mais dans le but de faciliter le travail, d'en augmenter la production et la qualité, par contre, en régime capitaliste, cela a pour effet que de plus en plus de personne se retrouvent exclues et voient leur pouvoir d’achat rapetisser sans cesse. En effet, plus le capitalisme et la technologie se développe, de moins en moins de travailleurs sont nécessaires pour produire la même quantité de produits. S’installe par la suite une société de limitation et non d’abondance, où les entreprises aillant un monopole limitent leurs productions pour pouvoir créer une rareté et ainsi augmenter leurs prix. Baisse des dépenses, augmentations des profits, le monde idéal lorsqu’on a un monopole! Le capitalisme détruis plus d'emplois qu'il n'en génère et offre des emplois de moins en moins enrichissants pour le psychisme humain et la nature.

Marx aussi était en faveur de la totale sous-traitance. Il n'était pas non plus contre la division du travail, il n'y a qu'énuméré ses défauts, comme la perte de compétence et de vue d’ensemble des travailleurs, mais sans élaboré de plans spécifiques. Dans un monde international et démocratique, il est important d'avoir une vision d'ensemble. Une économie structurée et planifié permet de répartir les heures de travail et la réalisation des travaux communs de façon démocratique. Par exemple, si on prévoit dans une société de 10 personnes qu'il faut un minimum de 30 heures par semaine de travail commun pour que la société fonctionne, chacun peut faire 3 heures par semaines, puis faire son travail professionnel ou étudiant par la suite. Avec une économie planifiée, les possibilités sont infinie et cela est impossible à réaliser dans un système économiquement anarchique comme le capitalisme. L'important est de garder cette gestion totalement démocratique et participative, avec des représentants révocables en tout moment.

Marx était, comme votre penseur libertarien, totalement contre l'intervention de l'État comme on le conçoit aujourd'hui. Selon ce que j'en ai retiré, Marx prônait un État comme acte spontané de réaction collective. Probablement très près de ce qu'on appel aujourd'hui la démocratie participative, c'est à dire que ceux qui veulent participer au débat le peuvent. Pour pouvoir réaliser la réelle démocratie participative, les outils de gestions de la société doivent être non pas entre les mains de l'État, ni de la bourgeoisie et des intérêts privés, mais propriété du peuple dans le sens que ceux qui veulent participer à la gestion des outils collectifs, par exemple la monnaie, le peuvent. Présentement, la monnaie est propriété non pas de l'État mais d’une entreprise privé, la banque centrale. Personnellement, je soutiens que le contrôle de la monnaie (banques centrales et commerciales) devraient être gérées en démocratie partiticpatives et que la majorité de leurs pouvoirs devraient être remis aux gestionnaires municipaux (un terme à réinventer). Je prends par exemple ici sur l'expérience de Worgl, où les gouvernements municipaux avaient la possibilité d'imprimer de la monnaie fondante, qui perds de la valeur avec le temps. Cette monnaie servait à la réalisation de projets communs, mais son but direct fut que des 70% de chômeurs, il ne resta pratiquement plus de chômage avant que la banque nationale d’Autriche condamna et força l'abolition de cette monnaie. Votre penseur également a été tenté par ce type de monnaie, mais il crû jusqu'à sa mort qu'un retour à l'étalon Or était préférable à tout. Selon moi, sa hantise envers l'État lui a caché les vertus d'une monnaie gérée démocratiquement comme un outils de développement social.


Mises soutient que l'étalon-or est le seul système monétaire viable. Son argument est qu'il est le seul moyen de s'assurer que les échanges commerciaux resteront non politique (nationaliste). Il n'a pas tord, par contre, que fera t'il quand le plus riche des bourgeois possèdera la totalité de l'Or? Prônera t'il le retour du troc ou de la monnaie politique?
De plus, la société de Ludwig von Mises est encore basé sur la propriété privé des moyens de production. Cela signifie encore une division entre prolétaire et bourgeois. Qu'est-ce qui va empêcher un bourgeois d'épargner et de réinvestir son capital à l'infini, en abaissant ainsi la qualité de vie des travailleurs, mais également leur pouvoir d'achat et ainsi la consommation. Qu'est-ce qui va empêcher un bourgeois d'acheter l'entreprise d'un autre bourgeois et ainsi continuer à monopoliser le capital mondial? Une fois que le capital est monopolisé et que la réelle compétition n'existe plus, qu'allez-vous prôner ensuite?
Ludwig von Mises et tous les anarchistes laissez de côté la psycologie humaine en focalisant uniquement sur la logique économique. C’est comme s’il voulaient retourner en arrière pour recommencer les choses, et sans rien changer. Il faut regarder devant et créer un système de l’avenir. L'homme tente toujours de profiter au maximum de chaque événements. Si les moyens de productions sont privés, la monopolisation du capital reviendra indéniablement pour plein de raisons évoquées par Karl Marx et ses comparses. La monopolisation est engendrées par les lois capitalistes, pourtant, elle est l’antithèse du capitalisme car lui est basé sur la compétition. Or si le capital est monopolisé, la compétition n’existe plus.

