Membre d' Actualité Distincte : L'information citoyenne autrement!

vendredi 25 février 2011

Hugo Chavez se porte à la défense de Kadhafi : Les sociaux-démocrates sont à dénoncer au même titre que les socialo-fascistes



Suite à un long silence depuis le début des révoltes en Libye, Hugo Chavez, le président vénézuélien, vient de manifester son support au président-dictateur de Libye, Mouammar Kadhafi. Cela est inconcevable venant d'un président se réclamant du droit populaire et de la justice. Hugo Chavez, justifie sa position en prétendent qu'ils sont «unis dans un même destin, dans la même bataille contre un ennemi commun», en occurrence l'hégémonie économique occidentale. Tout comme Laurent Gbagbo de la Côte d'Ivoire, ces socialo-fascistes justifient les pires crimes par une position nationaliste et une protection à tout prix de l'économie nationale. À qui profite vraiment ce nationalisme? Cela est discutable.

«Nous rejetons la violence, mais il faut analyser le conflit libyen avec objectivité. On est en train de créer les conditions pour justifier une invasion de la Libye dont l'objectif principal (...) est de s'emparer du pétrole libyen», a déclaré au parlement le chef de la diplomatie vénézuélienne, Nicolas Maduro.

Ce que la diplomatie vénézuélienne écarte totalement, c'est que se sont les troupes militaires de Kadhafi, en assassinant sans vergogne les populations locales, qui engendrent "les conditions pour justifier une invasion de la Libye". En Libye, en Côte d'Ivoire et au Venezuela, il faut continuer l'édification d'une nouvelle structure politique CITOYENNE. Seule une structure citoyenne peaufinée au gré des révolutions précédentes aura la capacité et la légitimité de renverser les despotes de l'État socialo-fasciste ET le pouvoir des corporations internationales. Cette structure citoyenne, c'est la délégation révocable, semblable à ce que j'ai ébauché dans le texte "Comment renverser le pouvoir des corporations, des multinationales et des gouvernements corrompus?"



26 [ C O M M E N T A I R E S ]

:

Yanick Toutain a dit…

samedi 26 février 2011
Le formois rose-rouge Chavez soutient le formois vert Kadhafi ! Le naufrage de la classe formoise n'a pas de fin !!! Il faut un "FORMOISIE DEGAGE !" aussi !

On ne sait pas encore si le clown menchévique Hugo Chavez va appeler le sanguinaire Mouammar Kadhafi à participer au congrès de fondation de leur imbécile "5° INTERNATIONALE.

C'est André Franc-Shi, hier, qui relevait le scandaleux appui de l'imbécile formois au criminel Kadhafi. Après ses ronds de jambe à l'islamo-fascisme iranien, le voilà qui franchit une marche de plus vers le goufre et le néant politique. (...)

rastkha a dit…

Chavez appliquait jusqu'ici la théorie stratégique très bien connue de "l'ennemi de mon ennemi est mon ami". Je pense qu'il a fais une grande erreur en terme de relation internationale en se faisant le grand ami d'autres pays de l'OPEP sans essence démocratique (Russie, Libye notamment) afin d'empêcher les USA de déstabiliser son pays.

Pas de problème concernant la critique en fait, de l'"International socialiste" par rapport à Gbagbo. Mais il ne s'agit pas exactement du même cas que la Libye ou encore le Vénézuela.

Cependant, je suis d'accord avec la partie en vert au milieu du mec vénézuelien. Il suffit de voir à quel point cette révolution n'a rien à voir avec celles de Tunisie et d'Égypte. Elle ressemble plus à ce qui s'est passé en Somalie après la chute de l'État dans les années 90. J'entends dèjà les cas d'ingérence humanitaire de la part des occidentaux dans cette affaire.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Somalie

Sinon, l'article présenté fait état d'une analyse médiocre et des propos de simplification flagrants. Voici le discours de Chavez dans son contexte, qu'on pourrait appeler "2 poids 2 mesures":
http://www.youtube.com/watch?v=te2svv14vsU

Il y dit bien qu'il ne prend pas vraiment position, mais c'est bien contre l'interventionnisme qu'il se place.

Je vous invite aussi à voir cet article d'investig'Action, avec une très bonne analyse sur la situation libyenne:
http://www.michelcollon.info/La-Libye-et-l-imperialisme.html

Voici aussi ce que préparent les USA dans le cadre de ce pays:
http://www.nytimes.com/2011/03/01/world/africa/01military.html?_r=4&hp

A. Franc-Shi a dit…

@rastkha : Si l'actualisation du "socialisme du 21e siècle" est basé sur les vieux paradigmes du stalinisme où l'État joue un rôle central, alors je le rejette et le condamne. Si la stratégie que vous proposez repose sur du machiavélisme tel que "l'ennemi de mon ennemi est mon ami", je le rejette et le condamne également.

Le socialisme, le vrai, est basé sur l'ABOLITION de l'État et la redistribution du pouvoir économique équitablement à CHAQUE individus, cela inclus les ouvriers ET les oligarques, s'il y en a qui veulent bien coopérer à notre mouvement (bien que nous sommes conscients que la plupart resteront accrochés à leurs privilèges historiques).

Vous dites que l'"article présenté fait état d'une analyse médiocre", mais il n'y a pas là analyse, simplement des opinions et une élaboration de notre stratégie. Pour nous, la révolution doit reposer sur la libre information et l'acquisition d'une théorie crédible, universelle et solide, pas sur la manipulation des masses, le populisme et le culte d'un quelconque individu!

Fred a dit…

Sur cette photo, au dirait que Chavez et Kadhafi vont se marier, vous trouvez pas? lol

Anonyme a dit…

Hugo Chavez s'est surtout proposé comme médiateur afin de trouver une résolution contrairement aux américains et Canadien déjà prêt à envahir la Lybie, c'est pas grave on a fait une erreur en Irak et une autre en Afghanistan mais on vas se reprendre, nous allons bien remonter notre cote de popularité et nous serons des héros. et pourquoi ils font ça? encore une fois pour le pétrole qui pète des scores de prix. on reste dans le même créneaux: on profite temps que ça nous arrange et d'un coups que ça pète on abandonne le dictateur et on attend le suivant.

Anonyme a dit…

Un homme d'état ne peut raisonner qu'en terme idéologique et idéaliste. La géopolitique est quelque chose qui compte, et tous doivent en tenir compte.

Quand Cuba a choisi d'accepter 50 tracteurs Fiat de l'Italie au lieu d'offrir l'asile politique à 10 membres clandestins des Brigades rouges, Castro a simplement choisi ce qui était le plus profitable pour sa population.

