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dimanche 6 mars 2011

Réplique à "La fin du libre marché" sur le blog 'Pour Que Demain Soit'



Jimmy St-Gelais, du blog 'Pour Que Demain Soit', offre une analyse économique concernant la hausse de la demande des ressources premières qu'on pourrait résumer à “les prix ne cesseront d’augmenter”. Mais est-ce que cela est mauvais en soit pour les populations de l’occident qui peuvent en majorité se payer tous les produits essentiels? Certainement pas! Cela aura même comme effet bénéfique de limiter la surconsommation, diminuer les gaspillages et favoriser le recyclage et la réutilisation des marchandises. Ce qui est aberrant, c’est que les prix de ces mêmes marchandises augmentent également pour les populations qui ont déjà de la misère à payer l’essentiel. Est-ce la loi du marché (ratio offre/demande) qui est le problème? Certainement pas! Le noeud du problème, c’est la répartition mondiale et nationale de la richesse, des responsabilités et du travail. Le problème est économique, certes, mais pas relié au marché des marchandises. Il est relié au MARCHÉ DU TRAVAIL, la compétition nationale et internationale des travailleurs, qui pousse sans cesse les salaires à la baisse et qui accentue les inégalités sociales.

Ce qu'il faut abattre en ce début de 21e siècle, ce n'est pas la loi qui fixe le prix du pain, mais qui fixe le prix du travail humain! Tout comme nous avons séparé l'Église de l'État, il est aujourd'hui plus pressant que jamais de séparer le libéralisme-matériel du libéralisme-humain. En Tunisie comme en Égype, c’est la mauvaise répartition du pouvoir d’achat qui a fait que la majorité des population ont eu de la difficulté à se payer même une baguette de pain. D’une certaine façon, c’est justement les lois du marché qui ont permis un soulèvement généralisé de ces populations.

Sur ce point, nous sommes TOTALEMENT en accord : “Dans ce contexte, les États connaitront une baisse de leurs rentrées fiscales en corrélation avec le ralentissement de l’activité économique suscité par l’accroissement de l’inflation.“. Il faut donc en conclure que c’est la fin de la sociale-démocratie et de l’État Providence, RIEN DE MOINS. Ce n’est pas à nous, citoyens, de payer les imbécillités que ces bandits à cravates ont pu faire avec notre argent (par la création monétaire des banques centrales, par les plans de sauvegarde d'entreprises privées 'trop grosses pour tomber'). Vous voulez tout de même jouer le jeu de la sociale-démocratie? Taxer les entreprises et espérer qu’il en reste assez pour financer des programmes sociaux? Hé bien nous retournerons à l’âge des subventions massives aux entreprises (car il faudra bien les attirer malgré notre haut taux d’imposition), engrenage de la collusion, de la corruption, des barrières tarifaires et du protectionnisme national, qui mena à la première guerre mondiale, au fascisme et au stalinisme du 20e siècle. Sans compter que nous n'avons pas nécessairement les outils pour combattre l'évasion fiscales et autres prouesses financières dont notre élite est accoutumée. S’il y a une leçon qu’il faut tirer du 20e siècle, c’est bien cela : la sociale-démocratie est le berceau du fascisme ou du stalinisme et....tout peut changer en une seule journée : l’élection nationale. Une phrase résonne des confins de l’Histoire : “l’État a toujours été l’outils de la classe dominante, il doit être réduit en miette!”. Les socialistes et les communistes devraient méditer sur ce point. Dans le même sens, les libertariens devrait faire de même avec le concept de bourgeoisie, car si l'État est un obstacle au libre épanouissement de l'individu, la bourgeoisie l'est tout autant.

@Jimmy St-Gelais : “Peut-être existe-t-il des solutions.” Très certainement qu’il existe des solutions et comme vous le soulignez, elles ne seront pas nécessairement faciles à appliquer. D’où l’importance de créer une structure  pyramidale de débat social, sur la question post-capitaliste. Nous proposons l'organisation de comités d'actions de 25 individus, tous représentés par des délégués à TOUT MOMENT révocables. Cette structure, elle est déjà en construction en Tunisie, Égype, France, Grèce et....un peu au Québec.    :p

“Dans un seul pays, ce serait déjà un enjeu colossal.”. Au niveau national, c’est peine perdu : Salvador Allende, Laurent Gbagbo, Jean-Bertrand Aristide et j'en passe des tonnes! Il FAUT un mouvement international. L’année 2011 sera marquée par le retour de la crise économique de 2008 et la période 2011-2014 sera un momentum révolutionnaire historique sur TOUTE la planète. Déjà, l’Afrique et le Moyen-Orient se déchirent et se libèrent peu à peu de la domination occidentale. Cela aura comme effet qu’il ne sera plus possible pour nous de nous procurer à bas coût des ressources naturelles ET de la main d’oeuvre à moins de 50$ PAR MOIS. Comme vous dites, cela aura un effet inflationniste et poussera le modèle basé sur le US$ à la perte. Il faut profiter de cette brèche révolutionnaire, sinon l’élite d’aujourd’hui maintiendra son emprise....ou changera de main, mais un chose est certain, c’est que nous ne serons nullement gagnant dans ce spectacle qui se profile au quotidien.



