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jeudi 3 mars 2011

Le Génocide Sanitaire du Capitalisme : Les charniers de la résignation populaire.



Un extrait de "La sueur et le sang des Africains victimes de la bourgeoisie esclavagiste et la "merde" de Edouard Herriot. Après la Tunisie, L'Egypte et la Libye, il faut une première révolution contre l'esclavoisie dans toute l'Afrique !" - Sur RevolisationActu



"La politique, c’est comme l’andouillette.
Ça doit sentir un peu la merde mais pas trop."
Édouard Herriot, ancien Président du Conseil et de l’Assemblée Nationale, 1925
trouvé sur http://www.courtois.cc/citations/politique.html

J'ignorais cette citation..... En l'occurrence, l'odeur qui exhale de la "boutique de gauche" de l'agence idéologique du capitalisme mondial, - une boutique appelée "Internationale Socialiste", c'est plutôt l'odeur de la mort, l'odeur du sang qui coule et l'odeur de la sueur de ceux qui travaillent pour 150 euros par mois dans le Maghreb et le Machrek, de ceux qui travaillent dans les plantations de Vincent Bolloré pour 50 euros par mois....


Quand Paul Biya tombera, on viendra nous dire "Mais on ne savait pas....."
Quand un terme sera mis au génocide sanitaire dont sont victimes les bébés africains, ils nous diront "Nous ne SAVIONS PAS"...


Mais le SITE DE L'INED donnait TROIS MILLIONS DE MORTS DE MOINS DE UN AN pour l'année 2005. Ils annoncent - rapidement - 2,86 millions pour l'année 2009.


ILS SAVENT.

2 [ C O M M E N T A I R E S ]

:

Anonyme a dit…

L’esprit indestructible de Thomas Sankara souffle plus encore sur le monde actuel !
Son discours sur le NON PAIEMENT de la dette est juste et particulièrement visionnaire

http://dailymotion.com/video/xg4e2h Thomas Sankara : Discours historique sur la Dette

S'il faut décrire brièvement Thomas Sankara, on pourrait dire qu’il était un homme qui réclamait, sans distinction, une justice concrète pour tous. L’homme combattait la misère et les dépendances néocoloniales. Il s’indignait de l’impérialisme et de ses relais africains locaux. Houphouët Boigny, lui-même, ne pouvait manquer de se plaindre du jeune révolutionnaire très enclin à reformer l’ordre colonial imposé aux peuples d’Afrique.

Le gêne entre les deux chefs d’États vient du fait que d’une part le président Burkinabé Thomas Sankara avait séduit les jeunes ivoiriens par ses visions et ses discours sur l’affranchissement des africains. Et d’autres part, le président ivoirien Houphouët Boigny redoutait une imitation de l’éclairé capitaine Burkinabé dans son jardin privé la Côte-D’ivoire. Les échauffourées se sont multipliées entre les deux chefs d’état.
Concernant les amis de la France, imposés comme chefs d’état aux peuples Africains, Sankara disait : [ce sont] « des alliés locaux de l’impérialisme qui gambadent de sommet folklore en sommet folklore à la recherche d’un soutien moral et logistique. » Il disait vrai et cela dérangeait. Le président du Burkina Faso pensait qu’il n’yavait pas de raison de se taire ou de baisser les yeux face aux hommes malhonnêtes, qu’ils soient de la bande De Gaulle ou autre.

Un jour, il a apostrophé un parrain de l’Élysée, François Mitterrand, en ces termes: « Nous, Burkinabés, n’avons pas compris comment des bandits, comme Jonas Savimbi, le chef de l’Unita, des tueurs comme Pieter Botha, ont eu le droit de parcourir la France si belle et si propre. Ils l’ont tachée de leurs mains et de leurs pieds couverts de sang. »

Hmmmm! Vous vous demandez quelle était la réponse de Mitterrand ? Plus à l’aise dans les manigances obscures que face à la vérité dite sous les lumières, Mitterrand pâlit. Comme un malfrat, pris la main dans la poche, il n'a pu rien dire d’intelligible. Ce qui ne signifie pas qu’il est moins dangereux. Le combat du « Che Guevara » Africain contre le sous-développement, perçu comme un symbole dangereux d’émancipation, allait couter la vie à Sankara.

François Mitterrand et ses lieutenants françafricains ont décidé d’étouffer le mouvement d’affranchissement initié par le jeune révolutionnaire. Ça pourrait éveiller les Africains disaient-ils. Les rumeurs de putsch ont commencé à circuler dans les cabarets à Ouagadougou. Sankara était au courant mais il refuse de faire couler le sang. Aussi, il disait à son alentour que c’est une insulte à son intelligence de croire qu’il n’est au courant de rien ou ne voit rien lorsqu’il suffit d’aller dans un cabaret de Ouagadougou pour savoir que le temps allait changer. Sankara avait renié le recours aux armes pour régler les différends politiques. Sankara était bien un homme pacifique. Le 15 octobre 1987, un commando prend d’assaut les bâtiments du Conseil de l’Entente et assassine le président du « pays des hommes intègres », massacrant aussi tous ceux qui s’y trouvent.

Bien que physiquement mort, l’esprit de Sankara vit encore. Il meut au dessus de la jeunesse africaine et inspire cette dernière dans sa marche vers la liberté. Sankara est inoubliable ! Ses idées sont une source de lumière pour la jeunesse africaine.

Ses citations favorites : " Tuez Sankara et des millions de sankara naitront " et " Nous ne pouvons laisser à nos seuls ennemis d’hier et d’aujourd’hui le monopole de la pensée, de l’imagination et de la créativité ! car ceux qui exploitent l'Afrique sont les mêmes qui exploitent l'Europe "
Si ce n'est pas dans l'air du temps ça ! ????

A. Franc-Shi a dit…

Superbe commémoration de Thomas Sankara! Tout comme Michel Aflak, fondateur du parti Baas, ils avaient la merveilleuse ambition d'unir les humains opprimés au-delà des frontières érigées par la division économique du monde. Amicalement.

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