Dans votre société libertariene, qui s'occupera des projets non lucratifs, par exemple les parcs, le reboisement, la restauration de la faune et de la flore? Y aura t-il des postes de péage à l'entré de tous les parcs? Qui s'occupera des mésadaptés comme les handicapés sans parenté, les orphelins et autres abandonnés de ce monde? Vous misez sur la charité et la philanthropie comme les états-uniens? On le voit ce que ça donne! La charité n'est pas une vertu humaine et si elle est anonyme, que le donateur n'en retire aucun bénéfice, les dons en charité ont tendance à fondre. La vraie charité, elle est dans les comptes de fées. Les anarchistes de toutes tendances (droite et gauche) me font pensé à un adolescent qui veut profiter des bons côtés de la société, sans payer le prix et les sacrifices qui en résultent. Comme le dit si bien l'hymne révolutionnaire l'Internationale d’Eugène Pottier :
"L'égalité veut d'autres lois"
"Pas de droits sans devoirs dit-elle"
"Égaux pas de devoirs sans droits"

Vous me reprochez une supposée approche "autoritaire" et semblez prétendre que votre révolution arrivera par la simple volonté de l'homme. “Il ne faut pas imposer quoi que ce soit” vous me dites! Toute révolution est avant tout un acte agressif (idéologique et/ou matériellement) et l'histoire démontre que l'élite de l'ancien système résiste toujours, ce qui me laisse croire que votre mouvement sera indéniablement écrasé, tout comme le fut la commune de Paris de 1870, et pour les mêmes raisons, utopiques libertariens!



Lire La Suite...

samedi 23 octobre 2010

En réponse à "Sondage sur les réductions de dépenses" pour retrouver l'équilibre budgétaire.

En réponse à "Sondage sur les réductions de dépenses" pour retrouver l'équilibre budgétaire.
-http://droitemonde.blogspot.com/2010/10/sondage-sur-les-reductions-des-depenses.html-

Je trouve votre analyse précipitée, intéressée et très subjective. Vous dites :
"Pour ceux qui doutent que ceux qui ne votent pas pour l'ADQ s'abstiennent, ce sondage est pour vous. 54% des gens qui annuleraient leurs votes ou ne voteraient pas veulent un retour à l'équilibre budgétaire dès l'an prochain. Ce n'est pas la plus haute proportion, qui elle, est de 63% chez les adéquistes et 56% au PQ. Cependant, chez les électeurs qui ne voteraient pas, c'est là qu'on retrouve la proportion la plus faible de gens qui veulent attendre un retour à l'équilibre en 2013-2014. On vient prouver avec ce sondage commandé par l'IEDM que les abstentions comptent beaucoup de votes à droite et ce, plus de votes à droite qu'au PLQ."

Bien entendu que la grande majorité de la population souhaite un retour à l'"équilibre budgétaire". Par contre, je suis certain que les idées et façons d'y parvenir sont diverses. Vous ne pouvez conclure que cela prouve que la population souhaite "couper dans les dépenses". Peut-être désirent-ils un hausse des impôts pour les riches ou les grandes entreprises? Peut-être prônent-ils l'introduction d'une taxe sur les biens de luxes ou les produits polluants? Un désinvestissement dans les projets militaires? Cela ne sont que quelques exemples, mais prouve que votre analyse et vos conclusions sont caduques et totalement faussés par vos opinions politiques.

Personnellement, je pense que ce que les gens veulent, c'est réduire l'écart entre riches et pauvres. Si autrefois un dirigeant d'entreprise se contentait de faire 100 fois le salaire d'un employé moyen, aujourd'hui, ce ratio est passé à 1000 fois le salaire de l'employé en faveur de l'élite économique.

Sachez également que la dette du Québec est à plus de 60% locale. La dette du Québec, on la doit en majorité à des québécois, donc l'intérêt profite aux banques plus ou moins locales. Cela est très différent des États-Unis et bien d'autres pays que la majorité de leur dette est envers un pays extérieur (Chine, Europe, Moyen-Orient, etc.). Pour gagner en crédibilité, vous devriez prôner le remboursement des dettes extérieures en premier et non le remboursement de la dette à tout prix et les coupures dans les services sociaux qui exclu et méprise ceux qui ont eu moins de chance que vous et moi dans la vie.

De plus, si vous comptez les actifs du gouvernement (routes, écoles, hôpitaux, bâtiments, etc.), la dette 'par tête de pipe' est très légère. C'est exactement comme un hypothèque, il faut compter les passifs et les actifs. Peut-être avez-vous oublié cela également dans votre analyse de la situation?

Vous me faites pensés aux libertariens qui prônent l'abolition de l'État à tout prix, pour pouvoir profiter des bons aspects de vivres en société, sans vouloir en payer le prix.



Lire La Suite...

mercredi 20 octobre 2010

Echanges entre Libertariens et Marxistes.

Débat complet entre Libertariens et Marxistes:
-http://www.leblogueduql.org/2010/10/si-les-mineurs-avaient-ete-quebecois.html-

Je ne vois vraiment pas pourquoi vous vous affolez tous, bien que j'en suis très heureux. Les anarchistes et libertariens, comme vous les appelez, sont probablement nos meilleurs alliés, dans les critiques qu'ils font du système économique et politique actuel. Par contre, je pense sérieusement que leur non gestion et non encadrement favorisera inévitablement les plus gros, les profiteurs, et les plus forts, et reviendrait exactement au même système qu'actuellement, mais avec une élite différente. Avez-vous des références, ou des textes qui pourraient nous aider à mieux comprendre vos concepts et les moyens de les mettre en pratique?