On peut ne pas être d'accord avec le système de la Jamahiryia de Kadhafi, mais il est désolant de retrouver des commentaires dignes des médias bourgeois occidentaux à son égard sur un blog communiste.

Comme plusieurs l'ont compris, ce qui se passe en Libye n'est pas semblable à la Tunisie et à l'Égypte. Et combien sont allés en Libye une fois dans leur vie sur tous ceux qui critiquent le «sanguinaire Kadhafi autocratique» ? Plusieurs seraient surpris de constater que son expérience de démocratie directe et de socialisme sont bien plus proches de l'idéal communiste que la plupart des pays du défunt «camp socialiste» révisionniste ont pu l'être.

Ne pas oublier aussi que les «rebelles» en Libye sont des islamistes et des monarchistes appuyés par les services occidentaux. À ne pas confondre avec une véritable révolte populaire.

A. Franc-Shi a dit…

Si vous êtes incapable de comprendre nos positions politiques et économiques, c'est que nous ne sommes pas 'communistes' au sens que vous le concevez probablement.

Si un "homme d'état ne peut raisonner qu'en terme idéologique et idéaliste" et est à ce point dépourvu d'humanisme et de logique humaine, c'est peut-être qu'il faut abolir la 'profession' d'homme d'État. La société que nous construisons est une société humainement logique et bombarder des population avec des avions ne fait pas parti de la logique humaine et encore moins d'une théorie sois-disant 'socialiste' ou 'communiste'. On s'en va nulle part si l'action confirme pas le sens de nos positions et de notre théorie. C'est le cas d'Hugo Chavez, c'est aussi le cas de Mouammar Kadhafi. Selon nous (les libéral-égalitaristes), ces maniaques reproduisent d'avantage le système stalinien de l'État économiquement fort; nous sommes ainsi convaincu que leur projet social est voué à l'échec.

Le communisme du 20e siècle a basé son pouvoir d'action sur un État fort. Notre projet libéral-égalitariste renoue avec la théorie socialiste qui oeuvre dans le sens de l'ABOLITION DE L'ÉTAT et de la DÉMOCRATISATION DE L'ÉCONOMIE.

Nous sommes conscients que ce qui se passe en Libye est différents de ce qui se passe en Tunisie et en Égypte, mais nous misons sur le mouvement de contestation du gouvernement Libyen pour surpasser la strate formoise qui est présentement au pouvoir dans ce pays. Si nous ne voulons pas retomber dans le piège du stalinisme, et de l'organisation étatique, il est important de souligner les luttes de classes au même titre que les luttes de strates. Seul un mouvement populaire unifié du formariat pourra venir à bout des paradigmes modernes. En cela, il est indispensable que les populations de Tunisie, d'Égypte, de Libye et de tous les peuples opprimés s'unissent mondialement sous une structure pyramidale de délégués révocables afin de surpasser le pouvoir des corporations mondiales et des États corrompus.

Anonyme a dit…

Je suis probablement d'accord avec vous sur la finalité; cependant, vu la force de l'impérialisme et des classes bourgeoises qui s'accrochent désespérément au pouvoir, le socialisme n'a pas le choix d'être autoritaire s'il triomphe dans un pays, sinon la réaction reprend le pas assez vite. Votre conception qui doit être semblable au communisme libertaire ou à l'anarchisme n'a pas fait ses peuves et n'a jamais pu être appaliquée en dehors de quelques exemples limités dans le temps et dans l'espace.

Contester le système libyen actuel est une chose, mais s'appuyer sur les «rebelles» pour l'anéantir (qui ne sont rien d'autres que des islamistes financés et armés par le service britannique du MI6 entre autre) est une autre chose.

Après tout ce que les médias occidentaux ont tenté de nous faire avaler depuis la fin de la «guerre froide» et qui est aujourd'hui admis comme étant de pures inventions (charniers de Ceaucescu en 1989, soldats iraquiens brûlant des bébés au Koweit en 1991, épuration ethnique des Serbes au Kosovo en 1998, armes de destruction massive en Iraq en 2003, etc. -pour ne citer que les plus connues-), je suis toujours surpris de voir des sites ou blogs dits «alternatifs» qui propagent encore cela. Les «bombardements de Kadhafi sur sa propre population» seront à rajouter à cette liste, parions-le, dans quelques mois quand la poussière sera retombée.

Il y a dans plusieurs milieux de «gauche», malheureusement, une très grande naïveté quant à la spontanéité des masses et au fait d'ignorer l'influence des services de renseignement et des gouvernements (sans tomber dans la théorie des complots).

Bref, rien de nouveau dans tout cela, les principaux théoriciens et praticiens du marxisme, de Marx lui-même à Mao en passant par Lénine ont dénoncé le gauchisme et l'idéalisme abstrait, et leurs idées se sont révélées vraies historiquement.

Anonyme a dit…

J'oubliais: lorsque vous parlez d'une «structure pyramidale de délégués révocables», c'est exactement ce qu'est le système de la Jamahiryia brièvement expliqué par Kadhafi lui-même dans le Livre Vert. Si bien sûr l'application pratique doit être soumise à une critique constante et n'est pas parfaite, il y a ici néanmoins un effort dans la bonne direction, qui n'a pas d'égal depuis des dizaines d'années.

Dans les années 1973-75, Kadhafi a appelé à une révolution populaire semblable à ce que fut la Révolution culturelle chinoise, à savoir un remplacement des cadres embourgeoisés et carriéristes de son propre système, et une lutte de ligne idéologique visant au développement à une étape supérieure du socialisme et de la démocratie directe.

Avec les expériences de la 1ère et de la 2e Communes de Paris, des soviets de la Révolution bolchévique, de Thomas Sankara au Bukina Faso pour la démocratie directe, ainsi que les expériences de justice populaire en URSS et en Albanie de même que les expériences d'autogestion municipale de Cuba, de l'Iraq ba'athiste, la Libye de Kadhafi mérite une mention particulière pour avoir tenté d'appliquer les 3 concepts (démocratie directe, justice populaire et autogestion municipale).

A. Franc-Shi a dit…

Nous sommes à l'ère de l'information, où tout peu être enregistré sur n'importe quel support, puis redistribué mondialement. Nous ne sommes plus au temps des alliances secrètes et du machiavélisme pour arriver à ses fins. Le socialisme du 21e siècle se démarquera par sa transparence et la libre circulation de l'information entre les individus. Aucun élu ou chef d'État n'a à craindre "l'information libre" si ce ne sont pas eux qui sont au pouvoir; ils n'auraient ainsi rien à perdre. Vos conceptions sont, selon moi, falsifiées par le stalinisme du 20e siècle, basé sur l'État. Le socialisme, le communisme, le libéral-égalitarisme ou peu importe le nom que vous utilisez pour qualifier ces mouvements, sont supposés, en théorie, être basés sur l'ABOLITION du pouvoir économique de l'État et une démocratisation de l'économie. Depuis la Commune de Paris de 1871, les marxistes s'accordent sur le fait que les élus ne doivent pas bénéficier de privilèges financiers et qu'il doit être possible à tout moment de les révoquer.

