Membre d' Actualité Distincte : L'information citoyenne autrement!

mercredi 26 janvier 2011

Gaz de Schistes : On sort le maître-pantin du placard, Lucien Bouchard à la rescousse!



Il était temps que l'industrie des gaz de schistes se rende compte qu'André Caillé a perdu toute crédibilité pour les citoyens québécois! Par contre, il y a certainement quelque chose que l'industrie n'a pas encore compris, car c'est le frère idéologique d'André Caillé qui le remplacera, nul autre que Lucien Bouchard. Ces deux personnages ont déjà démontrés leur mépris mondain à l'égard des citoyens québécois lors de la crise du verglas, ainsi que la gouvernance du Québec de1998 à 2001. Remplacer un individu qui a perdu toute crédibilité par un autre qui est l'antithèse de la franchise et de l'autodétermination du peuple québécois n'aidera en rien!

Le noeud du problème social actuel est la concentration de la richesse, la baisse du pouvoir d'achat et du pouvoir de décision des populations, mais surtout, la compétition capitaliste mondiale qui accentue sans cesse ces deux précédents concepts. Les solutions de Lucien Bouchard, nous les connaissons tous depuis sa prise du pouvoir de l'État québécois en 1995, et plus particulièrement encore depuis la publication du manifeste "des lucides" en 2005. Tous les discours qui s'échangent sur les gaz de schistes son d'abord des enjeux de sécurité environnementale, des enjeux de redistribution des profits générés, et donc de la propriété de ces installations et de leur gestion. L'enjeu principal est donc une question économique de propriété de cette ressource.

Qu'est-ce que Bouchard a à nous offrir concernant ces questions? Il est important de rappeler que dans les dernières années, Lucien Bouchard a amplement fait l'éloge de la propriété privé et de la baisse des impôts, tout en dénigrant les actions des syndicats et en limitant la gestion démocratique des sociétés d'État. Dans ses discours, les nuances sont très rares et souvent légères. D’ailleurs, dans le "manifeste des lucides", il dit prôner une augmentation du temps de travail des québécois, qui ne travailleraient pas assez selon lui, et une baisse de leurs salaires, afin d’être “compétitifs” avec l’économie asiatique. Ces individus, totalement déconnectés de la réalité physique des citoyens, exposent un réel mépris des humains et de la nature par leurs conceptions mercantiles: pas de profit, pas de raison d’être!

Maintenant, M. Bouchard, qu'est-ce qui vous distingue de votre prédécesseur André Caillé? RIEN! Merci tout de même, car c’est grâce à des bandits fascisants comme vous que de plus en plus de Terriens rejoignent les rangs des organisations libérales-égalitaristes. Dans une telle organisation mondiale, tous les profits générés par l’industrie des gaz de schistes seraient redistribués équitablement entre tous les Québécois, entre tous les Terriens. Puisque la conception, le forage et l'exploitation d'une telle richesse passe par une pratique ancestrale acquise par l’Histoire humaine, il est normal que ses profits retournent à la progéniture de cette humanité créatrice. En d’autres mots, pour développer les gaz de schistes, une maîtrise des chiffres et de formules mathématiques de Pythagore et de ses descendants, mais également l'utilisation de l'alphabet latine et de l'écriture aura été INDISPENSABLE. En cela, l'industrie énergétique est déjà redevables à l'Humanité! Mais cela est la pointe de l’iceberg: il aura également fallu une technique extrêmement pointue pour produire et couler le béton suffisamment profond dans le sol, la machinerie pour tous ces travaux et tout ce que cela importe (forage, moulage de métaux, soudure, électrification, etc.). L'exploitation des gaz de schistes est rendue possible grâce au travail et au savoir social de l'humanité, acquise au fil des siècles et des échanges entre les peuples. En cela, l'exploitation des gaz de schistes devrait bénéficier ÉQUITABLEMENT à l'ensemble des descendants humains, non pas majoritairement à ceux qui ont les moyens d'acheter les terres, le savoir-faire et le travail des autres pour spolier la richesse des peuples.