7 [ C O M M E N T A I R E S ]

:

Jimmy St-Gelais a dit…

« Mais est-ce que cela est mauvais en soit pour les populations de l’occident qui peuvent en majorité se payer tous les produits essentiels? Certainement pas! Cela aura même comme effet bénéfique de limiter la surconsommation, diminuer les gaspillages et favoriser le recyclage et la réutilisation des marchandises »

Je vais amplement dans ce sens dans ce billet : http://pourquedemainsoit.wordpress.com/2008/07/25/une-crise-economique-salvatrice-pour-la-planete/

« Est-ce la loi du marché (ratio offre/demande) qui est le problème? Certainement pas! »

Hum, je pensais que ma démonstration était claire sur la fin de viabilité de cette loi…

A. Franc-Shi a dit…

Jimmy, suite à la publication d’une réplique de votre texte “La fin du libre marché”, vous m’avez référé vers un autre texte de votre part, “Une crise économique salvatrice pour la planète?”, en mentionnant que “je pensais que ma démonstration était claire sur la fin de viabilité de cette loi”.

Après lecture du second texte, j’ai pu effectivement constater que vous y élaboriez une position qui va dans le sens de l’effondrement du système économique actuel, mais jamais vous ne parlez des lois du marché, de l’offre et de la demande. Je pense que vous tombez dans le même piège que les communistes staliniens, qui, au cours du 20e siècle, n’ont su séparer le capitalisme de la loi du marché. Il est important de constater que la loi du marché est nécessaire au capitalisme, mais que le capitalisme n’est PAS indispensable au marché. Vous savez, la loi de l'offre et de la demande prédominait au Moyen-Âge et en Antiquité également... Si les marchés s’effondrent et se déstabilisent présentement, c’est parce que le CAPITALISME est ébranlé et fissuré. C'est l'accumulation et la concentration du Capital qui déstabilise le système économique actuel.

Lorsque les soviétiques ont décidés de contrôler artificiellement les prix des denrées alimentaires, qu’est-ce qui est arrivé? Il y a eu pénurie et donc conflits sociaux (que faire quand vous avez assez d’argent pour acheter de la nourriture mais qu’il n’en reste plus dans les magasins?). La loi de l’offre et de la demande vient fixer un prix aux marchandises selon leur rareté et leur usage. C’est la meilleur façon de répartir les marchandises équitablement dans la société, de limiter le plus possible le gaspillage et de favoriser la production de marchandises rares et désirées. Même si le pétrole est indispensable à la vie économique moderne, est-ce que se serait souhaitable pour la société que son prix soit artificiellement fixé à la baisse? Je ne pense pas.

Ici, comme partout ailleurs, le problème n’est pas la fixation des prix des marchandises, mais le pouvoir d’achat des individus, leur pouvoir à acheter ces marchandises. Prenons par exemple deux situations :

-Nous fixons artificiellement les prix du pain à la baisse. Admettons qu’il coûte 1$ pour faire un pain, et que nous pouvons le vendre avec un faible profit à 1.05$. Ainsi, probablement que tout le monde va s’acheter du pain, va s’en acheter plus même, et pourquoi pas même nourrir ses animaux domestiques avec (Chien, Cheval, etc.). Ainsi, il y a une forte augmentation de la demande, mais avec un profit limité. Il y a donc augmentation des risques de pénurie, gaspillage, MAIS SURTOUT, le boulanger a moins de pouvoir économique pour s’acheter d’autres fours, rénover et agrandir sa boulangerie, bref, augmenter sa production et combattre la pénurie.

-Par contre, si nous donnerions 1000$ par mois, équitablement à chaque humain, tous pourraient s’acheter du pain (jusqu’à ce qu’il y ait pénurie), mais SURTOUT, le boulanger pourrait gonfler ses prix pour limiter la consommation, augmenter ses profits et pouvoir l’investir dans du nouveau matériel de production.