Vous conviendrez qu’il n’est pas possible pour le peuple libyen de révoquer à tout moment, s’il le souhaite, l’ensemble de leurs élus. Kadhafi, lui-même n’est même pas révocable par le peuple, et c’est lui qui nomme une grande partie de l’exécutif au gouvernement libyen. Kadhafi bénéficie évidemment de privilèges qui lui sont propres. De plus, la Libye n’a pas abolie les banques, l’intérêt, l’emprunt ni le profit privé et n’a certainement pas créé le salaire unique pour tous, incluant ceux qui s’opposent au régime en place. En d’autres mots, la Libye n’est en RIEN, ni politiquement, ni économiquement ce que je prône. Je ne m'y associerai jamais, même par 'solidarité contre l'impérialisme', cela pourrait confondre nos positions et nous discréditer.

“La force de l'impérialisme et des classes bourgeoises” est prédominante, je vous l’accorde, mais cela ne doit pas servir à justifier les pires entourloupettes intellectuelles. Tout comme Gbagbo en Côte d’Ivoire, Kadhafi n’a pas su profiter du momentum historique qui lui était offert pour réellement tenter l’implantation du socialisme, du vrai. Au lieu de faire confiance à ‘la gouvernance citoyenne’, ils ont préférés s’offrir comme ‘messie’ et s’accrocher à leurs privilèges de pseudo-représentant du peuple. Je ne dis pas que tout est à condamner, mais les fondements le sont.

Peu importe ce qui surviendra en Libye, nous continuerons de nous opposer à toute intervention de l’OTAN ou autre force étrangère, tout en dénonçant les innombrables ‘contorsions socialistes’ de Kadhafi et de ses comparses pour s’accrocher à leurs privilèges. Si Kadhafi est sincère, il offrira un part équivalente du PIB national à TOUS les Libyens, c’est à dire un peu plus de 10 000$ par mois à TOUS les hommes, femmes, enfants, vieillards ou handicapés. Les Libyens décideront individuellement et collectivement de la façon d’investir ces sommes faramineuses, dont une grande partie devrait être investie dans le développement du reste de l’Afrique, toujours sans conditions étatiques.

C'est cela l'application de la vraie ‘proportionnelle politique’, c’est cela la vraie démocratie participative! Sans une répartition équitable du pouvoir économique et sans une pleine possibilité de révoquer à tout moment ses élus, il n’y a pas de socialisme, ni de démocratie, mais du stalinisme. Je considère Kadhafi comme une variante de ce courant que je dénonce.

Sans rancune. ;)

Anonyme a dit…

Bien sûr, il n'y a jamais de rancune, c'est là le propre des esprits libres et du débat ouvert débarassé de toute bigoterie ! ;)

Je ne crois pas utile ici de repartir une discussion concernant les idées de communisme autoritaire versus communisme libertaire, ou comme vous le dites, peu importe les noms que nous leur donnons.

Par contre, je dois simplement réitérer ma prise de position en faveur d'un socialisme scientifique, ce qui signifie un SOCIALISME PAR ÉTAPES. Je ne crois malheureusement pas au passage d'une société capitaliste telle que nous la connaissons à une société où l'État est aboli, ainsi que son «pouvoir économique». C'est tout simplement irréaliste. Dans les débuts du socialisme (et pas seulement là, mais à toutes les étapes) il y a de durs combats à mener, qui disons-le, nécessitent un prolétariat uni et fort ainsi qu'une lutte contre les attitudes et les idées bourgeoises, tant sur le plan politique, culturel que physique. Et s'il faut appeler un chat un chat, je reconnais qu'il s'agit d'une période de dictature (du prolétariat) !

Parfaitement d'accord que les élus doivent être révocables et ne bénéficier d'aucun privilège financier. Un des grands apports de Mao a justement été d'ouvrir les yeux au mouvement marxiste-léniniste sur la création d'une nouvelle classe bourgeoise dirigeante suite au triomphe de la révolution socialiste, classe qui doit être combattue, avant tout au moyen de débats et de la persuasion de la ligne révolutionnaire. C'est ce que fut la Révolution culturelle chinoise, avec ses échecs et ses avancées, ses excès et ses grandeurs.

Là où je me distingue personnellement d'une certaine extrême-gauche, c'est que j'ajoute une dose de «realpolitik» à mes analyses, ce qui signifie que je ne juge pas les régimes politiques que sous le prisme de l'idéalisme pur, mais de façon réaliste en fonction de la situation mondiale et des différences nationales, culturelles, géographiques. Ça s'appelle simplement un raisonnement géopolitique. Et c'est inévitable ainsi que primordial selon moi.

C'est pourquoi j'appuie un régime comme celui de Cuba par exemple. Si Castro et le Che n'avaient jamais dit «La patrie ou la mort», hé bien la révolution aurait été écrasée depuis longtemps. Et je mets au défis quiconque de diriger un pays socialiste aussi modeste que Cuba après des dizaines d'années d'embargo virulent et avec à ses côtés les maîtres de l'impérialisme, sans faire de concession au capitalisme. La survie nous pousse parfois à fouiller dans les poubelles... Un pas en avant, deux pas en arrière... Si Lénine n'avait pas appliqué la NEP, la révolution bolchévique se serait terminée au début des années vingt.

Anonyme a dit…

Sans m'éterniser sur le sujet, c'est aussi ce qui me fait supporter la Libye de Kadhafi. N'oublions pas que Kadhafi a été le plus grand support africain à l'ANC et à Mandela contre l'apartheid (économique, moral, logistique, idéologique, etc). Le système de la santé y est entièrement gratuit, comme celui de l'éducation. Je me répète, l'autogestion municipale y est appliquée de même que la justice populaire (sans coût et sans magistrat carriériste). L'armement léger est distribué parmis la population et l'armement lourd dans des dépôts dans chaque quartier (je pense que ça démontre que Kadhafi ne craint pas trop sa population...). Si je me fis aux témoignages de PLUSIEURS personnes que je connais qui y sont allées à PLUSIEURS reprises, il y a très peu de banques et aucune influence occidentale flagrante,ex.: pas de coca-cola, par de bars -d'accord, j'avoue que «ça c'est platte» ;) -. Surtout, tout le monde est propriétaire de son habitat, qu'il s'agisse d'un appartement ou d'une maison, et à des prix plus qu'abordables, rien à voir avec les hypothèques qui se paient sur des générations ici. La liste pourrait encore être longue concernant les acquis du système de la Jamahiryia (qui signifie «pouvoir des masses»), mais je crois qu'il y a indéniablement un effort pour réduire considérablement les différences de classe, si elles ne sont pas réduites au minimum.