6 [ C O M M E N T A I R E S ]

:

Denis a dit…

Les fuites qu’il y a au Québec en ce moment et bien quand il y a les mêmes fuites aux USA les gazières reçoivent l’ordre de fermer immédiatement le puits. Les Québécois sont en train de se faire coloniser d’applomb en plus que nous assistons au vol du siècle, 10¢ l’hectare en pleine zone agricole et en Colombie Britanique c’est 12,000$ l’hectare en plein milieux de rien à 100 milles de la plus proche zone peuplé. Pendant ce temps les maires de la région de Nicolet-Yamaska applaudissent la destruction qui s’en vient à grand pas.

Lucien Bouchard va devoir se libérez de tout ces placements dans le gaz s’il veut avoir une oreille attentive du peuple sinon c’est un traitre.

Sébas a dit…

Si dans une constitution, il était écrit que la propriété devrait obligatoirement appartenir aux humain-citoyens, donc pas à des entités juridiques, seriez-vous content?

Pour l'instant, 92% des terres appartiennent à "la couronne", et l'état peut les "louer" à qui il veut, pour 3x rien.

Pourquoi ces terres ne seraient-elles pas vendues -vraiment pas trop chères- à tous les humain-citoyens?

Maximum 200-300 acres chacun...

A. Franc-Shi a dit…

@Denis : Je comprends votre frustration. C'est inconcevable de constater qu'une telle ressource, qui génère tant de profits, avec si peu d'investissements, puisse bénéficier à une poignée d'individus. Surtout que les risques économiques et environnementaux sont assurés d'abord et avant tout par le peuple québécois...

@Sébas : Vous évoquez-là des réformes qui ont étés entreprises en Amérique du Sud, où de grands propriétaires fonciers possédaient pratiquement toutes les terres agricoles fertiles. Cela a été bénéfique dans ces pays en développement car on pouvait ainsi assurer aux individus un lopin de terre qui lui permettait de cultiver fruits et légumes pour ses propres besoins. Mais cela ne règne en RIEN les problèmes inhérents du capitalisme! Je suis d'accord avec vous, probablement que les terres seraient mieux protégées contre la sur-exploitation et le marchandage illogique actuel. Par contre, cela ne règle PAS le problème de la concentration de la richesse et du pouvoir entraîné par le capitalisme, cela ne règle en RIEN la collusion et la corruption de l'État, ou même encore le problème de la pauvreté grandissante. De plus, comment allez-vous partager ces terre et fixer les prix? Par enchères? Il est évident que certains individus voudront (on les comprends) s'approprier d'abord les terres qui ont le plus de ressources naturelles. De plus, sans remettre en question la loi québécoise sur les mines, le problème majeur est maintenu! Vous voyez que cela a une très petite répercussion sur la gestion chaotique et non respectueuse de l'économie actuelle. Bref, votre position est intéressante en ce qui concerne le problème des CAF et de la propriété du territoire québécois, pour les ressources forestières et minières, mais totalement impuissant face aux principales injustices présentes au Québec ET DANS LE MONDE.

Ce que nous réclamons, c'est une révolution en profondeur de l'économie mondiale. Nous voulons démocratiser l'économie! Cela ne peut se faire qu'au Québec, nous devons étendre les présentes révolutions en Afrique et en Europe au monde entier. Les libéraux-égalitaristes auxquels je fais parti son déjà très bien organisés sur ces deux continents et notre mouvement gagne en crédibilité et en organisation de semaine en semaine, au gré des événements.

Au plaisir d'échanger de nouveau avec vous.
Solidairement révolutionnaire. ;)

Sébas a dit…

Vous dites:

"Mais cela ne règne en RIEN les problèmes inhérents du capitalisme! Je suis d'accord avec vous, probablement que les terres seraient mieux protégées contre la sur-exploitation et le marchandage illogique actuel. Par contre, cela ne règle PAS le problème de la concentration de la richesse et du pouvoir entraîné par le capitalisme, cela ne règle en RIEN la collusion et la corruption de l'État, ou même encore le problème de la pauvreté grandissante."

Au contraire...
Au contraire... cela change TOUT.
;-)

Et si vous allez voir mon autre réponse (dans l'autre discussion), vous comprendrez peut-être mieux où je veux en venir.

En tout cas, nous pourrions regrouper nos réponses là ou ici...