Cet exemple est très simpliste, mais peut s’appliquer à toutes les marchandises et démontre, en tout cas selon moi, que ce n’est pas le marché des marchandises qui pose problème, mais le marché du travail qui revoit constamment à la baisse le pouvoir d’achat des travailleurs. Comme je le prétendais dans la réplique précédente, il sera important de séparer libéralisme-matériel du libéralisme-humain et réduire en miettes le “marché du travail” qui est en fait une structure sociale de prostitution économique.

C'est la raison pour laquelle je ne comprends vraiment pas la raison de votre phrase "je pensais que ma démonstration était claire sur la fin de viabilité de cette loi" [en occurrence la loi de l'offre et de la demande, la sainte loi du marché].

le peuple a dit…

Nous sommes aussi les décideurs, nous ne sommes pas seulement les contribuables dont parles les éditoriaux, Nous avons ce droit inaliénable de décider, de concerter nos voix et de déclarer un processus à mettre en branle, Nous avons le pouvoir de l'union, de la masse., les élus ne sont pas des dictateurs sans compte à rendre, ils sont la voix du peuple, c'est cette cause qu'ils ont embrassés et c'est notre responsabilité de les en dispensés, s'ils ne représentent plus cette cause, LA VOIX DU PEUPLE !

Il est une évidence clair depuis le départ, mais qui s'est affirmée avec la venue d'un troisième mandat aux portes paroles actuels de la VOIX DU PEUPLE,
Vos chers libéraux, Ils ont bafoué et ignoré la voix du peuple, reniant la base même de la démocratie, imposant à ceux qui les ont élus sur cette même base, d'être sans voix, et sans écoutes, ce qui représente sans équivoques leur mépris de la voix du peuple et de la démocratie du fait même !

Ce fait étant maintenant une certitude, il est de notre devoir collectif d'exiger l'arrêt immédiat de toutes activités parlementaire, la suspension de toutes activités liés à la voix du peuple, car le peuple l'exige formellement !
Le peuple exige dès réceptions de ce document l'arrêt immédiat des activités parlementaires, la Fin du mandat accordé au parti libéral et la destitution des pouvoirs accordés par le peuple au premier ministre et à son cabinet des ministres.

Nous le peuple, exigeons dès maintenant une consultation publique formé des regroupement citoyens existants et nouveaux qui désireraient s'impliquer dans un renouveau démocratique et rétablir les base d'une démocratie saine au Québec, et ce, avant la tenu d'une prochaine élection, car nous citoyens du Québec exigeons cela pour assuré une viabilité à notre nation, et à la gestion de nos avoirs collectifs, ce message est une requête et non un manifeste, il est impératif d'obtempérer et tenir compte de la voix du peuple !
Car notre nation jouit d'un droit fondamentale en démocratie, Le droit de choisir !
et nous, le peuple, choisissons maintenant de vous retirer tout pouvoir que vous détenez de par le peuple, ce qui vous confère aucune alternative, aucune option, vous devez reconnaître cette décision et y donner suite sur le champ !

La fin des actions pacifistes au québec, le début des actions d'impact !
à partager, signé et envoyer aux plus grand nombre,
à faire suivre et envoyer à tous les partis politiques députés et ministres,
journalistes et regroupements citoyens, !

Jimmy St-Gelais a dit…

@A. Franc-Shi

"Après lecture du second texte, j’ai pu effectivement constater que vous y élaboriez une position qui va dans le sens de l’effondrement du système économique actuel, mais jamais vous ne parlez des lois du marché, de l’offre et de la demande. "

Je répondais à votre commentaire sur mon billet La fin du libre marché et donc je disais que ma démonstration était claire dans ce billet précis.

La loi de l'offre et de la demande en tant que système date de l'époque moderne, et dans les autres époques, il existait un succédané naturel de cette loi. De toutes les ères, les ressources ont été recherchées et leurs valeurs ont été attribuées selon leurs raretés. Le monde a des ressources limitées et c'est justement là qu'est le problème de la pertinence de cette loi dans notre société d'ultraconsommation. Lorsque les ressources deviendront de plus en plus rarissimes,et cela arrivera, leurs prix monteront drastiquement, et la superstructure de l'économie capitaliste s'effondrera car elle ne peut fonctionner, dans un monde aux richesses limitées, selon les vecteurs de cette loi. Voilà mon raisonnement.