Si c'est d'être à contre-courant que d'oser appuyer Kadhafi, alors je n'ai pas peur de l'être. Nous savons tous qu'il est scientifiquement et philosophiquement erroné de penser que la vérité est du côté de la majorité en tout temps ! Quitte à être taxé de stalinien !

P.S. Dites quand même merci à Staline d'avoir débarrassé le monde des nazis ! Un peu de décence ! ;)

A. Franc-Shi a dit…

Un débat ne s'éternise jamais lorsqu'il est intéressant.

Je me plaît effectivement à penser que Staline aurait agit tout autrement s'il n'y avait pas eu le fascisme européen. Il a quand même permis l'industrialisation du plus grand pays du monde, dans le plus court laps de temps (soit 20-30 ans). Peu importe...c'est le despotisme de l'État qui a changé le projet 'communiste' de l'URSS en vulgaire "capitalisme d'État". L'URSS n'était en RIEN communiste.

Écoutez, je ne remets pas en question les certains 'acquis' que peuvent avoir les Libyens ou les vénézuéliens par rapport aux systèmes capitalistes. Par contre, la priorité devrait toujours être la démocratisation de l'économie par une juste répartition du pouvoir économique (idéalement le salaire unique). Cela, Kadhafi, Chavez ou Gbagbo, tout comme Staline, l'ont TOUJOURS refusé! Mais il me semble que c'est la base-même du socialisme! Sans cela, il n'y a pas de destruction de l'État, mais un renforcement, ce qui, surtout à long terme, est très très dangereux et discréditera le mouvement, tout en renforçant la collusion, la corruption et le despotisme.

Ainsi, vous comprendrez que je dois inévitablement m'opposer à votre affirmation comme quoi "je dois simplement réitérer ma prise de position en faveur d'un socialisme scientifique, ce qui signifie un SOCIALISME PAR ÉTAPES". Le terme scientifique fait référence au processus de réflexion sur la base de thèse-antithèse-synthèse, la base du matérialisme et des sciences. Ainsi, selon moi et mes comparses libéral-égalitaristes, nous pensons que le "SOCIALISME PAR ÉTAPES" proposé au 20e siècle était une 'thèse' qui s'est avérée fausse par son 'antithèse', le stalinisme. Et donc la synthèse nous fait conclure qu'il faut retourner aux souches du marxisme et du socialisme, qui revendiquaient à l'origine, je me répète également, l'ABOLITION de l'État et une DÉMOCRATISATION de l'économie. Vous savez, notre projet se fera également par 'étapes', si cela peut vous rassurer... :p

Si vous dites que notre projet est "tout simplement irréaliste", c'est peut-être que vous ne le connaissez pas assez. Selon nous, c'est le seul qui soit réellement réaliste autant sur le court terme que sur le long terme. Vous rajoutez également que nous aurons besoins de mener "une lutte contre les attitudes et les idées bourgeoises", mais cela est totalement idéaliste, et non pas matérialiste et donc pas marxiste du tout. Selon le matérialisme, c'est le contexte historique et social qui forge la pensée : l'économie, les technologies, la culture, religion, etc. Et donc ce n'est PAS l'inverse, c'est à dire la pensée qui forge la réalité, ou très peu. Il faut donc mettre en lumière les injustices et les processus de domination de l'économie concrète (la bourgeoisie, mais l'État également) pour que les gens ressentent le besoin de détruire le capitalisme, l'objectif central n'est donc pas de faire miroiter une société du futur, parfaite.

A. Franc-Shi a dit…

Toutefois, nous sommes en accord sur la nécessité d'avoir un "prolétariat uni et fort", mais relisez vos bouquins marxistes d'après 1871 et vous verrez que la "dictature du prolétariat", c'est lorsque tous deviennent des prolétaires libres et égaux, pas dominés ni par la bourgeoisie, ni par un État. Il est vrai que le "marxisme" d'avant 1871 (la Commune de Paris) définissait la 'dictature du prolétariat' par la conquête de l'appareil étatique par le prolétariat, mais ensuite, le contexte historique a démontré que cela apportait d'autres formes de dominations. C'est la "science historique" qui a fait ses preuves, vous devez en tirer des conclusions.

Vous dites qu"une nouvelle classe bourgeoise dirigeante [est apparue] suite au triomphe de la révolution socialiste". Mais donc ce n'était pas du socialisme puisque le socialisme c'est l'abolition des classes sociales! Et ce que Mao a appelé la nouvelle 'classe bourgeoise', n'était rien d'autre que la FORMOISIE (cette strate de prolétaires FORMÉS : syndicats, cadres, fonctionnaires, etc.). C'est exactement ce que vous semblez faire abstraction : aux luttes des classes se juxtapose les luttes des strates (INNOVANTS, FORMOISIE, OISIFS ou parasites). C'est la strate des formois, dont Staline faisait parti qui a prit le pouvoir par le capitalisme d'État en URSS. C'est la raison pour laquelle il a persécuté Trotsky, pour son principe de 'Révolution Permanente' qui aboutissait inévitablement à l'établissement du salaire unique en URSS que Staline a toujours refusé. Il ne faut pas commettre les mêmes erreurs que par le passé!

Je comprends votre "raisonnement géopolitique", mais lorsque les principes sont solides, universels et simples à appliquer, on se demande pourquoi ils ne surviennent JAMAIS. Je pense qu'il est préférable de ne pas se contredire (ou s'adapter à la situation géopolitique comme vous dites) pour ne pas confondre les gens, brouiller nos revendications et discréditer nos principes par l'échec inévitable causé par l'inapplication de principes simple. Vous dites que "Si Lénine n'avait pas appliqué la NEP, la révolution bolchévique se serait terminée au début des années vingt". Mais est-ce que cela aurait été une mauvaise chose en soit? La Commune de Paris de 1871 n'a durée que deux mois, mais a eu une influence retentissante pendant des siècles! Au lieu, la lutte ouvrière a été dénaturée par des années de stalinisme, en URSS, mais également ailleurs. Je penses que les 75ans de l'URSS étaient bien trop longues, on aurait pu passer à autre chose bien avant. Toutefois, je ne suis pas foncièrement contre le NEP de Lénine, plutôt la façon qu'il a été appliqué. Peut-être en reparlerons-nous dans un échange ultérieur...?