Lorsque je prétendais que "Le vrai capitalisme, basé sur la compétition, n'existe plus, et n'a jamais existé" c'est que le capitalisme (pensé et modelé par les penseurs du 17e siècle, repose sur une compétition égale et juste entre tous les acteurs. Par contre, dans l'essence-même du capitalisme, dans sa structure, il ne favorise pas une compétition égale et juste et tend à favoriser sans cesse le possédant du Capital. Par exemple, plus vous achetez d'unité d'une marchandise, moins elle vous sera dispendieuse... Même la compétition elle-même entraine une désinflation et une rigueur salariale toujours grandissante, qui fait que les prix des produits sont constamment revus à la baisse, par la suite les profits et donc les salaires qui s'en suivent. Cela est vrai dans toutes les industries. Le capitalisme d'aujourd'hui est devenu encore plus injuste à cause de la monopolisation du Capital et du pouvoir sans cesse grandissante.

Vous prétendez que "Pas de capitalisme, pas d'État.", c'est totalement faux! L'empire romain avait son État, les monarchies européennes avaient les leurs, même les amérindiens avaient leur forme d'État! L'abolition pure et simple de l'État comme ennemi #1, c'est un vieux fantasme des anarchistes de droite, comme Proudhon. L'histoire a montré que cela n'était pas constructif...

Vous me reprochez également que "parfois vous dénoncez le capitalisme comme étant responsable des maux de la société et d'autres fois, vous dénoncez pseudo-capitalisme et le fascisme". Je nomme le capitalisme 'pseudo-capitalisme' car je prétends que le capitalisme n'est qu'un concept qui n'a jamais été mis en pratique et ne le sera probablement jamais, tout comme le communisme. Le fascisme est l'évolution historique du speudo-capitalisme. Le fascisme, c'est la domination du Capital sur le pouvoir des masses et de l'État démocratique. Le capitalisme, en se développant, a fait que le pouvoir de l'État démocratique s'est effrité en faveur du pouvoir du Capital. Nous vivons présentement dans un monde dictatorial où seul les intérêts du Capital sont prit en compte, en opposé aux intérêts de l'Humain et de la Nature. C'est exactement cela le fascisme.

Définition de Fascisme, selon le dictionnaire Larousse 1998 :
-Système économique et politique corporatiste et nationaliste où les décisions de l'État sont prise en fonction de l'intérêt des corporations nationales.

Nous sommes anti-capitalistes car nous croyons qu'il est plus que temps de sur-passer les dogmes imposés par le capitalisme. La supposée libre compétitivité du capitalisme n'est qu'un leurre, tout comme la religion l'était à l'époque. Un paysan du Bangladesh ou partout ailleurs, qui fait ses récolte à la main, ne peut pas faire compétition avec la production industrielle engendrée par les tracteurs et toutes les machines du monde industriel. Pourtant, c'est cela que la compétition lui impose. Les travailleurs ne doivent pas se faire compétition, ils doivent s'unir!

Lisez le Débat au complet ICI



Lire La Suite...

mardi 19 octobre 2010

Lettre d'un activiste du G20 de Toronto emprisonné pour son indignation affiché.



J'aimerais pouvoir vous saluer de vive voix, et je le ferais si ce n'était que celle-ci s'est éteinte, comme tant d'autres, entre les murs de ma cellule. Aujourd'hui c'est moi qu'ils viennent chercher, hier c'était d'autres camarades et demain ce peut être n'importe qui. Dans un régime comme le nôtre, où le caractère policier est dissimulé derrière les tables de la loi ; où l'arbitraire côtoie l'impunité et l'injustice se gonfle de rituels absurdes, la résistance reste toujours un devoir. La révolte brûle dans nos cœurs et nos esprits : nous sommes la révolution. Ils peuvent nous emprisonner, mais ils ne pourront jamais nous changer. Ils essaieront de nous divertir, ils n'y arriveront pas. Ils essaieront de nous terrifier, ils n'y arriveront pas. N'ayons pas honte de ce que nous sommes : ce devrait plutôt être notre fierté.

Jean Cayrol, résistant et auteur français, écrivait que «même un paysage tranquille, même une prairie avec des vols de corbeaux, des moissons et des feux d'herbe, même une route où passent des voitures, des paysans, des couples, même un village pour vacances, avec une foire et un clocher, peuvent conduire tout simplement à un camp de concentration.»

C'est ce en quoi ils ont transformé nos vies, à Toronto comme ailleurs. Bien qu'auto-proclamé bienfaiteur de l'humanité et le seul garant de la légitimité, le capitalisme n'en a aucune sans ses armes : sans ses matraques, ses prisons, ses fusils, ses tanks et j'en passe. Le régime capitalo-parlementaire est liberticide. Il est son antithèse et, comme tous ceux de son espèce, criminalise la dissidence et marginalise les résistantEs. Nous naissons, travaillons et mourrons enchaînés. Pire que tout : nos liens sont notre consentement. C'est pourquoi, bien qu'enfermé, je suis plus libre que plusieurs.

Le spectacle de notre déchéance quotidienne est aussi violent que la répression de nos soulèvements. L'essence marchande de la société actuelle a réussi – et c'est avec effroi que je le constate- à accorder plus d'importance aux biens qu'aux êtres humains. Nos frères et nos soeurs meurent un peu partout dans le monde par notre faute, avec notre collaboration. Une vitre fracassé entraîne une réaction plus vive, un jugement plus prompt, qu'une jeune personne matraquée.