***

Vous dites;

"De plus, comment allez-vous partager ces terre et fixer les prix? Par enchères? Il est évident que certains individus voudront (on les comprends) s'approprier d'abord les terres qui ont le plus de ressources naturelles."

Pas fou votre idée d'enchère...
Mais ça reste un problème technique... pas si difficile à résoudre, si l'idée de base (i.e. terre aux humain-citoyens), est reconnue comme LA meilleure idée.


***

Vous dites;

"De plus, sans remettre en question la loi québécoise sur les mines, le problème majeur est maintenu! Vous voyez que cela a une très petite répercussion sur la gestion chaotique et non respectueuse de l'économie actuelle.

Pourquoi dites-vous ça??? (en ayant en tête mon autre réponse)

Sébas a dit…

Oups, j'ai confondu enchère par "tirage au sort"... pour régler le problème d'attribution des terres.

Je vais me faire un autre café.
;-)

A. Franc-Shi a dit…

@Sébas : En complément de la réplique dans l'autre texte, je pense que votre idée est probablement la meilleure chose à faire, à court terme, mais elle ne remet pas en question l'essence-même des conflits sociaux. Vous détruisez une injustice pour en formez plusieurs autres, plus petites. Par exemple, le citoyen qui aura 'hérité' d'une terre non fertile, désertique ou très éloignée dans le nord, seront désavantagés par rapport à aux autres. Un tel déséquilibre entre les individus entraînera nécessaire une division économique et donc démocratique (car le pouvoir, c'est l'Argent). C'est un peu comme le sort de l'Alberta comparativement au Manitoba, l'appropriation des richesses créent les déséquilibres entre citoyens canadiens (qu'on tente ensuite de redresser par la fiscalité et la péréquation).

Les problèmes sociaux sont d'abord économiques. La pauvreté limite ou même empêche l'épanouissement, et leur "non-émancipation" ne favorise pas l'épanouissement économique. Vous comprenez où je veux en venir? Quelqu'un qui doit travailler 50 heures semaines dans deux emplois à temps partiels et qui a tout de même de la misère à arriver aura beaucoup plus de difficulté à s'épanouir comme il le voudrait (étudier, faire du bénévolat, militer en politique, créer des liens sociaux ou même faire de l'épargne ou des placements...).

Ce que nous réclamons, c'est une société volontariste, où tous peuvent travailler au projet qu'il souhaite (nous avons tous des rêves d'enfants, refoulés) et où les profits sont publiques et redistribués équitablement à tous les êtres humains. Le profit personnel sera remplacé par la réputation et la reconnaissance des autres (par exemple, mon père est médecin et il n'est pas rare que des patient lui offre des cadeau (truites fraiches, viande de chevreuil, etc.) pour le remercier de ses services). Ce que nous réclamons, c'est que les métiers répétitifs et débilitants dont personne ne veut soient répartis équitablement entre chaque individus selon un tirage au sort et une liste toujours totalement publique.

Ce que les libéral-égalitaristes que nous sommes réclament pour éradiquer toute forme de non sens économique et de compétition déloyale, c'est d'éliminer toute forme de profit personnel et de distribuer équitablement les profits publiques. Premièrement, le profit personnel est souvent contre-productif et détaché de la réalité (on détruit l'environnement, on licencie des travailleurs sur un coup de tête, on invente des trucs inutiles qui vont briser en un rien de temps, etc.). Deuxièmement, dans un système libéral-égalitariste, vous éliminez TOUTES formes de tâche non-productive comme les syndicats (ils deviennent inutiles), la compétition entre entreprise (remplacé par la coopération), la bureaucratie (qui est logiquement réduite à sa plus simple expression), la spéculation et toute forme de tâche totalement futile et souvent contre-productive (sans vouloir offenser personne, je soutiens évidemment que les syndicats sont INDISPENSABLES en régime capitaliste).

Je suis complètement convaincu que vous ne trouverez jamais un système similaire qui permette une aussi grande liberté individuelle, tout en respectant l'individualité des autres et l'environnement. Je le soutiens fermement, mon analyse marxiste me fait prétendre avec conviction que le libéral-égalitarisme sera LA théorie révolutionnaire du 21e siècle!

Contribuez à cette discussion