Anonyme a dit…

Bien bien bien... que l'URSS n'aie jamais été communiste, c'est une évidence, aucune révolution socialiste n'a abouti au communisme intégral. Le Grand Soir n'est justement pas pour... ce soir ! C'est un processus qui atteindra sa finalité dans des dizaines ou plutôt des centaines d'années, et c'est pourquoi le découragement de plusieurs militants ou leur embourgeoisement graduel n'est pas étranger à cela.

J'appuie le salaire unique à 110 % en théorie... mais en pratique, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Le meilleur rapport salarial en URSS a été de 1 à 3 (le plus haut salaire n'était que 3 fois plus élevé que le plus bas), ce qui n'est pas mal. Et en plus il le fut sous la période stalinienne. Je crois qu'on s'entend pour dire qu'une «révolution» ou un changement de régime de tendance socialiste se met à dos la «communauté internationale», donc en clair Washington puis l'UE et tous leurs suiveux. Ce qui signifie: embargos, étranglement économique, soutien à des guérillas contre-révolutionnaires et à l'opposition bourgeoise, fomentation de troubles divers, etc, etc, etc. Dans un tel contexte de SURVIE, comment ne pas maintenir un salaire plus élevé temporairement pour les métiers des secteurs vitaux de l'économie, ou pour les techniciens étrangers(entre autres), comme a du le faire Lénine et comme le fait aujourd'hui Chavez ?

Anonyme a dit…

Cela dit, je tiens à préciser que je ne mets pas Chavez au même niveau que Lénine quant à leurs réalisations respectives, bien entendu.

Je me suis exprimé un peu rapidement conercernant le terme de socialisme scientifique; je ne le limite pas à l'équation de «socialisme par étapes», mais bien comme vous le dites aussi au matérialisme historique et dialectique. Je rajouterais aussi aux avancées théoriques et pratiques de Mao comme une nouvelle phase du marxisme, suivant le léninisme. Par contre, je ne crois pas que nos thèses, antithèses et synthèses ne soient les mêmes... J'aimerais bien que vous m'expliquiez les «étapes» de votre «socialisme», car elles me semblent à 1ère vue plutôt courtes, se rapprochant de l'anarchisme. Lénine et Staline ont écrit de très bons textes sur la question, que vous ne devez pas ignorer j'imagine...

«C'est le contexte historique et social qui forge la pensée»: tout à fait. C'est pourquoi dans les débuts d'une révolution, l'ancienne classe possédante et dirigeante a tendance à essayer d'investir le parti révolutionnaire et d'influencer les masses qui n'en sont qu'au début de l'application du socialisme, et conservent des traits de pensées du capitalisme. D'où la lutte de lignes et le développement d'une aile droitière inévitable, et donc la nécessité d'une seconde révolution, puis d'une autre, et d'une autre, jusqu'à ce que, comme vous le dites, les conditions matérielles et sociales soient devenues telles que le point de vue «droitier» représente quelque chose de naturellement absurde pour les masses. Et d'où la nécessité d'une hégémonie culturelle prolétarienne constante (lutte contre l'hégémonie de la bourgeoisie, d'avant la prise de pouvoir jusqu'à bien après), comme l'a si bien développé notre ami Gramsci. Montrez-moi où se trouve l'idéalisme là-dedans.

Le socialisme n'est pas l'abolition des classes, c'est le communisme qui l'est ! Sous le socialisme, la lutte des classes se poursuit sans cesse d'après le processus mentionné. Et désolé, je persiste et signe concernant aussi le trotskysme, cette maladie infantile du communisme. Dans les faits, trotskysme est synonyme de conciliation, de spontanéisme, voire de... social-démocratie. Et j'en reviens à ceci: si la ligne de Trotsky avait triomphé, qui aurait arrêté Hitler ? Il n'est plus besoin de démontrer que les vrais rouges/bruns furent les trotskystes des années 30 et 40, qui prêchaient pacifisme et collaboration.

L'URSS des années de la perestroïka (et de bien avant d'ailleurs) ne me plaît pas plus que vous. Mais regardez de quoi a accouché la «chute du mur». Tant qu'à moi, la dénaturation de la lutte ouvrière est venue avec le révisionnisme, le pacifisme, l'abandon de la voie révolutionnaire et VIOLENTE au profit de la soumission aux élections et au parlementarisme, entre autre. Ça aussi pourrait faire partie d'un échange ultérieur...

A. Franc-Shi a dit…

Vous dites "Dans un tel contexte de SURVIE, comment ne pas maintenir un salaire plus élevé temporairement pour les métiers des secteurs vitaux de l'économie". Mais si l'information est réellement libre, gratuite et partagée entre tous les individus, ces mêmes citoyens devraient connaître les dangers qui les guettent. Donc, si le pouvoir économique est également réparti, il y aura nécessairement l'investissement citoyen qui accompagnera ce contexte social. De plus, si ces citoyens ont une dignité et un mode de vie qui mérite d'être défendu, ils le feront. Ils n'ont pas besoins de se faire payer plus pour quoi que ce soit! Le salaire stalinien à 3 paliers est un moindre mal. Je penses qu’il faut miser sur la volonté de CHAQUE INDIVIDU, au lieu de laisser une certaine élite décider de ce qui est le mieux.

Ne voyez-vous pas (ou peut-être acceptez-vous) qu'une telle organisation économique nécessite inévitablement un État économiquement fort, ce qui mène inévitablement à la collusion, à la corruption et donc à la manipulation et à l'oppression? Si l'État est l'outils de la classe dominante et que nous voulons créer une société sans classes, il faut abolir l'État. C'est quoi ça un État "ouvrier" ou "prolétarien"? Une sorte d'organisation syndicale qui est supposé veiller aux intérêts des travailleurs et appliquer 'la dictature du prolétariat'? On voit où ça mène! De plus, si l'État 'organise l'économie', il le fait nécessairement d'un point de vu bureaucratique. Ne voyez-vous pas que l'État, les fonctionnaires et la bureaucratie sont l'opposé de la révolution socialiste et plus particulièrement du communisme? Il faut un MINIMUM de bureaucratie. Et cette bureaucratie doit attitrer (de façon aléatoirement) le travail que personne ne veut faire mais qui est pourtant indispensable. Toutes les autres tâches doivent être organisés par la volonté des individus eux-même, selon ce qu'ils jugent qui est le plus pertinent pour LEUR développement.