Les uniformes des milices ont changé, mais ils gardent toute leur signification. Ce sont tous nos vies qui tombent sous leurs balles et notre liberté qui flanche sous leurs coups. Leur mépris conforte leur ignorance, et vice-versa.

Si c'est là le piètre spectre de vie qu'il faut mener, alors il y a longtemps déjà que je suis enfermé dans une cage. Les murs ne sont pas toujours visibles.

Dehors, il y a des gens qui se battent encore et toujours, des personnes qui se sacrifient pour les valeurs les plus nobles qui soient. Mes pensées volent vers eux et elles. De Montréal à Toronto, de Vancouver à Berlin, de Paris au Chiapas, en passant par Athènes, ce sont des êtres animés d'une détermination sans faille et, armés de leurs rêves, brandissent le flambeau de leurs vies, seules révolutionnaires. Pouvoir côtoyer de telles personnes est un plaisir sincère.

Après toutes ces longues années, l'oppression continue d'être combattue. La résistance ne s'éteindra qu'avec la feu qui la consume.


Vive l'amour, vive la paix, vive la vie.
Lire La Suite...

lundi 18 octobre 2010

En réponse à "Si les mineurs avaient été québécois"

En réponse à "Si les mineurs avaient été québécois"
-http://www.leblogueduql.org/2010/10/si-les-mineurs-avaient-ete-quebecois.html-

Merci pour cette merveilleuse histoire, exagérée bien sûr, mais qui met en lumière les grands problème de la gestion en commun de la société. L'individualisme généré par le système capitaliste n'est pas plus merveilleux pour autant. Voici une version Étasunienne du désastre qu'a dû subir des travailleurs miniers, ensouvelis sous terre au Chili. Dans cette nouvelle histoire, une mine s'effondre près de la frontière entre les États-Unis et le Mexique et 33 mineurs restent enfouis sous 700 mètres de terre :

-Les médias et le gouvernement tentent d'étouffer l'affaire et manipulant l'information: il n'y aurait qu'un seul mineur, sous seulement 10 mètres de terre.

-L'armé et la police tentent de repousser les journalistes citoyens du site pour ne pas que les conditions de travail des travailleurs illégaux mexicains fasse de nouveau manchette.

-Les médias nationaux, complices, font une campagne commune de désinformation pour convaincre le publique étasunien que les travailleurs mexicains méritent l'asphyxie sous terre puisqu'ils ne sont pas de fidèles chrétiens orthodoxes.

-On décide de ne pas forer de trous et d'abandonner les mineurs sous terre car les bénéfices et les profits ne valent pas les dépenses pour les libérer.

-L'OTAN déclenche une guerre contre le Mexique puisque le drapeau des États-Unis aurait été brulé au Mexique en représailles à l'abandon des recherches.
Lire La Suite...

jeudi 14 octobre 2010

ForceQuebec, le parti politique idyllique sorti de nulle part, comment, pour qui?

Il est drôle de constater à quel point certains partis politiques prennent du temps à naître, alors que d'autres semblent surgir avec force de nulle part. Dans tous les cas, les partis politiques à base de citoyens comme l'ADQ, Québec Solidaire et le Parti Vert prennent plus d'une décennie avant de se forger de la crédibilité et donc un électorat, alors que les partis politiques pré_conçus par nos élites comme le nouveau ForceQuébec (FQ) trouvent déjà une voie sérieuse. Selon un sondage publié par nos médias, FQ bénéficierait déjà de 30% de l'électorat québécois, même avec seulement deux membres connus, même pas de programme politique ni même de site internet. Pourquoi en est_il ainsi? Il suffit d'analyser l'entourage et l'essence même de ce nouveau partis politique pour comprendre une telle subite crédibilité de la part de nos médias.

Avant de commencer, sachons que les médias au Québec sont dominés que par deux grandes entreprises, soit Québécor et Astras Médias. On pourrait également ajouter Radio_Canada, mais avec les dernières années de compressions budgétaires, radio_canada se contente souvent de répéter ce que disent les deux autres. Pourquoi donc le nouveau parti politique ForceQuébec a t'il tant de crédibilité avant même d'être né? Parce que ce parti est commandité directement par Pierre_Karl Péladeau (propriétaire de Québécor, Journal de Montréal, Videotron, TVA, etc.) et par Paul Démarais (propriétaire de Astral Médias, Gesca, Rogers, La Presse, etc.). Pour appuyer ces dires et analyser plus en profondeur le nouveau FQ, commençons par ses deux portes-paroles, soit Joseph Facal et François Legault. Il suffit d'examiner leur porte_folio pour comprendre d'où ils viennent et où ils veulent aller.

