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jeudi 9 décembre 2010

2011 : Fin du règne du dollars US et multiplication des conflits sociaux et internationaux.



Si l'image des États-Unis comme protecteur de la liberté et de la justice avait pâti pendant le règne de Bush, il serait faux de prétendre que cela s'est amélioré depuis l'assermentation de son successeur. Les dernières rencontres du G20 ont clairement démontré qu'il n'y avait pas de consensus sur la gestion de l'économie pour le futur. Déjà, la méfiance face au dollars US s'était grandement accentuée lors de la crise économique de 2008. L'application du «Quantitative Easing II» le 3 novembre dernier par la FED étasunienne entrainera le rachat de 600 milliards USD de bons du Trésor US d’ici Juin 2011. Cela équivaut à imprimer 600 milliards de dollars pour donner la possibilité aux banques de prêter d'avantage. Le LEAP (Laboratoire Européen  d'Anticipation Politique) nous aprenait récemment que cette pratique pourtant légitime a "provoqué, pour la première fois depuis 1945, une critique générale et souvent virulente de la part de la quasi-totalité des autres puissances mondiales : Japon, Brésil, Chine, Inde, Allemagne, pays de l’Asean. Pourquoi donc? Puisqu'une forte création monétaire entraine généralement une inflation prononcée. Puisque l'économie américaine repose sur l'importation, on peut présumer que cette création monétaire sera exportée à l'étranger et entrainera une inflation dans les pays commerçant avec les États-Unis.

Le monde se méfie de plus en plus des États-Unis. Si autrefois un investissement dans ce pays était synonyme de stabilité et de prospérité, un sentiment inverse s'en maintenant installé. Partout sur la planète, les individus subissent des mesures d'austérité et de privatisation à cause de la crise économique enclenchée aux États-Unis, mais également à cause de l'application sans broncher de leur politiques économiques. Déjà, aux quatre coins de l'Europe, des mouvement de grève surgissent pour protester contre les politiques de leurs gouvernements qui gèrent la crise économique selon leurs critères néo-libéral hérités des années 1990 et qui bénéficient toujours aux mêmes groupes d'individus. Les antagonismes sociaux ressurgissent, les opinions se polarisent.

La Chine possède suffisamment de devise US pour donner le coup final à l'économie étasunienne. En effet, la Chine à elle seule possèderait plus de 2000 milliards de dollars US. La Chine sera assurément le pays dominant de l'avenir, mais pour l'instant, elle reste beaucoup trop isolé au niveau politique. Une fois de plus, le LEAP nous apprenait que "Tokyo [Japon] et Pékin [Chine] se livrent un conflit diplomatique d’une rare intensité. Sous divers prétextes (bateau chinois ayant pénétré dans les eaux territoriales japonaises, achats chinois massif d’actifs japonais faisant s’apprécier le Yen, …), Pékin et Tokyo échangent des mots très durs, limitent leurs relations de haut niveau, appellent à témoin l’opinion internationale, …" La Japon étant un grand allié des États-Unis, on veut le neutraliser et le forcer à joindre l'hégémonie chinoise. Le coup de grâce fut lancé par la Corée du Nord, grand allié de la Chine, lorsque le 23 novembre dernier, elle a bombardé une île de la Corée du Sud, allié des États-Unis. Le but est bien entendu d'intimider et de neutraliser les alliés régionaux des États-Unis, mais surtout, on veut constater à quel point le concurrent étasunien est déstabilisé. On ne veut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.

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