Selon moi, Mao, par ses écrits et sa pratique (notamment la Révolution Culturelle), a justement démontré que le socialisme par l'État n'était rien d'autre que la domination de la strate de la FORMOISIE, que nous avons évoqué plus haut. D'une certaine façon, il vient confirmer la théorie de la 'Révolution Permanente' de Léon Trotsky. Je ne suis pas un admirateur de Trotsky, mais ses apports théoriques sont importants et vont dans le même sens que Mao. C'est la compilation de ces nouvelles théories et une révaluation de l'Histoire des deux derniers siècles qui ont permi aux néo-marxistes d'entrevoir les luttes des strates, d'où est né le concept des strates sociales (Innovants, Formois, Oisifs).

A. Franc-Shi a dit…

Vous dites que "Le socialisme n'est pas l'abolition des classes, c'est le communisme qui l'est!", mais le socialisme doit rester le véhicule permettant d'atteindre le communisme, pas de faire perdurer les classes sociales ou d'en créer d'autres. Le communisme, c'est plutôt le principe que "chacun prend ce qu'il a besoins, tout en donnant ce qu'il peut", un peut comme à l'âge préhistorique des tribus, ce que Marx appelait le ‘communisme primitif’. Le communisme du futur sera couronné par l'abolition définitive de la monnaie et de l'argent. Le communisme, c'est l'idéal qu'ont conceptualisés les anarchistes. Il ne pourra être atteint que lorsque la machinerie et la technologie permettront à l'homme de se libérer de toute tâche qui produit des biens essentiels. Lorsque la richesse produite par les machines pourra être des milliers de fois supérieur à ce qu'ont besoins les humains. Tout ce qui a entre aujourd'hui et cette utopie, c'est la marche vers le socialisme, jonchée de petits et de grands pas. Mais le couronnement du socialisme, c'est bel et bien l'abolition du pouvoir économique de l'État et une démocratisation de l'économie. Dit autrement, c'est l'abolition du capitalisme. Si le capital social est extirpé aux travailleur par un État, c'est du capitalisme d'État, pas du socialisme! Cela est vrai depuis la Commune de Paris de 1871, je n'en démord pas.

Je suis tout à fait en accord avec votre dernier paragraphe. Cela ne vient pas à l'encontre de nos propositions. Concernant votre demande de "vous m'expliquiez les «étapes» de votre «socialisme», car elles me semblent à 1ère vue plutôt courtes", je le ferai ce soir ou demain.
Je ne remets pas en question que nos procédés seront brefs, mais ils ne s'apparentent en rien à ce que prônent les anarchistes que je connais....

Anonyme a dit…

J'attendrai vos explications sur le passage du capitalisme au socialisme... et par le fait même, j'aimerais savoir ce que vous pensez du rôle du parti révolutionnaire... croyez-vous à la nécessité d'une avant-garde ? Vous semblez accorder un certaine importance à la «volonté individuelle», ce que je traduis aussi entre autre comme étant de miser sur les initiatives individuelles pour faire avancer la révolution... d'où peut-être votre conception de «révolution citoyenne» ? Ça sent le spontanéisme, et si on est d'accord que ce sont les masses qui font la révolution, on devrait aussi être d'accord qu'une fois le stade de la révolte ou de l'insurrection accompli, les masses ont besoin de délégués, de meneurs, donc du Parti ! (Bien sûr, révocables et réduits au minimum en tant que «structure hiérarchique et bureaucratique».)

Quand vous dites, en parlant de «l'État prolétarien»: «On voit où ça mène !», ne faites pas ce raccourci facile, car on pourrait aussi dire en parlant tout simplement de Marx, comme le font les anti-communistes primaires, on voit où ça mène !

Je ne reprendrai pas point par point ce que j'aurais à préciser ou à rectifier (selon moi) dans ce que vous dites, car je ne veux pas que ça ressemble à un dialogue de sourds. Tout cela est fort intéressant, mais ultimement, je vous dirais que si je croyais possible le passage du capitalisme au socialisme tel que vous le concevez, j'y adhérerais sur-le-champ, sauf qu'il s'agit de conceptions idéalistes, non réalistes et non applicables.

Sans rancune...

Anonyme a dit…

Ça fait plaisir de voir que le militantisme de gauche n'a pas cédé dans son ensemble au populisme, à l'aveuglement et au déni de réalité. Merci aussi d'appeler un chat un chat. Des mecs qui réduisent la situation à un non choix: "soit khadafi, soit l'intervention militaire mal men.e par Sarko et consorts", sont de fieffés cons ou de sombres malhonnêtes.
On ne peut JAMAIS nier les souffrances d'un peuple sous le simple prétexte que leur bourreau s'est donné pour hobby préféré d'insulter les dirigeant que nous combattons dans nos pays.
Ceci dit, venant de ce grand démocrate surtout pas mégalo qu'est Chavez, plus rien ne m'étonne: il ne pouvait tomber plus bas après ses amitiés affichées avec des salauds comme les ayatollahs et Ahmaninedjad.

Décidément, les anars, bien que se faisant traiter par tous de doux rêveurs, ont toujours eu les analyses les plus réalistes.

Amitiés depuis Montréal.

A. Franc-Shi a dit…

Vous demandez “croyez-vous à la nécessité d'une avant-garde”? Bien entendu! Il faut un parti révolutionnaire, c’est pour cela que nous proposons la délégation révocable par 25 (contrairement à la Commune de Paris qui était de 15 000 individus ou la révolution russe qui était de 500 à 1000 individus pour un seul délégué). Toutefois, cette délégation révocable devrait avoir pour but d’ABOLIR le pouvoir économique de l’État, non pas le renforcer.

Nous nous réclamons du libéral-égalitarisme, ce n’est pas pour rien! Nous sommes libéral car nous acceptons la loi du libre marché (offre et demande) pour fixer les prix. Nous sommes égalitaristes car nous prônons l’adoption d’un revenu unique pour tous et donc l’abolition du marché du travail. En d’autres mots, ce que nous revendiquons, c’est de séparer le libéralisme-matériel (marchandise) du libéralisme-humain (marché du travail). Si autrefois nous avons morcelé l’État de l’Église, il est aujourd’hui plus que temps de séparer ces deux concepts très près mais de plus en plus contradictoires.

Ce que nous prônons avant-tout, c’est la démocratisation de l’économie, et donc la destruction des monopoles de capital social. Toute accumulation de capital et sa gestion par une poignée d’individus (même s’il sont élus) est à l’opposé du socialisme et du communisme que nous revendiquons. Nous prônons l’instauration d’un système volontariste, où tous sont absolument libres de faire ce qu’ils veulent, à condition qu’ils aient accompli leur travail civique (travail minimum requis pour bénéficier des avantages de vivre en société). Tout doit évidemment commencer par un renversement révolutionnaire de l’ordre établie.