Commençons par François Legault, ses contacts avec Lucien Bouchard sont tissés serrés comme on dit. Il fut élus la première fois en 1998, sous la gouverne de Lucien Bouchard, dans les grandes années du déficit zéro. Lucien Bouchard, lui, est un grand amis de Paul Démarais, propriétaire des groupes d'Astral Médias. Les positions politiques de Paul Démarrais restent obscures, mais on peut penser qu'elles sont très proches de celles de son pantin de Lucien Bouchard. Quant-à Joseph Facal, il fut adjoint parlementaire de Lucien Bouchard en 1998, qui mena la lutte au déficit zéro, les baisses des impôts des plus nantis et la dégradation de l'État québécois. Joseph Facal fit préparer un plan d'allégement des structures gouvernementales et d'assouplissement des politiques de gestion, qui servit pleinement les intérêts de notre actuel premier ministre Jean Charest. Dernièrement, M. Facal est devenu chroniqueur pour la revue "Les Affaires" et pour le "Journal de Montréal", auprès de Pierre_Karl Péladeau. Il appuis pleinement le lock_out imposé aux journalistes du Journal de Montréal. Il est l'un des signataires, avec Lucien Bouchard, du Manifeste des lucides, qui prétendait que les québécois ne travaillaient pas assez et étaient victimes d'immobilisme en s'opposant à tout développement. Il est l'un des instigateurs de la "nouvelle" politique de tarification fondée sur le principe de l'utilisateur_payeur, qui enclave les opprimés dans leur misère. Nul besoins de vous dire qu'ayant été président du Conseil du trésor et ministre d'État à l'Administration et à la Fonction publique en janvier 2002, il s'est fait bien des contacts politiques et économiques très importants, bien que nous le connaissons très peu. Ce qu'il faut garder en tête, c'est qu'il est très près de Québécor et de Pierre-Karl Péladeau. Si vous contrôlez la quasi totalité des médias, vous pouvez créer et faire accroire n'importe quoi à n'importe qui, ForceQuébec en est la preuve.

Si on fait un gros remue_méninge des idéaux de tous ces gens, dont la plupart ont écrit le "manifeste des lucides", on sait d'avance qu'ils soutiennent que les québécois sont trop taxés, surtout les entreprises, que la dette publique est trop lourde, mais qu'il faut faire des plans de relance pour sauver le système capitaliste et qu'ils sont adeptes de la mentalité utilisateurs-payeurs qui exclu les moins nantis de ce monde. Le manifeste des lucide prône également l'augmentation de la semaine de travail, baisse des salaires pour faire compétition aux pays asiatiques, dégel des frais de scolarité, bref, une plus grande ouverture au secteur privé et une favorisation toujours grandissante des grands intérêts capitalistes au dépends des moins fortunés. Quant_aux commanditaire de ForceQuébec, on voit comment Pierre_Karl Péladeau traite ses syndiqués du Journal de Montréal, il est d'ailleurs pour les cotisation volontaire aux syndicats, ce qui rendrait toutes leurs actions vétustes. Quant_à Paul Démarais, ses positions politiques sont plutôt obscures, mais nous en savons beaucoup sur son compagnon et grand amis, Lucien Bouchard, qui fut le premier à décapiter l'État québécois sous prétexte du déficit zéro. Cela en dit gros sur ForceQuébec! Après avoir subi les années de coupures de Lucien Bouchard, la spoliation et la braderie des biens publiques de Jean Charest, on nous propose maintenant la même recette agressive et exclusive. Il ne faut pas s'étonner du cynisme de la population, on nous présente du réchauffé comme la nouvelle saveur du jour. Les politiciens changent, mais les financiers qui les supportent restent les mêmes.

Nul besoins de vous dire que Force Québec tiendra assurément un discours basé sur l'effort individuel, la rigueur budgétaire, la remise en cause des acquis sociaux, le remboursement de la dette, le rapetissement de l'État québécois et j'en passe. 70% de Québécois n'ont pas aimé le budget Bachand qui taxait d'avantage les pauvres et augmentait l'écart de richesse entre individus. Ce n'est rien à côté de ce que vous promet maintenant le FQ ! Alors que les trois quarts des Québécois veulent la démission d'un premier ministre qui a trop jouer de près avec le privé, on nous en promet davantage! Plus de privé, plus de chances de collusions, il me semble que c'est évident, non? On se rend compte, chiffres à l'appui, que le modèle québécois est de loin supérieur à beaucoup d'autres modèles dans le monde. Nous sommes plus en santé, notre dette est dans la moyenne des pays de l'OCDE, nos bas frais de scolarité encouragent l'accessibilité, la neutralité, le partage et l'égalité des chances, et partout ceux qui ont appliqué les recettes des « Lucides » sont aujourd'hui ruinés (États_Unis, Royaume_Unis, etc.). Ruinés au bénéfice de qui? De ceux qui ont achetés les biens publiques en catimini et à bon marché pour faire fortune sur le dos des plus pauvres et des plus vulnérables. Si c'est cela la lucidité, je préfère rester désaxé!




Lire La Suite...

dimanche 10 octobre 2010

En reponse a "Ahmadinejad: La folie du 21e siecle"


En réponse à "Ahmadinejad: La folie du 21e siècle"
-http://steveloemba.unblog.fr/2009/06/15/ahmadinejad-la-folie-du-21e-siecle-
 
Le problème est que les puissances arabes n'ont que très peu de choix : l'empire Saoudien (sunnite) ou l'empire Iranien (Perse, chiites). Ni un ni l'autre ne peut leur offrir un monde meilleur, l'un est à la solde des islamistes radicaux, l'autre est à la solde de l'empire américain qui veut vider la région de ressources naturelles et humaines.
 
Je pense que l'on se trompe sur toute la ligne en réprimant constamment Ahmadinejad et l'Iran. En faisant ainsi, on nourri la méfiance et l'agressivité du peuple iranien et des musulmans, donc l'islamisme radical et le terrorisme. Le terrorisme n'est que le fruit de cette méfiance et de cette impuissance de la population et des États à résister au Dieu Capital et à l'empire de la banque mondiale et des dictas de l'économie capitaliste en général.
 