A. Franc-Shi a dit…

@Jimmy : Vous dites "Lorsque les ressources deviendront de plus en plus rarissimes,et cela arrivera, leurs prix monteront drastiquement". Mais est-ce que cela est mauvais en soit? S'il y a une réelle rareté, une pénurie, vaut mieux que les prix soit haut et non pas qu'ils soient artificiellement fixés à la baisse pour le 'confort momentané' de ceux qui pourraient en profiter, non?

Et vous enchaînez en prétendant que "la superstructure de l'économie capitaliste s'effondrera car elle ne peut fonctionner, dans un monde aux richesses limitées, selon les vecteurs de cette loi". Mais toutes les ressources ont, à toutes époques, été limités! Je comprend qu'aujourd'hui, l'offre est moindre et la demande plus grande, mais la loi de l'offre et de la demande est la seule formule qui puisse réellement assurer un équilibre des prix. Si la loi de l'offre et de la demande ne peut plus fonctionner, c'est parce que le pouvoir d'achat des populations est mal réparti, pas parce que les prix des marchandises rares sont haut! Je suis d'accord avec votre raisonnement, le capitalisme est agonisant, mais la conclusion fait totalement défaut, selon moi. Ce n'est pas le marché (offre/demande) qu'il faut combattre, c'est la répartition des salaires qui résulte du MARCHÉ DU TRAVAIL, de la compétitivité entre les travailleurs. D'où mon affirmation qu'il faut séparer libéralisme-matériel du libéralisme-humain.

Les prix fixés par la loi de l'offre et de la demande sont nécessairement des 'moyennes'. Si la société est économiquement de plus en plus composée d'extrêmes (extrêmement riches et extrêmement pauvres), il est normal que ceux qui sont de plus en plus nombreux à être en bas de l'échelle sociale aient de la difficulté à payer les marchandises dont le prix est fixé par une moyenne sociale. L'objectif est donc de répartir le pouvoir d'achat, pas d'abattre le seul moyen efficace de fixer les prix!

Je comprends votre raisonnement, maintenant, comprenez-vous le mien?

Anonyme a dit…

je comprends, je comprends et pourtant
c'est trop chiant. On n'a pas à nous demander d'être des grands
économistes, politiques ou autres pour essayer respirer, pouvoir
respirer, respirer. Ce n'est pas notre métier et ILS EN PROFITENT
pour nous mèner à coups de "diagnostics" à rendre dingues.
La seule solution est un impôt unique au % égal à tous si possible,
au possible, riches ou pauvres, couvrant tout ce qui est de solidarité.
"ILS" seront bien obligés de nous laisser de quoi vivre dignement car l'opération sera noire sur blanc et ce, balayant obligé tout "sot"
métier parce que de "sottes" gens à en accepter le SOT salaire!
Un seul impôt au lieu de nous ballader d'un coup de feu vers le gaz
puis d'un autre à péter un câble car aucun possible impôt indirect
abusif si vous préférez sur les aliments, produits, outils, énergies reconnus incontournables, nécessaires.

A. Franc-Shi a dit…

L'économie devrait être 'le métier' de chaque être humain. Je ne parle pas ici de la finance, dont plusieurs confondent avec l'économie, mais de la structure des échanges et de la répartition du profit. Ce sont là des principes simples où quiconque a une opinion sur le sujet et devrait être invité à la partager.

Je ne suis pas en faveur de l'impôt ni des taxes (nous sommes pour l'abolition du pouvoir économique de l'État), mais je trouve que la taxation est bien supérieure à l'impôt. L'impôt, il y a une multitude de façon de l'éviter, les taxes, on a pas le choix, on la paye sur tout ce qu'on achète. Et comme par magie, ce sont les plus riches qui achètent le plus de choses et les plus dispendieuses, donc qui paient plus de taxes. Personnellement, si j'étais économiste bourgeois, j'abolirais l'impôt et compenserait par la taxation.

Mais l'impôt ou la taxation ne règlent pas le 'problème' de la mauvaise répartition de la richesse et des responsabilités. Même avec les meilleures intentions d'un gouvernement, la bourgeoisie continuera de s'approprier une partie du travail des ouvriers et ceux-ci seront privés de la gestion de cette partie de capital. Même si l'État siphonne un peu de profit à la bourgeoisie dans le but de le répartir dans des services sociaux, cela n'assure en RIEN une emprise du capital social par les travailleurs et donc les individus ne seront nullement plus libres et épanouis. L'abolition du capitalisme, ce sera la démocratisation de l'économie et la gestion du capital social par l'ensemble des citoyens. Ainsi, nous n'aurons plus besoins de taxation d'impôts, de fonctionnaires ou d'élus pour administrer la société; nous serons tous à la fois investisseur, entrepreneur, politicien et fonctionnaire.

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