Le renversement révolutionnaire (Comment prendre le pouvoir)
Nous prônons l’instauration d’une pyramide de délégués révocables formé de groupes de 25 individus. Si on procédait ainsi au Québec, avec nos 7 500 000 de citoyens, cela ferait 4 paliers de gouvernance, tous formés de groupes de 25 individus élus, à tout moment révocables. En France, ce serait seulement 5 paliers et seulement 6 paliers si on incluait les 6.8 milliards d’individus sur toute la planète. Ainsi, le coeur de la démocratie mondiale, TOUTE la démocratie mondiale reposerait sur des groupes la grosseur d’une classe d’école, soit seulement 25 individus!

L’objectif avoué doit être d’abolir le système parlementaire et le remplacer par cette délégation révocable. Lorsque NOTRE État de délégués révocables représentera plus d’individus que LEUR État parlementaire, il sera légitime de gagner le pouvoir parlementaire, de l’abolir et de le remplacer par cette délégation. Par exemple, si Jean Charest a été élu avec seulement 2 500 000 votes, il suffit que notre délégation révocable rassemble plus que ces 2 500 000 votes pour qu’il devienne aussi légitime sinon plus que l’État québécois de Jean Charest. Cette délégation révocable, l’État du futur, ne doit pas pouvoir bénéficier de pouvoir économique, ce sont les individus qui auront ce pouvoir. L’État du futur n’aura comme tâche que de fixer des normes, par exemple : le nombre sécuritaire de plomb dans la peinture, décréter l’abolition de l’ancien régime parlementaire, décréter l’abolition du profit et du capitalisme dans son ensemble, n’importe quoi qui fixe des normes et qui n’a pas besoins de pouvoir économique. Toute l’économie du futur ne reposera pas sur l’économie étatique, mais le privé : les individus. Aucune taxe, ni impôts, aucune façon pour l’État d’accumuler du capital.

A. Franc-Shi a dit…

Surpassement du capitalisme
Si le but est de détruire le capitalisme, il faut détruire les moyens qui permettent l’accumulation de Capital, qu’il soit privé (capitalisme bourgeois) ou étatique (capitalisme d’État). La nationalisation des banques est donc indispensable. Toutefois, ces banques ne doivent pas être gérées ni par l’État, ni par des groupes d’individus. Ses tâches doivent donc être réduites à sa plus simple expression :
-Fusion de toutes les banques
-Abolition des services banquiers (prêts, placements, hypothèques, etc.).
-Toutes les tâches de dépôts et de retraits sur les comptes peuvent être faits par un simple ordinateur.

Pour empêcher toute accumulation du capital, il faudra abolir le profit privé. Il faut donc créer un compte bancaire social où tous les entreprises déposeront leurs profits (le cas échéant sera considéré comme de la fraude ou de l’évasion fiscale et sera jugé au même titre que ces infractions aujourd’hui). Pour ne pas que ce système se transforme en capitalisme d’État, le capital social ne doit PAS être géré par des élus, des fonctionnaire ou tout autre individus, mais il faut qu’il soit géré par l’ensemble des individus eux-même! Il faut donc :
-Inviter tous les individus qui n’ont pas de “compte bancaire” personnel d’en ouvrir un.
-Création du salaire unique pour tous, où, sur une période mensuelle, le profit accumulé dans le compte bancaire social sera redivisé également entre tous les membres de la société.

Ainsi, si on prend le PIB canadien et qu’on le divise par le nombres de canadiens, on pourrait offrir plus de 3000$ par mois à TOUS les canadiens. De la même façon, si on prend le PIB mondial et qu’on le divise également entre TOUS les terriens, on pourrait déjà offrir environ 950$ par mois à TOUS les terriens, femmes, hommes, enfants, vieillards, handicapés, tous sans discrimination!

A. Franc-Shi a dit…

Investissement démocratique
Une partie à déterminé (admettons 20%) de ce revenu unique à tous les citoyens serait extrait de sont revenu pour “l’investissement démocratique”. Mais ce n’est pas à l’État ni à quiconque autre que l’individu lui-même de décider comment il veut investir cet argent. Par exemple, admettons que nous offrons 3000$ par mois à tous les canadiens. 20% de 3000$ = 600$ en investissement démocratique pour tous. Ainsi, chaque individu, à tous les mois, peut décider comment il réparti son investissement. Il peut investir 200$ dans le projet de l’un de ses amis, 300$ dans sa propre entreprise et admettons 100$ pour la recherche contre le cancer, ou pour l’armement de la patrie, n’importe quoi! Ce qui est important à retenir, c’est qu’il n’y a plus de concentration du capital social, mais que celui-ci est réparti également entre tous les individus.

De cette façon, chaque individu devient à lui-seul fonctionnaire, banquier, investisseur et politicien. Si, par exemple, vous avez un projet de construire des panneaux solaires, vous aurez votre propre investissement démocratique de garanti, c’est à dire que vous pourrez investir la totalité de votre 600$ dans votre propre entreprise si vous voulez (tous les profits redeviendront collectifs par la suite). Par contre, si cet investissement n’est pas suffisant, vous devrez aller ‘vendre’ votre projet aux autres, afin de les convaincre d’investir une partie ou la totalité de leur investissement démocratique dans VOTRE projet. C’est cela la démocratisation de l’économie! Et c’est ainsi la seule façon que le marché libre peut subsister en même temps qu’une démocratisation de l’économie. Pas besoins “d’organiser” l’économie par l’État, les individus s’organiseront eux-même selon leurs propres besoins. Aucune organisation économique arbitraire mis à part....

Le travail civique
Le travail civique est la seule obligation qu’a l’individu pour bénéficier de sa vie en société. Si l’individu refuse de faire le travail civique, il est invité à s’occuper de lui-même seul, sans l’aide sociale et donc sans le revenu unique pour tous. Le travail civique représente les emplois ESSENTIELS, où pas assez d’individus veulent participer. Par exemple, s’il y a seulement 10 éboueurs alors qu’il en faudrait 15, cinq individus auront comme travail civique de faire l’éboueur pour une période à déterminer (admettons un mois). Ces individus seront choisis au hasard par un ordinateur, selon les critères nécessaires pour faire ce travail (âge, région, etc.). Toute l’information traitée par les ‘ordinateurs sociaux’ doit être à tout moment disponible, complète et publique, afin d’éviter les fraudes ou le favoritisme.