Ais-je besoins de vous rappeler que pratiquement l'ensemble des pays du moyen-orient ont étés créés, délimités par l'occident suite à la première guerre mondiale et entériné par la Société des Nations (SDN), ancêtre de l'O.N.U.? Cela a également été le cas des pays Africain et certains autres dans le monde, mais cela est une autre histoire...
 
Sachez également que l'Irak n'a pas été attaquée pour répandre la démocratie, les droits de l'homme et la justice dans ce pays? Ni non plus pour sécuriser des pseudo-armes de destruction massive, biologique et supposément ultra-modernes. Pourquoi donc attaquer l'Irak et Saddam Hussein, un homme d'État clairement anti-islamiste radical? Peut-être pour venger le père Bush, qui avait échoué en 1991 à destitué Husein? Vous n'y êtes pas du tout! Toute l'économie mondiale repose sur le dollars américain. La banque centrale américaine peut imprimer autant d'argent qu'elle veut, se payer de la marchandise internationale et s'approprier gratuitement les richesses d'autrui en créant un inflation dans le pays avec qui elle marchande (création monétaire = inflation). Pour préserver l'emprise des États-Unis et de l'occident sur le monde, le système Dollars doit absolument subsister!
 
Devant le narcissisme et l'arrogance de l'empire USA, en 2000, Saddam Hussein a prit la plus périlleuse décision de sa vie : abandonner le dolars US et transiger tout son pétrole en devise EURO. Il a été le premier dirigeant au monde à abandonner clairement le dollars US. Environ un ans plus tard, en 2001, survenait les événements du 11 septembre 2001 et l'attaque de l'Irak fut déclencher pour se débarrasser du méchant dictateur. Aujourd'hui, l'emprise du Dieu dollars US a été rétabli en Irak, c'est d'ailleurs l'une des première chose qu'ils ont fait, suite à la prise de Bagdad et le déclenchement des mesures de guerre.
 
Aujourd'hui, seul deux autres pays ont décidés d'abandonner le dollars US : le Vénézuella d'Hugo Chavez et l'Iran d'Ahmadinejad, Étrange, non? Les deux principaux ennemis de l'empire américain et des occidentaux, "L'axe du mal" appelait George Bush! La Chine appuis encore le dollars US : elle possède plusieurs milliers de milliards de $$$ en réserve de devise US et continu de financer le déficit américain. Elle parle timidement de remplacer cet étalon par un autre système économique, le jour où elle le fera, le monde sera fort différent.
 
Je suis bien d'accord avec vous qu'Ahmadinejad n'est pas un parfait social démocrate au cœur rose, mais je pense qu'il est important de relativiser les choses. Des centaines de monstres comme lui possèdent déjà l'arme atomique et bien pire (chimique, télécommunications, etc.). On n'a qu'à penser aux Russes, à Israël, au Pakistan, etc. En mettant en annexe Ahmadinejad et en le réprimant constamment, on nourri son agressivité et la méfiance de son peuple à notre égards. C'est le meilleur scénario pour déclencher une guerre impérativement. Il n'y a jamais rien de mieux pour régler les problèmes que la négociation. Encore faut-il que les négociations soient franches et je pense que c'est à la communauté internationale de montrer l'exemple. Malheureusement, la communauté internationale présidée par l'empire occidental, l'Europe et l'Amérique du Nord, n'a que d'intérêt dans le système actuel, dominé par le dollars US et rien d'autre!
 
L'Histoire étant écrite par les vainqueurs, les vrais criminels de guerre ne sont que très rarement condamnés pour leurs actes. Vive la révolution des peuples!



Lire La Suite...

samedi 9 octobre 2010

En réponse à "Un pas en arrière" sur les féministes contre la guerre.

En réponse à "Un pas en arrière" sur les féministes contre la guerre.
-http://droitemonde.blogspot.com/2010/10/un_pas_en_arriere.html-

Je ne suis normalement pas favorable aux revendications féministes. Par contre, dans ce cas_ci, même si leur message est bâclé et mal fait, je ne peux être contre le moyen utilisé et le message diffusé. Elles ont non seulement réussies à faire parler d'eux, mais elles ont en plus déclenché un débat social sur la guerre et les enfants dans l'armée.

Je suis d'accords que leur vocabulaire et les images que l'on voit choquent, mais n'est_ce pas là leur but, nous en parlons au moins, non? Cela me fait pensé à la diatribe du Maclean's et la corruption au Québec. C'est quand même drôle de voir que vous avez appuyé le Maclean's et leur campagne de provocation, mais que vous réprimez celle contre la guerre...?!? Je pense que votre esprit est victime du deux poids deux mesure. Vous dites que la population réprime le message pacifiste des femmes, seul nos élites politiques et économiques l'on fait. Dans les lignes ouvertes où la population a pu s'exprimer (dont Maisonneuve à radio_canada), une très grande majorité de personne appuis le message de la fédération des femmes et leurs arguments sont bien réfléchis.

Depuis des années, la fédération des femmes du Québec ont dénoncé les agissements des militaires et du gouvernement canadien. Elles ne se sont pas fait entendre. Maintenant elles le sont, je pense qu'elles ont enfin compris comment fonctionne les médias modernes. Il faut provoquer et susciter la polémique pour se faire entendre. La fédération des femmes du Québec a reculé, comme vous le dites, mais c'est seulement parce que des mères de soldats se sont senties blessés par certains mots. Le fait qu'elles osent s'excuser et modifier leur campagne publicitaire montre qu'elles sont ouvertes d'esprit et prêtes à la négociation. Cela n'est pas négatif et sert très bien la noble cause.

Ais_je besoins de vous rappeler que le Canada des dernières décennies devait se contenter de missions de paix et que ce n'est que ces dernières années que les missions ont changées pour suivre l'empire américain dans ses croisades pour l'accroissement du Capital?

Je peux comprendre la frustration de certains parents de voir la fierté d'avoir un enfant qui oeuvre pour la paix se changer subitement en criminel, de tuer des femmes et enfants innocents et rester ainsi, impuissants. Moi aussi j'aurais été révolté de voir que mon enfant puisse être manipulé ainsi par certaines décisions politiques. Avez_vous des enfants?

Un autre non_sens dans vos arguments est que vous êtes pour les opérations militaires, mais contre le déficit. Est_ce que l'armée devrait être financée directement par l'entreprise privée? De toute façon, chaque campagne militaire ne bénéficie pas à la population canadienne, mais aux entreprises privées qui gagnent de nouveau marchés pour écouler leur marchandise.

Ais_je besoins de vous rappeler que le gouvernement du Canada a dépensé 14,7 milliards en 2006 pour les militaires et prévoit maintenant atteindre le 20 milliards cette année? On est bien loin des investissement du registre des armées à feu!

Si on abolissait la majorité de l'armée et cessait de dépenser pour des joujoux de guerre, on aurait un déficit beaucoup moins gros et probablement un monde plus sécuritaire également. Sans compter qu'on aurait pas eu ce débat débilisant sur la guerre, les femmes et les enfants.

Je pense que si vous étiez vraiment de droite, contre l'intervention de l'État et l'endettement, vous ne seriez pas en faveur des interventions des militaires, et encore moins de leur financement.

Au lieu de chialer bêtement contre des supports à bicyclette sur les autobus qui nous coûtent 1400$ par unité, vous devriez vous scandaliser qu'on investisse plus de 20 milliards pour détruire l'environnement, l'humain et la nature.

Lire La Suite...

samedi 2 octobre 2010

Échanges sur les Conséquences et le Destin du Systèmes Capitaliste.

En réponse à "La fable d'Helmut von Fourmi et d'Andreas Cigalis - Sur les vertus édifiantes de la désinflation compétitive et de la rigueur salariale" :
http://agitlog.zeblog.com/430010-la-fable-d-helmut-von-fourmi-et-d-andreas-cigalis

Je trouve que votre explication est très simple et compréhensible, elle illustre l'un des "défaut" immense du système capitaliste, basé sur la compétitivité. Surtout qu'aujourd'hui, cette compétitivité ne s'applique qu'aux petits (producteurs, détaillants, etc.). La réelle compétitivité capitaliste idéalisée par Adam Smith et ses comparses, à l'origine du capitalisme, n'existe plus. Un autre exemple que cette réelle compétitivité est utopique est "l'effet de quantité" du système qui veut que plus vous achetez, plus vous aurez droit à un prix favorable. Par exemple, quelqu'un qui achèterait une pomme à tous les jours de la semaine paiera ses pommes plus cher que celui qui s'achète un paquet de 7 pommes au début de chaque semaines. Il s'agit pourtant du même produit, mais plus vous en achetez, plus vous épargnez. Cela assure au riche qu'il sera sans cesse favorisé et stimulé à devenir plus riche.

Il aurait également été très intéressant de lire dans votre fable les destins inéluctables du système capitaliste. Lorsque vous parlez d'inclure des machines dans la construction de briques ou de maisons, vous auriez pu insister sur le fait que ces machines remplaceraient de la main d'œuvre humaine. En effet, si une seule machine peut remplacer le travail de plusieurs individus, ces individus se trouvent à être vétustes, inutiles. L'avancement technologique fait que de moins en moins de travailleurs sont nécessaires pour générer la même quantité de produits, et même plus! Cela entraine inévitablement soit :
-Une société de service, mais où ceux qui peuvent bénéficier de ces services sont constamment d'un plus petit nombre.
-Accroissement des travaux inhumains, immoraux, illégaux, etc. (prostitution, crime organisé, vol de biens, etc.).
-Si un État-Providence existe pour redistribuer la richesse, accroissement extrême du chômage et endettement des États.

Ces destins sont intrinsèques au système capitaliste et forcé par la compétitivité du système économique et de l'avancement technologique. Mais cela n'est pas tout. Il aurait été bien d'inclure dans votre allégorie, le rôle des banques privées, mais surtout le fait que la banque centrale soit un organisme privé. Pour bien comprendre le nœud du problème, il faut percevoir l'argent comme un outils. C'est un outils qui sert au commerce, tout comme les pièces d'Or le faisaient auparavant. S'il est écrit Canada ou Euro sur votre monnaie, sachez qu'elle n'appartient nullement à vos gouvernements respectifs. Les monnaient sont propriété d'une entreprise privée, les Banques Centrales, qui eux, décident du nombre d'argent en circulation dans le monde et plus particulièrement sur le territoire national. Celui qui contrôle la monnaie dicte le niveau de vie des citoyens dans un pays. Pour augmenter le niveau de vie, il suffit d'ajouter plus de monnaie en circulation. Attention par contre, la monnaie étant un outils comme un autre, elle est soumises également aux lois du marché, c'est à dire l'offre et de la demande. Plus il y a de pelles à vendre, plus les prix des pelles aura tendance à baisser. De la même façon que plus il y aura d'argent en circulation, moins l'argent vaudra cher. Plus les gens seront riches, plus ils achèteront et plus les prix monteront. C'est ce qu'on appel l'inflation. L'inflation serait donc dictée d'une certaine façon par les agissements des Banques Centrales? Tiens-donc! Heureusement, les banques ont des moyens pour agir sur l'inflation. Si l'inflation est le résultat qu'il ait trop d'argent en circulation, il suffit aux banques d'augmenter leurs taux d'intérêts pour que les gens tentent de rembourser leurs dettes plus rapidement, et cesser d'emprunter. Ainsi, il y aura moins d'argent en circulation, donc une moins grande consommation, ce qui devrait freiner et amoindrir l'inflation.