A. Franc-Shi a dit…

Si cela vous intéresse, je vous invite à poursuivre cet échange dans le nouveau billet Esquisse d’un programme libéral-égalitariste, comment surpasser les paradigmes modernes. Celui-ci est en fait une republication (avec quelques retouches) de mes 3 dernières publications ici. Au plaisir de poursuivre nos échanges.

maidoc a dit…

Massacres et existence
Vanité des chefs, futilité des hommes, crédos et banalités.
Monsieur Kadhafi, allez vous reposer, il est temps !

A l’appel du muezzin la prière nocturne repose l’âme. Tu l’invoques, à même le lit, pour te rendre la santé ou te conforter de biens … Le matin, la pluie t’éveille. Et si tu as de la chance, tu verrais sur plafond danser des ombres. Réfléchies par les flaques, ce sont des cascades de sons et de lumières; qui passent à travers les persiennes et s’égouttent image par image. Artefacts ludiques, hasards des destins, des crédos, des lieux et du temps. Monsieur Kadhafi, où est Dieu dans tout ça ?
Comme autant de filets de lumière, de traits de pluie, la bouilloire écume ses vapeurs. Il y a des myriades d’élément dans cette buée qui ronfle ! Il y a quelqu’Un qui les discerne de loin, qui les compte et qui sait où elles vont se recycler. A travers la vitre, tu aperçois encore ces milliards d’étoiles et les mystères qu’elles abritent et nous cachent ! Il y a quelqu’Un qui les connaît, une par une, maison par maison, zenga, zenga et qui sait les poussières et les feux de chacune et les flammes que tu allumes, toi ou un autre despote de ton clan ! Où est Dieu dans tout ça ?
Les savants nous disent que la vie est née dans la mer et que les ancêtres des animaux, dont nous sommes, toi surtout, se sont adaptés progressivement à la vie sur terre. Reptiles, prédateurs et proies, ont des ancêtres communs ! Es-tu de ceux-là ? Les premiers reptiles, avant de s’éteindre et de se transformer en roches fossiles, ont vécu il y a quelques 350 millions d’années de cela ! Le charbon ou le pétrole que nous consommons, ceux de Libye ou d’Algérie, sont justement faits de ces immenses jungles et forêts, enterrées depuis des ères, pour nous servir de combustibles et de matières premières. De tirelire pour toi ! Nous avons appris à ne voir dans les espèces inférieures que des aliments. Leur ôter la vie pour restaurer nos corps n’est ni un pécher ni un complexe, mais une question de moyens et une affaire d’argent ! Pomper l’Afrique, l’offrir aux séides pour acheter des armes et les utiliser contre les voisins, et maintenant contre les tiens est un sport ‘’ sordide’’, non fort amusant pour toi ! Et Dieu dans tout ça ?

LA SUITE EST ICI :

http://www.rezoweb.com/forum/sante/myastheniagravi/28733.shtml

maidoc a dit…

UNE COMÉDIE DE FICTION

LES CHRONIQUES ANTICIPÉES DE MME STUDENT, CHAPITRE 41

LA RÉSURRECTION DE KADHAFI

« INVASIONS, DÉMOCRATIE, PÉTROLE OU L’ANSCHLUSS ARABE »

Avertissement.
Après le Printemps arabe, l’enfer impérial rouvre ses Portes d’Orient. Kadhafi est énervé surtout depuis qu’on l’a zigouillé. Les libérateurs Coalisés pour la Démocratie, ont réussi le stratagème élémentaire qu’ils ont planifié pour dégommer le tyran par intuition, devenu plus odieux et névralgique que jamais, afin de le remplacer, selon certains, par des dirigeants serviles et plus pacifiés. Revenu à lui, il se demande pourquoi on l’a harcelé de la sorte, en dépit du fait que les foules arabes sont aussi bien massacrées au Yémen qu’en Syrie ! Et si ces brailleurs de fond, ces émeutiers que la France et ses mentors sont venus soutenir et emballer dans leur insurrection contre lui, si ces ‘’personnes’’ n’ont pas les mêmes droits humains, attachés aux mêmes ‘’souffrances’’, selon que leur pays soit riche en pétrole ou pas ! Et que la prétendue démocratie du prétendu Printemps Arabe ne soit en fait que le dindon de la farce, le méchoui, des moutons de Panurge.
Il se peut que dans cette pièce de fiction et de fantaisie, dans ce monologue en quadriphonie, 4D, que ces vociférations d’outre-tombe déstabilisent nos certitudes gonflées de propagandes et que l’antihéros devienne plus vert que d’habitude. Plus amer, plus amusant que de coutume ou plus avenant encore ! Des insanités et des propos libidineux, peuvent gerber du texte ! Voire des insinuations, qu’il convient de ne pas mettre à la portée des enfants, sans leurs dicos !

Kadhafi, un tyran fantasque, est maîtrisé et martyrisé ! Homme de paradoxes, même sa fin fut sibylline. Entre deux respirations chaotiques, plusieurs coups de feu, des injures, des jets urines fusent sur sa gueule. Des coups de poings et ‘’quelques balles perdues, tirées à bout portant’’, l’ont rendu moins photogénique ! Il eût une révélation. Lui, ou du moins ce qui en reste.
Il se dit en marmonnant, le visage ensanglanté : « Ces gens sont injustes ! Ils auraient dû me juger au lieu d’écouter leur colère et de commencer leur règne par des crimes de guerre ! Mais passons ! Que Dieu leur pardonne, en ce qui me concerne, moi et mes enfants, mais pas pour le mal qu’ils feront à mon pays. Parce que la Libye, c’est mon défi ! C’est moi qui l’ai sorti du sable et qui lui ai donné la paix et le respect des nations, la fierté aux siens et de l’éducation ! C’est vrai, question d’honoraires, que j’ai pensé à ma retraite et à mes vieux jours. Quelques uns de mes privilèges furent engrangés ça et là, chez les ploucs d’Europe ! Mais quel est le président qui n’en ait pas eus ? »

Avant d’être inhumé au secret, des pensées massives et nombreuses fusèrent sous sa chéchia ! La mort, la vie, leurs sens, la résurrection. Il fit quelques hics philosophiques que madame Student va vous relater dans ses chroniques prospectives !

1 °) LA RÉSURRECTION DE KADHAFI

M_ A vous Mouammar, salam âlikoum, à vous ! Réveillez-vous ! Allo, vous pouvez parler ! ( M, Maidoc, S, Student et K, comme Kadhafi, dans le dialogue).
K _ P’tain ! « Si je savais que j’allais finir, je n’aurais pas commencé » !

LA SUIT EST ICI :

http://www.rezoweb.com/forum/sante/myastheniagravi/32689.shtml

Contribuez à cette discussion