Le système capitaliste que nous connaissons aujourd'hui est devenu très instable. Quoi qu'en disent nos élites politiques et économiques, les crises économiques sont causées par un dérèglement entre l'économie réelle (la production et la consommation de tous les jours) et l'économie fictive (système bancaire, bourse, épargnes, actions, etc.). Il existe plusieurs sortes de crises économiques, dont les crises bancaires, et les crises de surproduction. Si la crise de 2008 a été si forte, c'est que cette crise était en fait une double crise, de surproduction et bancaire. Quoi qu'il en soit, il est important de savoir que les crises économiques ont existé avant celle de 1930 et existeront après celles de 2008. Par contre, elles sont de plus en plus rapprochées et de plus en plus fortes. Cela nous révèle que l'économie fictive se détache de plus en plus de l'économie réelle. Pourquoi donc? Un seul facteur : la monopolisation de l'économie.

Le système capitaliste est devenu à ce point instable en parti à cause de la monopolisation du Capital. De moins en moins d'argent est en circulation dans les masses, le commun des mortels, alors que de plus en plus d'argent est en possession de moins en moins de personnes. D'où l'accroissement de l'écart entre les pays riches et les pays pauvres, mais également entre les pauvres et les riches dans chaque pays. Si autre fois le salaire d'un patron était 20 fois plus élevé que leurs employés, nous en sommes maintenant rendu dans certains cas à du 1$ pour 1000$ en faveur des propriétaires. Cela n'a aucun sens et crée de l'instabilité pour l'ensemble de la population.

Il existe des riches sur Terre et des groupes de riches qui peuvent décider du jour au lendemain de changer le destin d'un pays. Si le cuivre est une ressource importante pour les pays du Sud et que les riches qui ont investis dans le cuivre décident de vendre subitement toutes leurs actions en bourse dans le domaine du cuivre, cela fera chuter le prix du cuivre et donc créera de l'instabilité dans ce pays qui verra ses profits chuter. Un autre exemple, de ce non-sens de l'humain moderne est le fait que quelques humain aujourd'hui peuvent décider personnellement de se procurer assez de bombes pour détruire l'humanité entière. Ils en ont la possibilité!

Si la monopolisation de l'argent a ses effets néfastes, la monopolisation de la production en a probablement plus. Si autrefois le but était de vendre le plus possible et conquérir de nouveaux marchés, ce n'est plus le cas aujourd'hui dans bien des domaines. Les marchés ont étés conquis, il arrive qu'il ne reste que 2 ou 3 entreprises mondiales dans certains secteurs de l'industrie. Que faire ensuite dans un système économique supposément basé sur la compétition des entreprises? Limiter la production, bien sûr! Pour augmenter facilement la marge de profit des entreprises qui ont conquise un méga marché imprenable, il suffit de limiter la production. Toujours selon les lois du marché, de l'offre et de la demande, le manque (rareté) fait augmenter les prix. Donc si le marché a été conquis et que vous vendez un produit indispensable ou que vous avez rendu indispensable, vous quadruplerai vos profits en limitant la production car vous vendrez moins de produits, mais vous les vendrez plus cher. Moins de dépenses, moins de risques, plus de profits. N'est-ce pas là un rêve que tous les bourgeois aspirent? Cela explique que dans les dernières décennies, les entreprises ont passées de 4% à 6% de profits à des profits avoisinants les 10%, voir même 25% dans certains cas. Les investisseurs et les entreprises ne se contentent plus des maigres 5% d'accroissement, même si l'entreprise est profitable avec ce taux de profit, ils fermeront l'entreprise quand même, ce qui aura pour but de créer une rareté de produit ou de service et fera gonfler les prix, assurant une plus forte rentabilité aux autres commerces sous leurs tutelle. Pendant ce temps, il n'y a jamais eu autant de manque dans le monde. Même s'il y a toujours plus de sans-abris, de mal-nutrition, de dommages à l'environnement, de manque en santé et en éducation et d'écart entre les riches et les pauvres, la cupidité et l'appât du gain est vénéré par quiconque!

Il faut cesser ce non-sens. Les assises du système capitaliste reposent sur des lois qui n'entraineront que les plus grosses entreprises, à devenir plus grosses et à rester toujours plus gourmandes. Cela entrainera une concentration de la richesse et du pouvoir toujours plus grande, jusqu'à ce que mettions en place un nouveau système économique. Il ne faut pas compter ni sur nos élites économiques, ni sur nos gouvernements pour faire cela, seul le peuple informé et instruis fera la différence. Il faut réinventer un monde plus juste, où la richesse, mais également le travail serait mieux réparti, respectueux de l'Homme et de l'Environnement.



Lire La Suite...